Le renversement de fiabilité

En France toute la culture sociale de l’institution et de la professionnalité s’est construite sur la recherche d’une stabilité , d’une objectivité et d’une efficacité censée faire défaut aux particuliers.

De l’Institution comme professionnelle

L’Institution, par essence surtout quand elle est sociale, est forcément légitime par sa capacité à agir malgré les aléas, les événements , les circonstances et les pressions.

Le Travail social , pensé depuis l’institution, est censé apporter une forme d’indépendance , vis à vis des circonstances, qui lui assure une qualité particulière , dont découleront tous les bénéfices éducatifs et sociaux.

Nous avons grandi, nous avons travaillé dans cette évidence de la supériorité de l’action des institutions, par rapport aux initiatives des individus.

L’action institutionnelle nous apparaît ainsi naturellement synonyme à la fois de légitimité, d’indépendance, de professionnalité et donc a fortiori d’efficacité et de pertinence.

L’institution, comme libération de la dictature de l’individu

L’Institution était libératrice, salvatrice , souhaitable. Elle permettait de sortir de la dictature des caprices ou des intérêts personnels, et de fragilité des engagements individuels.

Or, le déclin de l’Institution, perceptible depuis la fin des années 1980, semble avoir inauguré une situation différente , dont nous n’avons pas forcément relevé les caractéristiques.

Par un renversement sans précédent, ce sont les institutions elles mêmes , aujourd’hui qui mettent en échec leur propre efficacité, et capacité à établir des propositions ou solutions durables.

Le grand renversement

Elles retardent leurs interventions; elles les conditionnent, les fractionnent. Elles les soumettent à des conditions hasardeuses, reposant sur la motivation des bénéficiaires, leur pugnacité à aller au bout de leurs demandes, leur capacité à établir des projets, à remplir et valider des contrats.

Elles fractionnent leurs interventions, les limitent dans la durée, dans la fréquence ou dans l’intensité. Les accueils, les prise en charges sont émiettées, et réduites bien souvent à des actions symboliques , ou à de très courtes périodes.

Elles perdent progressivement la capacité d’effectuer leur propre travail, multipliant les périodes de fermeture, en réduisant les calendriers; ainsi l’institution scolaire a tant régressé, qu’il y a maintenant et par an, plus de jours sans école pour un enfant pourtant “prétendument scolarisé” que… de journées scolaires.

Les acteurs sont la nouvelle source de professionnalité

De sorte que c’est de nouveau l’engagement des acteurs, y compris et forcément en dehors des institutions, qui aujourd’hui peut venir rétablir une confiance dans les fonctions sociales essentielles.

Il faut de l’engagement; il faut de l’organisation . Chaque acteur social est ainsi sommé de restaurer la foi et la confiance dans la mission qu’il remplit et ce , vis à vis de tout bénéficiaire.

On comprend que cela dépasse aujourd’hui la notion de compétences et de formation professionnelle. On peut former à travailler dans une institution; mais qui formera à restaurer la confiance dans les interventions sociales?

La légitimité d’agir, aujourd’hui, toujours monopole des institutions, n’est plus en rien un gage de capacité d’agir dans la réalité du terrain et des situations. Et il en est de même en matière de professionnalité; si la professionnalité est encore revendiquée comme une sorte d’assurance de qualité , par les institutions, au nom de leur travail, il n’en est pas moins vrai que ce ne sont plus toujours les professionnels qui font preuve de professionnalisme.

Le nouveau professionnalisme est sans institutions

Partout, des bénévoles, des volontaires, des acteurs sociaux motivés se montrent présents , dans la durée, dans la complexité des situation, en dehors, en dehors des modes d’intervention classiques, faisant à la fois preuve de rigueur et d’audace , là où les institutions semblent démissionner.

SAMEDI 5 DECEMBRE 2020

Rencontre entre les habitant.e.s du bidonville et des étudiant.e.s en architecture

Pour la deuxième fois cette année, nous organisons une rencontre entre des étudiant.e.s en architecture, leurs professeurs et les habitant.e.s du bidonville dit du “rond-point”, à la sortie de Chilly-Mazarin. Le but est que ces architectes en herbe proposent des aménagements utiles sur le bidonville et participent à leur construction. Leur promotion a visité le bidonville, et cette fois a présenté leurs travaux : carte du bidonville, plans, études de faisabilité technique… Il y a beaucoup de propositions dans leurs travaux, et les bidonvillois.es énoncent ce qui est plus ou moins urgent, plus ou moins faisable. Les urgences : containers pour les poubelles, toilettes, systèmes d’adduction d’eau. Les étudiant.e.s proposent aussi de construire une mini-halle pour abriter les activités de l’association Intermèdes Robinson lors des ateliers. Une grande carte du bidonville est étalée sur la table de la cabane, de Dimitri, francophone et travailleur du BTP, très compétent dans l’évaluation des propositions des architectes. Les enfants aussi sont là, reconnaissent leur cabane sur le plan, colorient les maisons et les arbres. Les adultes donnent leur avis sur les aménagements proposés. On se prend à imaginer un véritable chantier participatif réunissant enfants, adultes, pédagogues sociaux et architectes… Mais nous attendons encore d’en savoir la date !

Après cette rencontre, les architectes en herbe se sont rendu.e.s sur un autre bidonville, situé à Champlan, pour proposer d’autres aménagements, tels qu’une cuisine extérieure ou une cabane-école.

MARDI 08 DÉCEMBRE 2020

Distribution au foyer Adoma de Chilly-Mazarin

Aujourd’hui, en même temps que la distribution alimentaire qui a lieu chaque semaine dans nos locaux, nous avons amené des sacs de nourriture au foyer Adoma de Chilly-Mazarin.

Les habitants du foyer étaient très contents de nous accueillir et de recevoir les sacs. Nous avons saisi l’opportunité pour distribuer aussi des masques en tissu réutilisables et pour orienter certaines demandes.

Rendez-vous la semaine prochaine!

Francesca.

Belle distribution au bidonville de la N20 à Massy et au bidonville du cimetière à Chilly Mazarin. Des paniers ont été donnés avec des légumes, des féculents, des compotes et des légumes frais. Nous avons discuté avec les familles et pris de leurs nouvelles concernant l’école et la santé.

MERCREDI 9 DECEMBRE 2020

Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui à Saint-Eloi, nous clôturons notre magnifique cycle de “tricot-tag” débuté en septembre dernier. Nous invitons tous les enfants intéressés à nous rejoindre dans la petite clairière attenante au lieu d’atelier afin de décorer une dernière fois les arbres nus avec nous. Une bonne équipe composée de Laura, Francesca, Penda, Maïté et Marie habillent les arbres avec Djibril, Lassana, Abi, Anderson. Même Babe met la main à la pâte et accroche sa propre œuvre en rideau sur un arbre. Nous avons invité Thomas à venir photographier l’atelier afin de conclure en beauté !

Pour se réchauffer, Maïté propose un “poule-renard-vipère” ; sous l’égide de Cheikh-Amala, Panathy et Jeneba, les équipes se forment pour une bonne heure de rigolade. Finalement, ce sont les renards qui gagnent.

Nous prenons un bon goûter sur le tapis : chocolat chaud concocté par notre Hassan national et granolas. Les enfants sont bien calmes après le jeu sportif, et nous passons un goûter apaisé.

Nous concluons la journée avec une photo de groupe devant notre œuvre collective, prise par Lassana qui a insisté pour être le photographe du groupe.

A la semaine prochaine !

CLAS primaire du CP au CM2

On a commencer a 11h le premier groupe de 6 on commence a faire des étoiles en papier vitrail en origami plus complexe que la semaine dernière, afin que les enfants déploient plus leur savoir faire. Ensuite on les a aider à faire leurs devoirs jusqu’à 12h puis les 3 autres groupes jusqu’à 16h.

Alexandre

Atelier Bel air du Mercredi 9 décembre

Mariama, Kevin, Timothée

10 enfants environ

Atelier pétanque, initiation boxe, football, pédalos

Organisation du gouté “équilibré”: fromage, chocolat chaud, croissants

Distribution et atelier au bidonville du rond point (Chilly Mazarin)

Nous sommes allées au bidonville dit du “rond point”, qui se trouve à la sortie de Chilly-Mazarin et où nous connaissons beaucoup d’enfants. Nous avons distribué de la nourriture (pâtes, farine, compotes, soupes, gâteaux…) aux parents et en même temps nous avons réuni les enfants sur les tapis, pour partager un goûter fait de mandarine et de fromages frais. Nous leur avions également préparé du chocolat chaud pour se réchauffer, car ce soir il fait près de zéro degrés ! Les enfants étaient nombreux et très excités, ils ont entamé une partie de Uno avec Alexandru, un de nos service civique. .

Pendant ce temps, Nicolaé, Jeanne et Mohammed rangeaient le camion et distribuaient des masques donnés par la mairie aux familles. Nous en avons aussi profité pour parler de l’école, remplir les papiers de la cantine, organiser une rencontre parents/professeurs… 18 enfants de ce bidonville sont scolarisés, et il reste encore des adolescents en attente d’affectation ! Certaines pensent déjà à Noel et nous parlent des poupées dont rêvent les enfants…

Jeudi 10 Décembre 2020

Platz Antony Pôle

Nicolae, Lisa, Alexandrù, Tim, Mohamed

Distribution alimentaire pour une quinzaine de famille, ça s’est bien passé dans l’ensemble. Organisation d’un goûté de Noël avec les enfants au Camp. Spéciale déco : lampions, nappe de noël, petits cadeaux, goûté de Noël. Goûté chaleureux avec la participation des familles.

Atelier Massy

Aujourd’hui à Massy, nous proposons un atelier multiformes : peintures et dessin avec Francesca, Laura et Marie, “qualif” avec Alex, Modou et Senad, entrecoupé par quelques bons tirs au tir à l’arc. On dessine ce qu’on aimerait voir sous le sapin de Noël ! Dragons, lutins, vélos, guitare…

Puis comme on s’est bien rafraichit, on va jouer au foot pendant 1/2h et on rigole bien. Pour finir un bon goûter équilibré : babybel, compote, crêpes au chocolat et chocochaud ! A la semaine prochaine.

Distribution Astoria et Bidonville Opel

Nous sommes arriver à 16h30. Nous avons commencer a faire la distribution vers 16h40, on a distribuer environ 43 familles.

Ensuite nous avons préparer le gouter avec une vingtaine d’enfants. Nous avons décorer la table avec des petites bougies blanche.

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