des Murs et des oreilles

des Murs et des oreilles

Plus le mois de Septembre passe, plus nous constatons les ravages du mois d’Aout. Que ce soit lors de nos séances d’aide administrative, ou la scolarisation des enfants des bidonvilles et hôtels sociaux, nous ne comptons plus les murs qui sont opposés à nos adhérents et à nous lorsque nous nous saisissons des situations. Ces murs n’ont pas d’oreilles, pas d’oreilles pour entendre les difficultés les souffrances, les incompréhensions, et tout ce qui sort des protocoles administratifs, nous nous retrouvons comme à l’accoutumée dans la position inconfortable de faire valoir les droits de nos publics auprès des institutions qui en sont pourtant responsables. Que ce soit les préfectures, et leurs guichets perpétuellement pleins, les municipalités où les services se renvoient la balle indéfiniment, le système scolaire et son administration gargantuesque; nous sommes les oreilles capables d’entendre ces douleurs, ces attentes, ces angoisses et dans le même mouvement nous revêtons par un tour de passe-passe intellectuel les même attributs que nos publics discriminés. Nous sommes sales, mal polis, incultes, indigne de confiance et d’écoute aux yeux des institutions.

Bel-Air, samedi dernier

Janusz Korczak nous dit que l’on peut supporter une situation qui s’améliore, même un tout petit peu, chaque jour, de même que l’on peut supporter une situation qui empire chaque jour, mais que ce qui est insupportable, c’est la stagnation, quand l’avenir n’apporte aucune promesse, ni du meilleur, ni du pire. Alors plutôt que de tomber dans une dépression catastrophiste en ce début d’année, encore, nous multiplions les projets et les actions. Notre Gratuiterie, nouvellement ouverte, prend son essor, notre Food-Truck fait ses premiers kilomètres dans les hôtels de Chilly-Mazarin, et le jardin de Bel-Air entame une nouvelle métamorphose. Vendredi, Kledjona et Anita, soutenues par Yaëlle, Laurent et Marie, sont allées chercher des oreilles attentives auprès de la Défenseure des Droits, et elles en ont trouvé ! Près de 900 personnes, qui les ont écoutées, saluées, remerciées de partager avec eux le quotidien des enfants précaires, les murs symboliques et physiques qui les enferment, et l’énergie qu’elles déploient chaque jour pour les dépasser. Comme quoi, au milieu de tous ces murs, nous finissons toujours par trouver le moyens de faire écho.

Abdelnasser Pochet

Atelier au Bidonville de la N7

Aujourd’hui, nous sommes parti-e-s, Maïté, Sophie, Miruna et Alex, au bidonville de la N7 afin de proposer un atelier aux enfants. Vers 14h30, nous embarquons jeux de société, jeu en bois, perles, matériel de petite enfance et fruits et nous sommes en route.
Arrivé-e-s, les enfants sont très vite attiré-e-s par les fruits et on joue à deviner leurs noms et à dire leur couleur. Quelques enfants se dirigent vers les perles et font des bracelets et colliers en discutant de la vie au bidonville. Pendant ce temps, on joue à empiler des blocs et lire des histoires sur le tapis petite enfance. Les garçons plus grands apprennent à jouer au UNO et ils jouent au jeu en bois qui consiste à envoyer des palets dans le terrain de l’adversaire avec un élastique.
Un groupe s’affaire toujours à préparer le goûter, on découpe les fruits, on les assemble sur des brochettes en variant les couleurs pour faire joli et pour que ce soit bon. C’est enfin prêt, on applaudit nos cuisinièr-e-s et on déguste les brochettes tous et toutes ensemble.

Atelier St Eloi

Aujourd’hui nous sommes allés à St Eloi ! Nous avons installé un atelier petite enfance, un atelier dessin et jeux de société. Il y avait également un atelier cuisine pour faire des beignets au chocolat. La pluie était de la partie, nous nous sommes tous réunis sous le barnum et avons continué nos ateliers. Les beignets étaient très bon et les enfants ont adoré. Superbe journée !

 

Atelier au Parc du château

Malgré la pluie, aujourd’hui nous avons organisé un chouette atelier au parc du château ! Riccardo et Miruna animaient un badminton avec les plus grands enfants pendant que Nicolae dessinait avec les plus petits sous le barnum. Nous nous sommes ensuite tous regroupés pour prendre le gouter à l’abri du barnum.

à mercredi prochain !

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Remise du Prix de l’Inspiration par le Crédit Coopératif

 

I

Intermèdes-Robinson, Centre social , a été doublement distingué et récompensé pour la qualité de ses actions, par la Fondation et le Crédit coopératif.

Le Prix a été remi hier, lors d’une cérémonie , dans nos locaux.

A cette occasion, la troupe, Aven-savore! , en répétition sur ce moment là, a fait une petite démonstration de ses chants et danses.

Merci aux membres du Comité du Crédit coopératif, ainsi qu’à sa Fondation, pour cette reconnaissance!

Atelier à l’hôtel social Astoria

Aujourd’hui, avec Miruna, Senad, Nicolae et Alex, nous sommes parti-e-s à l’hôtel social Astoria pour un atelier. Nous avons attendu que les enfants rentrent de l’école et nous en avons profité pour installer nos ateliers :
– un atelier perles proposé par Alex
– un atelier petite enfance proposé par Miruna
– un atelier jeux de société proposé par Senad et Nicolae.
Les enfants n’étaient pas très nombreux-ses mais cela nous a permis de discuter avec eux tout en jouant ou en faisant des bracelets. On parle entre autre de l’école, des copains et copines, des difficultés à bien s’entendre…
Ensuite, c’est l’heure du goûter, et Dardi, Fatima et Rayna distribuent les sirops de fruit, les brioches… C’est déjà l’heure de rentrer, à la semaine prochaine !

 Atelier Skete Park

Aujourd’hui sous le ciel bleu, notre atelier c’est composée de Laura à l’atelier café échange avec les parents, Mathias à l’atelier foot , Fatoumata à l’atelier petite enfance et Mohamed à l’atelier jeux de société.

Nous avons accueillir du monde sur tous les ateliers à la sortie de l’école. Les enfants étaient très participatifs comme toujours dans une bonne ambiance.

Nous avons en suite terminé avec un gouter tous ensemble avec les enfants et les parents.

En espérant vous revoir très bien tôt parmi nous, voici pour vous quelque images.

A très bien tôt.

 

Atelier à Massy

Aujourd’hui nous sommes partis à Massy avec Maité qui animait le “quoi de neuf?” et la petite enfance, Sophie qui animait l’atelier perles et participait aussi au “quoi de neuf?”, Ricardo et Jeanne qui faisaient l’atelier boxe. Nous avons eu le plaisir de retrouver beaucoup d’enfants habitués, et de reprendre certaines activités là où nous les avions laissées la semaine dernière, comme la boxe. Nous avons aussi été très contents de voir que des parents restaient avec nous pendant l’atelier, sur les bancs ou sur les tapis que nous amenons, profitons de l’atelier petite enfance pour lire une histoire à leur enfant ou pour rester un temps dehors, après l’école. Ricardo a joué des jeux de société avec des ados, certains enfants ont improvisé une balançoire avec le sac de boxe… Puis nous avons invité tout le monde à se regrouper pour le goûter, l’atelier est passé très vite !!

Vendredi 17 septembre 2021

Atelier au bidonville “Antonypole”

Aujourd’hui nous partons en petite équipe au bidonville Antonypôle : Miruna, Mathias et Jeanne. Nous trouvons le bidonville étrangement calme : c’est que la rentrée a eu lieu, et que beaucoup des enfants qui vivent là ont été inscrits à l’école, par l’intermédiaire de l’association Romeurope Antony ou de l’association Intermèdes Robinson. Avec la quinzaine d’enfants qui est là, nous nous installons donc sur les tapis pour jouer aux cubes et lire des livres, pour faire de la corde à sauter ou du cerceau. Nous chantons des chansons, nous faisons des concours de sauts, du hula-hoop, des châteaux. Les parents sont autour et nous accompagnent, ils sont surtout très intéressés par l’enceinte bluetooth que nous avons apportée. Nous les laissons mettre la musique qu’ils aiment et nous proposons aux enfants de jouer aux statues musicales : dès que la musique s’éteint, tout le monde se fige ! On remue les épaules, on fait la ronde, on refait des concours de sauts, et après on mange des barres de céréales et on boit du sirop. A vendredi prochain !

Atelier à la Rocade

Avec Mohamed, Alex, Sophie, Fatoumata et Fatou, nous sommes allés à La Rocade.
Nous avons joué au foot avec deux enfants. Mohamed et Alex ont gagné le match. Les filles sont arrivées et ont joué au Uno avec Mohamed. Pendant ce temps, Sophie faisait de la slack line avec un groupe d’ados, qui a passé un moment à travailler l’équilibre. Fatou a animé l’atelier peinture et Fatoumata a été très occupée avec les petits sur le tapis de petite-enfance.
Alex est allé animer des concours de jeux en bois avec les enfants. D’autres garçons sont arrivés et ont rejoint Mohamed pour jouer au Uno. C’était bien, la partie était longue et animée.
Nous avons rencontré Antonin et sa maman et nous avons discuté longtemps, c’était chouette.
Les enfants se sont proposés d’aider à distribuer le goûter, nous avons manger du quatre quart et bu du sirop. C’était bien et nous avons hâte de revenir la semaine prochaine.

Mohamed et Alex

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Atelier au baladin

Lorsque nous sommes arrivés, quelques enfants jouaient déjà sur le parking de l’hôtel, puis avec quelques mamans nous avons commencés à préparer la pâte à crêpe et un bonne salade. Au fil de l’atelier, les enfants rentrant de l’école arrivaient, et nous commencions le barbecue composé de merguez, de champignons et de piments. A la fin de l’atelier, nous mangeons tous ensembles le bon repas que nous avons préparés, au menu; des hot dog, de la salade et des crêpes pour le dessert !! A très bientôt !!

Yaelle

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Atelier Parthénon :

Aujourd’hui nous nous sommes rendus au Parthénon. Plusieurs ateliers étaient proposés. Il y a eu un atelier petite enfance qui a beaucoup plu. Un atelier jeux de société où plusieurs enfants on appréciés d’y participer. Un atelier bien-être où enfants et parents étaient de la partie. Ce moment a fortement été apprécié. Un atelier un peu plus sportif à été proposé avec de la corde à sauter. Le goûter a été calme et fut un bon moment partagé tous ensemble.

 

Atelier VSM

Aujourd’hui nous sommes allés à VSM, il y avait un atelier badminton qui a beaucoup plu aux enfants. Il y avait également un atelier d’activités manuelles, les enfants ont pu faire des avions, des shuriken, des “cocottes en papier” Les enfants nous ont montré leur talents en football et en courses, ils sont très sportifs ! En atelier tir à l’arc, ils ont appris à viser sur la cible. Nous avons fait une petite ronde après le goûter et les enfants ont tous été dynamique pour chanter une petite chanson. Ils avaient hâte de pouvoir revoir l’association la semaine prochaine et la joie était de la partie !

La rentrée est annulée

La rentrée est annulée

C’est une tradition; chaque année , à la même période, j’écris une KroniK sur le thème de la rentrée scolaire.

A cela, deux raisons:

  • la première est que chaque rentrée scolaire est un événement incontournable de toute rentrée sociale; c’est également un rendez vous médiatique fort.
  • la seconde est que chaque rentrée scolaire est un événement pour les Robinsons. Nous y accompagnons quantité d’enfants, intervenant sur tous les plans: soutien familial, éducatif, aide aux fournitures, aide aux inscriptions, conseils, écoute et accompagnement.

Mais cette rentrée 2021 est un peu particulière; elle est celle de tous les dangers.

D’une part , nous avons vu tout au long de l’été se multiplier les expulsions de familles mal logées, que ce soit en “squats” ou en bidonvilles.

D’autre part, nous observons la situation catastrophique des familles en situation de précarité qui ont perdu une à une , l’ensemble des protections sociales élémentaires, qu’elles soient familiales ou personnelles.

Nous observons également l’impréparation à la rentrée de très nombreux enfants d’âge scolaire ou collège, qui ont perdu pied , progressivement, depuis près de 18 mois, dans le suivi de leur scolarité, en particulier du fait des divers confinements et des avalanches de mesures dites , sanitaires.

Pour eux, cette rentrée est vécue dans une forme d’indifférence , sans nouvel espoir, presque dans la résignation. Elle ne suscite ni sursaut, ni espérance ; elle ne donne lieu à aucun enthousiasme comme s’ils se préparaient à de nouveaux abandons, et à se retrouver dès les premiers jours en situation de contrevenants.

Saluons cependant la mobilisation de tous nos partenaires , pour tenter de donner de la valeur à cette rentrée et nous aider à motiver ces enfants et jeunes à y trouver du sens.

Nous avons reçu une grande quantité de matériels scolaires, de la part de la Voix de l’enfant, mais également du Samu social. Nous en avons également acheté en grand nombre et nous allons équiper par centaines nos enfants et nos jeunes.

Une rentrée en forme de point d’interrogation, pour les enfants des bidonvilles qui ont été pour certains expulsés plusieurs fois de suite durant l’été et pour qui tous les efforts d’inscription scolaire réalisés en 2020- 2021 ont été réduits à néant.

Pour tous les autres, ils ne sont pas les héros de cette rentrée scolaire. On parlera bien plus des mesures sanitaires, des limitations d’activités, des obstacles à la vie quotidienne, du débat des vaccinations de professionnels, que de ce que les enfants espéreraient de l’Ecole, ou de ce dont ils auraient besoin.

De Pédagogie, il ne sera pas question; exit le simple sujet , il n’ a plus cours.

On se soucie des sas, des contrôles, des barrières à l’entrée des établissements; on ne parle plus de ce qui se passe à l’intérieur. Comme si tout cela était désormais au delà de tout débat, coulé dans le marbre, hors de portée du débat démocratique.

Et pourtant c’est bien de pédagogie dont tous ces enfants auraient besoin. Une pédagogie du désir, qui donnerait pour eux du sens à apprendre, et à apprendre avec les autres.

Une pédagogie libératrice pour apprendre à penser par soi même, à se lancer dans la vie, à oser espérer bâtir et prendre une place dans la société.

Une pédagogie pour notre temps de toutes les crises, de tous les enjeux.

Une Pédagogie pour un avenir possible.

(Cité par Catherine Chabrun- ICEM- Freinet)

MERCREDI 1er SEPTEMBRE 2021

Atelier de la rentrée à St Eloi

Alors que le local réouvrait, nous sommes allé-e-s à quelques un-e-s à St Éloi pour le premier atelier depuis la fermeture estivale. Nous n’avons pas eu le temps de nous garer que des enfants étaient déjà présent-e-s et attendaient que nous arrivions. Avec autant de bras volontaires pour nous aider, les ateliers ont été vite installés.
Au programme pour ce dernier jour de vacances, Maïté a proposé un quoi de neuf, Laura a proposé des jeux collectifs, et Rose et Alex ont proposé un tapis de lecture et un tapis petite-enfance. Nous avons eu la bonne surprise d’être rejoint-e-s par Mohamed.

Sur l’atelier Quoi de Neuf, on échange tout en faisant des perles, on discute, on se passe le bâton de parole. Ça se raconte les vacances, les enfants qui sont allé-e-s en séjour pendant l’été sont content-e-s de nous dire tout ce qu’ils et elles ont fait. On discute aussi de la rentrée, de l’entrée au collège pour certain-e-s…

Sur l’atelier Jeux collectifs, on fait un chamboule tout et des courses de sac, même si le vent rend le chamboule tout un peu difficile.

En petite-enfance, les grands s’occupent de la fille de Rose et lui proposent des jouets. Alex lance ensuite un concours de Kapla et on se défie : celui qui fera tomber la tour de Kapla perdra.

C’est ensuite le moment de prendre le goûter, du quatre quart et du sirop, posé-e-s sur les tapis. On souhaite une bonne rentrée aux enfants, on a hâte qu’ils et elles nous racontent leur première semaine mercredi prochain.

 

JEUDI 2 SEPTEMBRE 2021

Médiation scolaire

On y est, c’est la rentrée !… Nous repartons sur les routes de l’Essonne afin de prendre des nouvelles, de distribuer du matériel scolaire ou d’inscrire les enfants. En effet, beaucoup d’entre eux ont dû changer d’école, après les nombreuses expulsions de ces mois d’été. Nous remplissons également les premiers documents collés dans les cahiers de correspondances par les maîtresses. Bientôt, nous reprendrons les ateliers de rue dans les bidonvilles !

Atelier Massy

Quelles belles retrouvailles! surtout après le 1er jour de rentrée scolaire pour la plupart des enfants. Pour beaucoup c’était l’entrée en 6ème. Nous avons échangé sur cette rentrée qui n’a laissé personne indifférent.

Nous nous sommes réunis sur les tapis pour jouer à des Quizz de culture générale, à des jeux de société et nous nous sommes aussi dépensés en jouant à des jeux collectifs.

Et comme à notre habitude nous avons pris un bon goûter convivial et nous nous sommes dit à jeudi!

 

Atelier au skatepark de Longjumeau

En ce jour de rentrée scolaire, nous sommes parti-e-s vers 15h30 direction le skatepark de Longjumeau, ou nous avons installé 5 ateliers en attendant que les enfants sortent de leur première journée d’école.

Très vite, ils et elles arrivent en nombre, et s’installent soit sur le tapis petite enfance, à la table d’arts créatifs (dessin, craie grasse), à la table perles ou bien aux jeux de société. D’autres enfants rejoignent les cibles de tir à l’arc un peu plus loin et s’entraînent à viser la cible.
On discute beaucoup de la rentrée, de cette première journée, et il est déjà l’heure du gouter. On s’installe tous et toutes sur le tapis et on discute tout en buvant du sirop et en mangeant du quatre-quart.
A la semaine prochaine.

Atelier à l’hôtel social des Balladins

Ce vendredi, nous sommes allé-e-s, comme chaque semaine, à l’hôtel social des Balladins afin de proposer un atelier aux enfants à leur retour de l’école. Les tout-e-s petit-e-s profitent que les grand-e-s ne soient pas encore rentré-e-s de l’école pour jouer sur le tapis Petite Enfance avec Nicolae et Ricardo, tandis que les mamans s’installent avec Laura pour discuter tranquillement sur un tapis.

Vers 16h45, les grand-e-s rentrent de l’école et il commence à y avoir du monde. Les filles dessinent avec Alex pour créer un imagier des mots des enfants de Chilly-Mazarin, elles s’appliquent et légendent leurs dessins à la craie grasse. Les garçons et quelques filles jouent au football avec Momo et Rayan, alors que Ricardo propose un atelier Tir à l’arc. On s’amuse bien et il est déjà l’heure du gouter, nous rapprochons les tapis et nous nous installons tous et toutes ensemble pour manger avant de rentrer au local.

VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2021

Atelier à la Rocade

Nous avons installé notre atelier à la Rocade avec les enfants, nous avons fait des jeux de société et des perles sur les tapis, les mamans se sont jointes à nous.

SAMEDI 4 SEPTEMBRE 2021

Atelier à Bel-Air

Aujourd’hui nous partons à Bel-Air avec Fatou, Jeanne, Rose et Fatoumata. A notre arrivée nous sortons les perles, le badminton, les jeux de petite enfance, les jeux de société pour les plus grand.es et bien sûr les outils de jardinage. En ce moment, le jardin de Bel-Air porte bien son nom : il a bel air avec ses tomates, ses framboises, ses gros potirons qui mûrissent lentement et ses premiers piments rouges. Nous invitons une bande de petites filles de la Rocade à jardiner, elles nous racontent qu’elles viennent souvent cueillir et manger des tomates, et on continue à en manger, en expliquant celles qui sont mûres et celles qui ne le sont pas. Pour les tomates jaunes, ce n’est pas évident ! Pour le piment non plus !!

Pendant ce temps Aïcha, Kenza et Phylli ont commencé à jouer sur les tapis de petite enfance, elles sont bientôt rejointes par les jardinières. De nouveaux enfants arrivent, ainsi que notre bénévole Mamie Zohra. Nous jouons au badminton, au tir à l’arc et au UNO, jeu dans lequel Maïssen se distingue. Nous finissons par un grand goûter : grenadine, madeleines et abricots secs. A la prochaine !

Festival Freire – la Pédagogie des opprimés

Festival Freire – la Pédagogie des opprimés

S’inscrire: festivaldepedagogiesociale@intermedes-robinson.org

(événement gratuit- inscription indispensable)

Un Festival partenarial : Présentation , par Renaud Rogez du Tiers-lieu “Libertà “- Avion (62)

Cette année, entre en résonance avec les travaux de Paulo Freire qui avec ses expériences sur l’alphabétisation présentait cela comme : « Promouvoir chez le peuple touché par une action éducative une conscience claire de sa situation objective ». Mais également de permettre aux usagers de pouvoir avoir les clés de réflexion pour transformer le monde dans lequel ils vivent : « le but de l’éducateur n’est plus seulement d’apprendre quelque chose à son interlocuteur, mais de rechercher avec lui, les moyens de transformer le monde dans lequel ils vivent».

Il ne s’agit donc pas d’accompagner uniquement par l’apprentissage des bonnes pratiques professionnels mais également de donner des clés réflexives pour que l’usager reprennent le pouvoir d’agir localement. C’est un des objectifs du festival de la pédagogie sociale qui cette année sera consacré au pédagogue social : Paulo Freire.

     I.         Déroulement du festival

Le festival de la pédagogie sociale c’est quoi ?

            C’est un festival qui se déroule chaque année en région parisienne sur la commune de Chilly-Mazarin. Il est à l’initiative de la MJC Intermède Robinson et en partenariat avec l’Institut Helena Radlinska.

            Chaque année, un pédagogue social est mis en lumière par des ateliers, des conférences sur ses pratiques, sa démarche auprès des publics après Célestin Freinet, Héléna Radlinska c’est au tour de Paulo Freire et de la pédagogie de l’opprimé.

            Suite à l’inauguration-hommage du 25 juin 2021 dans le Tiers Lieu Libertà, la MJC a proposé à l’association des Amis de Mandela de porter le 5ème festival de la pédagogie sociale.

            Sur le territoire du Pas de Calais, de nombreuses institutions sont déjà formées à la pédagogie sociale : Les centres sociaux de Mazingarbe, l’AFERTES, l’association SOLILLERS, …

Qui est Paulo Freire ?

Paulo Freire 1921 – 1997 : né dans une des régions les plus pauvre du Brésil, il fût sensibilisé aux difficiles conditions de vie des classes populaire. Il travailla tout d’abord au Sesi (Service social de l’industrie) ainsi qu’au service du développement culturel de l’université de Recife. Il fut tout ce que peut et doit être un éducateur, de professeur d’école à créateur d’idées et de méthodes. Il exprima pour la première fois sa philosophie en matière d’éducation dans sa thèse universitaire, en 1958, et par la suite dans son cours d’histoire et de philosophie de l’éducation qu’il assura à l’université de Recife avant de la mettre en pratique dans ses premières expériences d’alphabétisation.

C’est ainsi qu’il se fit connaître et que l’on parla bientôt de « méthode Paulo Freire ». En schématisant, on peut dire que cette méthode consiste en trois moments d’apprentissage agencés dialectiquement sur un mode interdisciplinaire :

  • L’investigation thématique, par laquelle élève et professeur cherchent, dans l’univers de l’élève et de la société où il vit, les mots et les thèmes centraux de son existence.
  • La thématisation, au cours de laquelle les thèmes sont décodés et recodés pour faire apparaître leur signification sociale et prendre ainsi conscience du monde vécu.
  • La problématisation, où professeur et élève cherchent ensemble à dépasser une vision magique par une vision critique, point de départ pour la transformation de la réalité vécue.

Les principes de la pédagogie de l’opprimé

Cette pédagogie des opprimés n’est pas une pédagogie pour les opprimés, ce n’est pas une recette pour partir à la conquête du peuple, l’éduquer selon un programme préétabli en suivant une méthodologie figée… C’est à la fois, dans le même mouvement, une démarche de conscientisation des opprimés et une éducation révolutionnaire et émancipatrice où l’éducateur apprend autant de ses élèves qu’il leur apporte, où le chemin vers la connaissance se fait ensemble dans l’expérience de la rencontre entre deux consciences et le monde.

Une éducation où les opprimés deviennent pédagogues pour eux-mêmes autant que pour ceux qui les enseignent.

Une pédagogie enfin qui fait de l’oppression et de ses causes un objet de réflexion des opprimés d’où résultera nécessairement leur engagement dans une lutte pour leur libération, à travers laquelle cette pédagogie s’exercera et se renouvellera. Un projet qui rompt totalement avec tout ce qui s’est fait jusque-là, c’est à dire ce que Freire appelle la conception « bancaire » de l’éducation. Il n’y a plus celui qui sait et celui qui ignore : « Personne n’éduque autrui, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble, par l’intermédiaire du monde ».

Comment ça se passe ?

Le festival de la pédagogie sociale se déroule sur deux jours. Mêlant temps de discutions, de conférences, d’échange et d’apports collectifs à des temps d’expérimentations pratiques.

Les temps d’expérimentation pratique seront sous formes d’ateliers pédagogiques répartis sur les communes de la communauté d’agglomération Lens-Liévin et de Hénin Carvin. Ces ateliers seront proposés aux institutions qui font vivre les quartiers politique de la ville (CCAS, Associations, PRE, Club de prévention, Centres sociaux…). Les ateliers se déroulement dans les murs et hors les murs.

Ces ateliers sont en cours de préparation et seront présentés ultérieurement. Le nombre d’ateliers proposé évoluera avec le nombre d’inscrit.

L’ensemble du festival est accessible aussi bien pour les institutions que pour la population sensible à la question du développement du pouvoir d’agir.

En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, des dispositions seront prises pour un accueil dans la sécurité et le respect des règles sanitaire en vigueur.

Les journées types :

Voici le programme des journées du festival de la pédagogie sociale. Le programme est donné à titre indicatif et il est susceptible d’être modifié.

Jour du 25 octobre 2021

9h00 – 10h00 : café convivial et présentation/inscriptions aux conférences du matin et atelier de l’après-midi

10h00 – 11h30 : temps de conférence, débat, …

11h30 – 13h00 : Repas commun

13h00 – 14h00 : Départ et préparation des ateliers

14h00 – 16h30 : temps des ateliers

16h30 – 17h00 : temps de débriefing à chaud des ateliers

17h00 – 18h30 : temps d’échange collectifs sur les ateliers

18h30 – 21h00 : apéritif-spectacle avec la troupe d’Aven Savore

Jour du 26 octobre 2021

9h00 – 10h00 : café convivial et présentation/inscriptions aux conférences du matin et atelier de l’après-midi

10h00 – 11h30 : temps de conférence, débat, …

11h30 – 13h00 : Repas commun

13h00 – 14h00 : Départ et préparation des ateliers

14h00 – 16h30 : temps des ateliers

16h30 – 17h00 : temps de débriefing à chaud des ateliers

17h00 – 18h00 : clôture du festival


Texte de motivation: “Notre FREIRE” ( L.Ott)

 Texte consécutif à la Journée de Pédagogie sociale du 7 JUILLET 2018, à Longjumeau (91)

   Paulo Freire fut un éducateur, un initiateur empêché d’agir par des forces violentes,  tout au long de sa vie; en butte aux politiques répressives, aux dictatures, à l’exil.  Il s’est heurté à des dominations et des oppressions objectives, violentes et concrètes.

Mais sa préoccupation s’étendait bien au delà; les répressions et les dictatures ,ça ne dure qu’un temps. Il était bien davantage préoccupé par les effets idéologiques portés sur les individus et les groupes . Il s’inquiétait particulièrement de l’offensive ultralibérale sur la pensée elle même.

Partout dans le Monde , se développe en effet une entreprise idéologique et mentale destinée à faire accepter comme naturelles , les pires violences économique set sociales. Partout les médias, les institutions économiques et  sociales inculquent et renforcent l’idée qu’il n’y a pas d’alternative, que l’individualisme est la condition humaine, son horizon indépassable et que la concurrence, les marchés, et les inégalités seraient le quel système d’organisation possible et souhaitable entre humains.

Le pire flic que nous connaissions est donc dans notre tête et c’est dans la tête également qu’il convient de lutter contre les désastres libéraux, politiques, économiques et sociaux. Cette entreprise d’abandon à toute initiative politique et sociale , est une entreprise de colonisation des esprits. C’est ce que Paulo Freire qualifiait « d’invasion culturelle »; nous sommes amenés à penser avec des mots, avec des concepts qui ont été préalablement piégés et qui ne savent mener que dans un sens unique: l’acceptation, la résignation face aux inégalités, aux injustices , l’insensibilisation face aux souffrances du Monde.

La libération culturelle est logiquement l’objectif de toute pédagogie émancipatrice et pour laquelle Paulo FREIRE a théorisé sa « pédagogie des Opprimés » que nous faisons nôtre et que nous intégrons dans le champ de la Pédagogie sociale comme une composante majeure.

A la base de la Pédagogie sociale, comme dans toute la pensée de Freire, règne en effet cette intime conviction: jamais la réflexion éducative , sociale ou politique ne doit être séparée de l’action.  Nous ne libérerons rien à terme, ou à long terme, quand nous ne le libérons pas dès à présent, ici et maintenant.

Il ne saurait y avoir d’objectif qui s’affranchisse d’une pratique immédiate; aucune séparation , même temporaire, n’est concevable entre l’étude et l’action , la compétence et la pratique  car chez l’être humain ces deux mouvements, ces deux « moments »  ne sauraient s’affranchir l’un de l’autre.

Cette conviction, ce manifeste, déterminent et contraignent la pédagogie sociale , comme une pédagogie cohérente, efficace et … inévitable.

Il est inévitable en pédagogie sociale de faire  avec ce qui arrive, d’accepter celui qui vient; il est inévitable de prendre en compte ce qu’on attend et ce qu’on fait de nous.Il est indépassable de faire acte de présence et de compétence dans les domaines où nous sommes convoqués par les autres.

Il est indispensable en Pédagogie sociale, alors que les rapports de force sont contre nous , comme contre nos publics de faire « comme si » ; comme si le progrès était possible; comme si l’évolution  de nos conditions de vie, d’amour et de travail, comme si notre l’avenir politique ou économique des uns et des autres, comme de nos structures… ne pouvait aller vers un mieux.

Ce « Comme si » correspond exactement au concept de « Als ob » qu’Emmanuel Kant proposait comme soubassement théorique et doctrinal, à l’action. Ce n’est pas un acte de foi, pas un pari sur l’avenir, pas un pronostic rationnel ou savant.

C’est tout au contraire une condition nécessaire, un point d’appui indispensable sur lequel appuyer toutes nos actions efficaces, et qui toutes, à un moment ou à un autre feront inévitablement « mouche ».

Notre journée de Pédagogie sociale,  consacrée à FREIRE ne nous donc pas donné uniquement l’occasion de réaliser une journée d’étude supplémentaire sur un grand pédagogue , avec des apports universitaires et des approfondissements théoriques de spécialistes.  Cette journée nous a donné l’occasion d’une performance, d’une fête.

Elle nous donne la possibilité d’investir , non pas dans un sens économique, mais dans un sens stratégique, un territoire, un quartier, un temps , une collectivité.

Les  trois principes « d’Action  immédiate », de « Comme si » et de « Faire avec » , constituent ainsi trois piliers, trois repères pour tous ceux qui souhaitent agir dans leur environnement qu’ils n’ont pas choisi, dans un contexte d’exclusion politique et sociale généralisée,  pour bâtir une communauté et les bases d’une action éducative, collective et sociale, durable.

Peu importe par quoi on commence: investir un jardin, une cantine, un bas d’immeuble, une friche urbaine, un bidonville ou un bout de territoire à l’abandon. Peu importe que les actions que nous mettons en avant ciblent l’éducation, la petite enfance , ou les familles; à partir du moment où on s’appuie sur ces trois piliers, toutes ces entreprises convergent et convergeront dès lors, dans un même sens … commun.

Un été aux Robinsons

Un été aux Robinsons

Cet été était l’été de tous les abandons; entre les mesures sanitaires, les restrictions, et le développement de la précarité des familles, ce sont (sur notre territoire) des centaines d’enfants, et de familles , qui se retrouvaient sans loisirs, sans projets et avec des moyens d’action et de mobilité encore plus contraints que d’habitude!

Il fallait un projet d’action d’été pour les Robinsons, à la hauteur de la crise!

Et c’est ce qui a été fait grâce en particulier à l’implication d’Isabelle Bard, membre du Bureau et bénévole (parfois à temps presque plein), ainsi que grâce à l’équipe des Robinsons (services civiques, service volontaire européen, stagiaires, pédagogues sociaux)

Pour ce plan d’été , nous avons été fidèles à nos principes d’intervention:

  • Gratuité totale de nos actions pour les bénéficiaires,
  • Inconditionnalité , par rapport au statut, à la situation administrative des participants
  • Accompagnement de bout en bout, pour préparer le départ, amener sur site, ramener , rappeler les rendez vous, les échéances et effectuer les démarches indispensables.

Voici donc un bilan à cette date:

28 personnes (essentiellement des familles qu quartier Saint-Eloi, de Chilly) sont ainsi parties vivre un séjour collectif, en Bretagne à Saint Brieuc; vie en commun, loisirs découverte de l’environnement, organisation coopérative du temps

40 enfants et jeunes , vivant en quartiers , squats, hôtels sociaux ont bénéficié d’un séjour de vacances , organisé par nos partenaires d’Eva-Soleil et des PEP-découvertes

38 personnes ont bénéficié d’un séjour de vacances , à la Base de loisirs des Boucles de la Seine

Une sortie à la ferme a été organisée pour une trentaine de personnes

76 personnes, principalement vivant en hôtels sociaux ont bénéficié, d’une sortie à la base de Loisirs d’Etampes

Enfin 80 enfants ont été accompagnés par nos soins à la journée à la Mer, à l’initiative du Secours Populaire

3 tournées Aven-savore se sont déroulées durant ces congés, emmenant 21 enfants, dont beaucoup vivent dans des conditions précaires

Durant l’été , nous avons également maintenu nos ateliers socioéducatifs dans les quartiers, sur les 3 villes (Massy, Longjumeau et Chilly) mais aussi dans les hôtels sociaux, et bidonvilles, malgré les expulsions qui se sont accumulées.

Nous avons également organisé des événements: comme le Festival des droits des enfants, que nous avons organisé sur deux journées à Longjumeau, à la Rocade-Bel Air, en partenariat avec nos amis d’Eva-Soleil

N’oublions pas également la tournée d’Aven-savore , qui a permis à une quinzaine d’enfants de la troupe (dont la plupart vivent ou ont vécu en hôtels sociaux et bidonvilles) d’aller sur des sites de concerts et de festival, dans toute la France , sur 10 jours au total.

Notre philosophie pour les vacances

Les vacances , pour les enfants et familles précaires, quel que soit leur habitat sont des périodes de tous les dangers. Ce sont des béances, des trous, dans tout ce que l’on tente vainement de créer comme continuité et sécurité tout au long de l’année.

Ce sont également des périodes d’invisibilité vis à vis de tous les groupes sociaux qui échappent aux radars. Ainsi les municipalités peuvent toujours se rassurer sur le fait que les structures classiques de loisirs ou d’animation soient pleins. Elles peuvent toujours afficher un programme d’événements. Il n’en reste pas moins que dans cette période, plus encore que le reste de l’année, il n’ y a tout simplement plus moyen de savoir où sont passés les cohortes d’enfants et familles sans solution, encore plus limitées dans leur mobilité et possibilités en période de crise sanitaire.

On ne les voit plus, car tous les yeux sont en vacances; car c’est aussi le temps de fermeture ou de passage au ralenti des institutions et administrations.

En Pédagogie sociale, nous savons que ce que nous ne parvenons pas à montrer est accusé d’inexistence; de là notre première mission qui est d’être là, où il n’y a pas de regard.

Notre seconde mission en découle: elle consiste à montrer tous ces publics qu’on a invisibilisés et à leur permettre d’accéder aux moyens de loisirs de leur environnement, pour réellement en faire partie.

Nous connaissons les 1000 obstacles , les mille trappes, les 1000 sources d’échec à tout projet, que constituent les insécurités sociales, vécues par les enfants et familles, pour accéder à tout loisir.

Seule une démarche volontariste et sans conditions de notre part permet de lever un à un tous les obstacles à la mobilité, à la disponibilité et à la découverte. C’est à ce prix et à ce prix seul que nous ne laissons personne sur le trottoir.

Nous prenons également en compte l’insécurité psychologique des familles et enfants précaires qui les pousse si souvent au renoncement, à l’abandon, et à l’échec de toute tentative d’évasion. Notre tâche est alors simple: répondre aux angoisses, proposer des solutions aux 1000 problèmes matériels qui n’ont pas été anticipés et qui surgissent, et surtout maintenir la motivation, par cet esprit communautaire , que nous entretenons et par la confiance qu’on nous porte.

Il n’est de liberté que libération

Il n’est de liberté que libération

Une habitude de penser hante les institutions en général; c’est l’idée que les conditions doivent être réalisées avant de tenter et de mettre en place la moindre action.

Il faut des conditions, il faut des moyens, et des validations infinies avant de mettre en œuvre quoi que ce soit. C’est un peu comme au jeu des “1000 bornes”, quand on attend un feu vert!

De là, l’importance exorbitante de la notion de projet; il ne saurait justement y avoir la moindre action, sans projet préalable; le projet s’impose justement car il permet de vérifier que toutes les conditions sont réunies.

Le possible doit ainsi prévaloir sur l’acte; il est sa condition, sa limitation, son tombeau.

La revendication pour plus de libertés exprime ainsi un double discours, un discours trouble. Elle sert à attester de ses bonnes intentions, à affirmer un pouvoir créatif; mais c’est pour le limiter et le frustrer immédiatement, en invoquant complaisamment la moindre règle, le moindre obstacle pour s’excuser de ne rien faire.

Or, dans aucune situation sociale, économique, politique, il n’existe de liberté, si on entend ce mot comme une marge commode qu’il suffirait d’investir. Il n’existe par définition que ce qui a pu exister, que ce qu’on a fait exister. Il n’y a pas plus de marges que de réalités alternatives.

La croyance en la liberté, l’attachement théorique, platonique à ce concept constituent souvent des consolations ou des renoncements.

Il n’y a que la Matière et pour le Travailleur social, le Social est matière, c’est à dire par définition, quelque chose qui résiste, un obstacle, jamais un possible.

Il n’y a pour lui, comme pour chacun d’entre nous, aucune liberté; les contraintes sont énormes, notre condition est un obstacle. Il n’y a que de la libération, c’est à dire cette capacité humaine à faire violence à la matière, à la faire bouger, à la façonner, à la transformer.

Toute création est violence contre l’ordre des choses; il s’agit de faire naître une action, une situation qui n’existaient et que rien, dans le cours naturel des événements, n’allait produire.

Telle est la puissance, mais aussi la tragédie de l’humain. Sur lui repose la responsabilité de produire la forme dont le Chaos est incapable.

Kant relevait que le vent, sur le sable du désert, pouvait effacer ce triangle tracé par un homme ; mais que ce même vent serait incapable de produire ou de dessiner un triangle à son tour.

L’ordre institutionnel est semblable au vent ou à l’ordre des choses; nous pouvons attendre toute une vie qu’il nous donne la possibilité de produire les innovations dont notre société a besoin. Nous pouvons attendre qu’il les crée lui-même. Nous pouvons attendre longtemps.

Ou alors nous pouvons nous mêmes, dessiner aujourd’hui la forme qui manque, et commencer dès à présent à rendre possible ce qui ne l’était pas.

MARDI 10 AOUT 2021

Goûter au bidonville “OPEL”

La semaine dernière, nous avons appris que le bidonville Opel, situé à Massy, était menacé d’expulsion. Aux dernières nouvelles, celle-ci devait avoir lieu après-demain, et les habitant-es étaient occupé-es à organiser leur déplacement, à chercher un nouveau lieu de vie. Nous avons quand même décidé de leur rendre visite, pour discuter et comprendre la situation, et d’emporter avec nous un goûter pour partager un moment spécial avec les enfants. Arrivé-es sur place, nous parlons avec Ileana, une habitante qui confirme ce que nous avions entendu, mais nous dit qu’elle n’a pas reçu d’avis d’expulsion. Autour de nous, tout le monde démonte sa cabane et fait ses valises ; les enfants sont là aussi. C’est alors qu’arrive la police nationale, qui présente des documents relatifs au jugement et enjoint les habitant-es à partir par elles et eux-mêmes avant la destruction de leur cabane. Une habitante leur rappelle que le camp est composé de personnes âgées, de malades, d’enfants et nourrissons. Nous ajoutons qu’aucune solution d’hébergement d’urgence n’a été proposée aux habitant-es.

Quand la police part, nous proposons aux enfants de se changer les idées en prenant un goûter. Nous mangeons des m&ms, des pains au chocolat et de la compote de pommes. Nous mangeons, blaguons et discutons, puis Laris propose une partie de cache-cache. Nous jouons à nous cacher entre les cabanes et les planches que les habitant-es rassemblent pour leur déménagement. Puis, à la demande de Lupka, nous jouons à chat glacé. En partant, nous promettons de nous revoir en septembre, mais nous quittons les familles avec le cœur lourd. Cette expulsion n’est pas un cas isolé, les expulsions se sont multipliées tout au long de l’été et sont particulièrement nombreuses en cette période de vacances, alors que beaucoup d’associations, d’institutions, de médias sont en vacances.

 

MERCREDI 11 AOÛT

Atelier de St. Eloi

Cet après-midi ensoleillé nous avons rejoint les habitant.es de Saint Eloi pour partager un dernier moment ensambe avant que nous partons en vacances. Alex a mis en place un badminton autour duquel nombreux enfants – dont Giugurta, Massi et Wayatt sont restés tout au long de l’atelier en perfectionnant leurs techniques. Hassan a formé deux équipes qui se sont disputés dans un match de foot très dynamique, alors que loi et Fatoumata étions sur l’atelier dessin. Plusieurs d’entre elles et eux ont essayé des nouvelles techniques avec les aquarelles. Fatoumata a dérooulé les tapis pour y faire une petite enfance autour de laquelle nous avons pû accueillir le petit Adam, qui a à peine un an

Nous avons clôturé notre après midi ensamble avec un délicieux goûter distribué par Christmael, Amna, Panati et Malek. A la prochaine fois !

Chiara

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JEUDI 12 AOÛT

Atelier Skate-Park, Longjumeau

Un magnifique atelier cuisine sous l’égide de Fatoumata et Marie, les enfants sont nombreux aujourd’hui à confectionner des beignets avec nous. D’autres préfèrent jouer au UNO avec Miruna, ou se désaltérer sur les tapis avec Alex à la petite enfance. Aïcha par exemple, se fait des amis, surveillée par sa mère Fatoumata Bimbou (rencontrée à l’hôtel Parthénon), qui vient bénévolement nous aider tous les jours pendant le mois d’août. Bonne vacances les enfants, nous nous retrouvons à la rentrée de septembre pour de nouvelles activités.

Le nouveau printemps de la punition

Le nouveau printemps de la punition

La punition serait -elle devenue le véritable sport national et populaire?

On l’avait cru désuète; longtemps, les réactionnaires de tout type se sont plaints et ont sangloté sur sa prétendue disparition des salles de classe et des établissements scolaires.

L’opinion publique a été dressée depuis trente ans à s’insurger contre une soi-disante impunité de tous les petits,de tous les opprimés, de tous les dominés.

Nous avons été abreuvés de couplets et de complaintes autour des notions d’enfants rois. Nous avons été conditionnés à accepter des notions aussi absurdes, comme la tyrannie des faibles, le repli sur soi des exclus et même le racisme anti-blancs.

Chacun a été encouragé à endosser des missions aussi incroyables que “redresseur de torts” ; il faut coûte que coûte apprendre la politesse à ceux qui se font insulter depuis toujours, enseigner le respect à ceux qui ne sont jamais respectés .

L’idée court que les précaires et les discriminés, devraient se montrer dignes des lieux et des espaces dont ils sont exclus.

Et le plus incroyable est que ceux qu’on met en première ligne pour ces entreprises belliqueuses , sont souvent eux mêmes issus des milieux stigmatisés, à peine plus haut, juste “au dessus”.

De même que la police la plus violente du régime d’apartheid , était elle même composée d’agents noirs; de même que les vigiles de la plupart des lieux commerciaux , sont eux mêmes issus des minorités ethnicisées; ce sont les petits employés, les animateurs de base, les préposés aux postes les plus difficiles, à commencer par l’accueil qui se sentent encouragés à administrer des leçons de morale, des rappels à toutes les règles, des discours “préventifs” et des remarques blessantes.

Punir est redevenu une évidence pour tous.

Que faire d’autre? Ne pas punir est vu comme une forme de connivence inexcusable; bref un défaut de responsabilité , un manque de professionnalisme, une attitude légère et condamnable.

Punir , réprimander, réprimer, exclure, faire la morale, permet en effet à bon compte de réaliser et revendiquer une distance entre celui qui opère et celui qui subit.

Cela met fin, à une proximité inadmissible ; au risque d’être identifié au public qu’on rejette. Rien n’est plus terrible qu’un miroir, pour celui qui ne s’accepte pas.

Et c’est ainsi que nos groupes d’enfants, adolescents, adultes précaires sont continûment stigmatisés dès qu’ils réussissent à entrer dans un lieu de loisirs ou de culture.

En vérité, c’est le groupe qui fait peur. La masse révèle et réveille les marques du rejet.

Tant qu’on ne s’envisage que comme un individu, comme l’entrepreneur de soi – même, l’unique responsable de soi, on peut tout oublier de ses origines, de sa condition. On peut oublier ce qui a laissé des traces cuisantes , de mauvais souvenirs, jusqu’à que d’autres les réveillent en nous.

Le défaut de conscience de soi, se traduit toujours par l’adhésion au discours du vainqueur.

La véritable exclusion vient toujours de soi, de l’intérieur; elle est le résultat de l’intériorisation sans analyse ni rejet de ce qu’on a vécu et subi, collectivement, familalement.

A l’inverse le véritable travail de conscientisation se réalise et s’épanouit toujours en collectif, au milieu de pairs, de compagnons d’infortune, issus de toutes part, mais partageant la même condition, la même oppression.

MARDI 3 AOUT 2021

ATELIER AU BIDONVILLE “OPEL”

En ce moment, avec les fins de contrat et les départs en vacances, les activités et les équipes sont restreintes. Nous partons donc à 4 au bidonville dit “OPEL”, situé dans la zone industrielle de La Bonde à Massy. Yanis propose du tir à l’arc et cela plaît beaucoup à Mario, Laris et Lucas. Chiara a apporté de la pâte à modeler et attire les plus petits et les plus petites, qui se mettent à confectionner de fausses brochettes pour le barbecue. Jeanne a dressé une table pour faire travailler l’écriture et la lecture, et cela intéresse aussi les adultes, comme Lari, 27 ans, qui s’exerce à lire et à écrire avec succès, et Cornelia, 48 ans, qui préfère faire de la conversation libre en français. Senad soutient ses collègues sur tous les ateliers et l’après midi se termine par un bon goûter et une distribution de pain reçue le matin même au local. A mardi prochain !

 

ATELIER AU QUARTIER BEL AIR

Aujourd’hui, nous sommes allé-e-s au quartier Bel Air pour un atelier de rue. Au programme, nous avions prévu des jeux de société pour les plus grand-e-s, ainsi que des dessins pour les plus petit-e-s.

Pendant que Fatoumata et quelques mamans présentes s’occupaient du jardin, Miruna et Greta proposaient à quelques enfants de jouer au Uno. D’autres ont démarré une partie de Jungle Speed. Les plus petit-e-s se sont installé-e-s sur les tapis pour faire quelques dessins et empreintes de fleurs et de feuilles à la craie grasse.

Il était déjà l’heure de partager un goûter tous et toutes ensemble et de repartir.

 

MERCREDI 4 AOÛT 2021

Atelier au quartier de Saint-Eloi

Nous faisons un atelier beignet aujourd’hui, et les enfants sont très contents de nous retrouver. Ils font différentes formes, des étoiles, des cercles, ou encore des formes imaginaires très belles qui ressemblent parfois à des anémones ! Nous dégustons tout cela tous ensemble sur les tapis, et les enfants demandent s’ils peuvent prendre “à emporter, s’il te plait Laura !”. A mercredi prochain les enfants !

 

Atelier Parc de Château

Aujourd’hui au parc du château, en raison du mauvais temps et probablement des vacances, on n’était pas très nombreux. Cela ne nous a pas pourtant empêché de passer un très bel après-midi en compagnie des enfants qui sont venus nous voir. Abdel a mis en place un atelier peinture pour après se dédier à l’escalade…du grand arbre ! L’audacieuse Kenza l’a suivi avec enthousiasme et nous saluait depuis sa position surélevée. Jeanne et Mohamed (Momo pour les amis) se sont dédié à la réalisation de décorations pour notre nouvelle recyclerie. Miruna et Yanis ont animé des matchs de ping pong, alors que j’étais prise dans un “chat/policier perché” avec Raphael et Urian.

Nous nous sommes dits au revoir avec un bon goûter de pains au lait et grenadine.

A la prochaine

Chiara

VENDREDI 6 août 2021

REPAS COLLECTIF AU LOCAL

Tous les vendredis nous faisons la cuisine collectivement au local. Ce vendredi on a fait des sarmalé, un plat traditionnel roumain, organisé par Laura et Fatoumata avec beaucoup de mamans et d’autres personnes du local. Les bénévoles ont aussi fabriqué du pain et du thé à la menthe, et en dessert des beignets et une tarte aux prunes. Au moment du repas beaucoup de familles et d’enfants étaient déjà réunies au local et ont pu profiter de ce plat. Beaucoup le goûtaient pour la première fois ! Il a fallu 5 tables pour faire tenir tout le monde, ce qui est d’autant plus chaleureux 🙂

 

ATELIER AU BIDONVILLE “ANTONYPOLE”

Nous sommes parti-e-s à cinq au bidonville Antony Pôle pour le dernier atelier avant les vacances. Alex avait prévu un parcours sportif, Chiarra un grand jeu de puissance 4, Miruna un atelier cuisine et Jane et Mohamed se sont mis-e-s sur la petite enfance. Dès notre arrivée, tous-tes les enfants nous aident à installer. En quinze minutes, les enfants ont déjà préparé tout le goûter avec Miruna, qui lance alors une partie de chat glacé. Chiarra et Alex lancent un concours de Houla Hoop, le gagnant est Laris avec 1mn45 de Houla Hoop. Pendant ce temps, Anais et Sedan découvrent les dominos tandis que Vialis s’entraîne à lire l’alphabet sur un des livres apporté par l’association. Ensuite, tous-tes les enfants s’affrontent en deux équipe dans une partie effrénée de Tara tara vrem mostasi, un jeu roumain qui consiste à se donner la main et à tenter de briser la chaîne de l’équipe adverse en courant. Pour finir, nous prenons le goûter avec ce que l’atelier cuisine a préparé : des pains au lait à la confiture et du sirop. Pendant le goûter, nous parlons des vacances, Sedan et Marco nous racontent qu’ils vont partir en Allemagne. Nous annonçons aux enfants qu’il n’y aura pas d’atelier pendant trois semaines. Cette triste nouvelle déclenche une bataille de câlins. Tous-tes les enfants attrapent les pédagogues sociaux et leur montrent leur affection. On se revoit en septembre !

ATELIER A LA ROCADE

Nous sommes arrivé-es à la Rocade (Longjumeau), sur place il y avait déjà le cirque de la mairie qui faisait des activités jusqu’au soir. Mais comme les enfants nous connaissent, ils ont participé à notre activité (les perles, la petite enfance, le tir à l’arc et le foot). Et tout le monde a bien participé au goûter !

ATELIER DU BALLADIN

Magnifique atelier au Balladin aujourd’hui, à la petite enfance, en plus des livres et des jeux, on propose un atelier de beauté et un atelier de pastelles ! Sur les tables un peu plus loin, on installe l’atelier d’aquarelle, et les enfants se donnent à fond ! On a de magnifiques peintures d’arbres et de paysages !

SAMEDI 7 août 2021

Atelier Hôtel Parthénon

Aujourd’hui nous étions en force pour l’atelier hebdomadaire du Parthénon. Fatoumata, la maman de Aicha que nous avons rencontré pendant nos ateliers au Parthénon nous a accompagne et nous a aidé à mettre en place les ateliers. J’étais sur la petite enfance où on a pu lire beaucoup de livres. Jack, Saida, Yasmine et Ismael se sont amusés à reconnaitre les animaux et à en expliquer les caractéristiques. On a ainsi découvert que les abeilles piquent, mais elles font aussi le miel, que nous tous aimons beaucoup. Nous avons enchainé avec la dinette, pour laquelle Sarah, Yasmine et Yasnoor nous ont rejoint. Nous avons partagé les fruits et les légumes, préparé des bon repas et servi des belles asiettes aux autres enfants autour de nous. Entretemps, Senad et Yanis ont joué avec les enfants à Uno et Jungle Speed; alors que Laura était avec des enfants autour d’une table en train de faire des coloriages….et de discuter des amours juvéniles.  Nous nous sommes enfin mis en cercle pour le goûter, nous avons chanté une chanson et nous nous sommes dits au revoir.

Nous nous rencontrerons à nouveau en Septembre !

Chiara

Atelier au jardin de Bel-Air

Très bon atelier aujourd’hui ! Arkman, Billal, Massi et Jugurta ont découvert comment cueillir des tomates, des haricots et des blettes. Ils ont aussi pris de la menthe et se sont régalé avec les dernières framboises, directement sur l’arbuste. Avec l’aide Mamie Zohra, Jeanne et Fouad, ils ont rassemblé leur cueillette dans de petites cagettes, constituant un marché gratuit dans lequel chacun a pu se servir à la fin de l’atelier. Rachid, un plombier venu réparer la chaudière de l’immeuble à côté, se joint à nous pour goûter quelques tomates, et admirer le jardin qui regorge actuellement de potirons et de courgettes.

Pendant ce temps, Alex a installé l’atelier perles avec l’aide de Massi, qui a pu faire un collier et 2 bracelets tout en parlant de ses vacances. Il est rejoint par 3 enfants et tous discutent ensemble de l’école et des vacances. Tout ça sur fond de musique, parce que Mohammed et Eddie ont apporté des enceintes qui jouent à fond.

De leur côté, Fatoumata et une fille du quartier préparent des beignets frits. Fouad joue au ballon avec des enfants, et Penda s’occupe du tapis petite enfance. Pour finir nous dégustons les beignets tou-tes ensemble, et nous partageons les fruits (et les légumes!) de notre cueillette !

Pass, passera pas…

Pass, passera pas

Qu’on ne se méprenne pas sur le titre de cette KroniK; il ne s’agit pas de prendre position dans le débat sur le pass, sanitaire, même si…

La crise, vécue par les précaires

Il s’agit plutôt d’en explorer le sens; d’analyser les conséquences d’un filtrage, d’un point de vue particulier, dont nous sommes spécialistes: du point de vue de la Précarité, et au regard de l’évolution historique de la situation sociale des publics précaires.

Imaginons une famille précaire qui a un été de vide,devant soi; un entre soi insupportable, s’installe dans la famille avec un torrent de crises, et de risques de violences. Les frustrations des uns et des autres se font écho et s’entrechoquent.

Voici que pour celle – ci le peu de possibilités qui subsistaient de se rendre sur une aire de jeu, une éphémère opération de plage estivale, demande à présent une préparation hors de possible. “Pass vaccinal”, tests de moins de 48h00, dispense (provisoire) pour les enfants, obligations pour les adultes.

La moindre impulsion, l’énergie du moment où on se décide enfin décide à “sortir”, voici que cela ne suffit plus; il faudra encore se confronter, en famille, à l’humiliation de voir tout plan spontané butter contre une interdiction, une barrière, un filtrage.

Obstacle à l’impulsion

Cette impulsion de sortir, cette aspiration collective pour tenter de vivre une joie collective, voilà ce qui faisait la force des familles précaires.

Or, c’est ce genre de situation qui aujourd’hui , par de multiples règlementations, sécuritaires ou sanitaires, est dorénavant voué à la déception et à la frustration.

Cette frustration est sociale; d’une part parce qu’elle cible les familles les plus fragiles et déjà les plus violentées économiquement, socialement, et culturellement; et d’autre part parce qu’elle contribue à les mettre encore plus à l’écart et à entretenir un découragement et un isolement savamment ciblé.

Il ne peut plus y avoir de loisir que planifié, que préparé; cela fait déjà longtemps qu’il est impossible de rentrer sur un site culturel, sans réservation préalable sur Internet. Difficile aussi de se procurer un moindre billet , directement à l’entré de tout événement. Tout est fait pour ne réserver les places qu’à ceux qui anticipent, et qui ont les moyens de la distance , à la fois dans l’espace et dans le temps.

C’est l’immédiateté , l’impulsion , l’expression d’un désir soudain et spontané qui est devenue aujourd’hui de l’ordre de l’impossible.

Exiler le “populaire”

C’est un mode de vivre populaire , qui est mis hors jeu; et ce , d’autant plus efficacement que le motif est toujours le même : la Sécurité.

Nous le répétons depuis plus de 20 ans, le Sécuritarisme comme idéologie d’anéantissement social a deux visages: l’un est policier, en lien avec Vigipirate, avec l’imposition de toutes parts de barrières, sas, filtrages, portes closes et interdictions de toute manifestation de vie publique; l’autre est sanitaire, avec une pluie de règlements qui empêchent toute activité conviviale, sociale et à présent, culturelle.

Mais l’idéologie reste la même; la méthode , comme la finalité entretiennent les acteurs sociaux dans l’impuissance, les confortent dans des postures de retrait ou d’enfermement vis à vis d’un environnement, de publics et de groupes de plus en plus identifiés à des sources de dangers, …ou comme des ennemis, du fait même de leur précarité.

Dans les centres sociaux, il s’agit de plus en plus de n’accueillir que des publics déjà acceptés, pressentis, sollicités par avance, ayant réservé, et confirmé, que l’on briefe par téléphone. Pour eux , les portes closes depuis l’extérieur, s’entrouvriront l’espace d’un instant.

Juste ce qu’il faut pour faire un alibi, pour feindre un fonctionnement, pour donner l’illusion d’une institution qui fonctionne.

Ceux qui sont à la porte sont toujours les mêmes; dès lors , ils vérifient les craintes et les appréhensions qu’on avait forgées pour justifier leur mise à l’écart: attitudes revendicatrices, ou de réclamations, quelques rares tentatives de pression; puis bientôt, plus rien.

Les institutions du Social, de l’Éducation, de la Culture, et des Loisirs sont en passe de parachever le fantasme absolu : celui de sélectionner et filtrer leur public, sans prendre garde qu’il s’agit d’un poison professionnel qui ronge le sens même de leur travail et leur propre statut image sociale.

Le filtrage tue deux fois

Le filtrage tue deux fois, socialement; d’une part ceux qui sont à l’extérieur et qui voient leur champ du possible rétrécir et leur propre vie, devenir une cage; une autre fois, ceux qui sont à l’intérieur , et qui une fois coupés du monde reproduisent des comportements ridicules, se croient élus et nantis, choisis pour une hypothétique distinction symbolique, alors qu’on ne les a choisis que pour leur passivité et docilité.

La Pédagogie sociale est la pédagogie des portes ouvertes, des barrières abattues, du décloisonnement et du mélange. Elle porte tout à l’inverse de cette tendance institutionnelle , pilotée depuis le Haut, à sortir des rôles et des postures qui sont imposées par notre condition, notre naissance, notre localisation et notre histoire.

Elle s’enracine facilement dans tous les espaces sociaux abandonnés, invisibilisés et se joue des impossibilités et des casse -têtes qui absorbent l’énergie de tant de lieu professionnels.

Cet été , nous emmenons des paquets de familles en vacances; nous réalisons des concerts, des spectacles, des expositions; nous accueillons tout un peuple d’enfants sans solutions et sans recours.

Le climat d’impossibilité sociale qui règne, pousse à l’inverse les pédagogues sociaux , à se lancer dans de nouveaux projets, à initier de nouvelles actions.

Concevoir et réaliser des actions “intégrales”

La contrainte est qu’il nous faut tout organiser de A jusqu’à Z, et créer par nous mêmes les événements qui vont nous voir paraître.

Si nous écrivons, il nous faut nous mêmes publier; si nous réalisons un film , un court métrage , ou documentaire, nous devrons aussi devenir réalisateurs, et diffuseurs. Si nous prenons des photos, ou des œuvres graphiques, nous organiserons nous mêmes l’exposition. Car c’est toute la chaîne de production culturelle qui est en panne et qui s’enferme dans la répétition de l’ancien et du même.

Nous devenons ainsi producteurs de ce qui nous est indispensable, renouant ainsi avec l’intuition même des grands pédagogues sociaux, dont l’œuvre nous guide.

MARDI: Atelier OPEL

Aujourd’hui nous avons pris un atelier petite enfance qui a beaucoup plu aux enfants. Il y avait également un atelier soutien scolaire avec Jeanne, les enfants ont été plutôt volontaire. Il y avait également un atelier pour préparer le goûter, ils ont demandé si c’était possible de faire un atelier crêpes la prochaine fois. Les enfants étaient également intéressés par la lecture avec Maïté. Ilyanna et Emma ont appris à un enfants les fruits et les légumes en français et l’enfant leurs apprenais en roumain ! 

 

Atelier Parc du Château 

Aujourd’hui nous sommes partis au parc du château avec un atelier petite enfance. Un atelier dessin, un atelier badminton avec Jeanne qui a beaucoup plu. Il y avait également un atelier tir à l’arc et un atelier foot. Nous avons rentré des jeunes qui ont été intéressé par les activités proposées et ils seront ravis de revenir la semaine prochaine. Nous avons a un moment perché le volant de badminton, nous avons essayé de le récupérer mais nous avons perché encore plus de chose. Les enfants et nous, avons coopéré pour tout récupérer, un vrai moment de fou rire ! Le goûter s’est très bien déroulé. 

ATELIER BEL-AIR

Aujourd’hui avec Laura, Sira, Fatoumata, Anita, Senad et Modou au Bel-Air nous accueillons une dizaine d’enfants.

D’abord avec Laura on a fait un jeu de de course avec chamboule, l’équipe gagnant remporte une barbe à papa. Ensuite avec Anita, elle se charge de faire la barbe à papa pour les enfants. Par la suite avec Sira, elle animait la petite enfance. Enfin avec Modou et Senad ils ont animé une partie de Football.

Une belle journée passé avec les enfant de Bel-Air.

Atelier St Eloi :

Aujourd’hui nous sommes partis à St Eloi. Plusieurs ateliers ont été proposer, un atelier petite enfance où les mamans ainsi que les enfants ont pu jouer. Un atelier bien -être qui consiste à faire des massages, de la manucure; cet atelier a beaucoup plu. Un atelier cuisine a été mit en place où l’ont a pu faire des crêpes avec les enfants pour le goûter. Le goûter s’est bien déroulé et s’est passé dans le calme et la bonne humeur.

Atelier à l’Astoria

Dès que nous sommes arrivés à l’hôtel, des enfants ont courus vers nous.

Nous avons installés plusieurs ateliers, un atelier peinture/dessin, un atelier petite enfance, un atelier cerceaux musicales… Les enfants étaient très réactifs. A la fin de l’atelier, nous avons pris un gouter préparé par Senad.

Atelier Skate Park

Aujourd’hui nous avons pu profiter du beau temps pour installer nos ateliers autour du skate park de Longjumeau. Les enfants, accompagnés par quelques parents, nous ont rejoint dans nos activités. Najamie, qui nous connaissons depuis longtemps, est arrivée pour nous voir depuis le début de l’atelier avec son bébé Enzo. Pendant qu’il jouait sur la magnifique petite enfance mis en place par Laura, j’ai pu faire une belle manucure à Najamie, qui en était très contente. Le coin thé et café spécialement concoctés pour les parents qui nous accompagnent sur nos ateliers aide à créer une ambiance conviviale qui était aujourd’hui couronnée par la préparation des beignets sur place par notre collègue Fatoumata. Mohammed a entrainé quelques garçons au foot. Nous terminons avec un délicieux goûter.

A la prochaine

Chiara

Atelier Massy : 

Aujourd’hui nous sommes aller à Massy. Différents ateliers étaient proposés comme un atelier cuisine où nous avons fait des crêpes. Un atelier bien-être où nous avons fait de la manucure ainsi que des massages et de la coiffure. Un atelier petite enfance était aussi présent. Un atelier jeux de société  à beaucoup plu. L’atelier sport à été apprécier, beaucoup d’enfant ont participé. Les ateliers ont globalement plu et les enfants étaient nombreux. Le goûter s’est dérouler dans le calme, c’était un moment agréable.

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Atelier Balladins :

Aujourd’hui nous sommes partit en Atelier à Balladins. Différents ateliers étaient proposés comme l’atelier petite enfance où beaucoup d’enfants sont venus jouer. Un atelier bien-être à été proposer et à énormément plu surtout aux mamans. Un atelier dessin à eu lieu et a beaucoup plu aux enfants. Un atelier sportif à été mis en place où les enfants ont pu faire du tir à l’arc. Avant le goûter nous avons fait un jeu tous ensembles, un facteur n’est pas passé. Le goûter s’est dérouler dans le calme et ont a pu passer un moment agréable avec les enfants ainsi que les mamans.

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Atelier Antony Pôle

Aujourd’hui nous sommes allés à Antony Pôle avec un atelier petite enfance avec Jeanne. Un atelier jeux de société avec Miruna, un atelier dessin avec Senad, un atelier origami avec Emma. Les enfants ont appris à faire des avions en papier, ils étaient super content. Il y avait également un atelier tennis de table pour les plus grands avec Chiara. Cet atelier leur a vraiment plu, une maman est venue jouer aussi au ping pong ! Jeanne a également lancé une partie de 123 soleil avec les enfants petits et grands, un vrai moment de rigolade ! Le goûter s’est bien déroulé.

Atelier La Rocade

Aujourd’hui nous avons fait un atelier bien être, l’occasion de discuter avec les mamans et les enfants, nous avons fait des perles avec une jeune maman Najami et son fils Mauri. Nous avons fait des jeux de société et des jeux plus physiques comme le tir à l’arc. Les enfants ont dégusté de délicieuses crêpes faites par Fatoumata! Et nous nous sommes dit à vendredi!

SAMEDI 31 JUILLET

Atelier Le Parthénon

Nous avons rencontré de nouveaux enfants arrivés il y a quelques jours. Nous avons joué en petite enfance avec Aïcha âgée de 3 ans que nous aimons beaucoup et avec qui nous travaillons l’apprentissage des règles de la vie collective. Nous avons aussi joué avec Ange âgée de 2 ans et Douga, un petit garçon qui a vraiment besoin de beaucoup d’attention!

Sira a proposé un atelier perles, dessins et jeux de société les enfants étaient enchantés!

Nous avons pris un super goûter convivial, l’occasion de nous retrouver pour nous donner des nouvelles!

Atelier à Bel-Air

Nous avons passé l’après midi au jardin de Bel-Air. Nous sommes parti-es avec une belle équipe : les permanent-es de l’association (Fatoumata, Modou, Laura, Jeanne), un bénévole (Basile), Eddy, un jeune qui fréquente l’association depuis qu’il est tout petit, et Kenza et Jugurta, deux enfants frère et soeur qui sont très souvent au local, et avaient envie de passer une après midi dehors. Ensemble nous sommes parti-es à la rencontre des enfants du quartier de Bel-Air, autour de différentes activités : jouets pour les plus petits, cuisine, soins de manucure, dessin et jardinage. En effet à Bel-Air nous avons notre potager et les enfants ont pu découvrir comme les courges et les potirons avaient grossi ! Ils ont aussi pu goûter des tomates ou couper de la menthe, comme Kenza qui voulait en rapporter pour sa maman. Nous avons travaillé la terre pour désherber mais un enfant s’est plaint : “j’ai l’impression de travailler en prison !” Alors nous l’entraînons vers des jeux : après avoir dessiné des dinosaures, joué à ni oui ni  non, construit des tours de Kapla, verni nos ongles et coiffé nos cheveux, nous nous sommes rassemblé-es pour déguster des aiguillettes de poulet panées et des gateaux au chocolat. Une belle après midi dans la douceur du soleil de Juillet 🙂

La Liberté a un coût

Axiomes de Pédagogie sociale: la Liberté a un coût – (III)

Souvent nous suscitons quelques commentaires envieux, ou acides lorsque nous rendons compte avec quelle liberté nous intervenons au plus près des gens et des publics.

Nous sommes familiers de cette attitude; c’est un peu comme si nous jouissions de quelque privilège inacceptable. Un peu comme si notre liberté apparaissait dans son plus simple appareil, comme un luxe, une richesse qu’on voudrait nous disputer.

Pourtant cette liberté a un coût et celui ci est connu depuis les Pères fondateurs de la Pédagogie sociale. Tous ont payé le prix de leur libération des mentalités, des institutions. Tous ont payé cher pour leur affranchissement.

Freinet a connu plusieurs exclusions , de l’Éducation nationale d’abord et même… du Parti communiste , par la suite. Freire a connu l’exil. Et Korczak a connu… Treblinka.

Sans aller jusqu’à ces extrêmes, nous remarquons chaque jour comment notre engagement auprès des publics les plus exposés à toutes les violences (économiques, sociales, affectives, sociales et… familiales) , nous exposent à notre tour à des violences supplémentaires.

La liberté se paie et elle se paie cash; elle se paie cher.

Insécurité des subventions; soutiens vacillants; absence de bouclier face à la violence sociale; privation des moyens élémentaires que sont l’accès à des locaux locaux , ou des locaux tout court.

Obligation de payer par nous même, pour tout ce qui se donne, se prête, s’octroie et se confie autrement.

Nous connaissons l’étonnante liberté de payer nous mêmes et de nous sentir ainsi riches.

Au milieu d’un climat de peurs, d’impuissance, d’empêchements qui tend à se dérégler, nous trouvons, parce que nous les payons ,des solutions, là où tant de professionnels et de structures s’arrêtent.

Le mouvement, la danse, le jeu, la joie n’ont pas de prix et méritent nos sacrifices.

La Liberté a un prix et ce coût nous permet d’agir; il nous permet d’être là où nous avons le sentiment, la certitude que nous sommes à la bonne place, au bon endroit. Là où la vie se fait et se défait; là où se défait et se refait la socialité de demain.

La Précarité est un système d’impuissance à grande échelle; elle est la buttée ultime et extrême des institutions. Elle est l’impasse, le point d’aboutissement des politiques et des pratiques qui ne mènent plus à rien. Elle est l’obstacle ultime et total, contre lequel toutes les anciennes solutions sont sans effet.

Apprendre à lutter contre elle commence par accepter de s’y confronter chaque jour, de la regarder en face; de la connaître dans sa logique, et dans son fonctionnement.

Et alors, à partir de là, on peut la faire bouger, y mettre et y puiser de l’énergie.

Avec nous, les bus sont pleins, nos sorties sont rejointes par tous les publics habituellement volatiles. Nos locaux, aussi exigus soient-ils , deviennent des centres, où il se passe et se produit toujours quelque chose.

Nous n’aurions pas pu bâtir, construire et réussir tout cela, sans vent contraire. Nous n’aurions pas pu faire pousser tout cela sur un terrain fertile ou dans un jardin anglais. Il y fallait de la difficulté, et la résistance de la réalité . Il y fallait du contact et l’inertie de la matière.

Et aujourd’hui nous voyons fleurir quantités de nouvelles expériences, et de références à ce que nos mettons à l’œuvre.

Impossible duplication institutionnelle

Nous assistons avec étonnement au fait que ce que nous réalisons depuis tant d’années, devienne une source de préconisations , d’inspiration , pour le pilotage des institutions … avec des réalisations plus tôt inégales.

“Aller vers”; “Pouvoir d’agir”; “travail hors les murs”; les incantations à ce que le travail social noue ou renoue avec la continuité et l’inconditionnalité …, nous observons, avec surprise que le travail institutionnel tente à son tour de se rapprocher de cette liberté que nous avons depuis l’origine, que nous avons depuis notre premier souffle.

Mais on tente de recréer cette liberté “in vitro”, hors sol et hors contexte et il ne faut pas s’étonner dès lors que les meilleures intentions aboutissent communément et paradoxalement au renforcement des pratiques qu’il s’agissait de réformer.

Ainsi le travail “hors les murs” aboutit- il couramment dans les pratiques pilotées par le haut, à transporter vers l’extérieur les cloisonnements et les rigidités qu’il était question de fuire.

Ainsi le mouvement “de désinstitutionnalisation”, aboutit-il le plus souvent à institutionnaliser la vie privée et sociale , et à rigidifier de nouveaux territoires. Ainsi le “développement du pouvoir d’agir”, s’épuise si souvent à renvoyer les gens à leur propre impuissance et à leur manque d’autonomie.

De même , dans le milieu de l’enseignement, la vogue de “la classe inversée”, mène à encore plus d’inégalités sociales et de discrimination scolaire,

De même qu’on ne fait pas l’économie du coût de la Liberté, on ne fera pas davantage l’économie des constats de faillite des institutions qui monopolisent et épuisent aujourd’hui tous les moyens disponibles, que celles ci ressortent du champ de la Culture, de l’Enseignement, de l’Éducation spécialisée et du Médico-social.

On arrivera bientôt à bout des logiques de renflouage et de colmatage des Titanics qui prennent l’eau de toute part. Le plus tôt sera bien sûr, le mieux.

MARDI 20 JUILLET 2021

Sortie à la ferme pédagogique de Longjumeau

Nous sommes partis à 25 découvrir la ferme. Il y avait des enfants vivant en hôtel “social”, d’autres vivant au quartier de Saint Eloi. Nous avons été très bien accueillis par le fermier. Nous avons pique-niquer tous ensemble à la ferme avant d’aller à la découverte de la ferme. Les enfants avaient peur au début des animaux mais petit à petit ils les ont caressés, portés et nourris. Une expérience qu’ils n’oublierons pas. Ils ont même pu monter sur un tracteur! Une petite chèvre nous a suivi toute la visite autant dire que les enfants ont été charmés! Les familles pourront y retourner toutes seules et c’est même gratuit un dimanche par mois ! Les sourires étaient sur tous les visages.

MERCREDI 21 JUILLET 2021

Atelier Saint Eloi

Aujourd’hui nous avons fait atelier cuisine de rue ! un vrai succès. Les enfants étaient aux rendez-vous comme d’habitude. Ils ont été ravis de  mettre la main à la pâte. Ils ont apprit à travailler la pâte. Nous avons fait frire nos beignets personnalisés et nous avons résisté jusqu’au goûter pour les dévorer tous ensemble. Le goûter a été un véritable moment convivial. Nous nous sommes rappelé la recette de la pâte et nous avons discuté de notre prochain atelier. Paul a demandé le “Quoi de neuf?” et les enfants veulent refaire d ela cuisine mercredi prochain.

Eden et Christelle deux mamans avec qui nous sommes partis en vacances familles sont venus nous voir pour nous donner des nouvelles. Les enfants qui sont partis avec nous en vacances familles étaient fiers de raconter tout ce qu’ils avaient fait en Bretagne à leurs copains.

Encore un bel atelier plein de vie!

 

Atelier Bel Air

Aujourd’hui c’était atelier petite enfance, les enfants étaient nombreux et ont adoré jouer aux jeux de société, les mamans nous ont accompagné et étaient ravis de partager un moment de loisir avec leurs enfants.

Nous avons mangé du bon pain avec de la confiture et nous nous sommes dit à mercredi!

 

Atelier Parc du chateau

Aujourd’hui nous avons fait un atelier petite enfance, un atelier peinture et un atelier sport qui a eu beaucoup de succès. Nous avons fait du tir à l’arc et de la boxe. Les mamans étaient réticentes à venir sur l’atelier mais à force de persuasion elles ont fait un pas vers nous et elles ont pu découvrir l’association des Robinsons! Nous espérons les revoir mercredi prochain.

 

JEUDI 22 JUILLET 2021

Atelier Astoria

Aujourd’hui nous avons fait un atelier petite enfance, un atelier sportif avec du tir à l’arc qui a beaucoup plu. Il y avait également un atelier dessin et un atelier perles qui a eu énormément de succès ! Le goûter s’est bien déroulé, les enfants était plutôt calme et nous ont demandé si nous pouvions encore ramener le tir à l’arc la semaine prochaine.

 

Atelier du Skate parc

Nous avons passé une belle après-midi! Nous avons joué à plein de choses différentes: nous avons fait un grand jeu collectif, des jeux de société, joué au jeux en bois et aussi à la petite enfance. Nous avons revu Najami et son fils de 1 an, Mori! Un vrai bonheur d’échanger avec elle et son fils. Nous avons distribué quelques denrées alimentaires et préparer notre gouter pain confiture. Le goûter a été très convivial!

Atelier au quartier de Massy

Aquarelle, petite enfance et jeux de société au menu de cet aprème. Une bonne ambiance malgré la chaleur, les parents sont nombreux à nous rejoindre avec leurs enfants. Laura a entreprit de donner aux familles des denrées alimentaires (cacao, purée mousline, boîtes de conserve diverses…) en parallèle de l’activité. Nous nous disons à jeudi prochain après un bon goûter, pain au lait et confiture arrosés de sirop !

VENDREDI 23 JUILLET 2021

Atelier au bidonville “Antonypôle”

Aujourd’hui nous partons au bidonville d’Antonypôle, où nous nous rendons tous les vendredi. Nous partons plus tôt que d’habitude car c’est les vacances et que nous devons être rentré-es tôt pour le concert d’Aven Savore qui a lieu ce soir à Athis Mons. Notre équipe se répartit les activités : Djema les jeux de société, Jeanne et Emma le dessin, Maïté la petite enfance. Nous emmenons Nassim, un enfant de Chilly-Mazarin qui vient très souvent au local, avec nous. Arrivé-es au bidonville nous avons le plaisir de voir Florin, Natacha, Sedan accourir vers nous et nous aider à porter les tapis.

Une fois sur la place où nous faisons nos ateliers, nous retrouvons nos habitué-es : Iermina, Raul, Rebecca, Marco, Lavinia, Beti et beaucoup d’autres… Maïté apprend à Ahem à faire des galipettes et lit des histoires avec Florin et Nassim. Jeanne et Emma sont sollicitées pour aider les petites à tracer des coeurs et à écrire les noms des membres de leur famille sur leur dessin. Djema joue au UNO avec des garçons, tandis que Natacha s’exerce à tracer des mots et des lettres sur des modèles apportés par les pédagogues.

Après une bonne heure d’atelier, tout le monde a très chaud et soif : il fait 32 degrés et il y a beaucoup d’enfants en bas âge ! Nous nous installons calmement en rond, Maïté fait chanter les enfants tandis que Lavinia et son amie distribuent les gobelets, l’eau et le sirop de grenadine. Jeanne donne les pains au lait préalablement tartinés de confiture de fraises avec Djema. Les mamans s’enquièrent de notre programme de l’été : allons-nous partir en vacances ? Les enfants auront-ils des jeux tout l’été ? Nous les assurons de notre présence jusqu’au 15 août, et nous nous quittons sur des “à vendredi prochain” et des “tchoumi” ! Les enfants ne veulent pas nous laisser partir, se roulent sur les tapis et les matelas de sol…

 

Atelier Rocade

Aujourd’hui nous avons fait des jeux de société (uno et autres jeux de cartes), des coloriages et des activités de la petite enfance (dinettes, construction) . Les enfants ont aussi pu déguster de bonnes crêpes à la confiture faites par Fatoumata. Comme nous sommes en vacances, on a eu environ 15 enfants qui ont participé à toutes les activités. Le goûter s’est très bien passé, les enfants se sont régalés. 

Atelier Parthénon 

Aujourd’hui Ilyanna et Emma ont fait un pôle petite enfance, une activité dessin et un espace canapé avec des livres. Le coin lecture a beaucoup plus aux enfants. Ils ont également beaucoup aimé jouer avec des avions en papier, certains étaient demandeur d’apprendre à en faire eux même. Ça serait sympa de faire un atelier origami pour leur apprendre à faire des avions et d’autres pliages. Nous avons danser et lu une histoire avant le goûter. Maïté s’est occupée de finir les inscriptions pour les colonies de vacances avec les mamans.

Importance sociale et distance institutionnelle

Axiomes de Pédagogie sociale (I) : Importance sociale et distance institutionnelle

Les invariants de l’empêchement

Les pratiques en Pédagogie sociale rencontrent partout où elles se créent et se développent à des difficultés semblables.

Certaines d’entre elles ont même été connues, vécues et “théorisées par les “Pères fondateurs”. Nous connaissons ces constantes; elles sont communes des actions sociales et éducatives qui n’ont été ni souhaitées , ni commanditées depuis les institutions, les collectivités ou la sphère politique.

Photo Claudine Cochet

Nous connaissons ces situations qui se répètent: manque de soutiens pérennes, difficulté à accéder à des locaux, déficit de reconnaissance.

Pour comprendre ces constantes, mais aussi la ténacité de ces obstacles , il faut en analyser les processus et découvrir quels points de vue, quelles logiques les sous-tendent.

Les pédagogues sociaux sont ainsi dans la double contrainte de devoir non seulement supporter mais aussi assimiler les logiques qu’on leur oppose. C’est une clef, une nécessité, pour trouver la force , comme la motivationde continuer .

En un mot, il faut des “modèles explicatifs”.

Modéliser les difficultés

Au travers de cette KroniK et des deux suivantes, nous allons tenter de modéliser ces difficultés. Nous allons en faire des “axiomes”, comme en théorie mathématique.

Le premier ce ces axiomes devrait servir à comprendre pourquoi et comment les Institutions, les collectivités, peinent à percevoir l’importance des actions en Pédagogie sociale et cherchent toujours à les assimiler à des actions locales, événementielles, et sans lendemain, en leur déniant leur qualité .

Qu’est ce qui fait que le champ de vision de l’institution soit toujours obnubilé, occupé, et peut être même au final, “bouché”, par de petites actions locales, placées en concurrence, et qui servent de référence?

L’explication est toute simple: les actions sociales souvent irrégulières , qui sont effectuées au plus près des institutions et collectivités, occupent tout le champ d’intérêt et de vision dont celles-ci sont capables, du fait de la proximité de leurs acteurs, avec ces mêmes collectivités et institutions.

Disons les choses différemment, sous la forme justement d’un axiome :

“L’importance éducative, sociale ou culturelle, d’une action, est indirectement proportionnelle avec sa proximité des institutions et collectivités, appelées à les soutenir”

Un simple schéma permet à la fois de comprendre et rendre compte de ce phénomène.

Ce schéma permet de rendre compte d’une disproportion , entre l’importance sociale d’une action et sa distance, relationnelle, sociale, culturelle , ou politique d’une institution ou collectivité.

Une action, même petite, même sans commune proportion avec une autre, peut très bien occuper tout le champ de vision de l’Institution.

A. Obturation du champ de vision institutionnel

Que veut dire , occuper le champ de vision? Il s’agit en fait de phénomènes très simples et très concrets : toutes les activités de l’action “A” sont sur-visibilisées, sur-communiquées; au même moment où les actions plus importantes de l’action “B” ne sont ni vues, ni relevées.

Cet axiome explique en fait pourquoi l’importance sociale d’une action n’est jamais significative, à elle seule, ou en tant qu’elle même. Aucune action n’ a de valeur en elle même, sauf si on la réfère à un champ d’intérêt ou de vision institutionnel, forcément précis et situé dans un point unique et spécifique de l’environnement.

On pourrait dire les choses autrement: on ne voit que ce qu’on éclaire.

B. Le changement vient de la distance

Le second enseignement , lié à ce schéma, sa seconde conséquence , pourrait-on dire , c’est que le changement social, culturel, éducatif ne peuvent se produire qu’à distance des institutions et collectivités. C’est sans doute la conséquence la plus révolutionnaire; celle qu’il est le plus difficile d’admettre et d’assimiler. Il ne peut y avoir de changement que dans la rupture et la faille.

Tant que l’on reste dans ce qui est souhaitable, admissible, attendu, proposé, on ne réalise aucun changement véritable. Tant que l’on reste dans ce qui est visible, on se contente de produire soit du symbolique, soit du “même”.

Il faut sans doute de l’invisibilité pour pouvoir créer. Et la création sociale n’échappe pas à la règle.

La vie a besoin d’obscur.

Mardi 6 Juillet

Atelier Bidonville Opel

Aujourd’hui une belle équipe des Robinsons s’est rendue comme d’habitude – depuis un peu plus d’un mois – sur le bidonville de Massy. Nous avons mis en place des différents espaces au sein desquels différentes activités se sont déroulées. Je me suis occupée de la peinture avec les grands et les petits. Quelques mamans nous a rejoints sur l’atelier qui s’est révélé être un bel espace d’échange. Erick et Rayane se sont mis sur le sport avec du tir à l’arc et un jeu de société. Marie était sur le soutien scolaire alors qu’Anita a réalisé un atelier de peinture pour les plus petits. Halima a crée un espace petite enfance. L’après-midi s’est terminé par un beau goûter en bonne compagnie.

A la prochaine

Chiara

 

Atelier de Bel Air

Aujourd’hui c’est le dernier jour d’école et les enfants sont impatients de nous retrouver sur les ateliers de rue avant de dire “au revoir” où sinon “adieu à leurs camarades de classe. Une belle journée qui est bel et bien couronnée de joie et de bonheur avant de nous joindre pour un court moment à l’atelier de rue pour des jeux de société et des petits travaux dans le potager. Un bon goûter, est partagées avec les présents afin de leur dire ” a bientôt”.

A plus!

MECREDI 7 JUILLET 2021

Atelier au quartier de Saint-Eloi

Magnifique atelier à Saint-Eloi, où les enfants s’appliquent à peindre à l’aquarelle. Je leur demande aujourd’hui de prendre leur temps, et le résultat est surprenant. Mathias propose un “Quoi de neuf ?” concomitant à un atelier perles. Djema et Emerson joue des parties de foot toute la journée avec différents enfants. Miruna quant à elle reste avec les plus petits : ils fabriquent des tours géantes en Kapla et réalisent des parcours avec les briques. On prend le goûter, et on se dit à mercredi prochain !

 

Atelier au parc du Château

Aujourd’hui nous sommes allés au parc du Château. Il y avait plusieurs pôles d’activités créatifs et sportifs comme les dessins, les jeux de société, le foot ou encore le tennis de table. C’était une bonne après -midi malgré le peu d’enfants présents. Des parents sont venus poser des questions sur l’association au moment du gouté. Ils seraient ravis de revenir avec leurs enfants à la prochaine activité.

Atelier au quartier Bel-Air

Cet après midi nous partons à Bel Air avec de nombreuses activités créatives (peinture sur soie, collages, décalquages, dessin…), un atelier petite enfance et une équipe de jardinage. Les courgettes, les tomates et les blettes sont en train de murir doucement et on peut déjà grapiller des cassis ou des petites fraises ! Fatoumata, Laura et Ricardo jardinent, bientôt rejoints par l’infatigable mamie Zora. Pendant ce temps, Jeanne invite les enfants à couper, coller, dessiner pour créer des univers fantastiques. Lionel anime la peinture sur soie et Fatou et Marane la petite enfance. Les enfants arrivent peu à peu et nous sommes un grand cercle pour le goûter. Chacun récupère son oeuvre et part tout excité !

 

JEUDI 8 JUILLET 2021

Atelier à Massy

Petite enfance géante, aquarelle, foot et jeux de société cet après-midi à Massy. Les enfants réalisent de superbes peintures, tandis que les mamans et leurs bébés renouent avec Laura, que nous avons le plaisir de retrouver à l’association. Le goûter pris, nous nous disons à jeudi prochain !

 

Atelier au Skate Park

Aujourd’hui super atelier au Skate Park de Longjumeau ! Les enfants étaient très contents de nous retrouver. Nous avons mis en place deux belles tables: une dédiée aux parents, dans laquelle pouvaient profite de thé et café, et discuter un peu avec nous, et une autre réservée aux enfants, pour créer des beaux dessins. Plus loin, un grand groupe a formé deux équipes, et les deux se sont défiées au foot, dans un match génial et rempli d’actions magnifiques! Sur un tapis, un autre groupe a crée des beaux CD colorés avec des fils de laine! Nous avons terminé avec un super goûter, et nous nus sommes dit à demain, pour le festival des droits des enfants à la Rocade!

 

Atelier Hôtel Astoria

Aujourd’hui nous sommes très attendus à l’hôtel Astoria et comme c’est le premier jour de vacances après les cours , les enfants sont impatients de commencer les activités. Des jeux collectifs bien animés par Erick et Anita avec de la joie et des moments de fous rires.

Un beau tapis de petite enfance animé par Halima et à côté d’eux,  Ricardo et Nicolae qui proposent du dessin et des perles en bracelets. Une belle après midi , couronnée de bonheur et de joie et en même temps nous fêtons l’anniversaire de Miguel et l’obtention du diplôme de ” CAP Petite Enfance”, de notre chère Anita et comme cadeau, on s’offre des glaces pour le plaisir de tout le monde.

A plus!

VENDREDI 9 JUILLET 2021

Atelier au bidonville d’Antonypôle

Le vendredi, c’est Antony ! Nous partons à 8 dans un bidonville situé le long de la A6, sur la commune d’Antony (92). Jeanne et Sénad animent la boxe, Erick le tir à l’arc, Fatou la peinture-aquarelle, Miruna les perles, Modou la petite enfance. Les enfants sont encore plus nombreux.ses que d’habitude car ce sont les vacances. Nous sommes une trentaine, accompagné.es pour cette fois de de Diana et Yasmine, une enfant et une adolescente qui fréquentent  notre centre social : pendant les vacances, elles ont envie de venir sur nos ateliers pour sortir et jouer l’après midi.

Tout le monde se répartit rapidement dans les différents ateliers pour apprendre à faire des directs et des crochets, des portraits et des paysages, des bracelets et des colliers, des châteaux et des dinettes… Florin réalise un paysage nocturne à la peinture et fait plusieurs combats ; Larissa se bat à poings nus ; Sedan et Diana réalisent plusieurs bijoux ; Iermina est très concentrée sur ses dessins, tandis que Vatican et Ahem écoutent Sénad leur raconter une histoire… L’après-midi se passe dans les jeux et se termine par un goûter pour tout le monde. A vendredi prochain !

Atelier à l’hôtel Welcome

Aujourd’hui belle journée à l’hôtel Welcome! Nous avons profité de la fin de l’école pour pouvoir faire un atelier beaucoup plus long. Nous avons installé les tapis pour les plus petits, qui se sont amusés en jouant avec plein d’activités différentes. A côté, les jeux de société ont eu beaucoup de succès ! Autour d’une table, des enfants ont commencé à faire des beau colliers avec les perles, avec leur maman, et au final les mamans sont restées toutes seules, et elles ont pu créer des magnifiques bijoux!

Nus avons terminé avec un bon goûter tous ensemble! A la semaine prochaine!

Atelier Rocade.

FESTIVAL DES DROITS DE L’ENFANT.

Ce vendredi 09/07/2021 à la Rocade, sous le ciel nuageux, nous avons accueillir plus de 70 enfants repartir sur des différents ateliers proposés par une équipe d’animation en partenariat avec l’association Evasoleil.

Notre équipe est composée des pédagogues, Animatrices et animateurs du champs social.

Notre travail de tous les jours et particulièrement aujourd’hui, consiste à mettre en place des ateliers participatifs et collectifs pour favoriser le lien social et de solidarité pour les enfants, avec les enfants et par les enfants eux mêmes.

Différents atelier on été mit en place par des animatrices et animateur de Intermède Robinson et de Evasoleil.

-Un premier atelier de jeu alimentaire dirigé par Narjisse de Evasoleil  Gréta de Intermèdes Robinson,

-Un deuxième atelier de jeu alimentaire dirigé par Théodor de Evasoleil et Halima de Intermèdes Robinson

 – Un troisième atelier Petite enfance dirigé par la Pédagogue Laura de Intermèdes dans la bonne ambiance

 – Un quatrième atelier de Ludothèque et /Jeux de société par Dominique de Evasoleil et Rayan de Intermèdes

 – Un cinquième atelier Hygiène et Propreté, dirigé par Lucie de Evasoleil et Djéma de Intermèdes .

Mathias coordinateur.

Après une petite démonstration de Capoeira par Lucie de Evasoleil et Mathias de Intermèdes, nous avons accueillir un publique de plus de 70 personnes à faire le gouté avec nous.

Notre festival de ce vendredi 09/07/2021 à prit fin à 18h30 à la Rocade dans une bonne ambiance par la distribution des colis alimentaire ; spécial ” Festival des droits de l’enfant

En espérant vous revoir très prochainement, voici pour vous quelques images de notre journée d’aujourd’hui.

Noté bien: notre Festival continu à l’hôtel social le Parthénon ce Samedi 10/09/23021 à partir de 15H15.

Suite du Festival à l’hôtel social le Partenan.

Ce samedi 10/07/2021 à L’hôtel social le partenan à partir de 16h, le ciel nuageux et les averses de la journée ne nous ont laissé d’autres choix que de mettre plusieurs de nos ateliers à l’intérieur. Malgré les condition météo nous sommes arrivé à rassemblé une cinquantaine d’enfant, d’autre accompagnés de leurs maman. 

Nous avons donc varié, adapté et remplacé nos animateurs en fonction des condition et besoin de ce public.

Djema et Lucie toujours à l’atelier Propreté et hygiène, Narjisse et Nattanael au jeux collectif, Francesca et Théodor à l’atelier création et sensibilisation au jeux alimentaire, Tha et Dominique à la petite enfance et jeux de société,

Mathias à la coordinateur.

Notre gouter c’est bien déroulé dans une bonne ambiance et à la fin du gouter, les sacs alimentaire spécial “Festival des droits de l’enfant” ont été distribués à des familles.

Voici pour vous quelque images en espérant vous revoir parmi nous très bien tôt.

Bien de choses à vous. *   Festival-droit-enfants-v1 Festival-droit-enfants-v2  

 

Atelier de la Villa St. Martin:

Malgré la pluie constante lors des activités dans le quartier sud, a la villa St. Martin, nous sommes rejoint par un petit groupe d’enfants qu’ont envie de faire des activités sportives et ludique avec nous. Un table avec du dessin et des craies, sont mis a dispositions par Ilanna et Nicolae, puis à côté d’eux, des jeux de ballons et un petit parcours avec Ricardo et Senad et deux autres adolescents.  Enfin, au moment du goûter nous avons tous partagée un bon moment avant d’aller rejoindre Laura et Fatoumata sur Bel Air , où elles avaient préparée du Iassa pour le plaisir des pêtits et grands.

Bon appétit !

A bientôt.

 

Atelier Bel Air

Aujourd’hui à Bel Air nous n’avons pas pu avoir beaucoup d’enfants car il y avait une fête à côté au skatepark. Malgré la fête on a réussi tout de même à avoir quelques enfants pour la cuisine, le tir à l’arc et le football ainsi que du jardinage en compagnie des mamans Zorha et Penda. Tout s’est très bien passé : nous avions mangé et bu un plat Africain du yassa préparé par Fatoumata. Par la suite l’autre équipe de la Villa St. Martin nous a rejoint pour partager un moment convivial.

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Plus une structure est dotée, plus elle est coupée de son environnement

Plus une structure est dotée, plus elle est coupée de son environnement

Axiomes de Pédagogie sociale (II) : Plus une structure est dotée en moyens et locaux, et moins elle agit sur son environnement

Je me souviens de mon étonnement, quand , jeune en formation d’instituteur, je m’étais retrouvé à être spectateur d’un show incroyable, sur une scène nationale, complètement vide… au coeur d’une cité à l’abandon.

Pas un seul habitant dans la salle; pas un seul enfant d’immeubles d’en face, venu en curieux. Pas un seul passage, pas un seul passant. La Scène nationale tournait le dos à la Cité d’en face qui aurait pu la remplir.

Qu’est ce qui avait raté à ce point, pour qu’une oeuvre coûteuse, luxueuse, tourne ainsi le dos à l’nvironnement le plus immédiat?

Compulsion de discrimination

Plus tard, dans les années 90 et les années 2000, j’ai été témoin de l’ouverture de lieux majestueux, tous situés en quartier populaire, mais structurés comme des îlots au milieu des flots.

Plus tard, à partir des années 2015, j’ai vu des bâtiments orgueilleux, comme des petits structures de quartier, se barricader contre tout public immédiat. Depuis les grilles aux fenêtres, en passant par les sas “anti poussettes”, et les guichets d’accueil dissuasifs et obligatoires, tout y était fait pour tenir à distance d’hypothétiques visiteurs.

Le contratse est poussé à son comble si on jette un coup d’oeil sur les richissimes structures médico-sociales , dotées de parcs, de nombreux lieux, occupés des fractions infimes de temps, tandis que dans la Ville, dans le quartier, une structure populaire chercherait en vain à accéder à un garage, une cave, ou même une boutique abandonnée.

La guerre de l’espace a eu lieu et elle a été gagnée par les fantômes. Par ceux qui occupent sans habiter, qui monopolisent sans abriter , qui détiennent sans partage, par principe et par précaution.

Renversement des missions

Une inversion totale des valeurs a amené à attribuer une estime de principe aux salles de cinéma d’art et d’essai, désertes , aux salles d’exposition , fermées.

Plus que l’efficacité sociale, la capacité à mobiliser les personnes et les groupes, à les sortir de l’isolement où la précarité les conduit, on a mis en avant une éthique supérieure de l’image. Ce qui compte c’ets d’avoir “bonne image”, si possible culturellement prestigieuse, pour mettre à distance ceux dont les besoins sociaux pourraient la ternir, seulement par leur simple présence.

Bien sûr, il reste tant de nostalgiques des années glorieuses de l’Education dite populaire, qui rêvaient d’éduquer les publics mal instruits. Ces derniers des Mohicans, continuent à rejeter la faute de leur exclusion sur les masses supposées ignares, mal éduquées et mal préparées à la vraie “valeur”.

Mais ces derniers combattants d’une mauvaise guerre sont eux même en difficulté, quand il s’agit de justifier de leur simple présence , ou de leur propre activité. Dans un combat d’arrière garde, ceux ci prétendent aujourd’hui se battre pour la civilisation, contre la barbarie, pour la vraie culture , contre l’inculture supposée de ceux dont ils craignent que leur misère soit contagieuse.

Que vaut une salle de théâtre municipal, qui en définitive n’ouvre son espace, à un public lointain et déjà convaincu (certes prêt à “payer”)… que 40 soir par an?

Imaginons ensemble tout ce à quoi elle pourrait servir, si au lieu d’attendre du public, elle se mettait au service des publics?

Espace d’initiatives, d’entraînement à la mise en scène, à la création artistique et culturelle (plus qu’à sa distinction), outil de création collective, voilà que le sanctuaire culturel, en passe de devenir un cimetière, pourrait devenir un lieu vivant, en un mot, un centre de vie , social et urbain.

Donner des leçons de vie, par le simple exemple, par la mise en pratique indiscutable, n’enrichit pas son homme, ni son organisation. Mais c’est le seul fil rouge qui nous maintienne au contact de la réalité sociale et à ses transformations , à l’ère des cataclysmes.

Il en faut du courage pour ouvrir; il en faut de la peur pour fermer, pour préserver, enterrer, se faire oublier.

Mais nous sommes entrés dans une ère de l’oubli impossible, au stade limite du refoulement.

A force de mettre tout le monde dehors, il n’y aura plus personne dedans. Alors les moquettes moisies s’endormiront dans la poussière , et les scènes où devrait briller ce qui naît , ce qui porte la vie, s’endormiront dans l’obscurité.

l’Amour du vide

Une étrange fringale anime nos élus et nos institutions; il faut du vide. L’espace public, la vie publique ne sont jamais aussi belles, que quand elles se réduisent à des lieux privés (de vie), des murs clos, des barrières sociales.

Il faut que le quartiers soient vides de toute vie et de toute présence sociale, forcément dérangeante. Il faut que les façades soient belles, que les enseignes luisent, abritant des locaux vides de toute utilité sociale.

Il faut la paix des cimetières, la tranquillité de l’invisibilité des indésirables. Une ville ne sera belle que si , telle un décor de cinéma, elle se résume à des façades en carton coloré.

Les projets sont épais, les intentions culturelles , éducatives, mises en avant sont phraseuses ; le Social est objet de discours, de postures, d’alibis. Mais il ne vit plus; il n’invente plus; il ne fait ni vie, ni centre.

MARDI 13 JUILLET

Atelier au bidonville de l’Opel

Un temps particulièrement pluvieux (eh oui, nous sommes constamment tributaires de la météo) nous attend au bidonville de l’Opel, à Massy. Mais les habitants aussi sont là, souriants et heureux de nous voir ! Au beau milieu des maïs qui ont bien poussé, nous proposons aquarelle et perles sous la grande pergolas faite maison des roms. Je prend Rosa sur mes genoux ; elle est pieds nus, et son visage affiche un perpétuel sourire. Elle n’a qu’une hâte, c’est de peindre. Elle ne tiens pas bien son pinceaux, je lui montre comment il faut faire. Elle se marre en me voyant essayer de lui expliquer un truc avec mes mots de gadji.

Atelier de Bel Air:

Cette après-midi nous sommes de retour au Potager des Robinson, pour des nouveaux ateliers d’expression artistique et des jeux autour de la compétition, pour travailler en équipe mais aussi pour donner la possibilité a chacun( une) de nous émerveiller. A ce beau programme, on rajoute un pluie incessante, qui nous obligent a nous réfugier dans les locaux poubelle pour la continuité des activités.

Malgré tout ça, la bonne ambiance te la joie règne à l’intérieur du groupe et des belles œuvres sont produites et des belles histoires sont racontés, pour le plus grand plaisir des présents.

Le goûter viens clore l’activité, afin de se dire a bientôt.

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Atelier Massy

Aujourd’hui il n’y avait pas beaucoup d’enfants sur l’atelier de Massy. Peut-être qu’une parti d’entre eux sont partis en vacance avec leurs famillles. Samy, le père du petit Sohane nous le confirme. Malgré le petit nombre inusuel, nous avons pu passer un très agréable après midi entre foot, petite enfance et… atelier cuisine. Plusieurs mamans et un papa nous ont rejoints dans la préparation de celles-ci et nous avons pu terminer par un bon goûter et une petite distribution alimentaire avec les pro fuits frais que nous avons reçu au local.

A la semaine prochaine

Chiara

Atelier a l’hôtel Astoria :

Une belle journée , très ensoleillée a Astoria.

Des enfants très impatients de nous retrouver et de faire des belles activités avec nous. A l’extérieur de l’hôtel, toute une meute d’enfants et jeunes se réunissent  pour passer une agréable journée en notre compagnie.

Des jeux de ballon et du tir-à-l’arc avec Ricardo et Erick. Pour le reste  Nicolae et Samira proposent des jeux autour de la petite enfance et des perles avec les adolescentes qui sont très impatientes de montrer leurs œuvres artistiques. La journée finit en beauté avec un bon goûter bien mérité.

A plus!

Mercredi 14 juillet

Tournée Aven Savore Jour 1

Aujourd’hui c’est le grand départ : notre troupe de chants et danses tsiganes Aven Savore part en tournée pour 6 jours et 5 nuits. Nous nous retrouvons à 10h au local et nous rencontrons notre chauffeur, Mickaël. Puis nous montons dans son car et nous partons direction Saint Jean Froidmentel, un petit village pas loin de Châteaudun. Là bas nous avons rendez vous au “Moulin Bleu” pour un concert. Nous commençons par un pique-nique, puis une répétition. L’endroit est très beau avec des gîtes, des animaux, une rivière, un grand potager et plein de gentils babas cool. Tout le monde va se baigner dans la rivière, à grands cris. Puis on mange, la soirée commence doucement et nous présentons notre spectacle. Le public est très encourageant, à la fin tout le monde vient sur scène et danse avec les enfants. Nous récoltons un beau chapeau et la soirée continue : les enfants font les DJs jusqu’à minuit !

Puis nous allons nous coucher dans les 2 gîtes mis à notre disposition : nous avons empilé des matelas, on dort serrés mais on dort bien !

Atelier Skate pack ce jeudi 15/07/2021

Aujourd’hui notre Atelier c’est bien passé malgré qu’un nombre conséquent est parti en vacance, nous avons vécu des moments tranquille et conviviales avec des différents atelier proposé par l’équipe.

Notre équipe est composée de Fatouma et Mathias à l’atelier créatif et jeux de société, Mirouna à l’atelier petite enfance, Marane et Emerson au foot .

Nous avons terminé le gouter avec un bon nombre d’enfants dans une très bonne ambiance.

Voici pour vous quelques images en espérant vous revoir très bien tôt parmi nous.

Tournée Aven Savore Jour 2

Nous réveillons au Moulin Bleu. Après un petit déj à base de pastèque et de pain fait maison par les habitant.es du lieu, nous repartons illico presto. Direction Dijon où nous attendent nos ami.es de la Maison Phare, une association qui pratique la pédagogie sociale dans un quartier situé à l’est de Dijon. L’accueil est très, très chaleureux. Nous arrivons au milieu des ateliers et sommes invité.es à partager le goûter et l’assemblée des présent.es. Ensuite nous chantons ensemble, tandis que Mathieu, Hélène, Clément et Hassania préparent un dîner pour nous : des salades de concombres et de pâtes, des pizzas, du gâteau au chocolat. Après ce dîner animé nous repartons pour dormir à l’hôtel Ethic Etapes où la Maison Phare nous a réservé des chambres de deux. Après la nuit serrés au gîte, c’est confort !

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16 juillet 2021

ATELIER ROCADE

Aujourd’hui comme d’habitude, notre atelier c’est bien déroulé avec plus de cinquantaine enfants.

Notre équipe est composée de Fatoumata et Laura à l’atelier barbe à papa, Glory et Mathias à l’atelier chamboule-tout, Samira et Aissatou à l’atelier jeux de lancer au cerceau. Djéma et Marane à la surveillance encadrement et accompagnement ( Explication des consignes et l’accompagnement à la participation ).

Nos ateliers était dans prévu pour une ambiance festive, vu que notre dernier passage à la rocade était lors du festival des droits de l’enfant que tout les enfants qui avait eu lieu le vendredi 09/07/2021 qui avait renforcé eu peu le lien social avec notre public.

Le gouter c’est aussi bien passé malgré la quantité insuffisant des aliments car nous avons prévu notre gouter pour une quarantaine d’enfants  au lieu d’une cinquantaine.

Les enfants étaient compréhensible et ont participé au bon fonctionnement des ateliers avec nous . Certains parents assistèrent nos ateliers avec bienveillance.  voici pour vous quelques image vous donnant une idée sur notre atelier d’aujourd’hui. 

 

Tournée Aven Savore Jour 3

Nous nous réveillons à l’hôtel Ethic Etapes à Dijon. Le petit déj est généreux : croissants, tartines, céréales et fruits pour tout le monde ! Dès que nous sommes prêt.es nous retournons à l’école “Alsace” où nous accueille l’équipe de la Maison Phare, et beaucoup d’enfants. En effet, cette association accueille tous les jours une centaine de jeunes, pour leur proposer des activités et aussi un grand déjeuner gratuit. Nous sommes invité.es à participer à cette action sociale en animant une “Master Class Aven Savore”, c’est à dire que nous présentons nos chorégraphies et nos chansons aux enfants du quartier, et nous leur apprenons à les refaire pour les intégrer au spectacle. Cette activité nous prend toute la journée, heureusement entrecoupée d’un déjeuner collectif, à base de melon et de couscous végétarien.

Toute la journée Hafsatou anime la Master Class, montrant des pas tsiganes traditionnels, la chorégraphie de notre chanson “Je veux voyager” et les paroles de “Zolda Zerdo”. Pour cette chanson chaque enfant d’Aven Savore prend un enfant de Dijon sous son aile et lui montre comment faire un petit solo, afin de participer au spectacle.

Le soir nous jouons notre spectacle devant les habitant.es du quartier, qui ont le plaisir de voir leurs enfants monter sur scène pour chanter et danser. Il y a du vent et beaucoup de monde mais les enfants ne se laissent pas déconcentrer. Il y a aussi une flash-mob animée par Hassania, qui apprend la danse hip-hop aux filles du quartier. “J’ai beaucoup adoré qu’il y ait des filles nouvelles qui viennent danser avec nous”, confie Sarah. Le concert est filmé par Shérazade, Martin et Louis, l’équipe de l’association Les Projos.

Après tous ces spectacles nous dinons et rentrons nous reposer à l’hôtel. Quelle journée !

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Atelier à Welcomotel de Chilly Mazarin :

Quelle agréable journée ! Hum…

Il fait chaud, il fait beau et tout le monde est heureux!

Un atelier peinture avec Halima, qui à beaucoup de succès  parmi les ados, et à côté , Illyana propose des jeux de motricité et de la dinette pour les plus petits. Nicolae avec Adam et Moustapha, s’amusent bien et sont trop heureux de faire de la boxe ensemble. Quant a Ricardo et Toby, démarrent une partie de foot avec les garçons , dans la joie et dans la bonne humeur, en montrant leurs qualités de joueurs de foot.

Une belle après-midi qui finis avec un goûter bien frais, voir surgelé!

Des glaces…houpii!

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17 JUILLET 2021

Sortie à la base de loisirs d’Etampes

Nous avons organisé une extraordinaire sortie avec les familles de l’hôtel “social” Le Parthénon.

Nous sommes partis avec 11 enfants de moins de 3 ans, et nous étions 72 en tout! de tous les âges. Pour la majorité des enfants il s’agissait de la seule sortie de l’été! Les enfants ont pu profiter de l’énergie positive des Robinsons pour jouer comme des fous dans l’eau. Nous avons vécu des moments très chaleureux avec les enfants et les familles! Nous avons aussi pu nous entrainer à nager un peu. Le goûter a été fabuleux et le soleil nous a réchauffé. Nous avons beaucoup échangé et parlé de nos prochaines aventures!

Tournée Aven Savore Jour 4

Nous nous réveillons de nouveau à Dijon, mais cette fois c’est pour partir. Une journée de folie nous attend : 4 heures de route jusqu’à Paris, concert express au parc Montsouris dans le 13e arrondissement, puis à nouveau 4h de route jusqu’à Coutances en Normandie.

Après une longue route, nous nous installons très vite dans le kiosque en face du restaurant. Le public se rassemble et les enfants qui ont à peine eu le temps de se préparer dans le car n’hésitent pas à s’élancer sans échauffement ! Une fois de plus, la troupe nous surprend par son efficacité, et surprend le public par sa joie et la beauté de l’ensemble.

A peine le spectacle achevé, nous repartons aussitôt pour rouler jusqu’en Normandie. Nous disons au revoir à notre violoniste Blandine qui reste à Paris. Le voyage est long alors en arrivant nous allons directement diner et nous coucher. Nous sommes hébergé.es dans l’internat du lycée agricole de Coutances, grâce au festival “Chauffer dans la noirceur” où nous jouerons demain…

18 JUILLET 2021

Tournée Aven Savore : Jour 5

Aujourd’hui c’est un grand jour, le dernier jour de la tournée, mais aussi le jour où nous avons 2 concerts, au festival Chauffer dans la noirceur. C’est un grand festival au bord de la mer, avec plusieurs scènes, beaucoup de musicien.nes et d’artistes du théâtre de rue. Nous avons rendez-vous à midi pour faire les balances sur une scène entourée de gradins, avec 1500 sièges ! C’est impressionnant, le son fait vibrer.

Après avoir balancé et nous être costumé.es, c’est notre tour ! Le concert se passe très bien et le public est très enthousiaste : une centaine de personnes sont rassemblées et applaudissent à tout rompre ; trois fois, le public rappelle les enfants qui finissent le spectacle dans la foule, faisant la ronde avec les spectateurs et spectatrices, au son des percussions. Nous recevons beaucoup de compliments du public et de l’équipe d’ingés son, et une journaliste de la presse locale interviewe Hafsatou, Greta, Abdel et Yaëlle.

Après avoir déjeuné, tout le monde a très envie d’aller se baigner : la plage est juste derrière le festival ! Nous prenons nos maillots et nous y allons, il fait très beau, nous restons presque une heure dans l’eau. Luiza apprend à faire de la brasse, tandis que Juliette et Kledjona essaient de couler Laurent.

Il faut bientôt repartir car certaines filles de la troupe ont rendez-vous à l’espace radio pour une interview. Pendant ce temps, les plus jeunes prennent le goûter et c’est déjà l’heure de se remettre en tenue : nous sommes attendu.es pour faire une performance sur le site du festival. Toute la troupe danse au son des batteries du groupe Nomad Men, puis au son de nos chansons tsiganes favorites. Le public se rassemble autour de nous et comme à notre habitude nous prenons les gens par la main pour les inviter à rejoindre la danse. Nous avons le plaisir de recroiser des gens qui était dans le public à midi, qui sont plein de compliments pour les enfants.

Mais la journée n’est pas finie… Après dîner, nous proposons aux enfants d’aller tou.tes ensemble écouter des concerts. Nous écoutons les concert du rappeur et beat-boxeur MK14, sur la scène où nous avions joué un peu plus tôt. Après, sur la grande scène, c’est Asaf Avidan, un chanteur israëlien que beaucoup d’entre nous connaissent et aiment. Enfin, un moment magique devant un spectacle de pyrotechnie, avec un jongleur de feu.

Quelle soirée ! Les enfants sont épuisé.es et s’endorment dans le car. Nous rentrons à Coutances les coucher…

 

 

LUNDI 19 JUILLET

Tournée Aven Savore Jour 6

On est dans le car, on rentre à Chilly Mazarin, on a trop chaud !!!!!

MARDI 20 JUILLET

Atelier opel

Cet après-midi, nous étions au soleil pour l’atelier sur le bidonville dit “opel”. Au programme, du dessin et coloriage avec Ilyanna et Glory, un poôle petite enfance avec des jouets et des livres animé par Maïté et Sira et un atelier “cirque” pour les plus grands avec Sophie. Les enfants ont pu s’essayer à divers jeux d’adresse et d’équilibre avec une slackline, un pédialier d’équilibre, des diabolos et un chamboul’tout avant de se retrouver pour un moment calme en préparant et partageant un goûter avec plein de fruits !

à la semaine prochaine !

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Prochains événements

  1. Concert Ibrahim Maalouf + Haidouti Orkestar + Aven Savore à la Cigale

    septembre 27 @ 8:00 - 5:00
  2. Concert Haidouti + AVEN SAVORE au festival “Villes des Musiques du Monde”

    octobre 16 @ 8:00 - 5:00
  3. Session formation bases Pédagogie sociale – Cycle I

    octobre 19 @ 9:30 - octobre 21 @ 4:30
  4. Festival “Paulo Freire et la Pédagogie des opprimés”

    octobre 25 - octobre 26
  5. Concert AVEN SAVORE à AVION (62) Dans le cadre du Festival de Pédagogie Sociale

    octobre 25 @ 8:00 - 5:00

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