On n’est pas des robots !

ON N’EST PAS DES ROBOTS !

Au prétexte de «simplifier » les démarches administratives, de centraliser des données ou encore de soutenir la croissance d’industries au prestige largement fantasmé, la numérisation des services publics et privés s’est accentuée. La crise sanitaire a accéléré ces transformations : énormément de processus ont été « distanciés », mis « en ligne » ou encore plateformisés.

Par nos activités, nous sommes en position d’observer les conséquences sociales de ces numérisations. A notre local ou sur nos terrains d’intervention (QPV, hôtels du 115, bidonvilles…), nous accompagnons des personnes pour toute sorte de demandes : des personnes qui ne parviennent pas à inscrire leur enfant à la cantine, à prendre un rendez-vous en préfecture pour renouveler leur titre de séjour, à prendre des rendez-vous médicaux en ligne, à ouvrir des courriers de la CAF… Des personnes qui ont besoin de créer une adresse email, un CV, un espace client sur tel ou tel site… Des jeunes qui ont besoin de se connecter à leur ENT, d’imprimer leurs devoirs, de suivre l’école quand les classes sont fermées… Toutes ces formalités se normalisent, alors qu’elles renforcent leur dépendance et leurs difficultés : aux difficultés liées à l’illettrisme, à l’allophonie ou à la méconnaissance des institutions s’ajoutent l’illectronisme, le manque d’équipements et l’absence de contact humain.

L’illectronisme n’est pas un état de fait, une malédiction qui frapperait certaines personnes et pas d’autres. Il est entretenu par les modifications régulières des applications, des interfaces, des systèmes d’exploitation, des plateformes… D’une connexion à l’autre, il faut de nouveaux comptes, de nouveaux mots de passe, de nouveaux documents à fournir, des équipements plus puissants pour les faire tourner… Dans le monde numérique, il y a toujours des nouveautés auxquelles s’adapter, sous peine de se retrouver face à un écran-mur. La surenchère en services numériques entraîne une surenchère dans la collecte des données, et donc une surenchère en systèmes de sécurité, lesquels requièrent à leur tour de nouveaux processus numériques… Ainsi, afin d’inscrire une adolescente à la cantine de son collège, une maman devait consentir à ce que ses empreintes digitales soient scannées quotidiennement par une machine qui contrôle leur entrée à la cantine. Pour cela, il fallait créer un compte sur une plateforme du département, y charger un grand nombre de documents, pour ensuite télécharger un formulaire, à imprimer, signer et remettre à l’école. La famille devait éditer les formulaires à remplir, et pour cela remplir d’autres formulaires en ligne. Elle ne devait pas seulement produire des données numériques ; elle devait consentir numériquement à l’usage de ces données numériques, et pour cela en produire de nouvelles… C’est un cercle vicieux, et un transfert de charge sur les usagers : ce n’est plus au collège de produire et de remettre les formulaires, c’est aux familles de le faire, et quand elles n’y arrivent pas, on ne leur dit pas vers qui se tourner.

Et de fait, il y a de moins en moins de gens vers qui se tourner : plus les processus sont numérisés, moins il y a d’emplois créés pour accompagner les gens à l’accomplissement de ces processus. Les techniques numériques sont souvent vues comme des robots capables de remplacer les humains, qui tourneraient tous seuls et permettraient de diminuer les coûts du travail. En réalité, on aurait besoin de nouveaux professionnels pour accompagner à l’usage de ces outils. En leur absence, tous ces outils sont inutilisés, deviennent des poids inutiles, voire une angoisse : pendant le premier confinement, on nous a donné des tablettes, en nous demandant de les transmettre à des familles précaires confinées, pour que les enfants puissent suivre leurs cours à distance et connaître leurs devoirs à faire. Les familles ne sachant pas se servir de ces tablettes toutes neuves, et ignorant s’il s’agissait de dons ou de prêts, furent saisies par la crainte de les abîmer et de devoir ensuite les rembourser. Elles les rangèrent donc quelque part chez elles, à l’abri des enfants, et ne s’en servirent pas du tout. Ces objets représentaient un problème et non une solution – la solution fut, comme toujours, d’accueillir les élèves à notre local, de les aider à trouver, imprimer, comprendre et effectuer leurs devoirs.

L’accompagnement humain à l’usage (ou à l’évitement) des systèmes numériques est d’autant plus nécessaire que les techniques numériques ont une obsolescence rapide : les systèmes d’exploitation, les logiciels et les compétences des usagers doivent régulièrement être mises à jour. Les institutions doivent garantir l’accès aux services publics par des processus numériques simples et surtout stables ‑ ne pas s’acharner à suivre une course chimérique à « l’innovation », ne pas ajouter des outils aux outils. Il faut sortir du « solutionnisme technologique », c’est-à-dire de cette tendance à prétendre tout régler par une nouvelle technique : pour résoudre tous vos problèmes, téléchargez ceci, installez cela, clickez ici, connectez-vous là… Les médiations techniques censées rendre des processus plus directs les rendent en fait plus indirects, plus longs, plus compliqués, parfois même complètement redondants.

A quoi bon vouloir nous numériser, nous remplacer par des soi-disant robots ? Le contact humain est irremplaçable dans le domaine du social, où l’on rencontre des personnes qui ont des difficultés spécifiques et qui ont besoin d’une écoute attentive et adaptée à chaque situation. D’autant que les techniques numériques sont des intermédiaires intimidants. Nous sommes parfois sollicités par des personnes francophones, que nous n’avons aucune difficulté à comprendre, simplement pour parler au téléphone à leur place, de peur que leur accent, leurs hésitations, leurs questions les décrédibilisent auprès de l’institution contactée, et cause l’échec de la conversation. Si nous n’étions joignables qu’en ligne ou au téléphone, si nous étions un chatbot ou une boîte vocale, nous serions un problème de plus, au lieu d’être une ressource. Nous ne serions pas un centre social, pas une équipe. Nous n’aurions aucune relation, et de ce fait, peut-être bien que nous ne serions personne.

 Jeanne Guien

MARDI 18 JANVIER 2022

Atelier au squat des huissiers, Palaiseau

L’après-midi s’est très bien déroulée, les enfants ont été ravis de nous accueillir. Les activités dans l’ensemble ont bien fonctionné et ils ont également suscité l’intérêt de tous. Au programme il y avait du henné, du dessin, un atelier petite enfance et également du volley-ball.

Le goûter a été l’occasion de chanter tous en cœur joyeux anniversaire à la petite Myriam !

 

Atelier au bidonville d’Antony Pôle

Super ambiance! aujourd’hui on a fait des parties endiablées de badminton! Nous avons réalisé des colliers er déssiné et les plus petits ont fait des constructions, des puzzle et lu des livres!

Nous avons dansé tous ensemble avant de partager le gouter!

 

MERCREDI 19 JANVIER 2022

Atelier au quartier de Saint-Eloi, Chilly-Mazarin

Aujourd’hui nous avons été très nombreux sur l’atelier! Les ados étaient au rendez-vous et nous avons joué et échangé ensemble notamment autour de notre prochaine sortie patinoire! Nous avons fait de super parties de Molkky et de balles aux prisonniers. Nous avons aussi fait de la peinture et de la mosaïque. Sara, Senad et Erik ont animé une partie de foot qui a intéressé de nombreux enfants, filles et garçon et ils ont joué avec un super esprit d’équipe!

 

Atelier au Parc du Château, Chilly-Mazarin

Une après-midi remplie de joie avec les enfants. Nous avons fait des parties de UNO mais aussi de puissance 4 Géant. Les enfants on pu aussi faire de superbe dessins et coloriages.

L’ambiance était à sont plein avec les chaises musicales.

Nous avons ensuite pris le gouter tous ensemble avec l’ambiance de la musique.

 

Atelier au jardin de Bel-Air, Longjumeau

Aujourd’hui nous sommes une quinzaine à nous retrouver autour du jardin de Bel-Air. Nous proposons aux enfants de s’essayer à la technique du lavis en aquarelle afin de réaliser des dégradés colorés, qui serviront de base à nos dessins de paysage. Nous proposons également un atelier cuisine avec confection de sucettes en caramel !! Un régal pour e goûter, trempé dans le chocolat chaud ! Nous jouons aussi tout du long avec les enfants à des jeux de société et au billard suédois. Le chocolat chaud est préparé sur place avec les enfants. Bon appétit !

 

JEUDI 20 JANVIER 2022

Atelier au Parc de la Corneille, Massy

Même avec la pluie les enfants sont au rendez-vous! Nous avons peint et joué au Molkky! Le papa d’Emma et de Yacine était là, ainsi que le papa de Sohane. Le goûter était très convivial.

 

Atelier à l’hôtel Balladins, Chilly-Mazarin

[Les intempéries ne nous ont pas empêchés de mener à bien nos ateliers

Aujourd’hui plusieurs activités étaient présentes notamment la petite enfance, un atelier maquillage animé par Sylvie et un atelier jeu collectif. Laura a initié la confection de pomme d’amour qui a d’ailleurs connu un réel succès !!! Les enfants ont appréciés l’animation et les familles également.]

 

Atelier au Skate-Parc, Longjumeau

Malgré la grêle et le vent, Intermèdes toujours présent !

Nous intervenons aujourd’hui au quartier de Longjumeau avec une bonne équipe de volontaires. Nous proposons des jeux de société collectifs (awalé, molkky, puissance 4 géant), ainsi qu’un atelier aquarelle géant. La petite enfance accueille beaucoup d’enfants au sortir de l’école maternelle qui se trouve en face.

Nous discutons élections, puis nous prenons un délicieux goûter sous la pluie ! A jeudi prochain !

 

VENDREDI 21 JANVIER 2022

Atelier à l’hôtel Astoria, Massy

 Beaucoup d’enfants, ont participé à toutes les activités proposées comme les perles, la barbe à papa ils se sont régalée. Le pôle jeux de société , petite enfance énormément de participation.

 

 

 

Atelier à la Rocade, Longjumeau

Beaucoup d’enfants sur l’aire de jeu de la rocade cet après-midi à la sortie de l’école. Malek et Eline sont arrivés très tôt et ont inventé pleins d’histoires avec les personnages et les animaux disponibles sur le tapis de petite enfance. Nous avons aussi joué avec la dinette pendant que les plus grands faisaient des jeux de société, du badminton et du foot. Nous nous sommes ensuite réchauffés avec du chocolat chaud, des pains au chocolat et des compotes. A la semaine prochaine !

 

Atelier au bidonville de la N20, Massy

Les enfants étaient nombreux! la classe de Florin, Alex Fernando était fermée pour cause de COVID. Georgiana a peint avec Abel, Costantin, Giovanni, Alex Florin, Florina… Nous avons continué à nous entrainer au badminton et la petite enfance a permis à Jadore et aux autres enfants de jouer avec les puzzles, les légos et les livres! Au goûter nous avons distribué nos œuvres et nous nous sommes dit à demain pour celles et ceux qui viennent à la répétition d’Aven Savore et à vendredi pour les autres.

 

SAMEDI 22 JANVIER 2022

Atelier au jardin de Bel-Air, Longjumeau

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Atelier à l’hôtel Parthénon, Chilly-Mazarin

Aujourd’hui, nous sommes allés au Parthénon. Nous avons fait un atelier de collage avec des magasines, les enfants ont remplis des dessins avec des bouts de magasines. Il y avait une petite enfance qui a beaucoup plu, une maman est restée tout au long de l’atelier pour jouer avec les enfants. Il y avait également un atelier jeux de société. L’atelier était vraiment sympa !!

 

Atelier à la Villa-Saint-Martin, Longjumeau

Aujourd’hui nous nous sommes rendus à la villa Saint-Martin, plusieurs activités étaient proposées tel que un atelier badminton, un atelier barbe à papa, un atelier crêpe ainsi qu’un atelier jeux de société. Un très bel atelier, les enfants ont adorés.

A la semaine prochaine !

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