Si il est de notoriété publique que le personnel soignant a été mis à rude épreuve, malmené et méprisé, pendant la crise du Covid, il est souvent moins clair que c’est l’hôpital et le réseau de soin en tant que service public, qui a été tordu, retourné, découpé, malmené jusqu’à ce qu’il ne soit plus que l’ombre de lui même.  Se soigner lorsque l’on est précaire est devenu plus que difficile à moins d’être accompagné tout au long du processus par des travailleurs sociaux compétents et motivés.

 

Aujourd’hui pour pouvoir passer la porte de l’hôpital il faut pouvoir présenter une preuve de vaccination, savoir précisément où l’on a rendez vous, ou trouver le moyen de se renseigner dans cet espace où la majorité des travailleurs feront mine de ne pas vous remarquer sous peine de se retrouver avec du travail supplémentaire.

Il faudra ensuite se présenter à l’accueil, obtenir d’être reçu par quelqu’un, présenter un certain nombre de papiers que l’on n’a pas forcément, répondre à un certain nombre de questions dont on n’a pas nécessairement la réponse, puis « passer à la caisse« . Le personnel hospitalier est formel et unanime : à chaque rendez-vous, le passage par la caisse est obligatoire. Lorsque l’on n’a pas de sécurité sociale viable, on nous signale qu’il faut passer par les services sociaux pour établir une carte « Passe » sous peine de recevoir des factures astronomiques le cas échéant.

 

Il faut ensuite s’orienter entre les différents espaces du service en espérant être au bon endroit au moment où l’on appellera notre nom. Une fois la consultation passée il faudra repasser par le secrétariat, puis par la caisse. Pour ensuite « aller au 9éme » pour trouver les services sociaux, une série de portes fermées à clef (on y trouve même des travailleurs sociaux qui s’enferment à clefs dans leurs bureaux). Si on a de la chance on trouvera un travailleur social qui nous fera la liste interminable des rendez-vous, démarches et justificatifs à fournir pour espérer apurer les dettes à venir.

Rien n’est impossible, rien n’est infaisable dans le parcours que je viens de décrire. Si l’on interroge les agents, il n’y a qu’une liste définie d’actions très simples à produire: apporter tel papier, se présenter à tel service, donner telle information. Mais que se passe-t-il lorsque la personne qui doit se faire soigner ne parle pas ou peu français? Que se passe-t-il si elle n’a pas le bon papier, si comme souvent dans les hôtels sociaux et les bidonvilles, elle n’a pas de domiciliation ? Ou que ses papiers ont disparu dans l’expulsion de son bidonville ? Ou quand c’est un enfant qui cherche à se faire soigner ou à faire soigner un membre de sa famille ?

Dans la réalité une quantité de plus en plus importante de familles précaires finit par abandonner l’idée de se faire soigner car le risque des dettes, d’un signalement à l’aide sociale à l’enfance, voire même l’humiliation d’un refus, sont à leurs yeux trop importants pour que le jeu en vaille la chandelle. Plus le temps passe plus l’on se rend compte de l’ampleur du phénomène: des « bobos » mal soignés qui s’infectent et empirent jusqu’à devenir des handicaps à vie, des maladies chroniques non diagnostiquées qui empoisonnent la vie des familles et raccourcissent l’espérance de vie de manière drastique.

Toutes les barrières administratives et physiques qui ont été mises en place au fur et à mesure ces dernières années, qui vont de paire avec les suppressions de moyens et de reconnaissance du personnel soignant, leur intégration dans « l’inconscient institutionnel » comme étant un mal nécessaire, tous ces phénomènes sont au final autant de décès prématuré, de maladies graves, de handicaps non détectés et non pris en charge, et au final de souffrances et de morts pour les classes précaires.

 

 

MARDI 17 MAI 2022

Atelier au bidonville Allende, Saulx-les-Chartreux

Nous sommes partis à 6 personnes, travailleurs, bénévoles et enfants de l’association, pour installer un espace de jeux et d’expression sur le parking adjacent au bidonville de l’avenue Salvador Allende, à la lisière des communes de Longjumeau et Saulx-les-Chartreux. La situation est très dure là-bas car la commune cherche à expulser les habitants et habitantes, et ne répond pas à nos demandes de scolarisation des enfants. Aujourd’hui nous leur proposons divers jeux (légos et jouets musicaux pour les plus petits, kluster, uno et mémory pour les plus grands), un atelier de peinture à l’aquarelle, du tir à l’arc, des jeux de ballon. Il fait très beau et les enfants passent d’un atelier à l’autre. Au goûter ils se rappellent qu’il faut distribuer et s’assoir tous en rond pour recevoir gateau et sirop. C’est un atelier encore jeune, les habitudes se prennent petit à petit. Nous disons tous nos prénoms, et ensuite nous allons voir les adultes pour échanger sur la situation juridique du bidonville et la scolarisation des enfants. Puis nous nous disons « à la semaine prochaine », même si nous ne sommes pas sûrs que le bidonville sera toujours en place d’ici là…

 

Atelier au bidonville Jouhaux, Antony Pôle

Un atelier plein de joie et de complicité avec les enfants, les plus grands et les parents! Le jeu en bois a eu un succès fou, parties sur parties on s’affronte encore et encore. Cassandre reprend l’atelier carnets! de très belles réalisations et l’occasion d’apprendre plein de nouveaux mots et de faire fonctionner sa créativité. Les jeux de société étaient attendus et la petite enfance a permis a tous les petits de trouver un espace sécurisant et où ils peuvent s’épanouir. Le goûter a permis un retour au calme et nous nous sommes dit à mardi!

 

MERCREDI 18 MAI 2022

CLAS école primaire

Ce matin au CLAS les enfants sont arrivés très tôt et nous avons pu prendre le petit déjeuner tous ensemble dès 10h30 : au menu poires, beignets, gâteaux chocolats, et visionnage d’une vidéo que nous ont envoyé nos correspondants du Nord, les enfants de Le Portel à côté de Boulogne-sur-Mer. Les enfants apprécient de voir leurs visages, d’entendre leur voix et de s’entendre dire « à bientôt », car nous partons leur rendre visite dans 3 semaines au bord de la mer !

Après cette séquence enthousiasmante (« énorme! », « j’ai envie d’y aller dans 3 secondes! »), nous répartissons les enfants en 4 groupes : départ à la médiathèque, rédaction d’une lettre en réponse à nos correspondants, jeux au parc du château et yam’s. Les 3\4 des enfants ayant envie d’aller au parc du château, le yam’s a lieu aussi là bas, afin que davantage d’enfants profitent du beau soleil.

 

Atelier au quartier de Saint-Eloi, Chilly-Mazarin

Magnifique atelier, les enfants sont descendus de chez eux dès notre arrivée et étaient enchantés de faire des brochettes de fruits. C’est toute une préparation! peler, découper…bananes, pommes, poires et orange : à chaque fruits sa technique! l’occasion de nombreux apprentissages. C’est aussi un moment où l’on se concentre, où l’on prend le temps…puis on s’active un peu plus pour embrocher les fruits avec un modèle précis. Un peu plus loin, l’atelier jeux de société sur tapis: un vrai temps convivial et la petite enfance était cette fois créative avec du dessin sur carton! Le goûter nous a permis de déguster un grand nombre de brochettes faites par nous même ! Nous nous sommes dit à vendredi et non, mercredi pour une soirée conviviale exceptionnelle!!!

 

Atelier au jardin de Bel-Air, Longjumeau

aujourd’hui a Bel-Air on as fais du jardinage on as protéger les plantations et aussi planter d’autre plante comme des tomates puis on a arroser les plantations.

 

Atelier au parc du Château, Chilly-Mazarin

Nous partons du local en équipe, accompagnés de Lasana ! Sur place, nous installons une petite enfance, un atelier de peinture aquarelle, un spot jeux de société et nous montons le filet de badminton, le temps le permet, on en profite !

Peu à peu, les enfants arrivent, certains accompagnés de leur maman, et toutes prennent plaisir à vadrouiller entre les différents ateliers ! L’atelier aquarelle a eu énormément de succès, tout comme le jeu « des aimants ». Aron s’amuse d’ailleurs à faire des tours de magie avec les aimants.

Nous prenons par la suite le goûter ensemble, les enfants distribuent le goûter sous le regard bienveillant des parents. En somme, un super atelier !

On vous attend en bombe la semaine prochaine !!

 

JEUDI 19 MAI 2022

Atelier au parc de la Corneille, Massy

Grande fresque avec tous les enfants aujourd’hui, mosaïque, peinture et photographies des ateliers des Robinsons sont collées sur la grande planche, tous ensemble. Le résultat est chouette, on l’affichera dans le local dans la semaine. Un atelier bien-être est organisé. Cet atelier permet une relation différente, basé sur le soin et l’écoute de l’autre. La petite enfance est bien animée, les enfants sont calmes et heureux de jouer. A la fin, on joue aux jeux de société, et on prend un bon goûter.

 

Atelier foodtruck à l’hôtel Balladins, Chilly-Mazarin

Aujourd’hui est un grand jour au Welcome hotel car c’est le jour des GLACES ! Tous les enfants sont au courant et dés que nous arrivons nous nous mettons au travail ! Après avoir fait le mélange, nous remplissons la sorbetière de glaçons, et le gros du travail commence. Car pour faire un bon « Sowobé coco » il faut avant tout de l’huile de coude ! Les enfants se relaient pour tourner la manivelle pendant tout l’atelier, et à l’heure du gouter le miracle ce produit : 4 litres de sorbet coco tout frais servis accompagné de gateaux !

 

Atelier au Skateparc, Longjumeau

Aujourd’hui au skate park il y a eu de nombreux enfants, malgré la chaleur les enfants on beaucoup joués au foot avec moi (Widson, Senad et Mohammed). Les filles se sont occupées de la petite enfance  ou les enfants étaient nombreux. Il y a également eu un atelier collage qui a plu ! On a terminé cette après-midi avec un petit goûter, ce fut un moment convivial pour tout le monde.

 

VENDREDI 20 MAI 2022

Atelier à l’hôtel Astoria, Massy

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Atelier au bidonville de la N20, Massy

Aujourd’hui au bidonville de la N20 nous avons été très heureux de nous retrouver comme tous les mardis, les enfants étaient de bonne humeur et se sont concentrés sur des dessins élaborés de fleurs qu’ils ont décoré et découpé et qu’ils vont offrir aux personnes qui leur sont chères! La petite enfance a permis de lire des livre et de trouver un espace ludique!

Nous avons fait des parties de billard hollandais, les enfants adore ça!

Le goûter a été agréable et convivial nous nous sommes dit à mardi prochain!

 

Atelier à la Rocade, Longjumeau

aujourd’hui a la rocade il y a eu comme atelier de la petite enfance, des scoubidous, et du foot. Il y avait plein d’enfants l’atelier des scoubidous a très bien fonctionne. le temps étais venteux mais supportable.

les ateliers se sont très bien passe dans la joie le rire et la bonne humeur et le gouter c’est bien passe également et dans le calme.

 

SAMEDI 21 MAI 2022

Atelier à l’hôtel Parthénon, Chilly-Mazarin

Lorsque nous arrivons à l’hôtel, les enfants sont en train de faire une bataille d’eau pour se rafraîchir sous cette chaleur. Nous installons les ateliers : 2 à l’intérieur pour se protéger du soleil, une petite enfance animée par Amandine (des histoires sont lues pour le plus grand bonheur des petits) et un atelier cuisine avec Mame et Maria. Dehors, Dany fait des jeux de société avec les enfants, ils apprennent à jouer au « Bazar bizarre » et se régale à faire un Dobble. D’un autre côté, Cassandre propose de l’aquarelle, du dessin et de l’écriture sur les petits carnets. Killian montre ses talents de dessinateurs en reproduisant les personnages qu’il connait des mangas. Pour le goûter, tout le monde se réunit et nous dégustons les brochettes de fruits effectuées durant l’atelier.Les enfants repartent, sourire aux lèvres et carnet en poche.

A la semaine prochaine !

 

Atelier au jardin de Bel-Air et de la Villa-saint-Martin, Longjumeau

Aujourd’hui nous fusionnons les 2 équipes de Bel-Air et VSM car nous avons beaucoup de travail de jardinage : désherber, arroser, clôturer, planter des patates et des citrouilles pour notre opération « 1000 citrouilles ». Les enfants nous aident dans ces différentes tâches, ils apprécient particulièrement d’arroser et de ramasser des fraises dont certaines sont déjà mûres et savoureuses. Les plus jeunes peuvent rester sur le tapis de petite enfance. On rigole bien avec les patates et leur tubercules, que nous surnommons des tentacules : ce ne sont pas des pommes de terre, mais des pieuvres de terre ! Une fois ces patates plantées à Bel-Air nous partons planter des citrouilles à la VSM, nous en plantons 27 nouvelles. A la fin nous sommes bien contents de nous poser à l’ombre sur le grand tapis, nous prenons le goûter et des rafraichissements, et nous rigolons avec un jeu inventé sur le tas par mamie Zohra : se jeter des feuilles piquantes les unes sur les autres, qui s’accrochent aux cheveux et aux vêtements ! « Tchalapin », disent les stagiaires roumaines : « ça pique! ». Les enfants reprennent en choeur, « tchalapin, tchalapin! » et on finit dans les rires !

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