COVID et Locaux vides

Nulle crise n’aura à ce point illustré , le mouvement de fermeture des espaces pour vivre et pour se rencontrer.

Comme un moment de vérité, nous avons vu les locaux les mieux dotés, les plus amples, les plus confortables, s’afficher comme vides et comme fermés.

Une crise n’est pas forcément une rupture; elle peut aussi être le point d’apogée d’une tendance ancienne qui s’emballe; et nous la connaissons, bien, cette tendance, en particulier dans les banlieues.

Alors que nous recherchons en vain le moindre petit espace pour nos activités débordantes, pour notre troupe enfantine, pour la production, le partage et la fête; tandis que nous étouffons dans des locaux onéreux , dégradés , inadaptés , nous voyons partout autour de nous des boutiques, des espaces , des entreprises en friche, équipements collectifs … fermés pendant des années entières.

Qu’il est étrange , au sein d’une économie de marché de constater que les locaux soient à la fois toujours trop chers, mais qu’en même temps, ça ne pose de problème à personne qu’ils restent vides , qu’ils ne rapportent rien et que même on paie du gardiennage pour en interdire l’accès!

Et oui, la tendance est ancienne et elle est double:

  • A la fois les lieux porteurs d’expérience innovante sont empêchés d’accéder aux équipements collectifs et sociaux , qui sont prétendument réservés à d’autres usages, mais en réalité à d’autres usagers,
  • A la fois les mêmes lieux dont nous sommes exclus fonctionnent de moins en moins, sont fermés la plupart du temps, ou sont perpétuellement sous occupés ou parfois même carrément vides.

La crise actuelle du COVID constitue ainsi un accélérateur de cette double tendance et arrive peut être à un point de non retour.

Nombre d’espaces, de “centres sociaux, culturels,” “tiers lieux”, “lieux de spectacle”, d’exposition , ne ré-ouvriront pas , ou pas complètement.

On enterre ainsi un peu plus le collectif , dans la vie sociale; on interdit encore plus la vie publique; on renforce l’enfermement chez soi, même et surtout quand on n’en a pas.

La Pédagogie sociale porte une autre proposition, un autre projet et un autre futur; elle se propose tout simplement “d’ouvrir dehors”, ce qui semble définitivement impossible et “interdit”, “dedans”.

Nous partageons avec notre public , cette expérience de nous accrocher à des infractuosités, de nous fixer dans des espaces décriés, loi des centres et de la lumière.

La Pédagogie sociale se propose d’habiter tous ces espaces dont progressivement, nous avons tous été expropriés jusqu’à l’aberration, jusqu’au ridicule, que nous rencontrons aujourd’hui.

Il y a de l’intenable dans la situation actuelle. On ne pourra pas longtemps priver d’espace les enfants et les familles qui en ont de moins en moins… au milieu d’un désert d’équipements.

On ne pourra pas continuer à ne jamais bâtir, à ne jamais construire , et par surcroît à exercer cette passion de fermer, et d’interdire tout lieu où la vie prend le pas sur son contrôle.

MARDI 22 DÉCEMBRE 2020

Distribution au foyer ADOMA de Chilly-Mazarin

Belle distribution aujourd’hui au foyer ADOMA, où nous servons une vingtaine de personnes âgés ou handicapés, qui ne sont donc pas en mesure de se déplacer jusqu’à notre local pour la distribution du mardi.

Distribution à l’hôtel social Astoria et au bidonville “Opel”

Aujourd’hui nous avons réalisé une très belle distribution à l’hôtel social Astoria. Nous avons eu environ 30 familles, qui ont profité des couches, de la nourriture mais aussi des vêtements et des cadeaux de noël que nous avions apportés: des ballons, des peluches et des livres pour tout âge.

Les quelques enfants présentent étaient ravis de pouvoir choisir leur cadeau et, de manière générale, la journée s’est déroulée très calmement.

Vers la fin de la distribution, nous avons été rejoints par les habitants du bidonville “Opel”, situé pas loin de l’hôtel, qui ont pu bénéficier aussi de la distribution.

Nous nous sommes dit au revoir, en nous souhaitant des bonnes fêtes de noël et de fin d’année.

A l’année prochaine!

Francesca

MERCREDI 23 DECEMBRE

Atelier de Saint-Eloi

Dernier atelier avant Noël, on marque le coup avec la venue d’Hafsatou ! Accompagnée de Francesca, elles encadrent un atelier danse endiablée. Nous remarquons que Chrismael a un véritable goût et une aisance particulière pour la danse : Aven Savore ! Tous les enfants se prêtent au jeu, et c’est une dizaine d’enfant qui nous font la démonstration de leur talent à la fin de l’atelier, devant un public conquis.

De leur côté, Marie et Maïté jouent aux jeu de société : Jungle Speed, Memory, l’indétrônable UNO… tout y passe.

Nous terminons la journée par l’accrochage du Dazibao peint par Cheikh-Amala il y a deux semaines, avec Jurielle, Jeneba et Babe !

J’allais oublier le goûter, qui annonce la fin de l’atelier : kiri, pepito et chocochaud. A l’année prochaine Saint-Eloi.

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