l’Art et la Pédagogie sociale, sont sans projet

l’Art et la Pédagogie sociale, sont sans projet

L’intelligence des mains

“Tu comprends, dit l’artiste; s’il fallait un projet avant de faire ou de créer, on ne ferait rien, on se contenterait de “refaire” ou de reproduire ce qui est déjà frayé un chemin dans l’existence. Pour faire naitre, pour faire advenir du neuf, du vrai et du nouveau, il faut du hasard , il faut une autre intelligence.”

Il faut l’intelligence du soin

Les mains s’aventurent, elles s’entraînent, s’échauffent, se risquent, et s’accomplissent dans leur mouvement.

Elles n’ont pas de dessein, elles n’ont que des schèmes, une grammaire de ce qui est possible, de ce qui s’enchaine.

Les mains produisent le Temps par le mouvement et par les actes; par la succession et la simultanéité. Elles sont l’origine de toute pratique.

Ainsi est le Travail social, éducatif ou culturel, en Pédagogie sociale: une pratique, un ensemble de schèmes, d’outils , de techniques, de pratiques que nous savons faire , que nous améliorons chaque jour et qui ne visent qu’à une seule chose: faire advenir ce qui n’a pas été fait; amener à dire ce qui n’a pas été dit; produire le changement et la transformation partout où le vieux monde s’écroule et s’effrite.

La Pédagogie sociale est sans projet, comme la Fête , l’Amour ou l’Art ; elle n’a pas de dessein étranger à sa propre pratique; elle ne vise aucun objectif que nous ne vivions déjà entre nous dans l’Ici et le Maintenant.

Elle n’a pas de but, elle a un cap.

Notre pratique a l’intelligence des moments neufs. Nous n’avons pas l’habileté des alcôves, des négociations secrètes, des alliances de circonstance, des réflexes corporatistes, ou d’entre soi.

L’intelligence sociale, celle des mains , du cœur, est un risque. Un cadeau sans retour et sans calcul.

Elle n’a pas de projet parce qu’elle a un avenir; elle n’a pas de soutien car elle s’offre. Elle a des conséquences car elle n’a pas de calcul.

Dans nos pratiques, sur nos ateliers, nous n’avons pas de projets, nous avons des actions qui laissent toujours de la place à de l’inattendu.

Nos ateliers, nos permanences, nos locaux, sont des pages blanches, des surfaces d’impression et d’expression dans lesquelles s’inscrivent plus d’événements et de rencontres qu’on ne saurait les prévoir ou recenser.

Au bout d’un moment, tout cela fonctionne même seul, sans besoin de notre impulsion ; les personnes qui arrivent trouvent à alimenter la réflexion et le cheminement de ceux qui sont déjà là et répondent à leur problématique.

Seule l’organisation est nécessaire , comme notre engagement pour que cela dure.

Il faut des artistes pour rendre compte de cette complexité; ou bien prendre la peine de venir dans nos locaux et sur nos ateliers.

Loin des fonctionnements réglés, des projets à bout de souffle, ce qui s’offre à vivre, là porte un nom: Créativité.

Clientélisme local et social

Clientélisme local et social

Etude sur une mystification

On aurait pu croire le phénomène disparu depuislongtemps, tellement sa dénonciation a été systématique et banalisée , dansle cadre des politiques de la Ville.

Clientélisme sous couvert de Social

“Grands frères”, “clientélisme de quartier”; nous avons tous des souvenirs précis au sujet de ces pratiques . Leurs avatars sont connus: groupe de jeunes qui sous couvert d’une action de “rénovation” du quartier reçoivent des vacances à la mer ou au ski, ou partent pour une destination de rêve; obtiennent l’organisation d’un événement prestigieux et générateur de profits pour leurs amis ou, quelques prestations luxueuses.

Groupe de copains , obtenant des fonds municipaux pour rénover une école au Maghreb; ou creuser un puits dans un village d’Afrique, et qui, par la même occasion, se font financer un voyage “inoubliable”, pour le groupe qu’ils ont eux même composés.

Tourisme sous couvert d’humanitaire …

Toutes ces actions, toutes ces pratiques sont indissociables des municipalités qui en ont fait leur lit; qui ont fait de ces dérives habituelles, leurs habitudes, et leurs seul véritable projet pour la jeunesse.

Et pour faire illusion, ces mêmes équipes, parent ces dérives, à longueur de leur communication municipale, de tous les qualificatifs avantageux: responsabilisation, générosité, mobilisation, …

Le “Mérite”, éternel prétexte à toutes les dérives…

Et toujours un invariable: il est question “de mérite”. Ces jeunes “mériteraient” les contreparties avantageuses en termes de loisirs qui leur sont promises, car ils auraient eu des “initiatives”, “des bonnes idées” et des bonnes intentions (qui en réalité leur étaient déjà amenées toutes prêtes).

On aurait cru ce “Clientélisme des quartiers” révolu et renvoyé à la proto-histoire des politiques de la Ville, tellement les communes en ont souffert.

Il en a découlé tant de dérives, tant d’accaparement de moyens, de budgets et et de structures, que les condamnations sont devenues elles aussi des ritournelles et des “tartes à la crème”

Et pourtant, face au désert et à l’absence totale de véritables ambitions, pour irriguer le travail social de territoire; face à l’absence de projet et de courage politique, pour de véritables pratiques éducatives et sociales, ces “habitudes” n’ont jamais vraiment cessé.

Elles se sont juste renouvelées ; on a seulement gommé certains aspects les plus scandaleux des prises d’intéressement; mais la recette fonctionne encore.

Une recette qui dure…

On promet à un groupe de jeunes, des moyens, des loisirs, une sortie prestigieuse, un séjour à leur goût; en échange d’une opération ponctuelle et sur-visibilisée de récolte, de don, de distribution, de “solidarité”, au profit d’un public flou, propre et consensuel: personnes âgées isolées, SDF, enfants de familles pauvres, etc…

Et ça roule! On produit quelque chose qui se revendique comme du Travail social, ou du Travail humanitaire; qui en a toutes les apparences, qui en reprend tous les termes, mais qui n’a rien à y voir.

Et qui imprègne aussi les pratiques des institutions

Or, comment jeter la pierre à ces actions et à leurs promoteurs alors que certaines structures du secteur socioéducatif ne font même pas mieux? Est ce qu’on ne retrouve pas la même logique, par exemple dans ces petits chantiers qui occupent tellement les ” Clubs de prévention”, et qui sont avant tout destinés à “financer” les “projets des jeunes”?

Le clientélisme triomphe dans le désert des pratiques des institutions.

Le mal ne serait peut être pas si grand si de telles pratiques ne prenaient malheureusement la place des véritables actions sociales et éducatives, tellement nécessaires, mais qui n’auront du coup pas lieu?

Blocages et immobilisme

Les actions “pseudo sociales”, “pseudo humanitaires” occupent le champ de la pensée de l’action sociale locale; elles en accaparent les moyens et surtout empêchent d’imaginer ou de promouvoir des pratiques de véritable transformation sociale qu’on attendra en vain.

Pire encore , ces actions leurrent et polluent la compréhension de ce qu’est réellement le travail social, voire humanitaire.

Elles imposent comme des évidences des idées qui sont aux antipodes de ce qu’est ce vrai travail du Social.

En effet toutes ces actions de “clientélisme municipal”, en matière sociale et éducative ont des caractéristiques bien communes et reconnaissables.

  • Il n’y a aucune analyse de l’origine des problématiques sociales, éducatives ou culturelles auxquelles on s’attaque. On ne cherche ni ne trouve aucune cause à la précarité des “bénéficiaires”; on ne perçoit et surtout on ne nomme aucune des violences sociales , administratives qui s’abattent sur eux. On est dans une pensée naturaliste , basée sur la fiction qu’il y a des pauvres et des malheureux, par nature ou par accident, et que l’on rencontre, là, par hasard.
  • Il n’y a aucune pensée de la relation au delà des actions elles mêmes. On “donne” à des personnes qui sont floutées, et dissimulées derrière une étiquette: ce sont des sujets génériques que rien ne distingue les uns des autres et qui se retrouvent comme absorbés par une catégorie à laquelle dès lors, ils “appartiennent” : “pauvres”, “SDF, personnes âgées isolées”; “handicapés”; “malades”, etc… Les acteurs éphémères de ces maigres actions ponctuelles, ne sont pas amenés ou invités à être transformés par les rencontres qu’ils font, ou par les réalités qu’ils découvrent. On ne les accompagnera nullement dans cette voie. Au contraire, ils repartiront, ravis et satisfaits par leur propre action, qui en quelque sorte se sera suffi à elle même et qui restera ainsi stérile.
  • Aucune histoire, aucun récit, témoignage “de l’autre”, des bénéficiaires (de ces actions) n’en découle. On n’apprend rien sur les histoires des gens, ni sur sur leur environnement, ni sur le nôtre , ni sur la somme des dysfonctionnements qui produisent les désordres sociaux.
  • Aucune critique de la réalité sociale n’est possible à partir de telles actions. Au contraire on bâtit une sorte de contre-histoire positive et rassurante. L’antidote aux problèmes sociaux, ce serait la “générosité”, l’altruisme dont feraient preuve en général ceux qui nous dirigent et ce dont manquerait justement “la jeunesse” des quartiers populaires , qui serait repliée dans l’individualisme, le communautarisme et le chacun pour soi.

Une morale sociale affligeante

A défaut de produire de la Transformation sociale, le “clientélisme social local”, produit une morale sociale affligeante de simplisme: il faudrait apprendre aux enfants des quartiers , des milieux pauvres et précaires, à renoncer à leurs mauvais réflexes et à leurs mauvaises habitudes en matière sociale, culturelle et éducative en s’inspirant des affichages d’intentions généreuses des institutions et collectivités locales.

De ce fait et à ce compte , aucune transformation des réalités sociales au devant desquelles on prétend se porter, n’est possible.

On alimente, on décore, on contribue à rendre acceptables la misère et les problématiques du Monde .

Oser dire le vrai Travail de transformation sociale

Il appartient aux véritables acteur sociaux de terrain, aux collectifs et aux porteurs d’initiative, d’affirmer leurs différences, ainsi que l’idée qu’il ne saurait y avoir de véritable action sociale, éducative et culturelle, sans critique de la réalité existante , sans analyse des problèmes et forces en jeu.

Il ne peut et il ne pourra pas y avoir de Social sans rupture, tel a toujours été le prix et l’enjeu des changements nécessaires à tout avenir possible.

Samedi 19 Septembre

OLYMPIADES Rencontres Inter-Quartiers

Superbe rencontre Inter Quartiers ce samedi !

Aujourd’hui nous avons organisé les Olympiades!

Nous avons réuni les enfants des Hôtels Sociaux, du quartier de Longjumeau et du quartier de St Eloi pour une superbe Olympiade Inter-Quartier !

Nous avons fait des tournois de foot et nous avons réussi a créer une ambiance très joyeuse !

Les passants s’arrêtaient même pour nous regarder jouer

Nous avons aussi joué au tir à l’arc, et au badmington !

Tout le monde a apprécié le moment du goûter très attendu, avec plein de bonnes choses à manger.

Nous avons passé un moment très convivial et nous avons annoncé aux enfants qu’une nouvelle rencontre inter-quartier aura lieu le 10 octobre prochain

Les enfants ont déjà commencé a envisager leurs équipes. Tout le monde a déjà hâte de se retrouver dans deux semaines !

Atelier de Bel-Air

Une belle après midi au jardin du quartier sud… beaucoup d’enfants ont répondu présents !

Nous nous sommes occupés de notre jardin tous ensemble, et la récolte de tomates a été très bonne !

Deux autres ateliers étaient en place : un coin arts plastiques et dessins et un coin pour les sportifs avec foot et parcours.

Nous avons pris un bon goûter et nous nous sommes dit à mercredi !

Mariama

Vendredi 18 Septembre

Atelier Médiation scolaire

Aujourd’hui nous partons au platz Maréchal juin afin de finaliser les domiciliations des familles ; étape nécessaire à la scolarisation des enfants.

Nous récoltons les informations nécessaires, puis nous partons à la recherche d’un autre bidonville situé à Orsay ville. Ne l’ayant pas trouvé, nous partons pour le bidonville du cimetière afin de rencontrer les familles. Il semblerait que 4 enfants vivent sur ce platz, dont 3 sont déjà scolarisés.

Atelier de l’Hôtel Balladins/Welcomotel de Chilly

Aujourd’hui nous sommes arrivés au Balladin avec une ambiance musicale qui a mis tout le monde de bonne humeur. Nous avons fait le tour de l’hôtel pour aller chercher les enfants qui n’étaient pas à l’école pour leur proposer de dessiner à la craie sur le sol et pour jouer au ballon. Puis une fois que les plus grands sont arrivés, nous avons commencé un foot et enchaîner les parties endiablées de uno. Pour conclure l’atelier en beauté, nous avons joué aux statues musicales, chanté des chansons, puis nous avons pris le goûter.

Jeudi 17 Septembre

Atelier de médiation scolaire

Aujourd’hui, nous partons pour le bidonville du Maréchal Juin situé entre Massy et Champlan afin de rencontrer les familles et les aider à scolariser leurs enfants. Nous ne sommes pas venues les mains vides : Jean-Paul ayant ramené de Paris des plats et petits fours en provenance de notre partenaire Generali, nous en avons profité pour distribuer le surplus sur le bidonville.

Ensuite, nous discutons avec les parents et prenons des informations sur les enfants. Puis, nous contactons la mairie de Massy afin de connaître la marche à suivre. Au total, nous comptons une dizaine d’enfants de primaire et collège confondus à scolariser.

Notre ami Susanu nous montrera demain son platz situé entre Champlan et Palaiseau, où nous ferons la rencontre d’autres familles.

Nous repartons au local et nous retrouvons Louisa et ses deux enfants, résidents de l’hôtel social Parthénon, à qui nous donnons des sacs à dos et du matériel scolaire.

Atelier du skate Park / Bel-Air

Aujourd’hui, départ pour le quartier sud de Longjumeau… direction le Skate Park et notre jardin de Bel-Air. Tandis que nos deux Alex (Alexandru et Alexandre) s’occupent de préparer un foot et une partie de basket, Anita anime le coin coloriage et dessins. Tout le monde est ravi. Mariama dresse de son côté les tapis pour la petite enfance. Les parties de Uno, à la demande des enfants, peuvent commencer.

Après un bon goûter pris en commun, tout le monde se dit à la semaine prochaine !!

Mariama

Mercredi Septembre

Atelier du parc du Château de Chilly

Nous sommes Mercredi et comme à notre habitude, nous nous préparons pour les activités de cette après-midi en compagnie des enfants, ados et jeunes qui errent dans le parc du Château. Nous leur proposons des activités éducatives et ludiques au choix : Ping-Pong, Badmington, Tir-à-l’arc, Fléchettes à scratchs et des jeux de société comme le”Loup Garoup”. Nous avons également prévu un beau tapis d’éveil pour la petite enfance avec plein jeux de construction, de la dînette etc…

Une bonne ambiance règne dès notre rencontre avec les jeunes et les activités se déroulent dans la joie et dans la bonne humeur.

Les parents présents sont contents de nous trouver et d’autres de nous revoir en profitant de quelques instants de tranquillité pour discuter à l’écart des enfants.

Le goûter clos l’activité d’aujourd’hui avec la promesse de se revoir la semaine prochaine.

A plus!

Atelier de St Eloi

Magnifique atelier à Saint Eloi aujourd’hui !

Nous continuons le projet street-art “tricot-tag” avec encore plus d’enfants motivés. Le quartier se colore doucement mais sûrement, les enfants apprennent à accorder les couleurs entre elles et à embellir efficacement les arbres de leur quartier. Nous écrivons aussi les prénoms des enfants sur des chutes de tissus wax et les cousons sur les troncs des arbres afin que leur travail soit reconnu ! L’atelier fonctionne maintenant très bien, et grossis spatialement.

Rosie, quant à elle, accueille un petit groupe d’enfants aujourd’hui et les invite à faire des petits pots en argile. Par petits groupes de 5, les enfants modèlent chacun leur pot, et laisse la place à leur voisin.

Au sol à côté sont disposées de grandes nattes qui accueillent une petite enfance et des jeux de société géants animés par Maïté. Ce temps sur les tapis plait beaucoup aux ados qui sont nombreux à nous rejoindre aujourd’hui.

A la semaine prochaine pour la suite de ces belles activités sur le quartier de Saint-Eloi, à Chilly Mazarin.

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui, au jardin de Bel-Air, nous avons animé un atelier parcours du combattant : on a monté quelques équipes avec une vingtaine d’enfants et chaque équipe proposait un défi à une autre équipe. L’atelier était très réussi, il y avait une bonne ambiance.

Mariama et Cyril se sont occupés du jardin, ils ont désherbé. Alicia a fait un atelier de peinture qui a accueillit une vingtaine d’enfants. De l’autre côté du jardin, Mariama a ensuite installé une petite enfance avec des jeux de société, qui ont beaucoup plu aux enfants.

Mardi 15 Septembre

Atelier du bidonville d’Antony Pôle

Ce mardi à Antony Pôle, une trentaine d’enfants sont au rendez-vous et nous accueillent à bras ouverts. Le matériels de peinture et les tapis sont remontés en haut de la petite colline où nous faisons l’atelier, par les enfants qui ont hâte de faire de la peinture. “Moi, j’aime pas la peinture”, nous dit Florian, qui passe en fait l’intégralité de l’atelier à côté de moi à peindre une jolie maison coupée en deux, avec des “flores” un peu partout et une herbe fort verte !

Une gigantesque petite enfance accueille les plus jeunes autour de jeu de construction et de livres. Maïté encourage aussi ceux qui veulent peindre à y participer. Avec Rebecca, Anita apprend les mélanges des couleurs primaires afin de peindre un grand arc-en-ciel.

A l’aide des livres apportées, Jeanne-Eve apprend le roumain et les enfants apprennent des mots en français, c’est donnant-donnant en pédagogie sociale !

A la semaine prochaine !

Nouvelles orientations

Centre Social, Espace de Vie social et

Action “hors les murs”

Lieu, “Hors lieu” , “Non lieu”

Intermèdes Robinson conjugue trois dimensions de travail éducatif et d’interventions sociales:

  • Travail dans un lieu : Un Centre social , installé à Chilly-Mazarin qui développe des projets de développement social, local et environnemental
  • Travail “Hors lieu”: Un Espace de Vie social, véritable centre social “hors les murs”, sur le territoire de Longjumeau et qui coordonne les actions éducatives, sociales et d’éveil sur le territoire et autour du “jardin des Robinsons”
  • Travail dans un “Non lieu”, “le Tiers lieu”, qui réunit des ressources et coordonne des actions sur un territoire étendu: le Nord Essonne. Dans cette catégorie, on retrouve nos activités de “médiation scolaire” , d’éveil scolaire et éducatif, pour les enfants des familles précarisées et mal logées du Nord du Département, et nos “ateliers de rue” de Massy , hôtels sociaux du territoire, ainsi que sur les squats et bidonvilles.

Nous allions ainsi des actions “centrées SUR un territoire”, des “actions décentrées sur un territoire” et des actions “inter-territoires“.

C’est à partir de cette identité multiple, qu’en ce début de nouvelle année, scolaire, mais aussi en phase avec la période particulière que nous vivons “post-confinement” et “COVID”; période dans laquelle surgissent et déferlent toutes sortes de nouvelles précarités qui affectent les familles et les enfants; que nous revisitons , que nous définissons à nouveau nos projets et axes d’intervention.

Cette nouvelle affirmation dans nos orientations, n’est pas en soi une révolution; c’est au contraire une manière d’affirmer plus clairement ce que nous faisions déjà: nos principes, nos outils et notre Pédagogie sociale…

Cette redéfinition de nos actions et activités n’est pas un simple effet de discours; elle a déjà des conséquences dans le redéploiement de notre équipe (nouvelles missions, nouvelles personnes, tant salariées, que volontaires, ou bénévoles); dans la redistribution de notre emploi du temps (nouveaux spots, extension de notre territoire d’intervention; dans l’apparition de nouveaux langages artistiques et sociaux (céramique, cinéma , danse de rue, conférences dansées, “enfants formateurs”, etc…)

Ce ne sont pas des projets, c’est du présent; de l’ici et maintenant, de l’action directe (et non médiée ou sous-traitée).

Nous l’avons souvent dit: “Nous ne faisons pas du réseau“, et nous ne sommes pas davantage des “centres” (au sens d’institutions).

Ce que nous créons, ce sont des “origines”, des “sources” , des moments où on se dit “c’est là qu’il faut être”. Des moments, où on se dit “c’est pour maintenant”. Des lieux et des temps qui donnent de l’énergie.

C’est dans ce cadre que nous déployons en cette rentrée , nos nouveaux chantiers:

  • Chantier Street Art, à Saint Eloi, avec comblement de lézardes, habillage de l’environnement, intervention sur les points de tension géographiques et urbains
  • Actions “d’éveil scolaire”, pour les enfants des bidonvilles, squats et hôtels sociaux: aide à la fréquentation scolaire, facilitations administratives, orientation dans les déplacements, travail sur le sens et les projets des apprentissages avec enfants et parents (actions soutenues par la DDCS et la DIHAL)
  • Nouveaux centres d’intervention dans les territoires (Chilly et Massy) ; avec la pacification de notre atelier “Parc de la corneille” (Massy) et les ateliers “Champs foux” et Parc du Château (Chilly)
  • Activités d’aide administrative et de restauration des droits , (principalement au local) pour familles en rupture administrative et électronique
  • “Free food program” , à partir de nos actions de cuisine “hors les murs”, ou de l’atelier cuisine, et de la distribution alimentaire
  • Ateliers “temps de l’enfant” avec notre CLAS enfant, notre CLAS spécial collège, mais aussi les aides à la rentrée (équipement des enfants grâce à nos sponsors et financeurs) et les “vacances familles” (avec l’aide des fondations “amies”)

Et des perspectives:

Ces nouvelles actions, vont nous permettre de réaliser aussi des expérimentations dans le cadre de la phase diagnostic de la procédure de renouvellement de notre agrément (“Centre social” pour 2022)

Et pour le développement des nouveaux défis, auxquels nous nous préparons:

  • Création d’un “Tiers lieu”, alliant dans une dynamique sociale les activités de “Recyclerie”, “Insertion”, “brocante”, Repair café” , et Don et Distribution (D&D)
  • Ouverture d’un nouveau local ou de nouveaux locaux pour installer les actions de chant , danse et action populaire de “notre” troupe d’enfants (Aven-Savore!); et ces nouvelles activités.

A suivre…

MARDI 8 SEPTEMBRE

Atelier Antony Pôle

Aujourd’hui, nous avons passé une très belle rentrée à Antony Pôle !

Nous arrivons sur le platz sous un beau soleil, les enfants nous accueillent en nous prenant dans leur bras et cours vers Maïté ; ils savent qu’aujourd’hui, ils vont passer une bonne après-midi. Nous commençons par étendre quelques nattes au sol où Jeanne anime une petite enfance composée de livres, jeu de construction et d’assemblage en bois.

De leur côté, Tim, Marie et Maïté lance une partie de pétanque endiablée où même les papas finissent par prendre part. Rosalinda et Nikolas dont preuve d’une grande adresse et gagnent presque systématiquement, même contre les adultes.

Ensuite, nous nous reposons sur les tapis autour d’un UNO, les enfants m’apprennent les couleurs en langue romani… Ils échangent en rigolant avec Jeanne qui connait quelques mots !

Nous terminons l’atelier par un bon goûter partagé tous ensemble, grenadine et petit pain aux pépites de chocolat.

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Mercredi 9 septembre 2020

Atelier à Saint Eloi

A Saint-Eloi aujourd’hui nous continuons notre atelier street-art ; Mariama installe le long morceau de tricot qu’elle vient de terminer autour d’un arbre, ce qui rend magnifiquement bien. De son côté, Marie teste une autre technique avec les enfants intéressés par l’atelier “tricot-tag” mais qui ne maîtrise pas la technique du crochet : enrouler autour du tronc de l’arbre des fils de différentes pelotes de laine rose, bleue, jaune, pour ainsi le transformer en un long baton multicolore ! L’activité nous permet de nous reposer, mais aussi de rêver d’un autre avenir ; j’apprend que Yadin veut devenir astronaute, tandis que Kenza aimerait faire de la guitare électrique plus tard. Cette activité se poursuivra pendant tout le mois de septembre.

Juste à côté se trouvent Rosy et une dizaine d’enfants, qui manient l’argile et modèlent des formes diverses, s’essaient à trancher dans la matière et former de magnifiques objets, personnages et golems de toute sorte dont chacun ressort très fier. L’atelier calme et repose tout le monde.

De son côté, Alexandru organise un tournoi de foot sur le terrain de basket alentours avec une bonne équipe d’ado.

Vivement la semaine prochaine que nous puissions continuer ce que nous avons commencé. Nous nous disons au revoir, à regret, après un bon goûter bien mérité !

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Jeudi 10 septembre 2020

Atelier au skatepark

Skatepark de Longjumeau, nous accueillons un nombre impressionnant d’enfants ! Marie anime un atelier peinture qui tourne de manière régulière, dès qu’un enfant a terminé il accroche sa peinture et cède sa place à un autre afin que tout le monde ait le temps d’exprimer sa créativité.

Penda dessine au henné sur les mains des enfants volontaires, tandis que Mariama anime un atelier petite enfance bien rempli. Au total, une cinquantaine d’enfant auront bénéficié de l’atelier cet après-midi au skatepark de Longjumeau. A tout bientôt !

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Atelier de Massy:

Une belle apres-midi commence à se faire sentir et nous sommes impatients de démarer l’activité, mais pas plus enthusiastes que les enfants eux mêmes qui arrivent à compte de gouttes sur l’atelier.

On commencent à marquer le terrain et l’endroit il aurra lieux le tournoi de foot entre les équipes maciqoises , des filles et des garçons se mélangent et le turnois commence.

Un peu plus loin le tapis d’éveil est bien animé par les enfants et les mamans qui restent nous tenir compagnie.

Le badmington démarent avec une partie entre les mamans qui se suis ensuite avec les enfants sous la surveillance de Nicolae.

Nous avons aussi instalé une table avec de quoi se restaurer, pour donner envie aux mamans de passer plus temps avec nous et avoir un coin pour elles mêmes, mais elle va finalement servir pour faire de l’aide aux devoir pour les enfants avec notre bénévole.

De l’autre côté le tournoi continué avec Alex et mohamed qui se sont rajouté dans les équipes et puis Nicolae les rejoins et ensemble avec les autres coéquipiers, Emma, Lilou et Cristian vont gagner de 5 buts contre “l’élite ” d’aprés Christian.

Une belle journée prends fin avec un très bon goûter.

A plus!

Nicolae

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vendredi 11 septembre 2020

Atelier du Balladin

Aujourd’hui nous retournons au Balladin, et cette fois nous ramenons des crais de sol !. On commence par dessinner et colorier une rosace, et finalement elle n’est pas assez grande, donc on la double ! Izabela nous fait des très beaux dessins de petites filles de toute les couleurs, et ensuite on dessine et on colore des marelles. On fait également une balle au prisonniers et jeux de danse !

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Atelier VSM

Aujourd’hui à la Villa Saint Martin nous allons continuer notre rencontre inter-quartiers en organisant un tournoi de “Tir à l’arc” avec des petits et grands et entre enfants de Longjumeau et de Chilly et Brétigny/Orge.

Assis sur les canapés les mamans aides Nicolae à découper les fruits pour la salade du gouter, tandis que Alexandru et Alex font un “Counter Strike “, avec les fléches d’arc.

Une belle après-midi commencent a se dévoiler et dans la bonne humeur et dans la joie nous mettons fin afin de se dire “a bientôt”.

Au revoir!

Nicolae

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Médiation scolaire

Aujourd’hui nous avons été à l’hotel parthénon pour revoir les familles qui veulent scolariser leurs enfants à chilly mazarin. Nous leur avons transmis un papier où l’on peut trouver toutes les démarches à faire. Nous leur avons aussi donné des chéquiers de la fondation abbé pierre permettant de faire des courses pour un montant de 100 euros. Une femme qui habite à Parthénon nous a montré des videos qu’elle a tourné sur son portable, où l’on peut voir les cafards qui envahissent la chambre et les comportements agressifs du gérant.

Puis nous nous sommes rendues sur le bidonville du terrain de Wissous pour remettre aux familles les cartes pour la cantine de leurs enfants. Il fallait aussi expliquer le mode de facturation de la cantine, qui suppose de se rendre à la mairie avec sa facture pour payer chaque mois. Difficile lorsque l’on n’a pas de boite aux lettres, que l’on est allophone, etc… Cela a aussi été l’occasion de passer un moment avec les enfants : autour d’une table, nous avons commencé à dessiner, écrire, s’apprendre des mots les uns les autres. “Papillon”, en langue romanès, ça se dit “Papaluda” ! Nous avons aussi pris rdv pour de nouvelles inscriptions scolaires, et un rdv médical pour le père d’un des enfants scolarisés à Pasteur. Nous avons très envie de revenir pour un véritable atelier dessin et écriture avec les enfants, qui semblent beaucoup aimer écrire, dessiner, regarder les dessins des autres, les montrer à leurs parents.

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Samedi 12 septembre 2020

Atelier Bel Air Rocade

Mariama et cyril ce sont occupés du jardin ( arrosage et désherber )

Alexandre début d’activité a 14h30 on a jouer au foot,badminton. Certain enfants ce sont intéressés au jardin on a pris le gouter a16h30 tout le monde a bien participé on bien aimés est ce sont bien amusé.

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Atelier Parthénon hotel

Aujourd’hui on repart pour retrouver les enfants de l’hôtel du Parthénon pour des nouvelle activités.

L’équipe de foot de FC Intermedes est au taquets et sont prêts a refaire une partie de foot pour que les meillieurs gagnent.

Sur le tapis d’éveil les petits se poussent les coudes pour construires des beaux châteux en briques de carton où sinon des forteresse, et d’autres jouent à la dinnette pour leurs plus grands plaisir.

La Puissance 4 est peuplé d’enfants et jeunes qui à tour de role gagnet et ils s’amusent.

Nicolae fait un parcours de motricité et lis quelques histoires aux plus petits afin de prendre le goûter , dans la joie et dans la bonne humeur.

A Plus!

Nicolae

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Retour à la zone de confort

Retour à la zone de confort

Lev Vygotski a très clairement schématisé les conditions de l’apprentissage et de l’acquisition que ce soit de connaissances, de compétences nouvelles, ou tout simplement de comportements.

On peut résumer les choses ainsi; il faut savoir sortir de sa sécurité, de “sa zone de confort” et se mettre à la limite de l’insécurité, pour trouver à la fois l’énergie, la motivation et les raisons de changer.

En Pédagogie sociale, l’inconfort , on connaît .

D’une part nous travaillons le plus souvent à l’extérieur, en dehors justement de “tout confort”. Nous ne sommes jamais sur notre terrain, jamais maîtres des lieux.

Et la plupart du temps nous n’avons aucun pouvoir sur autrui; seulement celui de donner de nous mêmes ou de ce qui dépend de nous.

En tant qu’acteur social, et à titre personnel, je ne me, suis jamais senti très fort, ni très sûr, ni très défendu.

J’ai toujours connu, le doute, la fragilité, la complexité, l’hésitation; et j’ai toujours été sensible sur toutes choses, au point de vue divergent de l’autre; le point de vue des autres .

Même en position de direction, de gestion, de management, mon travail m’est constamment apparu et avant tout comme un service, comme un soin, comme une série d’attentions; comme du souci, en somme.

J’ai toujours regardé avec quelque étrangeté et incompréhension, l’assurance des autres, la suffisance des forts, l’autorité de tout un chacun qui se retrouve un jour doté d’une parcelle de pouvoir.

Tant d’assurances, tant de certitude de soi, restent pour moi un mystère que, quelques fois, j’ai envié.

Or, depuis cet “épisode COVID”, nous voyons de nouveau les pratiques éducatives se durcir, se rigidifier, et imposer un nouvel ordre des relations sociales.

Désormais, il faut prendre un rendez vous par Internet ou par téléphone… pour accéder… à un simple service d’accueil.

C’est la fonction d’accueil qui a tout simplement disparu…

Les institutions, les structures se sont encore plus éloignées qu’elles ne l’étaient. Elles se sont encore plus retranchées de la vie des gens.

Leur assurance a redoublé, pour tourner le dos au monde comme aux réalités sociales.

Les agents que nous n’avons plus en face de nous, ne sont plus des acteurs sociaux; d’ailleurs ils sont de moins en moins acteurs tout court. Ils nous invitent avec raison à faire les mêmes démarches tout seuls devant nos écrans, que ce que nous tentons d’obtenir en vain face à eux. Ils accréditent ainsi la possibilité prochaine de leur propre disparition.

Et pour autant ces agents sont de plus en plus défendus, protégés, mis à l’abri de leur public.

Pour eux, plus de doute, plus d’inconfort. Leur mise à l’abri est imparable.

Nous assistons donc au triomphe de l’Idéologie du confort, dans des temps de grande insécurité sociale.

Il serait légitime d’en revendiquer encore et toujours plus.

Serait heureux et enviable, celui qui se juche hors de portée de tout ce qui bouge, de ce qui change, de ce qui dérange.

On peut dès lors s’interroger sur ce que serait l’identité du Travail social, du travail humain, dans un tel contexte.

Et que deviendront les professionnels qui ont été diplômés sans comprendre tout cela? On peut craindre le pire, ou en tout cas le vide et le manque d’impact de leurs futures actions.

On ne peut produire de l’humain, sans inconfort , sans salissure, sans tâches et sans atteinte.

Pour nous, en Pédagogie sociale, nous expérimentons l’inconfort; nous en faisons donc notre pratique de tous les jours.

Et cela reste supportable parce que nous en voyons les effets, nous en goûtons les fruits, nous en expérimentons les conséquences.

La mer est agitée, le bateau tangue; mais il demeure que nous sommes sûrs de notre cap et que nous devinons la Terre en approche.

Ce n’est déjà pas si mal.

Portraits , peinture et art social: interventions de Rosy Lamb

Nous avons manqué de temps pour en parler; alors faisons le à présent.

Nous avons de la chance , beaucoup de chances car de nombreuses personnes pleines de talents, offrent à notre travail, ses meilleurs jours et ses plus beaux cadeaux.

C’est le cas de Rosy Lamb , qui depuis le début de l’été a entrepris de visiter nos ateliers et d’y rencontrer les enfants qu’elle y croise.

De là naissent des esquisses, des portraits , et même des moulages qui marquent particulièrement les enfants, d’autant que le choix est fait de réaliser ces portraits et œuvres, dans l’environnement et milieu de vie direct.

Rosy voyage jusqu’aux enfants; elle n’hésite pas à passer quelques jours dans leur ville, pour prendre le temps de les rencontrer chez eux.

RENTREE DES ENFANTS A L’ECOLE: DU BEAU , DU NEUF !

Nous avons voulu que “nos” enfants rentrent à l’école dans de bonnes conditions, avec du matériel beau, propre et neuf.

Grâce à nos soutiens, la Voix de l’Enfant, la Fondation Abbé Pierre , c’est plus de 110 enfants que nous avons pu équiper.

Parfois des fratries et des familles entières, qui ont dû repartir avec des cartons.

Pour une fois, l’équipement n’était pas un piège, pas un challenge impossible.

Mais au contraire une occasion de se valoriser par le matériel.

On ne va pas se le cacher: la distribution a été un vrai travail, énorme, qui a pris en particulier à Isabelle des jours entiers de permanence, de préparation et de négociation.

Mais nous avons été , comme le matériel et comme les enfants , au rendez vous, et capables de répondre en temps réel.

Car nous savons combien de souplesse et réactivité , il faut pour inverser la précarité!

MARDI 1er SEPTEMBRE

Atelier Médiation scolaire

Mardi 1er septembre, c’était la rentrée scolaire. Avec l’aide de l’association Romeurope Antony, nous avons pu accompagner 10 enfants habitant en bidonville pour faire leur rentrée dans les écoles de Chilly-Mazarin (école du Château, école Louis Pasteur).

Ces enfants habitaient auparavant au bidonville de la rue Poincaré à Antony. Expulsés en début d’été, ils ont trouvé refuge sur un terrain de bord de route, au niveau du rond-point de Wissous. Un refuge précaire : les familles ont déjà reçu leur avis d’expulsion, leur jugement aura lieu le 7 septembre.

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Les 28 et 31 août ont été consacrés aux démarches administratives auprès de la mairie et à la rencontre de l’équipe de l’école Pasteur. Nous nous sommes aussi rendues sur le bidonville pour discuter avec les familles et remettre aux enfants du matériel scolaire : sacs à dos, trousses et cahiers donnés par La voix de l’Enfant.

Le 3 septembre, premier jour de classe, les parents nous accompagnent pour repérer les lieux où ils doivent déposer leurs enfants le matin : à l’arrêt du bus scolaire pour ceux qui vont à l’école Pasteur, directement devant la grille de l’école pour ceux qui vont à l’école du Château. Nous leur remettons des emplois du temps, nous les aidons à remplir les papiers de l’école. Comme dans d’autres domaines, le travail administratif constitue souvent un obstacle pour les familles.

MERCREDI 2 SEPTEMBRE

Atelier Saint Eloi

Aujourd’hui nous sommes de retour aux taquets car les vaccances sont finies et la reprise des activités socio-éducatives dans le quartiér de saint eloi demmare en force avec des ateliers cuisine et des ateliers danse avec les adolescents animés par Hafsatou et Grazzy.
Nicolae s’en occupe de tartiner avec quelques petits aprés avoir chaqun fait une crêpe dans la bonne humeur et la rigolade.
Mariama avec quelques petits en bas age , jouent aux cartes et à la dinnette avec eux. Les petits sont contents de pouvoir construire des grattes ciel en brique en carton.
Au moment du goûter on se répartis pour garder la distance et respecter les normes d’hygiène afin d’éviter de tomber malade.
Une belle après-midi se clos dans une belle ambiance conviviale.
A bientôt!

Nicolae

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Atelier du Chateau

Un très bel atelier au Parc du Château aujourd’hui,

Nous avons joué au badminton avec Noam, Théodor et Sami, 3 collégiens que nous ne connaissions pas. Nous avons aussi fait des parties de puissance 4 géant et même une partie de Uno avec les petits frères de Sami qui se sont joints à nous. Nous avons bien rigolé avec leur maman qui ne laissait rien passé car elle connaissait sur le bout des doigt les règles du jeu du UNO ! La petite Osna âgée de 3 ans s’est assise à coté de nous et me tenait les cartes ! Un beau moment de partage avec cette petite fille que nous connaissons par nos ateliers à l’Hôtel Social Le Parthénon.

D’autres adolescents, collégiens et lycéens m’ont montré comment ils jouaient à se faire des passes sur la table de ping pong avec une balle de foot et uniquement avec la tête et les pieds, c’était impressionnant à voir.

Penda a réalisé une superbe petite enfance et Alexandre a proposé un atelier dessin. Il a appris aux enfants à reproduire des dessins, choisis par les enfants, le résultat était bluffant !

Nous avons pris un bon goûter dans une ambiance chaleureuse.

Les enfants et les parents ont été très contents d’apprendre que nous seront là tous les mercredis après-midi !

Maite

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JEUDI 3 SEPTEMBRE

Atelier Massy

Cette aprés-midi au Square de la corneille nous nous rendons pour retrouver les enfants et les parents qui nous attendais pour les activités.

Une belle journée avec du beau soleil et des activités pour les petits et grands, des jeux collectifs et des tournois de foot, mais aussi un bel tapis avec des jeux de constructions et de la dinnette pour les enfants en bas age.

On clôture la journée avec un bon goûter.

Nicolae

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Atelier skate-park

Aujourd’hui nous sommes allés au skate parc avec une petite équipe de 3 personnes, c’était le premier atelier de la rentrée, au programme basket et atelier henné. Tout c’est bien passé et les enfants étaient très heureux de nous retrouver.

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VENDREDI 4 SEPTEMBRE

Atelier de la Villa St Martin

Aujourd’hui nous partons pour Longjumeau, direction La Villa St. Martin, où nous avons prépare des jeux de compétitions pour les enfants de toute âgé ainsi que tant bien que pour filles et pour le garçons, pour créer une rencontre autour d’un jeux colectif et convivial.

Dans l’autre coin du terrain Nicolae accueilli les mamans et les petits enfants sur le tapis des jeux. Une bonne ambiance règne et des discussions autour de la propreté des lieux sont débattus entre les mamans pour trouver des solutions de rendre plus beau l’endroit où nous mettons en place notre activité.

La journée finit avec un goûter avec petits et grands et aussi des parents bien contents de nous retrouver.

A plus!

Nicolae

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Atelier du Balladins

Aujourd’hui c’est la rentrée de l’atelier du Baladin ! Nous installons l’enceinte, les tapis, et un atelier de peinture. On fait aussi de la danse et des jeux de ballons ! A la fin de l’atelier on se rassemble pour prendre un gouter tous ensemble.

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Atelier Rocade

Aujourd’hui nous sommes allés a la Rocade, au programmes foot, petite enfance et jeux de société. Petits et grands ont passé un bon moment puis nous avons terminé par un gouter pour bien conclure cette journéé ensoleillée.

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SAMEDI 5 SEPTEMBRE

Forum des Association de Chilly

Un beau forum des associations !

Nous avons vu beaucoup de familles que nous connaissions de nos ateliers, elles étaient ravies de nous voir. D’autres avaient entendu parler de nous via leurs enfants ou les amis de leurs enfants. Elles sont venues discuter avec nous et remplir une adhésion pour l’année.

Nous avons rencontré aussi les élus et nous avons eu l’agréable surprise d’avoir la visite de l’association des parents d’élève de l’école du château qui nous a remis un chèque pour nous aider à l’achat de fournitures scolaires ! Un beau geste solidaire !

Maite

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Atelier Parthénon

Cette après-midi nous allons accompagnés par l’équipe d’étudiants IRTS qui ont mis en place le projet foot pour les enfants démunis et vivants en hôtels social, et pour se dire “au revoir“, ils ont apporté des t-shirts floqués avec l’inscription “FC Intermèdes”, pour remercier les enfants de leur participation.

On profite ainsi d’un moment privilégié autour d’un bon goûter avec toutes les présent qui sont contents de nous retrouver et de se dire ” à bientôt” car nous reprenons les activités à l’hôtel pour tout le monde.

Forza INTERMÈDES ROBINSON!

Nicolae

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Distanciation et violence (anti) sociales

Distanciation et violence (anti) sociales

Nous le savons bien: la violence peut être constructive et nécessaire, quand elle procède et amène le changement; quand elle met fin à ce qui n’est plus possible; ce qui est intolérable; ce qui ne peut plus continuer.

En Pédagogie sociale nous avons fait nôtre, l’adage de la fondatrice de cette école de pensée ( Helena Radlinska) : “Détruire en construisant- Construire en détruisant”.

Mais il est une toute autre violence, bien plus destructrice, ou (pour le dire autrement) AUTO-DESTRUCTRICE (au sens quasi freudien du terme) : Celle ci pousse à l’isolement, à des attitudes “d’assiégés”, au sentiment de persécution, à la théorie des complots, à la rancœur, au cynisme et à la perte de toute capacité d’empathie, de compassion ou même d’émotion pour autrui.

En Pédagogie sociale, nous savons comment ne pas faire de l’autre un problème: en vivant avec lui, en s’expliquant avec lui; en s’exprimant devant lui. En faisant groupe, collectivité…

Et la double clef et condition pour tout cela, ce sont deux conquêtes sociales fondamentales , qui n’ont rien de naturelles: la Proximité sociale et la Communauté.

Après les nombreuses crises sociales que nous venons de traverser ou qui sont en cours, on aurait pu s’attendre, on devrait s’attendre à l’apparition de révoltes, de contestations, de mouvements, de nouvelles formes d’organisation.

Mais c’est ici qu’intervient une nouvelle violence (anti) sociale , qui enjoint à la séparation et à la peur des autres.

Le masque obligatoire et la distanciation sociales sont en passe de devenir les marqueurs d’un nouveau dogme, d’un nouvel ordre (anti) social.

En dehors de ces raisons matérielles, et de ses justifications, il semble bien qu’on nous promette que c’est pour longtemps que les relations sociales les plus ordinaires, dans la Cité , vont être durablement et profondément modifiées.

Des lois , des règlements fleurissent, pleuvent ou sont en préparation. Il semble aujourd’hui plus que probable qu’au delà de la réalité des dangers sanitaires que nous connaissons, ce soit bel et bien un nouveau dogme des relations sociales qui sont en préparation, là , devant nous.

Que pouvons nous en dire; que devons nous en dire du point de vue de la Pédagogie?

Nous savons, à force de travailler avec des groupes, des collectifs , de personnes, dans des situations les plus difficiles, ce que fabrique, l’écran, le masque, la distance et la peur quotidienne.

Nous savons que ceux qui ne sont plus ensemble, ne tardent pas à être en guerre les uns contre les autres.

Nous savons que ceux qui ne se parlent plus, se disputent.

Nous savons que ceux qui ne se voient plus, se fantasment et se diabolisent les uns , les autres.

Nous savons que ceux qui ne se touchent plus, ne seront pas longs avant de sa frapper.

Nous savons que l’intégration forcée, par les individus, de plus en plus de limitations de libertés, de règles et de contraintes nouvelles, menace les sujets dans leurs compétences émotionnelles et sociales et multiplie les risques de débordement et d’agressivité.

La réponse à un excès de contraintes sociales , de pressions et de répressions (policière, administrative, médiatique) , sera toujours de provoquer en retour de la “violence pulsionnelle”.

La moindre contrainte de trop, la moindre frustration supplémentaire, surtout si elles sont vécues en lien avec un sentiment de discrimination, entraînent une rage et une violence immédiate dont on aura beau jeu de fustiger “l’irrationalité”.

En réalité, ces violences , tous azimuts, épidermiques, ne viennent pas de nulle part; ni par choix conscient; ni dans le cadre d’un complot.

Elles sont la réponse immédiate et nécessaire, à un trop plein de contention, d’enfermement et de relégation.

Depuis et avec Kant , nous le savons; la socialité pour les êtres humains est aussi indispensable qu’elle n’est pas naturelle; autant nécessaire qu’elle n’est pas assurée; tellement vitale et pourtant elle doit être produite.

Nous ne nous étonnons donc pas de la violence qui éclate partout, de tous les côtés et à tout propos!

Violences intra-personnelles (maladies, dépression); violences conjugales, intra-familiales, de voisinage; violences avec et contre les institutions; violences de défoulement, de débordement. Violences pulsionnelles, subites, à la moindre opportunité.

C’est la vie sociale elle même qui devient violente, dès lors que la lutte sociale devient hors de portée.

On ne peut malheureusement que redouter que la rentrée, l’année scolaire qui approchent, ne voient se multiplier les violences intra et inter-personnelles, institutionnelles et contre- institutionnelles .

Il y a tant de ressentiments, dès lors que les sentiments ne trouvent plus à se vivre ou à s’énoncer.

La Pédagogie sociale apporte dans ce contexte un message aussi urgent que contrasté.

C’est de la Proximité, qu’il nous faut! et avant tout apprendre à sortir de la peur.

“Na dara”, comme chacun sait, est un titre phare repris par les “Aven savore!”; c’est aussi un message clair, que nous avions appris de nos amis, les Kesaj-Tchave, de Slovaquie.

“N’aie pas peur”.

Reprends pied; ose; avance toi; construis ici et maintenant et occupe, tout ce que l’on a voulu désert.

Fais vivre tout ce qu’on a voulu, mort.

Séjour à CHAILLES, avec les PEP 91

On sait que cet été a vu l’annulation de la plupart des séjours et colonies d’été ; nous savons que ce sont les enfants les plus pauvres et les plus précaires qui en ont fait les frais.

Certes des séjouyrs et sorties ont été ici ou là organisées à l’initiative des municipalités. Mais pour le public qu’on connaît, c’ets la consternation.

Entre les séjours “au pays” qui n’ont pas eu lieu; ceux en famille qui ont été annulés, de très nombreux enfants des quartiers et des hôtels…n’ont pas bougé.

C’est dans ce contexte que nous avons mis en oeuvre “VACA?CES FAMILLES MAINTENUES” , grâce à l’implication de notre équipe et surtout de Isabelle.

C’est le dernier volet de cette opération qui vient de se terminer , ce vendredi 28, avec le retour “de séjour” de 10 enfants qu quartier sud, envoyés dans un Centre de vacances à Chailles, grâce à notre partenaire, les PEP 91.

Des enfants détendus et heureux sont ainsi revenus por une rentrée qui ne s’annonce pas simple.

Matériel scolaire

Nous avons bénéficié par la Voix de l’Enfant la possibilité de préparer au mieux la rentrée matérielle des enfants des squats, bidonvilles, quartiers et hôtels sociaux…

En bonne coordination avec la VDE , c’est dès début Juillet que nous avons établi la liste des 60 enfants pour qui nous avons constitué un matériel de base. Nous ne voulions pas en effet que ce enfants se retrouvent à quelques jours de la rentrée dans le doute de leur possibilité d’être “dotés” et “en règles”.

Cette première opération de dotation s’achève, ce vendredi , avec l’arrivée des magnifiques sacs , les trousses de toutes les couleurs (ainsi que l’arrivée des casques pour les cours de langues et les clefs USB)

Merci à Jean-Paul d’être allé collecter l’ensemble de ces caisses de matériels , avec un camion, au siège de la VDE à Pantin!

La distribution va pouvoir commencer…

Rentrez, c’est la Faim!?

EDITO: Rentrez, c’est la Faim!?

Le signal d’alarme des journaux quotidiens est ici rejoint par les professionnels; le niveau de l’aide alimentaire baisse, alors que les besoins explosent; et le mois d’août a laissé sans recours et sans soutien de nombreuses populations et familles, précaires .

Tandis que l’on met en avant avec une certaine complaisance ici ou là, tels des séjours dits “apprenants” bricolés à la hâte, pour une minorité, sur le terrain, nous ne pouvons que constater le marasme des congés de cet été pour une grande majorité d’enfants vraiment précarisés.

Distribution alimentaire , en bidonville , par Intermèdes-Robinson, Aout 2020

Combien d’enfants se son retrouvés enfermés et livrés à eux mêmes durant tout l’été? Combien d’autres n’ont même pas pu bénéficier des ressources de leur propre environnement?

Les espaces publics sont devenus des déserts, tandis qu’ici ou là, au milieu de tout cet abandon, ils deviennent des espaces de non droits, livrés aux individus les plus marginalisés.

La surenchère des contraintes et mesures à suivre pour tenir des interventions et venir en aide à ces familles et à ces enfants a abouti à la raréfaction des actions, ponctuelles, visibles et le plus souvent sans lendemain.

Bref , un été d’horreur pour de nombreuses familles et enfants avec au final des signes réels d’enfermement, de déprime, de découragement, et surtout de dégradation sanitaire et alimentaire!

C’est dans ce contexte que nous faisons le bilan de ces vacances et que nous envisageons la rentrée qui vient.

Bilan de l’été

Un été bien compliqué surtout pour les enfants et les familles vers qui nous nous portons ! En effet, tant de choses étaient annulées.

Après une fin d’année scolaire, terminée dans le plus grand flou et le plus grand embarras… Après un confinement qui a largement contribué à détériorer la situation financière, familiale, sociale et même administrative et scolaire des enfants et des familles, est venu un été où presque rien n’était possible.

D’un seul coup, nous ne pouvions plus comme l’année dernière faire partir quantité d’enfants en séjour grâce à nos amis et partenaires. Heureusement, les PEP 91 ont pu accepter quelques uns de nos enfants.

Nous nous sommes également efforcés de maintenir, de notre côté « Vacances familles », dans ce contexte où tout vacillait : Nous avons réalisé deux séjours familles à Buno, 4 sorties à la journée.

Et pour nos amis et partenaires, nous avons même organisé une journée d’étude sur la question de « Enfance , Education et précarité », le 02 Juillet…
Des extraits ici: https://www.youtube.com/watch?v=vnRkWkUIJJI
ou là: https://www.youtube.com/watch?v=a14Ah_xy8nM

De nouveaux ateliers !

Bien entendu nous avons repris dès que possible l’ensemble de nos ateliers de rue. Nous en avons même ajouté 2 :

  • Nous réalisons à présent un atelier chaque mardi, au Parc du Château, à Chilly.
  • Ainsi qu’un nouvel atelier au Parc des Champs foux, chaque mercredi après midi.
    La formidable activité alimentaire qui nous occupé tout le temps du confinement s’est poursuivie à la fin de celui ci , en maintenant nos collectes et une distribution inconditionnelle, etc.
    On peut voir un résumé ici : https://www.youtube.com/watch?v=GRSGZrnTYnw

Aven Savore en tournée !

Alors que tous les concerts étaient annulés et que nous ne pouvions pas trouver de festival pour inviter Aven savore, nous avons bien été obligés d’organiser notre tournée.

Heureusement, nous l’avons fait en intelligence avec toutes les structures « amies de la Pédagogie sociale »: l’AFERTES d’Avion, la Mairie d’Avion, l’association YEPCE, le café des Citoyens du Monde (Ponts de Cé), la Mairie de Nantes et nos amis de LACAVALE.

Et ça a été la superbe tournée de Juillet d’Aven savore (un clip est en préparation , ainsi qu’un journal de tournée; en attendant on peut trouver le teaser ici : https://www.youtube.com/watch?v=93TTBrkh3f0

Et que dire encore ?

Nous avons réalisé une fresque et une Mosaïque sur « le mur de la Honte », à Chilly; ainsi qu’un stage « Fresque » au Parc de la Corneille à Massy !
Vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=HkEVk7IgGZ8

Ainsi vient la rentrée avec tous nos espoirs et tout ce que nous attendons encore comme la sortie de notre film « Maison », « Marie et les invisibles », réalisé par Martin Viguié avec tous les enfants de Robinson et tous les décors de nos vies quotidiennes; un film initiatique sur la différence, la découverte de toutes les réalités sociales invisibilisées, par une jeune adolescente.

Perspectives de rentrée

Nous comptons bien:

  • Soutenir les enfants et les familles dans des rentrées scolaires qui ne s’annoncent pas simples
  • Poursuivre nos nouveaux ateliers hebdomadaires ainsi que nos groupes de soutiens pour enfants et adolescents , au local
  • Poursuivre nos actions autour de l’alimentation populaire: collectes, distributions, ateliers cuisine collective, etc.
  • Continuer nos activités de collecte et distribution alimentaire auprès des groupes les plus impactés (et souvent peu connus)
  • Développer de nouveaux projets: Recyclerie sociale, activités de formation pour enfants et jeunes en quête d’orientation, etc.

Une note positive

Il y a plusieurs années, nous posions la question:

Qui soutient ceux qui soutiennent” ?
Aujourd’hui, nous avons la réponse :
De plus en plus de personnes et de structures ont entrepris de nous aider et de soutenir Intermèdes Robinson dans nos actions.
Nos collectes de dons ont rencontré une générosité incroyable de très nombreux contributeurs et sympathisants. Et nous remercions ici toutes les structures, tous nos partenaires, privés ou locaux qui se sont mobilisés pour venir financer et rendre possible nos actions.

Aujourd’hui Intermèdes – Robinson rencontre de plus en plus de soutien et de reconnaissance.

Semaine du 17 Aout

20 Aout: distribution alimentaire.

Alertés par les familles des bidonvilles et des hôtels de l’isolement total qu’elles subissent en ce mois d’aout.

Alarmés par la situation alimentaire qui est subie par ces groupes et publics peu visibles, nous avons décidé de rompre notre fermeture de deuxième quinzaine d’Aout pour reprendre les distributions alimentaires.

Des histoires sans fin

Des histoires sans fin

On en parle ou pas?

VOUS

Vous, institutions, collectivités, vous avez la légitimité, et la responsabilité des accès aux droits, au places , aux biens

Vous êtes: centre communal, départemental polyvalent de secteur; vous êtes la préfecture, vous êtes Sécurité sociale, Caf , Pôle emploi, Caisse de retraite , Bailleur social, Protection de l’enfance , MDPH, responsable d’insertion

Vous êtes : simple employé, technicien, ou cadre ; vous êtes : chargé d’accueil, d’accompagnement, responsable …

En théorie , il n’y a que vous, et que les personnes qui sont en face de vous. Cette dualité , ce face à face, devraient se suffire en eux mêmes

Vous devriez être à même de traiter des files d’attente, de faire aboutir les dossiers, d’accompagner les ayants droits vers la sortie des besoins et des services…

En théorie, ça devrait fonctionner…

Dans les faits, malgré vous, bien “que vous en ayez” , à votre insu ou en pleine conscience, votre travail s’est progressivement modifié.

Vous n’accompagnez plus vers les sorties; vous filtrez les entrées.

Votre travail administratif est progressivement rongé par des contraintes nouvelles, sempiternelles, récursives, régulières:

  • demander une foultitude de documents pour que quelque chose puisse être envisagé

Puis,

  • demander une foultitude de documents pour que quelque chose puisse commencer, enfin.

Puis,

  • Demander une foultitude de documents pour que quelque chose puisse continuer… peut être

A chaque fois ce qui revient immanquablement, est la même chose: le retour à la case départ.

Si toutes les conditions ne sont pas régulièrement et perpétuellement remplies, c’est le retour à la case départ , c’est à dire le non droit, l’en dehors…

Et tout est simple et répétitif : des mail sont envoyés sur des espaces personnalisés des usagers, à charge pour eux de traiter , modifier, transformer, transporter en temps réel et immédiat autant que de besoins et autant de fois qu’il faudra le répéter … une foultitude de formulaires, déclarations, questionnaires, attestations et réclamations…

Ne rien apprendre de l’expérience

Le tout, dématérialisé; histoire de ne pas laisser de trace et surtout de se priver de toutes les chances de comprendre ce qui se passe.

Ne pas comprendre, ne pas observer ce qui fait que la plupart des demandes s’égarent, sont abandonnées, interrompues ou perdues.

Ne pas comprendre comment son travail évolue vers le tri , et la perpétuelle recension des conditions impossibles…

Ne pas comprendre pourquoi les groupes, les personnes et les publics … retombent toujours en bas des collines qu’ils gravissent.

NOUS

Nous, structure polyvalente, multiforme, adaptable, sépécialisée dans le “tout”, qui sommes de plus en plus entraînés à dénouer des noeuds qu’on n’a pas noués, à décanenasser des chaines qu’on n’a pas forgées.

A nous de découvrir comment on peut rematérialiser tous les documents qui ne quittent pas Internet, qui ne quittent pas les replis obscurs des téléphones sans 4 G, …

A nous de trouver comment imprimer ce qui n’a pas de forme, scanner et transférer ce qui est caché, faire voyager ce qui est enfoui.

Et ce , sans aucune légitimité ; au risque qu’à la fin des opérations les plus improbables, quand nous aurons abattu 1000 obstacles, on nous dise:

“A quoi servez vous? ” ; “Que faisiez vous ici?”

Car ce qui est extraordinaire c’est que ce qui ne fonctionne plus, occupe encore toute la place; monopolise toujours la quasi totalité des moyens.

Ce qui ne marche pas est légitime et à l’opposé ce qui fonctionne, … ne devrait pas exister!

MERCREDI – Atelier Saint Eloi

Un très bon atelier aujourd’hui à Saint Eloi, nous avons beaucoup d’enfants, Rosie était avec nous et a amené de l’argile à faire avec les enfants, elle a construit des personnages, les enfants étaient ravis, par la suite nous avons pris un gouter et sommes rentrés au local à l’abri de la chaleur !

TOUTE LA SEMAINE

Une semaine spéciale avant notre coupure de deux semaines , en Aout. Pour autant, nous avons eu une édition de “Vacances Familles”, magistrale, ainsi que des ateliers à Saint Eloi et à la Vila Saint Martin

La semaine d’avant les congés, c’est l’occasion aussi de remettre nos locaux en état et de finaliser la réception du matériel scolaire en vue de la rentrée.

VACANCES FAMILLES

Mini séjour au Château de Buno


Après un 1er camp vacances familles en juillet, nous re-voici pour un 2nd séjour au château.

Il faisait beau et très chaud voir trop mais nous avons su déjouer les orages en nous regroupant dans le château pour éviter de camper et se retrouver archi-trempés.

Baignades, tours de barque et chamallows grillés au feu de bois ont été bien évidement les activités maîtresses du mini-séjour.

Mais nous avons innové également: atelier pizzas avec Chiara notre SVE italienne, grande glissade et ciné plein-air.  Que de bons moments!

MERCREDI – Atelier Saint Eloi

Un très bon atelier aujourd’hui à Saint Eloi, nous avons beaucoup d’enfants,

Rosie était avec nous et a amené de l’argile à faire avec les enfants, elle a construit des personnages.

Les enfants étaient ravis, par la suite nous avons pris un gouter et sommes rentrés au local à l’abri de la chaleur !

Vacances: on n’abandonne pas que les chiens…

Vacances: on n’abandonne pas que les chiens…

Le mythe de l’entre soi

Les périodes d’été dans les institutions éducatives ou sociales, voient revenir régulièrement le même type de pratiques et de postures professionnelles ou occasionnelles.

C’est à peine si les nécessités liées à la période du COVID viennent bouleverser et compliquer tout cela. On se contentera de limiter les nombres de bénéficiaires, de réduire les temps ou de supprimer l’essentiel des programmes d’actions.

Mais on ne changera rien à l’essentiel ; on ne modifiera pas les habitudes, les attitudes, les croyances; tout ce qui fait la posture et la culture des acteurs sociaux en “vacances”.

Les temps de loisirs , dans la pensée des acteurs sociaux et éducatifs, sont toujours référés à un “idéal de Nature”.

Pendant les vacances, tout devrait venir naturellement: la bonne humeur, la bonne entente , les bonnes relations, les bonnes expériences…

… Et ce d’autant plus qu’il y aurait moins de contraintes (finie l’école! plus de quotidien à gérer) et davantage de soleil.

Qu’il s’agisse de séjours de rupture, de séjours collectifs, de sorties ludiques, le principe reste le même.

La rupture, le loisir, la suspension des supposées contraintes du quotidien , cela suffirait à constituer un projet, à produire du changement ou un bénéfice.

Il est là le socle de la croyance en “la Bonne nature des vacances”. Il suffirait de laisser faire , de laisser aller l’enfant, l’adolescent, la personne en difficulté dans un environnement , forcément chargé de positif pour qu’il en sorte du mieux.

Le mythe du lâcher prise

Et c’est ainsi, qu’avec si peu de doutes, tant d’animateurs, tant d’éducateurs, se contentent d’amener des individus et des groupes devant une quelconque étendue d’eau et estiment que leur travail est de rester en retrait, peut être en observation, en tout cas ailleurs.

Le travail éducatif se fera de lui même . Il serait forcément bon en soi que ces jeunes, que ces enfants interagissent entre eux ou avec l’environnement proche.

L’adulte, le tuteur, l’éducateur n’auraient aucun autre rôle que celui du recours.

A lui, de panser les plaies, les bosses, d’intervenir quand plus rien ne va, de gérer les accidents, les incidents, les clashs, les sorties, les déroutes… les conséquences en somme, de son propre abandon.

Mais en dehors de ces “réactions”, cet animateur, cet éducateur n’auraient aucun rôle premier.

Ils ne savent et ne devraient que ré-agir; et non agir.

A contrario, en Pédagogie sociale, on comprend très vite que ce qui menace le temps des vacances, c’est justement, ce vide , le laisser-aller et l’abandon dont ces périodes sont synonymes.

Car pendant les “vacances”, on n’abandonne pas que les chiens et parfois (paraît-il ) des belles mères sur les aires d’autoroute; on abandonne également les enfants, les jeunes, les collégiens … et en particulier les plus précaires et les plus pauvres d’entre eux en entretenant l’illusion qu’ils passent “certainement”, du bon temps.

En Pédagogie sociale, on ne croit pas qu’il suffirait de remplir le vide des vacances par de supposées activités “de loisirs”.

Le déni de son rôle

On ne croit pas que la détente soit le remède à l’anomie. On ne croit pas que le séjour, que le voyage , que la sortie se suffisent pour amener réellement du changement; on ne croit pas qu’il suffise de mettre des enfants et des jeunes souffrants, en collectifs pour qu’ils se socialisent ; on ne croit pas qu’il y aurait des expériences bonnes en elle même, sans investissement, contact ou don humains, autour.

Il ne suffit pas de laisser des enfants entre eux, des journées entières, ou “de leur lâcher la bride” pour qu’ils vivent de bonnes expériences ; bien au contraire!

Il est curieux comment les institutions qui, dans leur fonctionnement ordinaire, tout au long de l’année, déploient toute leur énergie et tous leurs moyens, pour neutraliser toute influence extérieure à elles-mêmes, sont toujours capables du jour au lendemain, de tout laisser tomber , de tout laisser aller , avec pour seul viatique, quelques paroles et quelques réflexions d’une sidérante platitude: “ils vont vivre leur vie”; “A eux de jouer”; “ils se débrouillent entre eux”, etc.

Au cours de mon expérience d’enseignant , déjà, je notais cette curieuse propension au retournement de situation et à l’abandon total.

Les mêmes instituteurs qui, pendant l’année scolaire, n’auraient pas lâché 5mn du temps collectif, pour une discussion de groupe, ou pour se saisir d’une initiative ou d’une idée d’enfants, pouvaient sans aucune réflexion, doute ou remords passer les derniers jours avant les vacances , à mettre les enfants devant des vidéos Disney.

Les collèges qui dramatisent 5mn de retard du jeune qui vient de loin, et qui a des problèmes, peuvent avec une grande légèreté dispenser tout le monde de la dernière semaine de classe , sans bien savoir où sont les uns et les autres, ni même si les parents en ont une idée.

Il y a un lien étroit entre la sur-dramatisation de ce qui se passe “dedans” et l’absence totale de pensée sur ce qu’il se passe “dehors”, ou “ailleurs”, ou “après”.

Chez les Robinsons, nous sommes convaincus de l’importance essentielle de la continuité, du “Non abandon”, de la persévérance, et de l’attention portée à l’enfant ou au jeune, au delà de toutes ruptures et de toutes les “vacances”.

Des liens qu’on ne lâche plus

Nous sommes convaincus de l’enjeu de ne pas laisser les enfants et les adolescents seuls, fût-ce “seuls entre eux”.

Le Travail social, le changement social comme personnel, n’ont rien de naturels; ils supposent effort, et intervention.

Ils nécessitent de la conviction chez l’acteur social qui s’y investit , que ce qu’il fait est important et qu’il ne faut pas le lâcher.

Ce sont les nantis, les riches, les favorisés qui font l’apologie du lâcher prise.

Ceux là sont convaincus de la solidité des filets qui les soutiennent et qui les retiendront au final.

Pour les autres, nous avons à les construire.

MERCREDI – Atelier Parc du Chateau

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Journée à l’Ile de Loisir d’Etampes

Une superbe journée aujourd’hui, nous avons emmené un peu plus de 20 enfants à la piscine de la base de loisirs d’étampes. Ils étaient ravis de cette journée, ont passé plusieurs heures à se baigner et à jouer dans la piscine à vague. Nous avons également fait des jeux de société et pris un goûter avant de rentrer !

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JEUDI – Atelier VILLA SAINT MARTIN

Sacré après-midi !

Aujourd’hui, sous ce beau soleil, nous avons poursuivi les olympiades avec une quinzaine de jeunes de tout âge.

Au programme, une glissade en bâche qui a eu énormément de succès. Hafsatou a ouvert les festivités ; puis s’en est suivie la participation d’un parent. Au fur et à mesure, les enfants semblaient curieux et ont fini par y participer également.

Ce bel après-midi s’est poursuivi avec un grand atelier petite enfance et un parcours sportif. Grands et petits y ont participé.

Pour clôturer cet agréable moment, a été proposé aux enfants un goûter avec de bons verres de sirop bien frais.

A très vite !

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VENDREDI – Atelier ROCADE

Très belle journée ensoleillée

Nous étions à la ROCARDE, NICOLAE, JEANNE EVE, MARIAMA, ANITA, GRAZY et AISSATOU

Comme activité proposée nous avions la petite enfance, le tire à l’arc, la glissade, le Uno, la danse et la bataille à eau. Les enfants très enchantés par les jeux se sont merveilleusement amusés , nous terminons l’atelier par un gouter convivial

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SAMEDI – Atelier BALLADINS

8 Août 2020 Atelier Balladins

Un très bel après-midi aujourd’hui à l’hôtel Balladins. Malgré la chaleur , les enfants étaient beaucoup et très réceptifs. On a réalisé différents atelier, dont un de badmington, un de tir à l’arc et une petite enfance très dynamique avec des grands jeux sur les tapis. A côté, pendant les jeux, on a préparé, avec l’aide de quelques enfants une délicieuse salade de fruits qui nous a servi de goûter. Des activités pour tout le monde !

Des mamans ont participé tout au long de l’atelier en restant avec leurs enfants et en nous aidant à lancer les activités. On a terminé par un goûter rafraichissant avec la salade de fruit et des boissons bien fraiches.

Bon été !

Chiara

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Le nouveau sécuritarisme

Le nouveau sécuritarisme

En 2002 déjà, l’association précédente, Intermèdes, alertait sur le déclin de ambitions éducatives et sur le rétrécissement du champ d’action des “acteurs sociaux”, à l’occasion de démultiplication des obstacles règlementaires, et sous couvert “de Sécurité”.

La suite des années n’a malheureusement fait que confirmer ce qui était déjà plus qu’un intuition à l’époque.

Le sécuritarisme comme “empêchement d’agir”, affirmait on déjà , comporte deux visages; le premier est policier et lié à l’imprégnation pour toute la population, que nous vivons dans une société profondément insecure et que nous devons renoncer à notre liberté pour notre bien.

Le second est sanitaire , protocolaire et règlementaire et vise à mettre à l’abri toute action publique de toute récrimination possible. La peur du pire possible, la peur de mise en cause à tout propos de la responsabilité des uns et des autres a conduit à la mise en place d’une culture du renoncement, du défossement, du repli volontaire, du “droit de retrait”, dont on a vu l’apogée lors de l’épisode COVID 19, entraînant la paralysie au moins momentanée de quasiment toute les structures et institutions éducatives, culturelles et sociales (qui se poursuit encore).

Ce qui n’était en 2002 , qu’une simple intuition, une sorte de pressentiment, à savoir que les préoccupations sanitaires (et règlementaires et juridiques qui l’accompagnent) et sécuritaires, “faisaient noeud”, et constituaient un système qui rend progressivement impossible toute initiative éducative et sociale.

Empêchement, paralysie volontaires, ont ainsi lentement gangréné les institutions et les pratiques d’équipes de professionnels.

Mais il semble que le COVID 19 ait constitué une accélération sans précédent de ce phénomène.

Nombreuses sont les institutions et les organisations que ne rouvriront pas et ne reprendront pas si facilement les pratiques et les actions qui ont été trop rapidement abandonnées .

La promesse d’une “épidémie durable” vient encore renforcer cette impossible reprise à un état antérieur , qui était pourtant déjà bien défaillant.

La perspective d’une telle reprise est en effet fragilisée à trois niveaux différents:

  • sur le plan individuel, des acteurs , ceux ci sont invités à considérer la reprise de toute action , comme précaire , risquant à tout moment une annulation ou un retour en arrière; ce n’est certainement pas cela quo va encourager l’initiative et l’imagination,
  • Sur le plan de l’économie sanitaire et sociale, avec une incertitude totale sur la pérennité des moyens actuels, la continuité des actions et des investissements actuels
  • Sur le plan règlementaire , avec un risque perpétuellement renforcé d’être mis en cause , voire pénalisé par toute action publique ou dans les espaces publics et communs.

Et au dessus de ces éléments, liés à la période actuelle, on voit aussi s’esquisser une nouvelle logique, une nouvelle limitation de l’action publique, de longue durée, au nom des risques “sanitaires” .

Qui peut dire que la peur d’une pandémie ne sera pas perpétuellement remplacée par une autre? Ne risque t on pas de se retrouver dans un cas similaire du dispositif “Vigies pirates”, créé il y a plus de 30 ans, à l’occasion d’événements sécuritaires particuliers, mais passé dans les mœurs et perpétuellement renforcé , depuis lors?

Qu’est ce qui est un accident et qu’est ce qui est un tournant?

Un tournant dans les mentalités, les pratiques,tellement radical que bientôt, on ne croira plus qu’il y a un an, à peine, tout était encore différent. On perdra encore un peu plus la mémoire du “vivre ensemble”, de ce qui est réellement possible.

Nous serons pris dans l’évidence de l’Impossible et du renoncement.

Or, c’est le contact que nous sommes en train de prendre.

Le contact humain, en premier lieu, celui qui nous faire sentir proches et ensemble, en tout cas concernés, les uns par les autres. Celui qui nous permet de se sentir moins seuls et d’oser la confiance en autrui.

Mais aussi le contact avec les publics, les groupes, les enfants et les familles de plus en plus invisibles au fur et à mesure que l’éloignement des institutions le enfonce dans la précarité.

Et bien entendu la pire perte de contact est celle d’avec la réalité sociale , la réalité de ce qui nous entoure, de ce qui survient et de ce qui arrive.

Deux Mondes sont aujourd’hui en danger de faire durablement sécession; l’un se remplit et se gave de “discours”, de protocoles, de programmes, de procédures, de règlements.

L’autre ne se sent déjà plus concerné ; abandonné il devient la proie de toutes les violences , à commencer par les pires: le silence et l’invisibilité.

MARDI

Bel Air

En passant par le jardin…

Deux heure d’arrosage et de nettoyage du jardin cet après-midi, afin de le rendre vivable pour les ateliers à suivre. A bientôt dans notre potager !

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Atelier Parc du chateau

Un super atelier ! Les ados étaient au rendez-vous, nous avons joué aux jeux de société et nous avons appris à mieux nous connaître !

Les petits ont profité de la petite enfance, nous avons lu plein d’histoires et fait plein de constructions.

Nous avons aussi fait parler notre imagination à travers une activité dessin.

De plus en plus de parent discutent avec nous et sont ravis de notre présence.

Maite

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MERCREDI

Atelier des Champs Fous

Un beau soleil cette après-midi au Parc des Champs Fou et un bel atelier tout au long de notre activité avec petits et grands.

Une fois arrivé sur place Nicolae et Lionel font le tour du parc pour récupérer les jeunes et familles qui veuillent partager une belle après-midi en notre compagnie et avec des activités comme : La peinture, les fléchettes, le tir a l’arc, les jeux de société, etc…

Une occasion de faire participer aux mêmes activités des enfants et des mamans pour le plus grand bonheur de tous.

A la fin de l’atelier nous finissons tous avec un bon goûter et sous le regard plaisant des parents.

A bientôt !

Atelier BEL AIR

Aujourd’hui, nous avions peu d’enfants sur notre atelier …

Cependant, nous sommes parvenus à captiver l’attention des enfants avec les jeux de société tels que le UNO et le TIC TAC qui a d’ailleurs eu énormément de succès.

Pour clôturer cet après-midi, nous nous sommes rassemblés autour d’un goûter.

A la fin de la journée, Mariama et penda s’occuperont de l’entretien du jardin.

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Atelier Fresque Massy – Jour 1

Début du stage de réalisation d’une fresque au parc de la Corneille à Massy, où nous accueillons dès 10h00 les premiers enfants, Cassian et Camélia, nos petits habitués des ateliers depuis 4 ans maintenant, et toujours fidèles au poste sur le parc pour nos ateliers !

Le thème de la fresque est : « Le monde d’après ». Un autre enfant nous suggère d’écrire à la suite de l’énoncé « … c’est le nôtre ! ». Cassian et Abdel dessinent une magnifique école pour tous et toutes, au dos de la fresque. La période de confinement a fait ressentir un vide aux enfants. L’école et l’apprentissage leur ont beaucoup manqué !

Ensuite vers 13h00 Lyam et Mélina nous rejoignent et décident que le monde d’après sera peuplé d’Intersports et de MacDonald’s où le masque serait obligatoire.

A 14h00, Marie va retrouver Anita et 6 enfants à l’hôtel Astoria de Massy pour qu’ils participent aussi à la fresque et profitent du parc. C’est le moment où la fresque devient la plus vivante : petits et grands s’essaient au dessin avec les bombes, chacun y va de sa petite idée du monde d’après : des fleurs, des aliens, du rose, du rouge, du vert !

Une fois la fresque bigarée terminée, nous nous rassemblons sous l’ombre du barnum pour l’éternel goûter de fin d’atelier. Merci à tous et à demain pour la suite du stage fresque !

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Atelier Saint Eloi

Très bel atelier cet après-midi. Tous les ateliers ont eu beaucoup de succès. Nous avons fait du dessin avec Rosie en laissant parler son crayon les yeux fermés !Le résultat est bluffant. Rosie a fait des portraits les enfants sont sous el charme et ils apprennent beaucoup à ses côtés.

Nous avons fait des jeux de société et des jeux en bois. Une grande petite enfance et un atelier « Quoi de neuf ? »  avec les pré-ados et ados. Cela nous a permis de faire connaissance car des enfants sont à St Eloi uniquement pendant les vacances. Nous avons ensuite pioché deux sujets pour notre atelier philo : « Qu’est-ce que la liberté? » et « qu’est-ce que grandir ? ». Ces sujets nous ont fait cogiter et nous avons passé encore une fois un moment fort en émotion et en partage.

Maite

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JEUDI

Atelier Fresque Massy – Jour 2

2e journée de graff à Massy, au parc de la Corneille ! Aujourd’hui on a décidé de faire expérimenter aux enfants la technique du pochoir. On dessine, on découpe, on colle, on bombe : le résultat en surprend plus d’un, et nous passons un bon moment à expérimenter. Ensuite, les enfants de l’hôtel Astoria nous rejoigne pour à leur tour essayer de confectionner leur propre pochoir.

Résultat des courses : une grue réalisée par Cassian et Abdel, plein de jolis cœurs, un nuage, des prénoms collés au scotch directement sur la fresque puis bombés.

De leur côté, Mélina, Lyam et Abdel écrivent « Le monde d’après » sur un cellophane tendu entre deux arbres avec une technique de pochoir très élaborée, multi-couches et multicolores. Le résultat est surprenant et très intéressant, nous prenons une belle photo de groupe tous ensemble.

Nous clôturons cette 2e journée de stage graff par un bon goûter sous le barnum ! A demain tout le monde.

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Atelier Olympiades Villa Saint Martin

Aujourd’hui nous préparons les rencontres et les activités inter-quartier pour notre futur évènements » Olympiades inter-quartiers », qui veut réunir des jeunes et adolescents de tous les milieux sociaux et culturels et des quartiers situés en zone urbaine sensible, comme à Chilly Mazarin, le quartier de saint Eloi, à Longjumeau les quartiers de La Rocade et Bel Air, et de Massy , du quartier Grand Ensemble, ou nous intervenons très régulièrement et ou nous essayons de mettre en place des rencontres pour permettre la libre expression, la réinsertion des jeunes dans les dispositifs du droit commun et de l’éducation et l’acceptation des uns et des autres. Nous luttons aussi pour aider les jeunes qui sont en décrochage scolaire et qui ne trouvent pas des formations nécessaires pour parvenir à s’émanciper.

Nous avons mis en place plusieurs activités qui réunissent en total une vingtaine d’enfants de tout âge et plusieurs parents qui accompagnent ces derniers dans leurs activités : Tir à l’arc, Fléchette,  Parcours du combattant avec des obstacles, Badminton, Atelier d’éveil de la petite enfance et plusieurs jeux d’équipe comme l’épervier, la balle au prisonnier et le berret.

Tout au long de l’activité nous déployons toutes nos forces à fabriquer avec les volontaires des brochettes de fruits pour le plaisir de tous. Du melon, du pastèque, des raisin, des pommes, des oranges et des fraises ont pu composer notre menu pour le goûter accompagnée d’un jus de fruit et la cerise sur le gâteaux, où plutôt le « tagada » sur le gâteaux.

L’animation des jeux a très bien fonctionné et petit comme grand a pu participer au parcours des obstacles , avec Nicolae et Chloé. Le berret animé par Ines et Jeanne Eve a bien plu à tout le monde qu’après cela nous étions tous fatigués. Heureusement que les tapis de la petite enfance étaient toujours déployés ce qui nous a permis de surpeuple et se reposer afin de recommencer une tournée de badminton et tir à l’arc avec Chloé et Jeanne Eve.

Ingrid, Inès, Pemba avec la petite Djadja  ont pu faire les brochettes de fruits avant de nous rejoindre pour une partie de balle au prisonnier.

L’atelier fléchette a mis à l’épreuve les plus futés afin de voir qui est le meilleur.

Une bonne ambiance et de la bonne humeur ainsi que de la joie ont régné tout au long de l’après-midi, surtout sous un soleil qui s’est montré plutôt généreux et nous a permis de profiter pleinement des activités.

La journée clos avec un bon goûter préparé sur place par les enfants et les pédagogues sociaux et un régal de brochettes a pu faire le bonheur de tout ceux qui était au rendez-vous.

A bientôt !

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JEUDI

Atelier Antony Pole

Anthony pole :

Nous revenons en force avec une autre activité qui donne envie aux petits et grands d’y participer et cette fois ci nous proposons de la peinture pour tous et des salades de fruits.

Entre temps l’atelier tir a l’arc fais l’unanimité parmi les jeunes et quelques adultes qui veulent à tout prix y participer.

Ines et Nicolae font les salades et avec Amir et Ariana qui s’intéresse aussi à cela.

Une bonne ambiance et de la joie et de la bonne humeur tout au long de notre activité.

Un bon goûter partagé avec les enfants et les parents malgré la chaleur insupportable.

A plus !

Atelier fresque Massy – Jour 3

Ce vendredi à Massy, nous clôturons notre stage graff ! Ce furent 3 magnifiques journées passées avec les enfants du quartier du parc de la Corneille, mais aussi avec les enfants de l’hôtel Astoria que nous avons ramenés mercredi et jeudi !

Aujourd’hui, nous décidons de réaliser 3 fresques avec 3 graphismes différents, afin d’embellir les revendications des enfants. En effet, pour le monde d’après, ils souhaitent des changements dans leur quartier. Qu’aimerions-nous voir dans ce quartier, en tant qu’enfants habitants ?

Cette idée séduit beaucoup les enfants. Au bout de deux heures de travail et un brainstorming autour de délicieux morceaux de pastèques, Mélina et Marcus, aidés d’Abdel, écrivent sur les 3 fresques les vœux de tous les enfants qui sont venus à l’atelier : avoir un ou plusieurs points d’eau dans leur quartier, ainsi que des toilettes publiques, mais également des vélos gratuits, des restaurants pour enfants gratuits (en effet, certains enfants viennent parfois aux ateliers le ventre vide), un parc aquatique gratuit, des piscines, des villas pour tous… Ces messages, certes éphémères, inscrit au parc de la Corneille nous l’espérons, retentiront et se feront entendre !

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SAMEDI

Atelier Olympiades à Massy avec Humanitaria

Aujourd’hui sous le beau soleil de Massy et en partenariat avec l’association Humanitaria nous mettons en place des rencontres autour des jeunes en situation de précarité, d’exclusion et de décrochage scolaire.

Dawari le coordinateur de l’association Humanitaria, ait installé au cœur du quartier un mur géant d’escalade pour le plaisir de tous.

Nos activités sont enfin installées et un bel atelier d’éveil de la petit enfance est mis en place et gérée par Grazzy et Ingrid , tandis que Nicolae et martin ont démarré les tournois inter-quartier avec les jeunes de 11-16 ans du quartier de Massy et ceux de Saint Eloi.

Plus loin les deux animateur sportifs d’humanitarisa récupèrent le reste du matériel ludique comme le tir à l’arc et le badminton et mets en place des tours et des compétitions entre les enfants.

Une bonne ambiance régné à l’horizon, les enfants sont plein de joie et les jeunes ont le temps de faire des blagues et de se marrer en faisant la course dans les sacs et puis le tournois de foot contre les plus jeunes.

Le mur à escalade à eu beaucoup de succès et tout le monde a pu le faire à plusieurs reprises sous les yeux bienveillants de Dawari et ses collègues.

L’après midi prend fin avec un super bon gouter pour une soixantaine d’enfants et jeunes.

A plus !

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Atelier Parthénon

Nous étions nombreux aujourd’hui à l’atelier. Nous avons beaucoup joué, lu des histoires, rigolé et nous avons fait connaissance de nouveaux enfants !

Une belle après-midi dynamique.

Maite

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Pathos!

Pathos!

Ceux qui connaissent Intermèdes-Robinson , savent avec quelle intensité nous nous occupons des enfants, comment nous organisons leur temps et leur espace, comment nous supprimons tout vide, comment nous donnons à vivre une présence intensive et constante, entre adultes et enfants.

Les passants, comme les spectateurs sont souvent témoins avec étonnement de la force et de la tension des moments que nous partageons COLLECTIVEMENT et entre nous.

Tout facilement est FÊTE et tout , aussi facilement est DRAME.

C’est comme si le temps s’était concentré; il faut “vivre vite” et à fond le moment qui passe, pour nous , ensemble, les uns avec les autres.

C’est l’environnement, le contexte qui s’estompent, tandis les instants vécus ensemble, selon la théorie, korczakienne, des “Moments“, prennent toute la place et toute leur importance.

Il y a en Pédagogie sociale , dans les moments les plus banals, dans la vie quotidienne elle-même , les mêmes principes que dans les tragédies de Racine, ou les poèmes de Musset.

Les deux principes de cette dramatisation des relations sont l’intensification et l’amplification.

Intensification

Le temps est rétracté; tout se joue à l’instant. Les enjeux de ce qui va advenir pour chacun, de ce qui devient en chacun de nous, sont devant nous.

Ce que nous vivons ensemble et à présent a valeur d’exemplarité, de modèle, de vérité peut être .

Et nous n’avons pas de temps à laisser filer, d’occasions à remettre. Ce qui changera changera ici et maintenant; ou ne changera pas.

Cette intuition, plutôt qu’une certitude, nous la partageons au quotidien avec les enfants et les adultes du groupe, avec lesquels nous vivons au jour le jour. Elle devient petit à petit notre évidence, comme un savoir que nous avons en commun.

Amplification

Il ne faut pas s’étonner alors que tout prenne une valeur exagérée; une valeur amplifiée. Pour le dire simplement, dans nos groupes “ça” crie souvent, “ça” pleure régulièrement, mais il y a aussi de la joie et des cris de toutes les sortes.

Là où les pratiques éducatives classiques, amènent les professionnels à prendre de la distance, à laisser passer du temps , à marquer des ruptures, nous faisons exactement le contraire. Nous revenons à la charge, nous associons de nouveaux protagonistes aux disputes; nous les rendons publiques, audibles et visibles… jusque dans leur résolution.

L’émotion est exprimée; elle est libérée. Autant dire que nous la rendons visible. Elle était déjà présente avant nos interventions, mais elle l’était au travers d’attitudes de replis, de rigidité et de fermeture.

Dans la fureur parfois, nous la libérons. C’est à dire que nous la rendons consciente pour ceux qui les vivent.

Nous revenons donc fatigués de nos jours vécus ensemble, de nos tournées de nos résidences, de nos “vacances familles”, comme de nos ateliers.

Mais nous revenons heureux et plus déterminés, encore.

Enfants et adultes ont vécu une aventure émotionnelle, relationnelle , à la fois personnelle et collective.

Restitution

C’est une forme de culture commune à notre groupe, que tout se vive intensément et éprouve tout un chacun au moment même où on apprend à se connaître.

Nous ne sommes donc pas étonnées de voir les enfants se comporter quelques fois entre eux de la même manière dont nous les avons traités. Certains enfants surinvestissent tel autre qui est fragile ou en position difficile.

Plus un “camarade” risque de se rejeter et de s’auto-exclure, plus il est ramené au centre par le groupe.

Certains de “nos” enfants répliquent littéralement et quasi consciemment de la “Restauration narcissique” auprès de ceux qui en ont le plus besoins: Séances de photos, relooking, câlins, marques et gages d’engagement affectif, paroles et serments à demi-joués; tout est utile et tout est utilisé.

A ce compte , on n’est pas surpris que ces enfants grandissent vite, qu’ils gagnent une maturité étonnante, et qu’ils soient parfois même capables de théoriser et de l’exposer devant … des professionnels .

Conférence du 21 Juillet matin aux CEMEA (au 102), à Nantes, par L’ACAVALE

LUNDI

Tournée Aven Savore

Nous arrivons à Nantes ce lundi, accueilli par L’Acavale qui nous fait visiter la ville, on va au miroir d’eau en face du château et les enfants se rafraîchissent. Nous faisons un mini-clip dans les miroirs d’eau avec percutions corporelles.

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MARDI

Atelier Parc du Château

Un atelier tout en douceur aujourd’hui ! Le temps était doux et les enfants très attentifs et curieux de ce que nous proposions. Nous avons beaucoup joué et discuté en lisant des histoires, en réalisant des constructions et en jouant aux jeux de société. Nous avons rencontré de nouveaux enfants : Luciane, Liv, Giulia. Nous avons terminé par un bon gouter avec des crêpes au chocolat !

Pour le prochain atelier les enfants ont demandé de la peinture et des grands jeux !

Maite

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Tournée Aven Savore

Aujourd’hui nous sommes accueillis par Victoria dans le quartier du Breil pour un spectacle au sein du festival des Pataugeoires ! Nous répétons dans la magnifique salle allouée pour la journée. Après cette répétition, les enfants donnent tout et le public le leur rend bien, tout le monde est ravi de la performance de la troupe ! Les enfants rencontrent les autres enfants du quartier, et finissent par faire la fête tous ensemble !

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Vacances-familles Buno – 21 au 24 juillet 2020

Après des mois d’absences, le projet vacances-familles a repris ses quartiers au Château de Buno.

Une vraie bouffée d’air pur et frais, après le confinement.
Tout petits et très grands, se sont côtoyés dans une joie simple du quotidien partagé.
Que de retrouvailles!

Au sein de ce groupe plus restreint que d’habitude, nous étions 24, nous avons fêté 2 anniversaires, 5 et 6 ans. Les garçons été très fiers d’avoir fait eux même leur gâteau. C’est tout à l’image de l’ambiance qui a accompagné le séjour.
Journées bien rythmées, par de délicieux repas  fabriqués ensemble : couscous, tiep, tartes et quiches diverses, salades de fruits…
Quelques obligations comme la vaisselle et le ménage et le tri selectif que nous avons organisé dans nos assemblées des présents quotidiennes.
Et toutes sortes de temps libres bien remplis : jeux de société, baby-foot, veillée au feu de bois, baignade, tours de barque…

Nous avons laissé sur place quelques vivres et affaires pour le groupe d’août.

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MERCREDI

Atelier St Eloi

Quel Atelier !

Nous avons terminé de peindre le mur en bleu nuit avec Mamadou, Habi, Keni et Panati. Une sacrée aventure et nous sommes fiers du résultat. Nous avons été encouragés par un habitant du quartier tant cette activité lui semblait pleine de sens pour les enfants et pour les habitants.

Nous avons fait un très belle petite enfance avec des livres, des constructions et des jeux en bois.

Nous avons aussi fait comme à notre habitude un atelier QUOI DE NEUF ? et un atelier philo avec Kadidjatou et Aminata maman de deux petites filles ainsi qu’Habi.  L’atelier a été riche, les questions piochées ont été : Le monde serait-il meilleur si nous étions tous pareil et Qui suis-je ?

Rosie a fait un super atelier dessin, Djeneba, Chrismael et Fodi sont très attachés à cet atelier et ont très envie de poursuivre. Rosie les sensibilise au travail de l’autoportrait et plus généralement du dessin.

Maite

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Sortie Paris Plage

“Comme chaque été, nous avons fait notre habituelle sortie estivale à Paris plage.
Pendant nos ateliers hebdomadaires les mercredis, au quartier Saint Eloi, nous avions appris lors du jeu le « Quoi de neuf » qu’aucun des enfants ne partait en vacances cet été.
Alors on a fait cette sortie avec et pour eux.
C’était une chouette sortie avec pédalo, tyrolienne, douches de brume, glaces…
Mais, l’ambiance de fête que nous vivions habituellement a été amoindrie car le Covid 19 ne nous a pas permis de profiter de la baignade dans les bassins d’eau de la Seine car nous étions en groupe…
Et nous avons également peiné avec les transports en commun.
Il nous a fallu 2h30 pour rallier Chilly-Paris à cause des travaux sur le RER C.”

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Tournee Aven Savore

Aujourd’hui nous entamons la dernière journée de spectacle.

Un spectacle au quartier de Beaulieu sur l’île de Nantes, puis un spectacle au sein du festival des mini-spectacles de rue organisé par L’Acavale dans le quartier Clos Toreau. Magnifique ambiance, le public est très réceptif et tout se passe au mieux !

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JEUDI

Atelier Balladins

Quel après-midi extraordinaire !

Aujourd’hui, avec les enfants, nous avons réalisé trois ateliers : un atelier petite enfance, un atelier cuisine ( réalisation de brochettes de fruits) et un atelier jeux de société qui a été suivi d’une petite séance d’activités physiques, accompagnés d’un petit fond musical.

Les enfants étaient très réceptifs et vraiment ravis. Ils ont participé à tous les ateliers sans exceptions.

A la fin de cette superbe fin de journée, les enfants se sont rassemblés pour un goûter royal !! Au menu : brochettes de fruits, friandises, pains au chocolat…

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Tournée Aven Savore

Aujourd’hui, avant-dernier jour de tournée : nous partons à Pyriac-sur-mer afin de naviguer sur un magnifique voilier grâce à Jean-Claude ! 2 groupes composé de 6 enfants ravis partent en mer. Nous nous baignons et profitons de l’océan Atlantique, de ses bords de plage et ses churros, ses gigantesques glaces. Quelle expérience unique, inoublibable !

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VENDREDI

Atelier Antony Pôle

Aujourd’hui c’était un après-midi très agréable…

Grands, petits, enfants, parents ; tout le monde était de la partie ! Nous avions différents ateliers : peinture, jeux collectifs ( badminton et tir à l’arc) et un atelier cuisine ( avec des beignets de courgettes et des brochettes de fruits). C’était un moment très convivial ; les enfants étaient vraiment ravis. Tous les ateliers ont eu beaucoup de succès.

Pour clôturer ce bel après-midi, nous avons prit un grand goûter avec les enfants mais aussi avec les parents… Tout a été apprécié.

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