Social: le tombeau des “idées neuves”.

Social: le tombeau des “idées neuves”.

TIERS-LIEUX, Empowerment, développement du pouvoir d’agir, Fab-Lab, Community organizing…

De quelques fatalités

De tout temps, les idées produites par un peuple qui souffre pour luetter contre sa condition, sont finalement toujours récupérées et tendent à devenir de nouveaux stéréotypes.

Ces phénomènes sont sur-connus, en ce qui concerne la musique. Il en a été ainsi du Jazz, du bon vieux Rock’n roll, comme du RAP bien entendu.

Ce que l’on sait moins, c’est que le même phénomène préside à la pensée du Travail et de l’Intervention sociale. Les innovations nées à la marge, contestataires, non conformes , trouvent toujours tardivement (trop tardivement sans doute) une heure de gloire, un moment de reconnaissance.

Dans le social, la reconnaissance des idées neuves a toujours lieu 30 ou 40 ans après la période de leur création et de leur pertinence. Il en a été ainsi du Travail social avec les groupes; ou bien encore avec les alternatives au placement , en protection de l’enfance ( voir l’idée par exemple “du placement à domicile”, de “l’internat séquentiel”, ou bien dans le domaine du soutien à la parentalité.

Dans l’Education cette reconnaissance peut tarder bien davantage encore. Il faut bien se rendre compte que ce que l’on appelle les Pédagogies nouvelles, sont nouvelles…depuis le XVIIIème siècle.

La stérilisation des innovations sociales

Pour tout dire, tout ce qui nous arrive, présenté comme du neuf et guidé par des politiques sociales, par des appels à projets institutionnels, et tout ce qui se trouve encouragé comme prometteur ou innovant par les politiques sociales, est en réalité assez ancien , et ne fonctionne déjà plus.

Il en est ainsi des “Tiers lieux”, nouveau gadget des centres sociaux et de l’animation sociale, comme des politiques sociales.

A partir d’une intuition assez juste que les interactions sociales qui portent et qui ont un réel impact , ne trouvent plus à se produire dans les institutions qui leur sont consacrées pour cela, mais bien souvent, à leur marge et dans des espaces “en friche” et “déconsidérés”, on s’est imaginé que l’on pourrait inventer des “tiers lieux”, à partir de rien, ou plutôt à partir des attentes et des commandes institutionnelles.

Dans les faits, la plupart de ces “Tiers lieux” qui naissent ou qui se développent sont assez stéréotypés; il suffira de créer dans le centre Socio-culturel, le plus lambda, un “Repair café”, une “Recyclerie”, “un Café des enfants” (ou des parents, c’est selon), et pourquoi pas une sorte d’université populaire consacrée à l’environnement et à la gestion des déchets, … et ça roule!

L’esprit de “Club”

Or ce n’est pas comme cela qu’on fait du Social; ce n’est pas en réunissant des demandeurs d’usage, des personnes concernées, intéressées et motivées par un sujet, que l’on change quoi que ce soit à l’ordre des choses.

Le Social ne peut être qu’une prise de conscience, qu’une rupture; il n’est jamais un assentiment, un consensus ou alors, ça tourne dans le vide , et même on risque de creuser encore plus les fossés sociaux entre les populations qui se déclareront conscientes, et les classes populaires que l’on considèrera avec hauteur, condescendance , ou carrément avec du mépris social.

Le détournement des idées neuves et des concepts révolutionnaires en matière d’action sociale, malheureusement, entraine évidemment une monopolisation des moyens financiers et des ressources.

On va encore et toujours consacrer les meilleurs locaux, les meilleurs moyens et les meilleurs crédits aux structures qui se revendiqueront des termes et des idées… qu’elles contribuent à tuer!

Un habillage démocratique

Il est possible, à l’occasion, que ce détournement de moyens, et de ressources soit réalisé sur fond de mise en scène démocratique : appels à projets pour des “actions différentes”, qui en réalité ne retiendront que les idées les plus conformes au modèle que l’on se fait et qui élimineront à coup sûr tout ce qui risque d’amener un vrai changement; concours, prix, labels… Tous ces dispositifs viendront petit à petit laminer les concept, uniformiser les actions, standardiser la pensée qui les inspire.

Célestin Freinet , paraît il avait candidaté au milieu des années 50 à un appel à projet du Ministère de l’Education nationale destiné à soutenir, dans les écoles, les projets recourant aux “techniques Freinet”. A son grand étonnement, son propre projet fut rejeté et la justification apportée à ce refus, mentionnait “projet insuffisamment Freinet”.

La tendance ne date pas d’hier!

Plus près de nous , nous avons vu la politique mise en œuvre au début des années 90, de soutien à la fonction éducative et parentale, qui était destinée à faire naître de nouvelles pratiques, de coéducation, de nouvelles relations “parents/ professionnels”, et qui a finalement abouti à 3 ou 4 types d’actions “standard”, qu’on a répliqué partout , avec peu d’impact et peu d’intérêt. Tels sont les “cafés des parents” (réunions à thèmes éducatifs) et les LAEP (lieux d’accueil enfants/ parents), ou encore quelques stages de communication positive et non violente.

Une larme pour le social

Un autre point commun, à tous ces “tiers lieux, ou lieux alternatifs dans le champ de la culture , de l’enseignement ou du Travail social , est que leurs acteurs finissent toujours par développer une mauvaise conscience vis à vis du “Social”

Beaucoup affirment et souvent avec sincérité qu’ils aimeraient “intégrer” des publics en difficulté, ou discriminés.

Le problème est qu’ils s’imaginent qu’il pourrait s’agir de quelque chose que l’on pourrait “faire en plus”.

Ils adhèrent ainsi à un roman, un récit, un mythe, qui reprend toujours les mêmes invariants.

1 / D’abord on réaliserait le lieu, ou “Tiers lieu” de ses rêves, entre soi, avec les siens, en s’adressant, par facilité, a priori et en priorité à ceux qui sont “comme nous”; c’est à dire avec ceux qui partagent une certaine conscience commune des urgences et des préoccupations qui mobilisent notre groupe: préoccupations environnementales, sanitaires/ alimentaires, ou culturelles.

2/ Puis on se dit que “après”, quand notre utopie fonctionnerait bien dans cet “entre soi”, on pourrait alors l’étendre vers des étrangers. Telle “Ecole démocratique” s’imagine alors qu’elle pourrait accueillir à sa marge, un ou enfants de milieu défavorisé , comme un cadeau qu’on leur ferait. D’autres porteurs de projets culturels innovants, estiment naïvement que “les familles de la Cité voisine” fréquenteront le “Paradis culturel” qu’on a créé,tout simplement parce qu’on les y inviterait ou qu’on ne les ferait pas payer.

Bien entendu, tout cela est pure illusion .

Le Social ne peut pas être à la périphérie

Le “Social” ne peut pas se produire à la marge, comme un surcroît, un bénéfice secondaire, une extension de l’audience ou du territoire. Il ne peut être que au cœur de l’action à son origine, ou bien il n’est nulle part.

Les démarches, dans le domaine social, qui partent de l’utopie et qui prétendent secondairement “s’ouvrir à la réalité”, sont vouées à l’échec.

Car on a d’abord validé et renforcé un “entre soi”, qui constituera un obstacle très efficace pour tenir à distance les groupes ou les publics qui y sont étrangers.

En réalité, le véritable travail social, ne peut pas se constituer en réunissant ceux qui se trouvent bien ensemble par affinités ou par convictions.

Le véritable Travail social ne peut que contrevenir à l’ordre social et naturel.

Il faut désobéir à cet ordre en instaurant quelque chose d’inouï, ou de neuf dans l’environnement.

Tel est le sens du travail “hors les murs”, “Hors institution”; telle est la nécessité d’imposer un principe d’inconditionnalité du public et de l’action.

Mercredi 21 octobre

Sortie Vacances Familles au musée de la mosaïque de Briare

Aujourd’hui nous nous sommes levés aux aurores avec Isabelle et tous les enfants prévus pour la sortie au musée de la mosaïque, dans la ville de Briare. Nous sommes partis à neuf, heureux (et oui, il n’y avait qu’un seul garçon mais il emporte quand même toutes les 8 autres !), de découvrir du pays à travers la fenêtre du camion.

Nous arrivons à Briare vers 9h45, le temps de prendre un bon chocolat chaud et un café pour les adultes et hop, on enfile nos costume de mosaïste. En effet, pendant 1h30 nous nous mettons dans la peau d’artiste pour réaliser nos propres mosaïques. Une fois cette belle expérience terminée, on va manger un pique-nique sous un beau saule pleureur en bordure d’eau, près du fameux pont du canal de Briare. Et nous finissons par y monter, sur ce pont, et ô surprise ! Il y a bien un canal qui court là-haut, assez profond, attention de ne pas tomber ! D’un côté il y a ce canal, de l’autre il y a la Loire.

Nous revenons ensuite visiter le musée de la mosaïque, puis nous partons pour une promenade enchantée à la montagne magique ! Armés de nos gants, pelles et sacs, nous remuons la terre parmis les émaux pour ramener chez nous des petits trésors : morceaux de tesselles de mosaïque, perles, boutons… Pour pouvoir en faire aussi à Saint-Eloi et chez nous, et aussi au local où nous devrons finaliser notre création de la matinée. A saint-Eloi, pourquoi ? Car en juin avec notamment Abi et Panathy, nous avions déjà fait de la mosaïque dans le quartier dans le cadre de notre activité street-art. Vivement le printemps pour recommencer la mosaïque dans le quartier !

Atelier de St Eloi

Aujourd’hui nous avons passé un super après-midi à St Eloi.

Afin de nous préparer pour Halloween, nous avons créé plein de masques en carton.

Grace à l’aide précieuse de Rosy, nous avons utilisé des cartons et d’autres matériaux pour réaliser nos masques.

Ensuite nous avons peint nos créations avec plein de couleurs différents. Les enfants se sont beaucoup amusés.

On a ainsi décidé de faire un jeu tous ensemble, pour pouvoir donner vie à nos masques. Nous nous sommes donc partagés dans deux groupes, les adultes cachés dans le jardin et les enfants devaient nous chercher et nous faire peur. Le prix à gagner: des bonbons!!

Pour terminer l’après-midi, on a partagé un bon gouter tous ensemble!

Francesca

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui à Bel Air, avec Alex, Mariama, Cyril et Modou nous accueillons une vingtaine d’enfants pour une mettre en place l’atelier d’aujourd’hui.

Cyril et Modou débutent par une visite du jardin pour organiser l’entretien du potager. La récolte des tomates peut commencer !

Puis, avec Mariama, un assemblage de perle a été réalisé par les enfants, pour faire des colliers et des bracelets qu’ils emportent avec eux. A côté, certains peuvent jouer à une partie de Uno.

De son côté, Alex met en place un atelier football. Tous les enfants ont adoré ce super moment en extérieur.

Enfin, nous avons pris le goûter tous ensemble, en discutant, avant de se séparer pour se dire à la semaine prochaine.

Mardi 20 octobre

Sortie vacances familles au cinéma F. Truffaut de Chilly

Après la très belle soirée spectacle vivant que nous avons passé au Plus Petit Cirque du Monde, les vacances familles se sont rendues au Ciné-Truffaut.
Nous étions 37, cette fois, pour regarder une projection de “Zombillenium”, un film d’animation d’actualité en cette période d’Halloween.


Tout le monde a tellement aimé le film que des applaudissements ont retenti fort une fois que la lumière est revenue dans la salle.

Atelier au bidonville d’Antony Pôle

Un atelier plein d’énergie au bidonville d’Antony aujourd’hui !

Nous avons réalisé des créations avec des perles de toutes sortes, fait une très belle petite enfance avec des kaplas, des voitures et nous avons aussi fait du dessin.

Nous avons chanté comme à notre habitude et pris un bon goûter.

Maite

Faillite de la distanciation éducative

Faillite de la distanciation éducative

Dans le drame de Conflans, on a analysé et dénoncé bien des facteurs; pourtant il en est un qui semble échapper à la réflexion.

Qu’est ce que ce drame révèle de la faillite, de la confiance , de toute confiance éducative et sociale, et des relations entre enseignants et enfants des quartiers populaires?

On nous explique que, face aux enfants et à la jeunesse, particulièrement populaire , il manquerait aux professeurs toutes sortes d’ingrédients étranges: une protection juridique, policière, un arsenal de mesures et de sanctions dissuasives qui porteraient tantôt sur les parents et tantôt sur les enfants eux-mêmes.

Curieusement, on ne mentionne nulle part qu’il leur manquerait surtout de la confiance , de l’intérêt, et de l’attachement, lié à leur engagement aux côtés .

Ce qui extraordinaire c’est qu’on n’y pense même plus , tellement on a répandu et banalisé l’idée que la confiance, que la rencontre, et que la relation éducatives, n’étaient plus d’actualité.

Car l’élève n’est plus vu comme un enfant; il est un ennemi potentiel, sournois, qui ne pardonnera aucune faiblesse, aucune erreur et aucune incartade. Il ne vient pas pour lui même mais parce qu’il y est contraint par une institution qui s’épuise et qui rêve de le soumettre ou de s’en débarrasser.

Jamais la relation éducative n’a été tant représentée que ce soit parmi les professionnels, ou vis à vis de l’opinion publique comme une situation à ce point frontale et guerrière.

C’est lui ou moi; c’est eux ou nous! Il n’y a plus de place pour la pédagogie, l’expérience, ou la sincérité de la rencontre. Tout cela serait naïf . Nous voici dorénavant condamnés et limités à une pensée “binaire”.

Les destinataires de l’éducation et de l’enseignement ne peuvent être que bons ou mauvais. Si ils sont bons, ils sont souvent vus comme des victimes potentielles, incapables de penser ou de se diriger par eux mêmes. Si ils sont mauvais, il n’y a pas d’autre alternative que de les repérer au plus tôt et de les neutraliser.

Qu’est ce qui a pu faire ainsi régresser la pensée éducative et sociale? Il semble que nous soyons revenus dans un siècle de “naturalisme” ( les bons et les mauvais milieux; les bons et les mauvais élèves) et de révélationnisme (l’enfant n’est que ce qu’il est et ce que son milieu fait de lui, et pour toujours; il importe seulement de révéler sa vraie nature).

Ce qui frappe aujourd’hui les enseignants et l’opinion publique, c’est cette confirmation apparente de leurs pires cauchemars et angoisses; leurs élèves, leurs “enfants” et leurs “jeunes” ne nourriraient plus à leur endroit que des sentiments malveillants, haineux, sournois, ou, au mieux, indifférents.

On ne mesure pas combien d’abandon, de relations refusées , de besoins des enfants non pris en compte et de défaut de reconnaissance il a fallu pour en arriver là!

On a désinvesti tout ce qui fait l’éducation au quotidien dans un quartier et un collège.

A force de mise à distance , d’ignorance et d’abandons on a assigné les enfants et adolescents d’aujourd’hui à la violence de leurs propres groupes et rapports de force.

Il n’est pas anodin que cette prise de conscience prenne place alors que les enfants de milieu populaire ont été abandonnés à eux mêmes pendant près de 3 mois cette année; il n’est pas anodin que cette situation se cristallise autour du collège, qui a été le lieu d’expérimentation le plus abouti de la déshumanisation des relations éducatives.

C’est en effet à cet échelon de la scolarité qu’on a le plus développé les technologies d’éloignement de la relation éducative, des enfants et des parents eux mêmes.

On a automatisé la surveillance et la communication via des outils électroniques qui mettent à mal et infériorisent les parents de milieux populaires. Les “Pronotes” (parents et enfants) servent à tenir le compte de toutes les défaillances du milieu et à enregistrer sans intervention humaine, le parcours d’un élève qui est de plus en plus solitaire.

Les mêmes outils, associés à toute une panoplie permettent également aux professeurs de rester chez eux, ou d’afficher des cours qui n’ont pas vraiment eu lieu ou qui n’ont pas forcément eu de sens pour leurs élèves.

La “classe inversée” semble ainsi être devenue la nouvelle référence pédagogique; c’est à dire qu’on a renvoyé toute la tâche d’apprendre, de comprendre et d’évaluer, ce qu’on a compris… chez soi! On mesure le désarroi des familles des milieux populaires qui comptaient sur l’école pour tout cela!

Tout est fait pour démontrer que rien n’arrête la machine scolaire, qu’elle passe comme un train et que l’enfant, ou l’adolescent ne peuvent que la suivre sans la moindre défaillance, la moindre rupture, … sous peine de décrocher pour de bon et sans doute pour toujours.

Pour beaucoup de jeunes “d’âge collège”, la scolarité n’est plus que la salle d’attente de destins scolaires déjà tracés depuis longtemps. Désespérant d’y apprendre quoi que ce soit ou d’y faire une expérience qui change leur vie, il ne faut pas s’étonner qu’ils supportent de moins en moins de s’y sentir jugés ainsi que leur famille.

Pas étonnant à ce compte là que ce qui reste comme pouvoir aux enseignants et éducateurs relève dorénavant du domaine de la répression,de la menace ou de l’intimidation.

Comment peut on prétendre enseigner la liberté d’expression? Comme si ce n’était pas une pratique , un droit , une expérience à laquelle les enfants et les jeunes eux mêmes doivent pouvoir accéder?

Cette représentation de soi, comme détenteur du savoir face aux ignorants , de possesseur de la lumière face à l’obscurité va évidemment constituer et façonner l’autre comme le monstre que l’on fantasme et qu’on redoute.

On promet aujourd’hui aux enseignants l’armée et la protection policière , en attendant de se débarrasser vraiment de tous ces enfants et jeunes dont on ne veut décidément plus.

Mais qui réparera le désir d’apprendre, le désir de faire des expériences, le désir de vivre ensemble de véritables aventures pédagogiques et sociales?

Il faudra aujourd’hui d’autres lieux, d’autres méthodes, et d’autres temps pour apprendre , vivre ensemble et faire l’expérience de soi parmi les autres.

Il faudra surtout inventer d’autres moyens pour sortir de la haine, de la peur, de la déconsidération et de l’étrangeté qu’on a produites.

On produit la monstruosité à chaque fois qu’on construit l’autre comme un étranger et un monstre. Il en a fallu de l’ignorance et du désintérêt ; il en a fallu de la distance, du refus d’entrer en contact. Il en a fallu de l’abandon pour en arriver là où nous en sommes.

Nous n’en sortirons pas en renforçant les doses du poison qui nous ronge. Ce qui mettra en échec la haine des autres, les sentiments de persécution, c’est exactement le contraire : de la confiance , du soin et de l’attention.

Tel est l’objet d’une pédagogie de la transformation sociale

Samedi 17 Octobre

Brocante au Parthénon

Le samedi 17 octobre, l’association Intermèdes-Robinson s’est lancée dans une nouvelle aventure : la brocante !

Une fois par mois, de nombreux exposants et exposantes déballent sur le parking de l’hôtel Parthénon. Cette brocante a beaucoup de succès et les membres de l’association ont eu envie d’y louer un stand, afin de participer à cet évènement convivial, mais aussi dans un but social. En effet, sur notre stand, il n’y a pas que des membres de l’association : nous avons décidé d’inviter des bénéficiaires à participer à la vente, pour se faire un peu d’argent en revendant des objets de seconde main.

Cette semaine, c’est un père de famille, habitant en bidonville, qui a pu profiter de cette opération. La journée a été intense avec un début à 6h30, et un remballage 10 heures après, une fois vendus une bonne partie des vêtements, bibelots, jouets, bijoux, chaussures réunis pour l’occasion. L’après-midi, nous avons même sorti notre nouvelle star : la machine à barbe à papa ! Elle a un grand succès auprès des enfants, et cette brocante est l’occasion d’en voir certains que nous connaissons bien, car nous faisons un atelier chaque semaine à l’hôtel Parthénon. Parmi les vendeurs et vendeuses, nous reconnaissons aussi beaucoup de nos bénéficiaires : cette journée est l’occasion d’échanger dans un contexte nouveau, où ils sont pleinement acteurs de l’animation de la vie chiroquoise.

Atelier du Parthénon

Super atelier aujourd’hui!

Nous avons préparé les vacances, avec la sortie accrobranche, la sortie au cinéma et le stage cinéma au cinéma Truffaut!

Nous avons pris beaucoup de temps pour discuter avec les familles.

Nous avons réalisé une super petite enfance avec des constructions, des jeux d’imitation, des perles et du dessin.

Nous nous sommes rassemblé pour le goûter et nous nous sommes dit à samedi prochain!

Maite

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui, avec Mariama, Alex, Cyril, Penda, Armand et Francesca, nous avons fait un atelier au jardin de Bel-Air.

Cette fois si il n’y avait pas de soleil mais il ne faisait pas non plus trop froid.

Nous avons installé les tapis, une table pour pouvoir dessiner, le tir-à-l’arc et le ballon.

Mariama, à l’intérieur du local de rangement, a préparé des crêpes pour tous le monde.

Alex et Cyril ont joué au foot et au tir-à-l’arc avec certains enfants. D’autres enfants ont choisi de faire des petites scènes de théâtre.

Tout le long de l’après-midi, Penda a réalisé des tatouages avec du henné pour certains enfants, et au même temps, Armand faisait des dessins.

Nous avons terminé la journée en partageant un bon goûter, avec les crêpes cuisinées par Mariama et du bon chocolat chaud!

À la prochaine!

Francesca!

Vendredi 16 Atelier Cuisine

Atelier Hôtel Balladin

Aujourd’hui au balladins avec Anita, Gratiela, Alex et Modou nous accueillons une quinzaine d’enfants. Nous avons mis en place diverses ateliers pour les enfants : sport collectif (Football), un coin petite enfance animé, dessin Henna dans le bras des petites filles.

Une trés belle journée de partage avec les enfants. D’abord avec Anita, un coin de petite enfane a été mis en place pour les enfants de bas age. Ensuite avec Gratiela, elle a réalisé un dessin Henna avec les petites filles sur leurs bras, pour se faire belle. Par la suite, avec Modou et Alex un atelier de sport collectif a été fait avec les enfants et des jeux de cartes UNO. Enfin, on a pris le gouté ensemble, discuté avant de se dire au revoir.

On a partagé ensemble un moment agréable et on s’est fait de belle souvenir et on a procédé à l’immortalisation de ces bons moments.

Atelier du rond point.

Aujourd’hui au campement du rond-point, on fabrique des masques d’Halloween et on joue les Robin des Bois avec le jeu de tir à l’arc.

Armés d’aquarelle, pinceaux, perforatrice, assiettes en carton et ficelles, on dessine des monstres dégoûtants pour Halloween ! Sorcières, citrouilles, vampire, ou juste moultes visages moustachus colorés et bizarres s’empilent sur les tables. Marian se marre en voyant qu’il a coupé sa ficelle trop courte, Florin recommence 10 fois son masque mais fini par faire quelque chose qui lui semble convaincant. Noris Ionut est super fier de son monstre, qui le fait bien rigoler ! On fini sur une bonne touche chocolatée avec un goûter énergique, comme d’habitude !

Sortie Vacances Familles à Paris au Plus Petit Cirque du Monde

Ce vendredi, “en l’attente du confinement”, il nous a été donné de vivre une grâce.

Le PPCM nous a invité à venir voir la création d’Arthur Sidoroff, Robert n’a pas de paillettes.

Une soirée magique pour la 20ème de Robinsons, petits et grands, qui ont pu y participer.

Un spectacle sur la recherche d’équilibre et de verticalité qui nous a fait écho.

Jeudi 15 Atelier Skate Park

Aujourd’hui avec Elma, Alex, Mariama et Modou au Skate Park nous avons accueilli une trentaine d’enfants.

Une belle journée malgré le froid, pleine de bonne humeur entre un atelier dessin haut en couleurs, un coin petite enfance animé, des jeux de cartes (UNO) et quelques parties de Tennis.

D’abord avec Elma un atelier dessin a été réalisé avec les enfants atelier qu’ils ont bien apprécié et dans lequel ils se sont bien investis.

Ensuite avec Modou un atelier sportif (parties de tennis) a été réalisé avec beaucoup d’engagement, tandis qu’Alex s’occupait des jeux de carte (UNO) .

Par la suite avec Mariama un tapis petite enfance a été mis en place, qui s’est transformé en plateau de jeux géant.

Enfin nous avons pris le gouter ensemble, discuté longuement avant de prendre congé.

Mercredi 14

CLAS primaires

L’automne est là, chacun le ressent et nous avons marqué cette image saisonnière dans notre CLAS en goûtant de raisins et de pommes.
Nous nous sommes ensuite lancés dans la production d’attrapes-rêves que nous achèverons après les vacances.

Les enfants étaient ravis de ce moment de fabrique artistique, artisanale et l’esprit coopératif était de mise.

Enfin, nous nous sommes répartis par groupe de niveaux et chacun a pu travailler sur ses difficultés scolaires.

Atelier de St Eloi

Quel bel atelier aujourd’hui à St Eloi!

Nous avons continué le street art avec Benie et Ali. Les arbres sont trop beaux! Nous réfléchissons aux couleurs, aux tailles du crochet pour que le rendu soit harmonieux, puis nous cousons à la main le tout pour ça tienne. Une super activité qui nous demande patience et concentration et pendant laquelle nous prenons le temps de discuter!

Rosie a initié des enfants qui ne connaissaient pas encore la poterie, d’autres ont continué à explorer toutes les facettes de cette activité et ont réalisé de très belles choses : des pots, des vases, des visages. Rosie a représenté Ali: quel beau moment d’échange entre eux! Ali a participé aussi en faisant les finitions: un beau travail d’équipe. Ali a pu discuter de son parcours de vie avec Rosie. Ali, depuis que nous avons réussi à ce qu’il soit scolarisé, parle de mieux en mieux le français et les discussions sont très fluides avec lui. Les enfants ont aussi demandé le “Quoi de neuf?” c’est une activité très importante pour les enfants maintenant et qui nous permet de faire le point sur la semaine écoulée. De nombreux sujets sont abordés qui comptent pour eux: les relations avec leurs camarades de classe, les réseaux sociaux, les vacances….C’est aussi l’occasion de préparer nos différentes sorties pendant les vacances, le musée de la mosaïque et l’accrobranche.

Nous avons terminé par un bon goûter avec une super ambiance.

Avant de partir nous avons affiché des panneaux sur les arbres pour expliquer notre démarche de street art et pour que notre travail soit préservé par les habitants.

Maite

Atelier Parc du Château

Cette après-midi, malgré les petites goûtes de la matinée ne nous ont pas êmpécher de nous rendre au parc du Chateau pour les activités qui plaisent et qui font des heureux toutes les mercredis.

Une grande frésque collective faite par les enfants se déroule sous les régards des parents qui ne peuvent rien pour empecher les enfants d’utiliser les peintures qui salisent bien les vêtements.

De l’autre côté du parc , Nicolae et Alex partagent des moments de rires et joies avec les jeunes qui se poussent les coudes pour y gagner au tournoi de ping-pong.

La petite enfance accueilli quelques parents avec enfants en bas age, pour le plus grand plaisr de tout petits qui rayonnet de bonheur à la vue des jeux.

Nous avons aussi célébrer deux anniversaire, celle de Adam qui nous a fait connaisance avec sa maman, et celui de Yllan, un habitué de la petite enfance.

Une ambiance conviviale et très joyeuse mets fin à notre rencontre avec un bon goûter.

A bientôt!

Nicolae

Atelier Bel-Air

Aujourd’hui nous avons fait un atelier au jardin de Bel-Air, avec Mariama, Cyril, Armand et Francesca.

Un beau soleil nous a accueilli sur place. Nous avons installé les tapis sur la pelouse, les tables avec les chaises à côtés et le tir-à-l’arc dans un coin.

Les enfants nous ont rejoint pour jouer ensemble.

Une foulée de vent a perturbé une partie de Uno tout à fait passionnante.

Dans la table à côté, les filles et les garçons aussi, ont fabriqué plein de colliers et bracelets.

Dans le jardin, d’autres enfants, accompagnés pas Cyril, ont cueilli des merveilleuses tomates vertes. Soudain, la pluie commence à tomber!

Nous nous sommes tous réfugiés à l’intérieur du local de rangement à côté du jardin, et nous avons donc partagé tous ensemble un bon goûter et un verre de chocolat bien chaud.

Nous nous sommes dit au revoir, avec l’espoir d’avoir un peu de soleil la semaine prochaine!

Francesca.

 

Mardi 13 Octobre

Facilitation éducative

La semaine commence sur les chapeaux de roue : dix nouveaux enfants ont pu être inscrits dans les écoles de Chilly Mazarin et Champlan, ainsi qu’au collège de Longjumeau. Certains ont fait leur rentrée aujourd’hui, équipés de leur cartable tout neuf et bien rempli, fourni par l’association, grâce aux nombreux dons qui affluent ou à des achats d’appoint.

D’autres élèves commenceront l’école jeudi. Ces inscriptions, c’est un vrai soulagement pour les familles : certains parents les attendaient depuis des semaines, d’autres depuis des mois. En effet, à Champlan, les familles avaient déjà été éconduites par la mairie, car elles ne pouvaient présenter d’attestation de domicile sur la commune. Un tel refus est désormais inconstitutionnel, c’est pourquoi l’association Intermèdes-Robinson leur a fourni aux familles des attestations d’habitation, et les a accompagné à la mairie.

Mais d’autres obstacles restent à lever, puisque le bidonville sur lequel vivent ces familles est menacé d’expulsion, du fait d’un arrêté de péril imminent promulgué fin septembre par la mairie, et confirmé hier. On fait face à une véritable incohérence : comment suivre sa scolarité de façon continue et sereine quand on craint d’être mis à la rue le lendemain ? Une exclusion en entraîne une autre…

 

Atelier Antony Pole

Super atelier aujourd’hui au Bidonville d’Antony Pôle!

Nous avons beaucoup joué à la petite enfance avec les jeux en bois, les voitures, les personnages et les animaux. Nous avons feuilleté des livres, réalisé des coliers et des bracelets et nous avons peint,

Nous avons accroché nos oeuvres, toutes plus belles les unes que les autres, Nous avons aussi déssiné avec les craies grasses.

Nous avons pris un bon goûter en chantant comme à notre habitude!

Nous avons aussi pris beaucoup de temps pour distribuer des vêtements pour bébé et jeunes filles eainsi que des sandwichs et des gâteaux.

Nous avons hâte de nous retrouver mardi prochain.

Maite

Le fantasme d’en finir…

Le fantasme d’en finir…

Dictature de l’émotion

Nous ne serons probablement pas les seuls à ressentir un grand malaise quant à l’explosion médiatique , et la surenchère de certaines déclarations suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty.

Alors que de nombreux commentateurs se précipitent à déclarer que les “dernières limites” ont été franchies, et que du même coup on ne saurait plus tolérer aucune nuance , ni aucune modération, qui ne soit immédiatement soupçonnée des pires complicités, d’autres journalistes ou personnages publics abandonnent toute retenue et on peut lire des choses aussi ahurissantes telles que:

“Toi le parent d’élève, tu vas arrêter de nous emmerder… le prof sait tout et toi tu ne sais pas (…) Et toi le gros con d’élève qui ne sait rien à part regarder Tik Tok, sur ton téléphone , tu vas commencer par la fermer…” (Ernest mag)

Sur le moment j’ai vraiment cru à un second degré, mais non , la tentative est là et elle est ahurissante. Bien au delà de l’événement du drame, ce à quoi on assiste c’est à un projet fou de faire taire les “ignorants” les “barbares”, les “incultes” et tous les jeunes “inaptes”, “incapables”, qui seraient trop “gâtés” , et trop “impunis”…

C’est toujours au nom de la liberté d’expression que les jeunes précaires sont priés de se taire

Comment dès lors , se permettre de rappeler d’autres éléments de la réalité sans même craindre d’être traité de même manière?

Il faudra pourtant dire que la jeunesse d’aujourd’hui, des quartiers populaires, des squats, des bidonvilles et des “hôtels sociaux”, ne connait rien d’enviable; qu’elle a été justement largement abandonnée à l’occasion de l’épisode du COVID; qu’elle l’est encore; qu’elle doit faire face à de plus en plus de répression, de dénis de droits, et d’un manque d’intérêt tout court dans la plupart des collèges et établissements scolaires.

Quant aux parents d’élèves, cela fait belle lurette, que retenus aux grilles “Vigies pirates”, en butte aux règlementations et aux injonctions incessantes qui limitent et conditionnent leur participation, ils ne sont plus perçus qu’avec distance , et donc aussi (il ne faut pas s’en étonner dès lors) craintes et fantasmes.

On a enlevé aux familles populaires et précaires jusqu’à la possibilité d’être simplement vues, aperçues ou prises en compte, avec leurs ressources comme leurs problèmes.

Sécuritarisme et enfermement à tous les étages

On leur a retiré tout motif d’espoir, toute perspective d’amélioration de leur condition, autrement que par la soumission et la recherche du mérite individuel.

Il fut un temps où les milieux populaires bruissaient d’espérance, d’idéaux et même d’idéologies. Il ne leur reste plus aujourd’hui qu’à attendre du ciel ce que les politiciens ne leur promettent plus.

Comment se sentir représentés dans le débat public, par nos dirigeants politiques, quand ces élus ne le sont qu’avec des scores minimes, sur fond d’abstention massive et de rejet des institutions?

Comment se sentir reconnus dans ce qu’on subit quand ceux qui nous dirigent ne défendent ,avec de moins en moins de complexes, que les intérêts des classes les plus aisées?

Comment se sentir concernés quand , en guise de projets de changements politiques et sociaux, la gauche elle même passe son temps à regretter que “c’était mieux avant”?

Qui dira le sentiment d’humiliation des enfants, des collégiens des milieux populaires? Qui rendra compte du mépris qu’ils ressentent de la part des institutions qui devraient les soutenir? Qui aura le courage de rappeler que la haine procède toujours d’une humiliation préalable, que l’on ressent pour soi et pour les siens?

Depuis la fin des trente glorieuses, et à un rythme de plus en plus accéléré aujourd’hui, nous assistons à la précarisation de franges de plus en larges des milieux populaires et de la jeunesse. A l’insécurité sociale, succède l’invisibilisation et aujourd’hui la perte de toute possibilité de se faire entendre.

Les enfants et les jeunes masqués d’aujourd’hui n’ont décidément plus que le droit de se taire et de se faire oublier.

Ce sont les enfants et les jeunes qui ont été abandonnés

Contrairement à ce que l’on dépeint complaisamment, l’Institution scolaire n’a pas dû faire face à l’hostilité progressive des enfants et des familles de milieu populaire; c’est elle, qui les a littéralement abandonnés progressivement depuis le début des années 80, renonçant à toute pédagogie nouvelle; en se recentrant sur des savoirs dits fondamentaux et des socles de plus en plus réduits,sommatifs et limitatifs.

Démissionnant de toute ambition de transformation d’elle-même, l’Ecole a renvoyé les enfants en matière éducative aux possibilités et à l’inégalité de leurs seuls milieux familiaux.

En revanche, depuis cette période, l’institution scolaire s’est continûment, avec autorité et suffisance, instituée comme instance moralisatrice et sociale.

Le mépris du peuple

Cela fait trente ans que l’on dénigre les enfants et les familles de milieu populaire , qu’on les fustige, qu’on les pare de tous les maux (incivilités, machisme, malveillance, intolérance, superstitions) et qu’à l’inverse on plaint les membres des classes aisées, qui doivent “travailler avec elles”.

Cela fait des décennies qu’on traite comme étrangers, ceux à qui au final on reproche un manque de loyauté ou d’attachement… pour des sécurités et des valeurs communes qui leur ont bien fait défaut!

Et voilà qu’à l’occasion d’un drame indéniable, tous les esprits “revanchards”, toutes les opinions les plus réactionnaires se défoulent pour alimenter un climat qui ne va faire que se dégrader.

Ceux qui appelleront à plus de retenue et d’analyse se verront comme d’habitude soupçonnés de complaisance et de naïveté, alors que nous sommes au contraire ceux qui sont en première ligne , et avec le moins de barrières, chaque jour! Nous risquons d’être taxés dorénavant du vocable étrange, d’islamo-gauchistes, alors que ceux qui fustigent pêle-mêle les milieux précaires et leurs alliés, semblent ne plus éprouver la moindre honte pour manifester au côté des forces les plus réactionnaires et racialistes du pays.

Le sécuritarisme est un poison et une impasse

Ce n’est pas en prétendant ré- instituer une autorité perdue et fantasmée des institutions, en multipliant les discours martiaux, en augmentant l’intimidation, que l’on parviendra à réparer la cohésion sociale qui se délite.

Il faut sortir du fantasme d’instruire le peuple, de le rééduquer, lui et sa jeunesse, sans quoi on ne parviendra à bâtir aucun avenir commun.

C’est au contraire, par la vraie présence , le travail social et éducatif de proximité à la fois convivial tolérant et ouvert que l’on produira de nouvelles manières de faire société en temps de crise , dont on a tant besoin.

Ce n’est pas le peuple qui empêche…

Témoignons en ! Dans nos pratiques en Pédagogie sociale, auprès des familles et des jeunes les plus précaires, nous ne sommes jamais malmenés , jamais menacés , jamais intimidés par ceux et celles, que nous rejoignons.

Au contraire , nous devons témoigner de la reconnaissance et de la grande valeur de toutes ces familles, de tous ces enfants et jeunes qui participent à nos actions collectives et communautaires, et qui bâtissent avec nous le “Vivre-ensemble”, dont tout le monde aura besoin demain.

Il avait ce besoin machinal de détruire…

Il avait ce besoin machinal de détruire…

Essais d’empathie I

Position de l’empathie en Pédagogie sociale

La Pédagogie sociale est empathique; et ce depuis ses origines. Comment comprendre la démarche d’un Korczak, sans la lumière de l’empathie pour l’enfant, pour les enfants?

L’effort d’empathie

L’empathie, de notre point de vue n’est ni une simple projection, ni une confusion; elle est le résultat d’un effort, d’une tentative d’arrachement à soi et à ce qui nous entoure. C’est une tentative pour aborder quelque chose qui nous est inconnu et inaccessible au premier abord: “la vie vue d’en face”. De ce point de vue là, l’empathie n’est pas une limite, un travers, mais une conquête.

Il existe clairement une éducation à l’empathie , et celle ci doit être favorisée par une pédagogie de l’ouverture à l’autre, du don et de la dissymétrie; il s’agit clairement de Pédagogie sociale.

Aurélien

Il avait ce besoin machinal de détruire; ce n’était même pas pensé, pas toujours conscient. Une simple impulsion, une activité mécanique, automatique, presque un besoin vital.

Il détruisait tout ce qui était à sa portée. C’était une véritable activité de tous les instants. Il s’agissait d’attaquer tout objet, toute matière qui l’entourait. Si c’était un siège,il en détachait les bordures et la surface; il grattait le bois, déchirait le plastique. Contre un mur, il détachait des bandes de toute surface affichée; le tout en regardant ailleurs.

Étranger à sa propre activité, il en était innocent. Son inconsistance était son meilleur alibi.

Il n’était pas possible pour lui de reconnaître ou simplement de s’informer sur ses propres agissements. Il ne pouvait que les méconnaître, les dénier, avec une énergie qui dépassait la simple dissimulation. C’était un besoin , non pas d’être cru, mais de témoigner de son impuissance à contrôler son action sur le monde.

Mais qu’est ce que détruire?

Est ce vraiment rechercher une fin, un but, ou une victoire? Ou bien la recherche effrénée de laisser une simple question d’empreinte, comme la feuille que l’on arrache en passant sur le chemin.

On détruit avec l’énergie du désespoir quand on n’a pas d’action, pas d’impact possible sur ce qui nous entoure. Aucune capacité de prévoir ou d’influencer ce qui va arriver.

La vie semble alors un décor qui défile sans logique , ni prévisibilité. Pas étonnant dès lors qu’on tente de retenir avec les griffes, ce décor qui s’enfuit.

On détruit bien entendu parce qu’on ne peut rien dire. Rien dire qui ne pourrait être dédit ou contredit; rien qu’on ne saurait faire taire; rien, qu’on pourrait entendre. On détruit quand on ne peut dire que l’indicible.

On détruit parce que les limites sont floues entre soi-même et ce qui nous entoure. On se sent agressé par l’environnement; On détruit parce qu’on est attaqué par tout ce qui nous frotte, nous approche, et nous limite.

Et surtout on détruit pour mettre fin aux choses, c’est à dire à la douleur. Mettre fin à un présent qui toujours nous oppresse, nous angoisse , nous met mal.

A force de détruire, on finit toujours par être exclu, c’est à dire à sortir de ce qui nous insupporte. Mais c’est une sortie sans espoir, sans projet, et sans illusion. On détruit pour gagner du temps.

Que peut on faire, face à ce qui est machinal? Nulle action éducative ou pédagogique, ni même répressive ne peut avoir d’impact. Il ne sert à rien de s’adresser à l’autre, là où lui même est absent.

Ma main droite ignore ce que fait ma main gauche

Ce qui est sidérant dans cette propension machinale à détruire, c’est l’absence de conscience et de présence à ce qu’on agit.

Aurélien pouvait sourire et suivre une conversation agréable, tout en attaquant, avec ses mains, les objets appartenant à son interlocuteur.

Il semble y avoir une totale déliaison à la fois entre l’émotion et l’action, mais surtout un absolu manque de conscience de la pulsion destructrice qui déborde.

Et c’est cela qui est le plus intéressant sans doute, du point de vue de la réflexion: le besoin irrépressible et inconscient de détruire est dissociatif ; il participe de la désunion du corps et du mental, de la désorganisation de la personne, de la perte d’identité générale.

Le besoin de détruire nous détruit si il n’est pas habité d’une conscience, orienté sur un objet, justifié par une pensée.

Et c’est cela seul qu’il convient dès lors de définir comme objectif éducatif et pédagogique.

Il ne sert à rien de regarder là où l’autre se perd.

Tant que l’activité n’est pas investie, habitée, et reconnue, il faut en rester au stade de l’image.

Il ne faut pas perdre son temps à tenter de rééduquer ce qui échappe à toute éducation; à tenter de raisonner ce qui échappe à tout raisonnement; à tenter de rendre conscient, ce qui échappe à toute conscience.

On ne peut atteindre l’enfant qui détruit , en tentant de l’empêcher ou bien en dépensant toute son énergie à protéger l’environnement de son action.

On ne peut l’atteindre qu’en l’acceptant, malgré tout. C’est à dire pour autre chose.

On ne peut l’atteindre qu’en ne le visant pas; qu’en ne le touchant pas; en l’acceptant juste dans notre vie et notre décor.

En le supportant en somme, le temps qu’il puisse se porter par lui même.

On peut tenter aussi tenter de restaurer son unité corporelle perdue.

Réconcilier, unifier, les éléments de son corps; apprendre se constituer des bordures, et apprendre à se protéger des agressions du monde.

Barbapapa

Une nouvelle ère commence; nous avons notre machine “pro” de Barbapapa .

Hacene forme l’équipe . Une nouvelle attraction est née sur nos activités.

Samedi 10 Octobre

Olympiades et Rencontres Inter-Quartiers à St Eloi

Pour la deuxième année consécutive nous organisons des rencontres inter-quartiers entre les jeunes des différents quartiers prioritaires et classés en ZUS,( Zone Urbaine Sensible), mais aussi des jeunes et enfants des bidonvilles autour de Chilly-Mazarin et du quartier de bel Air- Rocade de Longjumeau.

L’objectif principal de cette rencontre est de renforcer le respect et l’estime de soi et d’autrui, mais aussi de partager des activités et des passions communes qui sont bienvenues pour renforcer les liens entre les jeunes et les aider a s’accepter et à cohabiter.

La cohésion sociale et l’implication volontaire des participants jeunes et adultes ont pour but de casser les barrières socio-culturelles et de leur redonner confiance en soi et en autrui par le partage des actions dédiées à la sensibilisation et à la mobilisation des jeunes pour et par des activités ludiques, de coopération et de partage.

Nous avons mis en place des activités pour tout public allant de 3 à 6 ans comme pour les adolescents et parents présents sur place.

L’atelier de “Barbe à papa” à fait des heureux toute l’après-midi, tandis que le tournoi de foot inter-quartiers-bidonville-hôtel social a fonctionné à merveille, permettant ainsi aux jeunes de se mélanger et de faire une activité ensemble dans la joie et dans la bonne humeur oubliant toute injustice, violence et guerre de territoire…etc

Les tapis d’éveil ont pu accueillir enfants en bas age et parents contents de partager quelques moments en compagnie d’autres parents, tandis que les jeunes ont pu faire des concours de Tir-a-l’arc, de Badmington, de Pétanque, de Puissance 4 et de Bowling. Tout le monde cherche à gagner, mais surtout, chaque participant est heureux de partager les activités, peut importe finalement le gagnant et l’issue de la compétition.

Cette belle journée prend fin par l'”Assemblé des présents”, et se clôture finalement par une invitation au goûter.

A plus!

nicolae

Vendredi 9 Octobre

Atelier du Welcomôtel / Balladins

Aujourd’hui, pour notre atelier, on étais 5. Dès qu’on est arrivé, on a commencé à installer le matériel à l’extérieur, en créant ainsi une zone pour la petite enfance et activités “perles” sur les tapis, puis une zone pour les jeux collectifs, un peu plus à l’écart.

Au début on n’a pas eu beaucoup d’enfants car la plupart d’entre eux étaient à l’école. Francesca, Anita et Hafsatou étaient sur le tapis avec les petits, alors que Grazzi et Armand ont choisi de faire du tir à l’arc et jouer avec des pédalos.

Dés que les autres enfants sont arrivés, ils se sont tous intéressés aux perles, ce qui a créé un peu de confusion sur le tapis, avec des perles qui partaient un peu dans tous les sens.

Grazzi et Anita ont ainsi décidé de jouer aux “statues musicales”, et ils ont tous dansé ensemble.

Pour terminer l’après-midi, on a partagé un goûter tous ensemble, avec une vingtaine d’enfants et certains parents qui ont fait le choix de rester un peu à l’écart. On a passé un super après-midi, et on s’est quitté en se donnant rendez-vous à la semaine prochaine.

Francesca

Atelier de la Rocade

Aujourd’hui, direction le quartier sud le Longjumeau et la Rocade. Nous préparons quelques activités pétanque, tir à l’arc, jeu de ballon. Un coin petite enfance est également prévu ainsi qu’un théâtre.

à 15h30, nous installons les ateliers. Les enfants ont bien investi la petite enfance (Uno, dessin, jeu de théâtre) ainsi que l’atelier de tir à l’arc toujours actif. L’atelier pétanque a également bien marché.

Quelques participants arrivent après l’installation. A partir de 16h00, nouos accueillons les écoliers sortant de l’école.

Vers 17h30, un grand goûter rassemble tout le monde. A 18h, nous nous quittons en nous disant à la semaine prochaine.

Atelier Médiation au bidonville du rond point

C’est notre tout premier atelier au bidonville du rond-point. Nous partons les bras chargés de vêtements soigneusement triés en début de semaine par notre équipe, pour en faire don aux familles.

Nous prenons également les perles pour confectionner des colliers et bracelets multicolores, ainsi que des crayons, feutres, et craies grasses afin de dessiner. Nous sommes accueillis par une vingtaine d’enfants volontaires et souriants. Grâce aux nombreux dessins produits durant l’atelier, on se met à apprendre des mots en français et en romanès.

Elvis “boss” et Senti apprennent même à tracer des lettres et des formes grâce à un kit de graphisme qu’on a ramené pour les petits et grands qui ne sont jamais allés à l’école.

Atelier de la Villa Saint Martin

Une belle après-midi sous le ciel de Longjumeau, qui annonce des activités gratuites et inconditionnelles pour petits et grands.

Après avoir déballé notre matériel, nous nous installons près de l’aire de jeux. Nous commençons par accueillir des jeunes ados qui veulent jouer à une partie de “Uno”. Tout le monde s’y met et les rires et la joie transforment ce jeu en une partie particulière qui leur donnera envie de revenir.

Mais avant de partir, nous proposons un concours de tir-à-l’arc à la manière de “robin des bois”, en quête du meilleur score.

Des parties enflammées de ping-pong se déroulent entre Mohamed et Alex, mais aussi entre Ali et Corentin, sans oublier la guerre de longue date entre Alexandre et nicolae pour décider du vainqueur dans l’élection du “meilleur joueur de la planète Robinson”.

La pétanque donne envie aux petits de s’initier au “lancer du poids” avec les boules.

Le goûter vient clore notre activité avec du bon chocolat chaud pour tous.

A bientôt!

Nicolae

Jeudi 8 Octobre

Atelier du SkatePark

Aujourd’hui, Mariama, Timothée, Lionel, Moudou, et Armand se rendent au SkatePark de Longjumeau. Tout le monde se lance dans la préparation des ateliers petite enfance et adolescence. A 15h30, les ateliers sont en place :

Mariama s’ occupe plus spécifiquement de la petite enfance sur les tapis

Armand anime l’atelier dessin sur les tables

Côté activités sportives, Lionel prend en charge l’atelier pétanque et Moudou le jeu de ballon, tandis que Timothée, de son côté, anime l’atelier tir à l’arc.

Vers 17h, tout le monde met la main à la pâte pour ranger le matériel. Un adulte est resté sur place pour assurer la continuité de l’activité, le lien et la cohésion de l’animation. Puis nous prenons le goûter qui est distribué par les enfants eux-même.

Cette belle journée a rassemblé beaucoup de participants, les activités se sont bien déroulées.

Médiation Scolaire à l’Hôtel de Golf de Savigny-Sur-Orge

Aujourd’hui, nous avons rendu visite aux habitants et habitantes de l’hôtel du Golf à Savigny-sur-Orge. Nous apprenons que tous les enfants qui y habitent sont scolarisés.

C’est une bonne nouvelle, sur le papier ; mais la réalité est plus compliquée ! En effet, sept enfants sont scolarisés bien trop loin de chez eux, ou craignent d’être bientôt changés d’hôtel et donc de perdre le lien avec l’école.

Entre être inscrite à l’école et pouvoir effectivement y aller, suivre, s’y sentir bien, l’écart est souvent grand…

Mercredi 7 Octobre

Atelier CLAS du mercredi matin

Intervenants: Isabelle, Alicia, Timothée, Flora, Alexandre

Nombre d’enfants : 4 C.P., 5 C.E.1; 3 C.E.2; 4 C.M.1; 2 C.M.2

18 enfants présents

Mise en place: Préparation du petit déjeuner: Répartition des pommes, raisins et quartiers d’orange

Lait

10h30: Accueil des enfants. Prise d’une collation et du petit déjeuner

> temps d’échange et d’information

11h00:Temps d’animation socio-culturel: Animation et jeu collectif en rond

11h30-12h30: Temps d’ouverture des cartables et cahiers: suivi individuel en petit groupe de niveau

C.P. : 2 sous groupe de 2 partagés entre Alicia et Alexandre. Travail personnalisé en fonction des besoins et difficultés repérés en amont (mercredi dernier) et du comportement et de la concentration de chacun. Alexandre était davantage ciblé sur les devoirs à effectuer et Alicia a mis en place un jeu d’écriture utilisant les prénoms.

C.E.1: Groupe de 5 enfants: apprentissages des fondamentaux: écriture, lecture, calcul en fonction des demandes de l’enfant (difficultés et/ou envies) et des besoins (devoirs inscrits sur le cahier de texte). Pour cette première séance j’ai mis l’accent sur la prise de contact, l’instauration d’une relation de confiance, le plaisir d’apprendre (concentration, apprendre à respecter un cadre…)

10 enfants de C.E. 2 , C.M.1 et C.M.2 ont été pris en charge par Isabelle et Flora qui ont assuré la séance.

L’ensemble de cette deuxième journée de CLAS s’est bien déroulée. Les enfants étaient un peu moins agités qu’à la rentrée. L’ambiance générale s’en est ressentie. Plus studieuse et plus concentrée.

Atelier de St Eloi

Aujourd’hui le groupe de pédagogues est allé à st éloi pour rencontrer les enfants de primaire n’ayant pas cours le mercredi après-midi.

Nous avons installé trois ateliers (il y avait moins de personnes en raison de la fête foraine a proximité) :

Rosie a offert aux jeunes des carnets et des crayons et leur a fait faire des exercices de créativité.

Marie et Penda ont fait du tricot en enroulant des fils autours des arbres avec quelques enfants.

Maîté a fait un “quoi de neuf” ou elle a parlé avec des jeunes filles des confrontations entre quartiers.

Nous avons clôturé la sortie par un bon chocolat chaud avec des pains aux chocolat.

Atelier de Bel-Air au quartier sud

Aujourd’hui avec Mathieu, Mariama, Cyril, Marie Esther, Nohann et Modou nous avons passé une journée à Bel Air, pour faire des atelier avec une vingtaine d’enfants.

Nous avons profité de cette journée pour une récréation avec les enfants. D’abord avec Cyril nous avons fait une visite dans le jardin pour entretenir le potager, ensuite avec Mathieu et Nohann les enfants ont fait un atelier de peinture collective et réaliser cinq oeuvres d’art, par suite avec Modou, ils se sont amusés avec le ballon pour jouer au Football, par ailleurs avec Mariama un atelier de perle a été réalisé. Des bracelets et des colliers ont été fait par les enfants. Et enfin ils ont pris leurs goutés, discuté ensemble avant de prendre congé.

Une journée agréable et plein de bonheur partagé avec les enfants.

Mardi 6 Octobre

Atelier d’Antony Pôle 1

Au bidonville, nous commençons par ramener un don important d’habits ainsi que des protection hygiénique pour les familles. Puis nous mettons en place nos activités : aujourd’hui, c’est dessin et tir à l’arc au camp !

Réfugiées dans une cabane avec les enfants, Jeanne et Maïté font exprimer aux enfants leur créativité avec des crayons de couleurs et des pastels. Tim entraîne les garçons au tir à l’arc dehors, mais pas que ! Les mamans s’entraînent aussi, et font preuve d’une grande adresse.

De son côté, Marie profite de l’atelier d’Antony pour effectuer un recensement du nombre d’enfants non-scolarisés sur le bidonville, dans le cadre de la facilitation scolaire.

Nous nous regroupons en fin de journée afin de manger ensemble des pains au chocolat trempés dans du chocolat chaud. Nous nous reverrons la semaine prochaine, à tout vite les enfants !

Le contraire de la misère …

“Le contraire de la Misère… n’est pas la richesse, mais le Partage” (Abbé Pierre)

La Précarité n’est pas un manque…

Le véritable piège, dans la précarité est de nous laisser croire qu’il manquerait, une chose, une seule chose pour que tout change: un boulot, une maison, de l’argent, …

La vérité est toute autre, et bien plus difficile à saisir; la précarité n’est pas un état ; elle n’est pas étale, elle est mouvante, fluctuante . Elle n’est jamais faite, elle est toujours en train de se faire…

C’est sous nos yeux, et maintenant que notre sol s’effrite, que nos relations se distendent, que le travail perd de son sens et que l’argent lui même perd de sa valeur.

La précarité n’est pas un produit; elle est un processus. Et dans ce sens, il est vrai que pour la contrer , la neutraliser ou l’inverser, ce qu’il faut c’est un autre processus; un processus inverse

Et le partage peut être le nom d’un tel processus. L’Abbé avait bien raison.

Donner quand on n’a pas reçu

La précarité est impossibilité de donner, faiblesse d’offrir, puisque le précaire ne se possède pas lui même; il est possédé par sa propre précarité.

Le partage paraît impossible quand on vous doit; quand votre vie vous apparaît comme un gouffre de toutes les sécurités, les assurances et les marques d’existence… qu’on ne vous pas données.

Que veut dire , donner quand on ne vous a pas donné; est ce que cela voudrait dire , par-donner? Pardon impossible, quand le don initial n’a pas été institué. Pardon impossible quand on n’ a pas reçu sa part du don.

Donner ce qu’on n’a pas reçu

Quand on n’a pas reçu, tout partage paraît d’abord comme une impasse.

Il nous semble qu’on ne pourrait partager que ce que l’on possède en trop; un surplus à comparer , à mettre en relation avce l’infinité des nécessiteux du Monde.

On se sent menacé de perdre ce que l’on a peiné à avoir.

Or, si partager, signifie diviser seulement ce qu’on a et ce qu’on possède, sans rien créer de nouveau, alors on se condamne à une vision libérale du Monde, qui mènera inexorablement au fascisme.

Donner ce qu’on a , une soumission!

Limiter la notion partage à une vision finie du monde, de l’histoire, de la société, des biens et des ressources, et ce, même, si on se pare des meilleurs intentions écologiques, enferme la vision de l’Homme dans un schéma unique. C’est celui du rationnement et de la société compartimentée.

C’est Malthus qui a délivré le mythe des origines du partage impossible et insoluble, à travers sa vision du “Festin”.

Rappelons la, en deux mots. Il y a dans un endroit isolé, et protégé par une clôture, un banquet où se réjouissent et se regroupent un petit groupe de privilégiés. De l’autre côté, il y a une foule d’affamés.

Que dit Malthus de cette vision? Bien entendu, la réjouissance d’une petite caste peut paraître inconvenante, choquante même. On comprend, on souhaiterait faire sauter la clôture. Mais que se passerait il alors? La foule, devenue folle, s’entretuerait, pillerait et gâcherait les vivres et il n’en ressortirait en réalité aucun bénéfice pour personne.

Ainsi finit, toute idée du partage dans un monde fini et limité. Il n’y en aurait pas pour tout le monde et, à dire vrai, il vaudrait mieux dans l’intérêt de tous, réaliser une société compartimentée, de classes et de castes. Pour faire avancer le monde, il faudrait constituer de la richesse à tout prix, même pour un petit nombre. Telle serait la leçon de la Réalité.

Donner ce qu’on fait, une révolution

Bien entendu la vision de Malthus est malhonnête et erronée. Elle est purement et seulement idéologique, car nulle part il n’existe de monde fini, dans un univers qui change. Et c’est bien le festin des uns qui produit la misère des autres. Il n’existe pas d’un côté des îlots bien constitués de la société et d’un autre côté d’autres qui seraient grévés par leurs propres défauts.

En réalité ces îlots font système; il n’y a pas d’un côté un bon développement et de l’autre , un mauvais développement que celui soit social, culturel , économique, politique ou éducatif. ll n’existe qu’un seul et mauvais développement quand celui ci n’est pas global ou total.

Il importe de partager non pas ce que l’on a , mais aussi, ce que l’on n’a pas. Autant ce qu’on possède que ce qu’on ne possède pas (encore) . Car le partage porte en lui une énergie de mobilisation, de production et de démultiplication .

Si on partage au delà de ce que l’on a , ce que l’on fait, ou ce que l’on obtient, ou récupère, alors on produit une richesse qui n’était pas contenue dans les données du départ et on change la donne; on change l’équation. On modifie l’ordre établi. On sort des contraintes et des impasses du Monde fini.

Donner ce qu’on est , une transformation

En Pédagogie sociale, on ne donne pas ce que l’on a; car nos structures partagent avec leurs publics l’expérience d’une même précarité.

Pour nous, pas de vision du futur, pas d’avenir assuré, pas de scène brillante, pas de promotion, pas d’entre soi. Pas de revenus garantis.

Alors on donne ce qu’on n’a pas; ce qu’on ne possède pas et qu’on obtient. On donne ce que l’on fait, ce que l’on récupère et produit.

Et cela change tout; mais ça, encore, ce ne serait pas suffisant.

Quelles possibilités de production, quels moyens de promotion, habiter, occuper, nous sont en effet réellement accessibles? Nous sommes là encore trop entravés.

Alors , nous donnons de nous.

Au delà , ce que l’on partage vraiment , c’est cela que l’on donne: soi-même; temps, attention, geste, parole, soin…

On ose, on se lance, on autorise; on donne confiance, on sécurise.

On lance un mouvement dont nous ne sommes pas la limite; des actions qui nous dépassent; des situations qu’on ne maîtrise pas.

Le véritable don, est impulsion.

Samedi 3 octobre

Atelier de l’Hôtel Parthénon de Chilly

Superbe atelier aujourd’hui, Neila Championne régionale de judo a initié les enfants au judo! Les enfants ont beaucoup apprit et on envie de recommencer!

La petite enfance a été très dynamique avec des nouveaux nés, les tapis d’éveil ont été très utiles pour exercer leur motricité. Les plus grands ont joué à s’inventer des histoires avec les jeux d’imitation que nous avions apporté comme la dinette et les poupées. Nous avons aussi fait des colliers de perle, lu des histoire et chanté, comme à notre habitude avant de prendre le goûter.

Nous avons aussi inscrit les ados au stage de cinéma Truffaut pendant les vacances, ils avaient hâte d’y être. Nous avons orienté des mamans vers notre Centre Social pour les distributions alimentaires et pour leur proposer les différentes activités que nous menons pour les familles.

Maite

Atelier de Bel-Air

Cette après-midi, nous rejoignons de nouveau le quartier sud de Longjumeau, et plus précisément Bel Air pour des activités autour du jardin et des activités ludiques et des jeux collectifs.

Plusieurs activités ont pu attirer du monde et donner envie de faire des jeux ensemble dans la joie et dans la bonne humeur.

Une journée plutôt agréable et chaude .

Nicolae

Vendredi 2 octobre

Atelier de la Rocade

Aujourd’hui avec Modou, Mariama, Francesca et Cyril nous avons accueilli une dizaine d’enfants pour un atelier à la Rocade.

Nous avons profité de la journée avec les enfants et les mamans. Avant de commencer l’activité, Cyril est parti au jardin pour l’entretien. Ensuite, pour commencer l’atelier, on a joué aux pétanques, par la suite on a joué un peu au foot mais la pluie nous a empeché de continuer les activités sportives. Avec des enfants et leurs mamans, nous avons ensuite joué au jeu de carte “Dobble”.

Enfin, avant de terminer l’après-midi, on a pris tous ensemble un goûter.

Atelier de la Villa Saint Martin

Aujourd’hui, malgré la pluie incessante, nous tentons notre chance et nous allons dans le quartier de Longjumeau, et plus précisément à la Villa st. Martin pour tenter une atelier “sous la pluie”.

Quelques enfants passent en vitesse nous dire bonjour et faire une partie de tir-à-l’arc et une partie de ping-pong avant de nous dire “au revoir”.

A la prochaine.

Nicolae

Jeudi 1er octobre

Atelier de Massy

Cette après-midi nous partons pour Retrouver les enfants de Massy.

Une fois arrivés sur place nous installons le matériel et on attends leur arrivée qui s’est faite désirée.

Quelques enfants approchent et nous réclament une partie de foot sans délai. Petits et grands, filles et garçons , tous mélangés nous démarrons le match et tout le monde s’amuse.

Sur le tapis de la petite enfance on s’amuse bien aussi en comité restreint, car à coté , les jeux de société font des heureux.

A la fin de la journée on termine avec une partie de “Loups-garous”, afin de prendre le goûter.

A bientôt!

Nicolae

Atelier au Skate Park de Longjumeau

Aujourd’hui avec Modou, Mariama et Cyril au Skate Park, nous accueillons une vingtaine d’enfants avec leur maman pour un atelier.

Nous avons partagé et passé ensemble un bon moment pour profiter de la journée.

Nous avons d’abord visité avec Cyril le jardin pour un petit entretien/jardinage du jour. Ensuite, Modou, Mariama et les enfants se sont installés pour commencer l’atelier : assemblage de perles pour en faire de magnifiques bracelets et de superbes colliers que les enfants ont pu rapporter chez eux. Par la suite, nous nous sommes mis sur un atelier “assemblage de jeux en Légos” et sur un atelier “peluches”.

La journée s’est terminée sur un somptueux goûter autour duquel chacun a pu prendre la parole.

Une journée agréable, paisible, et conviviale partagée avec les enfants.

Médiation scolaire

Ce Jeudi 1er octobre, nous avons accompagné de nouvelles familles vivant sur un bidonville de Chilly-Mazarin en mairie, afin d’inscrire leurs enfants dans l’une des écoles primaires de cette ville.

Les documents nécessaires étaient réunis et nous avons pu les déposer. Puis nous avons rendu visite à des familles occupant des maisons à Savigny sur Orge. Elles y ont trouvé refuge il a 5 semaines, suite à leur expulsion d’un bidonville situé à Corbeil-Essonne.

Sur les 9 enfants qui y vivent, 6 sont scolarisés, mais se retrouvent bien loin de leurs écoles, qui sont à Grigny, Lagny, ou Corbeil-Essonne. Nous entamons la procédure d’inscription pour les 3 autres jeunes non scolarisés. Les familles sont demandeuses mais expriment leur inquiétude : le collège sera-t-il loin ? Comment se procurer du matériel scolaire ? A quoi bon s’inscrire à Savigny sur Orge, si l’on ne sait pas où l’on sera le lendemain ?

En effet, la police était sur leur lieu de vie le matin même…

Mercredi 30 septembre

CLAS primaire

Aujourd’hui est un jour tout particulier pour les Robinsons ! C’est la reprise du CLAS primaire.
Après une réunion très réussie avec les mamans la veille pour l’introduire, ce fût un moment de joie avec les 15 enfants que nous avons accueillis.
Nous avons gouté de produits de saison: figues fraiches et pâte à tartiner à la noisette.
Puis nous avons fait des 2 jeux de mémorisation/concentration et enfin nous nous sommes retrouvés par petits groupes autour des apprentissages par niveau scolaire. Les enfants étaient très motivés.

Médiation Scolaire en Bidonvilles et Hôtels sociaux

Mercredi 30 septembre nous avons rendu visite aux habitants d’un bidonville situé sur la commune de Champlan, qui est sous le coup d’une expulsion imminente.

Les enfants qui vivent là ne sont pas scolarisés, malgré les tentatives des parents auprès de la mairie, qui a refusé de les inscrire en prétextant que leur domiciliation administrative (l’adresse de l’association grâce à laquelle ils peuvent recevoir leur courrier) n’était pas à Champlan. Or leur lieu de vie est à Champlan, et il est désormais illégal de ne pas en tenir compte.

Cependant, les familles ne sachant pas où elles vont aller après leur expulsion, ni quand cette expulsion aura lieu, il faudra encore attendre avant de commencer l’inscription des enfants, ne serait-ce que pour savoir vers quelle commune se tourner.

Atelier de St Eloi

Mercredi, c’est le jour du quoi de neuf et du street-art à Saint-Eloi, en compagnie de Maïté, Marie, Penda, Mohammed, Alexandru et Aya.

Marie propose de retoucher la laine décrochée ou tombée des arbres, tandis que les enfants, maintenant habitués, habillent efficacement un nouveau tronc tout seuls, comme des grands. Penda et Aya s’y attellent dans la joie et la bonne humeur. Une quinzaine d’enfants nous aident à décorer les arbres. Les motifs et les couleurs deviennent de plus en plus originaux.

Maïté anime le “Quoi de neuf ?”, puis continue avec de bonnes parties rigolotes de Uno, entourée d’une bonne vingtaine d’enfants qui passent tour à tour. Elles leur parle des sorties que l’on propose en ce moment : mosaïque, accrobranche et tournage de cinéma à Truffaut ! Tous sont très enthousiastes de recommencer l’année avec des sorties.

Alex de son côté propose des tournois de foot sur le terrain en dur à côté, avec une quinzaine d’enfants.

Nous terminons par un goûter réussi, et sans pluie.

Atelier au parc du Château

Aujourd’hui nous nous rendons au Parc du château où nous sommes attendus en grande nombre par les enfants et parents qui, comme d’habitude, se donnent rendez-vous pour une séance d’activités ludiques et éducatives. Le soleil est de la partie et nous sommes bien entourées par les adolescents qui préparent une grande partie de “Loup-garous”, avec 12 personnes.

Plus loin le tournoi de ping-pong devient un vrai atelier très demandé et attendu par les jeunes qui gagnent, l’une après l’autre, les parties contre les grands.

Sur le tapis d’éveil on entend aussi des rires et on voit la joie sur les visages des petits et des grands qui passent une merveilleux moment en notre compagnie.

Le goûter vient clore notre activité mais avec la promesse de se revoir bientôt!

A plus.

Nicolae

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui au jardin de Bel Air, avec Mariama, Modou et Cyril, nous accueillons une quinzaine d’enfants à l’atelier.

Un moment de plaisir et de partage avec les enfants, puisqu’ils sont adorables, innocents et ils adorent des moments de récréation.

Nous nous rendons tout d’abord dans le jardin dans le jardin pour profiter d’un peu de verdure. Nous avons ensuite assemblé ensemble des perles avec des fils pour faire plusieurs colliers. Nous avons également propos une partie de foot-ball.

La journée s’est terminée sur un bon gouter avant de prendre congé.

Une journée agréable et plein de bonheur partagé avec les enfants.

Mardi 29 septembre

Atelier au bidonville d’Antony Pôle

Aujourd’hui à Antony Pôle, il pleut !

Nous nous réfugions dans une cabane vide, ça tombe bien car nous avons prévu de faire de l’argile. Rosy nous accompagne et propose aux enfants de réaliser des gobelets en terre.

L’atelier se découpe en trois, d’un côté Rosy et les grandes, qui élaborent des paniers remplis d’oeufs en argile, d’un autre Maïté et Zohra avec les garçons, et Marie avec les petites pour apprendre à confectionner un verre en argile. On apprend la technique qu’on a communément appelé technique du “serpent”, ou “sap” en tzigane. On enroule des petits boudins de terre les uns sur les autres afin de faire un verre.

L’argile plait beaucoup à tout le monde, et l’activité délie les langues ; on parle de l’école, de la vie sur le bidonville. Thomas Bérard a prêté son appareil photo aux garçons, ils capturent des images tout au long de l’atelier.

Vivement la semaine prochaine pour continuer à imaginer des formes, à reproduire des choses, à créer tous ensemble !

l’Art et la Pédagogie sociale, sont sans projet

l’Art et la Pédagogie sociale, sont sans projet

L’intelligence des mains

“Tu comprends, dit l’artiste; s’il fallait un projet avant de faire ou de créer, on ne ferait rien, on se contenterait de “refaire” ou de reproduire ce qui est déjà frayé un chemin dans l’existence. Pour faire naitre, pour faire advenir du neuf, du vrai et du nouveau, il faut du hasard , il faut une autre intelligence.”

Il faut l’intelligence du soin

Les mains s’aventurent, elles s’entraînent, s’échauffent, se risquent, et s’accomplissent dans leur mouvement.

Elles n’ont pas de dessein, elles n’ont que des schèmes, une grammaire de ce qui est possible, de ce qui s’enchaine.

Les mains produisent le Temps par le mouvement et par les actes; par la succession et la simultanéité. Elles sont l’origine de toute pratique.

Ainsi est le Travail social, éducatif ou culturel, en Pédagogie sociale: une pratique, un ensemble de schèmes, d’outils , de techniques, de pratiques que nous savons faire , que nous améliorons chaque jour et qui ne visent qu’à une seule chose: faire advenir ce qui n’a pas été fait; amener à dire ce qui n’a pas été dit; produire le changement et la transformation partout où le vieux monde s’écroule et s’effrite.

La Pédagogie sociale est sans projet, comme la Fête , l’Amour ou l’Art ; elle n’a pas de dessein étranger à sa propre pratique; elle ne vise aucun objectif que nous ne vivions déjà entre nous dans l’Ici et le Maintenant.

Elle n’a pas de but, elle a un cap.

Notre pratique a l’intelligence des moments neufs. Nous n’avons pas l’habileté des alcôves, des négociations secrètes, des alliances de circonstance, des réflexes corporatistes, ou d’entre soi.

L’intelligence sociale, celle des mains , du cœur, est un risque. Un cadeau sans retour et sans calcul.

Elle n’a pas de projet parce qu’elle a un avenir; elle n’a pas de soutien car elle s’offre. Elle a des conséquences car elle n’a pas de calcul.

Dans nos pratiques, sur nos ateliers, nous n’avons pas de projets, nous avons des actions qui laissent toujours de la place à de l’inattendu.

Nos ateliers, nos permanences, nos locaux, sont des pages blanches, des surfaces d’impression et d’expression dans lesquelles s’inscrivent plus d’événements et de rencontres qu’on ne saurait les prévoir ou recenser.

Au bout d’un moment, tout cela fonctionne même seul, sans besoin de notre impulsion ; les personnes qui arrivent trouvent à alimenter la réflexion et le cheminement de ceux qui sont déjà là et répondent à leur problématique.

Seule l’organisation est nécessaire , comme notre engagement pour que cela dure.

Il faut des artistes pour rendre compte de cette complexité; ou bien prendre la peine de venir dans nos locaux et sur nos ateliers.

Loin des fonctionnements réglés, des projets à bout de souffle, ce qui s’offre à vivre, là porte un nom: Créativité.

Clientélisme local et social

Clientélisme local et social

Etude sur une mystification

On aurait pu croire le phénomène disparu depuislongtemps, tellement sa dénonciation a été systématique et banalisée , dansle cadre des politiques de la Ville.

Clientélisme sous couvert de Social

“Grands frères”, “clientélisme de quartier”; nous avons tous des souvenirs précis au sujet de ces pratiques . Leurs avatars sont connus: groupe de jeunes qui sous couvert d’une action de “rénovation” du quartier reçoivent des vacances à la mer ou au ski, ou partent pour une destination de rêve; obtiennent l’organisation d’un événement prestigieux et générateur de profits pour leurs amis ou, quelques prestations luxueuses.

Groupe de copains , obtenant des fonds municipaux pour rénover une école au Maghreb; ou creuser un puits dans un village d’Afrique, et qui, par la même occasion, se font financer un voyage “inoubliable”, pour le groupe qu’ils ont eux même composés.

Tourisme sous couvert d’humanitaire …

Toutes ces actions, toutes ces pratiques sont indissociables des municipalités qui en ont fait leur lit; qui ont fait de ces dérives habituelles, leurs habitudes, et leurs seul véritable projet pour la jeunesse.

Et pour faire illusion, ces mêmes équipes, parent ces dérives, à longueur de leur communication municipale, de tous les qualificatifs avantageux: responsabilisation, générosité, mobilisation, …

Le “Mérite”, éternel prétexte à toutes les dérives…

Et toujours un invariable: il est question “de mérite”. Ces jeunes “mériteraient” les contreparties avantageuses en termes de loisirs qui leur sont promises, car ils auraient eu des “initiatives”, “des bonnes idées” et des bonnes intentions (qui en réalité leur étaient déjà amenées toutes prêtes).

On aurait cru ce “Clientélisme des quartiers” révolu et renvoyé à la proto-histoire des politiques de la Ville, tellement les communes en ont souffert.

Il en a découlé tant de dérives, tant d’accaparement de moyens, de budgets et et de structures, que les condamnations sont devenues elles aussi des ritournelles et des “tartes à la crème”

Et pourtant, face au désert et à l’absence totale de véritables ambitions, pour irriguer le travail social de territoire; face à l’absence de projet et de courage politique, pour de véritables pratiques éducatives et sociales, ces “habitudes” n’ont jamais vraiment cessé.

Elles se sont juste renouvelées ; on a seulement gommé certains aspects les plus scandaleux des prises d’intéressement; mais la recette fonctionne encore.

Une recette qui dure…

On promet à un groupe de jeunes, des moyens, des loisirs, une sortie prestigieuse, un séjour à leur goût; en échange d’une opération ponctuelle et sur-visibilisée de récolte, de don, de distribution, de “solidarité”, au profit d’un public flou, propre et consensuel: personnes âgées isolées, SDF, enfants de familles pauvres, etc…

Et ça roule! On produit quelque chose qui se revendique comme du Travail social, ou du Travail humanitaire; qui en a toutes les apparences, qui en reprend tous les termes, mais qui n’a rien à y voir.

Et qui imprègne aussi les pratiques des institutions

Or, comment jeter la pierre à ces actions et à leurs promoteurs alors que certaines structures du secteur socioéducatif ne font même pas mieux? Est ce qu’on ne retrouve pas la même logique, par exemple dans ces petits chantiers qui occupent tellement les ” Clubs de prévention”, et qui sont avant tout destinés à “financer” les “projets des jeunes”?

Le clientélisme triomphe dans le désert des pratiques des institutions.

Le mal ne serait peut être pas si grand si de telles pratiques ne prenaient malheureusement la place des véritables actions sociales et éducatives, tellement nécessaires, mais qui n’auront du coup pas lieu?

Blocages et immobilisme

Les actions “pseudo sociales”, “pseudo humanitaires” occupent le champ de la pensée de l’action sociale locale; elles en accaparent les moyens et surtout empêchent d’imaginer ou de promouvoir des pratiques de véritable transformation sociale qu’on attendra en vain.

Pire encore , ces actions leurrent et polluent la compréhension de ce qu’est réellement le travail social, voire humanitaire.

Elles imposent comme des évidences des idées qui sont aux antipodes de ce qu’est ce vrai travail du Social.

En effet toutes ces actions de “clientélisme municipal”, en matière sociale et éducative ont des caractéristiques bien communes et reconnaissables.

  • Il n’y a aucune analyse de l’origine des problématiques sociales, éducatives ou culturelles auxquelles on s’attaque. On ne cherche ni ne trouve aucune cause à la précarité des “bénéficiaires”; on ne perçoit et surtout on ne nomme aucune des violences sociales , administratives qui s’abattent sur eux. On est dans une pensée naturaliste , basée sur la fiction qu’il y a des pauvres et des malheureux, par nature ou par accident, et que l’on rencontre, là, par hasard.
  • Il n’y a aucune pensée de la relation au delà des actions elles mêmes. On “donne” à des personnes qui sont floutées, et dissimulées derrière une étiquette: ce sont des sujets génériques que rien ne distingue les uns des autres et qui se retrouvent comme absorbés par une catégorie à laquelle dès lors, ils “appartiennent” : “pauvres”, “SDF, personnes âgées isolées”; “handicapés”; “malades”, etc… Les acteurs éphémères de ces maigres actions ponctuelles, ne sont pas amenés ou invités à être transformés par les rencontres qu’ils font, ou par les réalités qu’ils découvrent. On ne les accompagnera nullement dans cette voie. Au contraire, ils repartiront, ravis et satisfaits par leur propre action, qui en quelque sorte se sera suffi à elle même et qui restera ainsi stérile.
  • Aucune histoire, aucun récit, témoignage “de l’autre”, des bénéficiaires (de ces actions) n’en découle. On n’apprend rien sur les histoires des gens, ni sur sur leur environnement, ni sur le nôtre , ni sur la somme des dysfonctionnements qui produisent les désordres sociaux.
  • Aucune critique de la réalité sociale n’est possible à partir de telles actions. Au contraire on bâtit une sorte de contre-histoire positive et rassurante. L’antidote aux problèmes sociaux, ce serait la “générosité”, l’altruisme dont feraient preuve en général ceux qui nous dirigent et ce dont manquerait justement “la jeunesse” des quartiers populaires , qui serait repliée dans l’individualisme, le communautarisme et le chacun pour soi.

Une morale sociale affligeante

A défaut de produire de la Transformation sociale, le “clientélisme social local”, produit une morale sociale affligeante de simplisme: il faudrait apprendre aux enfants des quartiers , des milieux pauvres et précaires, à renoncer à leurs mauvais réflexes et à leurs mauvaises habitudes en matière sociale, culturelle et éducative en s’inspirant des affichages d’intentions généreuses des institutions et collectivités locales.

De ce fait et à ce compte , aucune transformation des réalités sociales au devant desquelles on prétend se porter, n’est possible.

On alimente, on décore, on contribue à rendre acceptables la misère et les problématiques du Monde .

Oser dire le vrai Travail de transformation sociale

Il appartient aux véritables acteur sociaux de terrain, aux collectifs et aux porteurs d’initiative, d’affirmer leurs différences, ainsi que l’idée qu’il ne saurait y avoir de véritable action sociale, éducative et culturelle, sans critique de la réalité existante , sans analyse des problèmes et forces en jeu.

Il ne peut et il ne pourra pas y avoir de Social sans rupture, tel a toujours été le prix et l’enjeu des changements nécessaires à tout avenir possible.

Samedi 19 Septembre

OLYMPIADES Rencontres Inter-Quartiers

Superbe rencontre Inter Quartiers ce samedi !

Aujourd’hui nous avons organisé les Olympiades!

Nous avons réuni les enfants des Hôtels Sociaux, du quartier de Longjumeau et du quartier de St Eloi pour une superbe Olympiade Inter-Quartier !

Nous avons fait des tournois de foot et nous avons réussi a créer une ambiance très joyeuse !

Les passants s’arrêtaient même pour nous regarder jouer

Nous avons aussi joué au tir à l’arc, et au badmington !

Tout le monde a apprécié le moment du goûter très attendu, avec plein de bonnes choses à manger.

Nous avons passé un moment très convivial et nous avons annoncé aux enfants qu’une nouvelle rencontre inter-quartier aura lieu le 10 octobre prochain

Les enfants ont déjà commencé a envisager leurs équipes. Tout le monde a déjà hâte de se retrouver dans deux semaines !

Atelier de Bel-Air

Une belle après midi au jardin du quartier sud… beaucoup d’enfants ont répondu présents !

Nous nous sommes occupés de notre jardin tous ensemble, et la récolte de tomates a été très bonne !

Deux autres ateliers étaient en place : un coin arts plastiques et dessins et un coin pour les sportifs avec foot et parcours.

Nous avons pris un bon goûter et nous nous sommes dit à mercredi !

Mariama

Vendredi 18 Septembre

Atelier Médiation scolaire

Aujourd’hui nous partons au platz Maréchal juin afin de finaliser les domiciliations des familles ; étape nécessaire à la scolarisation des enfants.

Nous récoltons les informations nécessaires, puis nous partons à la recherche d’un autre bidonville situé à Orsay ville. Ne l’ayant pas trouvé, nous partons pour le bidonville du cimetière afin de rencontrer les familles. Il semblerait que 4 enfants vivent sur ce platz, dont 3 sont déjà scolarisés.

Atelier de l’Hôtel Balladins/Welcomotel de Chilly

Aujourd’hui nous sommes arrivés au Balladin avec une ambiance musicale qui a mis tout le monde de bonne humeur. Nous avons fait le tour de l’hôtel pour aller chercher les enfants qui n’étaient pas à l’école pour leur proposer de dessiner à la craie sur le sol et pour jouer au ballon. Puis une fois que les plus grands sont arrivés, nous avons commencé un foot et enchaîner les parties endiablées de uno. Pour conclure l’atelier en beauté, nous avons joué aux statues musicales, chanté des chansons, puis nous avons pris le goûter.

Jeudi 17 Septembre

Atelier de médiation scolaire

Aujourd’hui, nous partons pour le bidonville du Maréchal Juin situé entre Massy et Champlan afin de rencontrer les familles et les aider à scolariser leurs enfants. Nous ne sommes pas venues les mains vides : Jean-Paul ayant ramené de Paris des plats et petits fours en provenance de notre partenaire Generali, nous en avons profité pour distribuer le surplus sur le bidonville.

Ensuite, nous discutons avec les parents et prenons des informations sur les enfants. Puis, nous contactons la mairie de Massy afin de connaître la marche à suivre. Au total, nous comptons une dizaine d’enfants de primaire et collège confondus à scolariser.

Notre ami Susanu nous montrera demain son platz situé entre Champlan et Palaiseau, où nous ferons la rencontre d’autres familles.

Nous repartons au local et nous retrouvons Louisa et ses deux enfants, résidents de l’hôtel social Parthénon, à qui nous donnons des sacs à dos et du matériel scolaire.

Atelier du skate Park / Bel-Air

Aujourd’hui, départ pour le quartier sud de Longjumeau… direction le Skate Park et notre jardin de Bel-Air. Tandis que nos deux Alex (Alexandru et Alexandre) s’occupent de préparer un foot et une partie de basket, Anita anime le coin coloriage et dessins. Tout le monde est ravi. Mariama dresse de son côté les tapis pour la petite enfance. Les parties de Uno, à la demande des enfants, peuvent commencer.

Après un bon goûter pris en commun, tout le monde se dit à la semaine prochaine !!

Mariama

Mercredi Septembre

Atelier du parc du Château de Chilly

Nous sommes Mercredi et comme à notre habitude, nous nous préparons pour les activités de cette après-midi en compagnie des enfants, ados et jeunes qui errent dans le parc du Château. Nous leur proposons des activités éducatives et ludiques au choix : Ping-Pong, Badmington, Tir-à-l’arc, Fléchettes à scratchs et des jeux de société comme le”Loup Garoup”. Nous avons également prévu un beau tapis d’éveil pour la petite enfance avec plein jeux de construction, de la dînette etc…

Une bonne ambiance règne dès notre rencontre avec les jeunes et les activités se déroulent dans la joie et dans la bonne humeur.

Les parents présents sont contents de nous trouver et d’autres de nous revoir en profitant de quelques instants de tranquillité pour discuter à l’écart des enfants.

Le goûter clos l’activité d’aujourd’hui avec la promesse de se revoir la semaine prochaine.

A plus!

Atelier de St Eloi

Magnifique atelier à Saint Eloi aujourd’hui !

Nous continuons le projet street-art “tricot-tag” avec encore plus d’enfants motivés. Le quartier se colore doucement mais sûrement, les enfants apprennent à accorder les couleurs entre elles et à embellir efficacement les arbres de leur quartier. Nous écrivons aussi les prénoms des enfants sur des chutes de tissus wax et les cousons sur les troncs des arbres afin que leur travail soit reconnu ! L’atelier fonctionne maintenant très bien, et grossis spatialement.

Rosie, quant à elle, accueille un petit groupe d’enfants aujourd’hui et les invite à faire des petits pots en argile. Par petits groupes de 5, les enfants modèlent chacun leur pot, et laisse la place à leur voisin.

Au sol à côté sont disposées de grandes nattes qui accueillent une petite enfance et des jeux de société géants animés par Maïté. Ce temps sur les tapis plait beaucoup aux ados qui sont nombreux à nous rejoindre aujourd’hui.

A la semaine prochaine pour la suite de ces belles activités sur le quartier de Saint-Eloi, à Chilly Mazarin.

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui, au jardin de Bel-Air, nous avons animé un atelier parcours du combattant : on a monté quelques équipes avec une vingtaine d’enfants et chaque équipe proposait un défi à une autre équipe. L’atelier était très réussi, il y avait une bonne ambiance.

Mariama et Cyril se sont occupés du jardin, ils ont désherbé. Alicia a fait un atelier de peinture qui a accueillit une vingtaine d’enfants. De l’autre côté du jardin, Mariama a ensuite installé une petite enfance avec des jeux de société, qui ont beaucoup plu aux enfants.

Mardi 15 Septembre

Atelier du bidonville d’Antony Pôle

Ce mardi à Antony Pôle, une trentaine d’enfants sont au rendez-vous et nous accueillent à bras ouverts. Le matériels de peinture et les tapis sont remontés en haut de la petite colline où nous faisons l’atelier, par les enfants qui ont hâte de faire de la peinture. “Moi, j’aime pas la peinture”, nous dit Florian, qui passe en fait l’intégralité de l’atelier à côté de moi à peindre une jolie maison coupée en deux, avec des “flores” un peu partout et une herbe fort verte !

Une gigantesque petite enfance accueille les plus jeunes autour de jeu de construction et de livres. Maïté encourage aussi ceux qui veulent peindre à y participer. Avec Rebecca, Anita apprend les mélanges des couleurs primaires afin de peindre un grand arc-en-ciel.

A l’aide des livres apportées, Jeanne-Eve apprend le roumain et les enfants apprennent des mots en français, c’est donnant-donnant en pédagogie sociale !

A la semaine prochaine !

Nouvelles orientations

Centre Social, Espace de Vie social et

Action “hors les murs”

Lieu, “Hors lieu” , “Non lieu”

Intermèdes Robinson conjugue trois dimensions de travail éducatif et d’interventions sociales:

  • Travail dans un lieu : Un Centre social , installé à Chilly-Mazarin qui développe des projets de développement social, local et environnemental
  • Travail “Hors lieu”: Un Espace de Vie social, véritable centre social “hors les murs”, sur le territoire de Longjumeau et qui coordonne les actions éducatives, sociales et d’éveil sur le territoire et autour du “jardin des Robinsons”
  • Travail dans un “Non lieu”, “le Tiers lieu”, qui réunit des ressources et coordonne des actions sur un territoire étendu: le Nord Essonne. Dans cette catégorie, on retrouve nos activités de “médiation scolaire” , d’éveil scolaire et éducatif, pour les enfants des familles précarisées et mal logées du Nord du Département, et nos “ateliers de rue” de Massy , hôtels sociaux du territoire, ainsi que sur les squats et bidonvilles.

Nous allions ainsi des actions “centrées SUR un territoire”, des “actions décentrées sur un territoire” et des actions “inter-territoires“.

C’est à partir de cette identité multiple, qu’en ce début de nouvelle année, scolaire, mais aussi en phase avec la période particulière que nous vivons “post-confinement” et “COVID”; période dans laquelle surgissent et déferlent toutes sortes de nouvelles précarités qui affectent les familles et les enfants; que nous revisitons , que nous définissons à nouveau nos projets et axes d’intervention.

Cette nouvelle affirmation dans nos orientations, n’est pas en soi une révolution; c’est au contraire une manière d’affirmer plus clairement ce que nous faisions déjà: nos principes, nos outils et notre Pédagogie sociale…

Cette redéfinition de nos actions et activités n’est pas un simple effet de discours; elle a déjà des conséquences dans le redéploiement de notre équipe (nouvelles missions, nouvelles personnes, tant salariées, que volontaires, ou bénévoles); dans la redistribution de notre emploi du temps (nouveaux spots, extension de notre territoire d’intervention; dans l’apparition de nouveaux langages artistiques et sociaux (céramique, cinéma , danse de rue, conférences dansées, “enfants formateurs”, etc…)

Ce ne sont pas des projets, c’est du présent; de l’ici et maintenant, de l’action directe (et non médiée ou sous-traitée).

Nous l’avons souvent dit: “Nous ne faisons pas du réseau“, et nous ne sommes pas davantage des “centres” (au sens d’institutions).

Ce que nous créons, ce sont des “origines”, des “sources” , des moments où on se dit “c’est là qu’il faut être”. Des moments, où on se dit “c’est pour maintenant”. Des lieux et des temps qui donnent de l’énergie.

C’est dans ce cadre que nous déployons en cette rentrée , nos nouveaux chantiers:

  • Chantier Street Art, à Saint Eloi, avec comblement de lézardes, habillage de l’environnement, intervention sur les points de tension géographiques et urbains
  • Actions “d’éveil scolaire”, pour les enfants des bidonvilles, squats et hôtels sociaux: aide à la fréquentation scolaire, facilitations administratives, orientation dans les déplacements, travail sur le sens et les projets des apprentissages avec enfants et parents (actions soutenues par la DDCS et la DIHAL)
  • Nouveaux centres d’intervention dans les territoires (Chilly et Massy) ; avec la pacification de notre atelier “Parc de la corneille” (Massy) et les ateliers “Champs foux” et Parc du Château (Chilly)
  • Activités d’aide administrative et de restauration des droits , (principalement au local) pour familles en rupture administrative et électronique
  • “Free food program” , à partir de nos actions de cuisine “hors les murs”, ou de l’atelier cuisine, et de la distribution alimentaire
  • Ateliers “temps de l’enfant” avec notre CLAS enfant, notre CLAS spécial collège, mais aussi les aides à la rentrée (équipement des enfants grâce à nos sponsors et financeurs) et les “vacances familles” (avec l’aide des fondations “amies”)

Et des perspectives:

Ces nouvelles actions, vont nous permettre de réaliser aussi des expérimentations dans le cadre de la phase diagnostic de la procédure de renouvellement de notre agrément (“Centre social” pour 2022)

Et pour le développement des nouveaux défis, auxquels nous nous préparons:

  • Création d’un “Tiers lieu”, alliant dans une dynamique sociale les activités de “Recyclerie”, “Insertion”, “brocante”, Repair café” , et Don et Distribution (D&D)
  • Ouverture d’un nouveau local ou de nouveaux locaux pour installer les actions de chant , danse et action populaire de “notre” troupe d’enfants (Aven-Savore!); et ces nouvelles activités.

A suivre…

MARDI 8 SEPTEMBRE

Atelier Antony Pôle

Aujourd’hui, nous avons passé une très belle rentrée à Antony Pôle !

Nous arrivons sur le platz sous un beau soleil, les enfants nous accueillent en nous prenant dans leur bras et cours vers Maïté ; ils savent qu’aujourd’hui, ils vont passer une bonne après-midi. Nous commençons par étendre quelques nattes au sol où Jeanne anime une petite enfance composée de livres, jeu de construction et d’assemblage en bois.

De leur côté, Tim, Marie et Maïté lance une partie de pétanque endiablée où même les papas finissent par prendre part. Rosalinda et Nikolas dont preuve d’une grande adresse et gagnent presque systématiquement, même contre les adultes.

Ensuite, nous nous reposons sur les tapis autour d’un UNO, les enfants m’apprennent les couleurs en langue romani… Ils échangent en rigolant avec Jeanne qui connait quelques mots !

Nous terminons l’atelier par un bon goûter partagé tous ensemble, grenadine et petit pain aux pépites de chocolat.

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Mercredi 9 septembre 2020

Atelier à Saint Eloi

A Saint-Eloi aujourd’hui nous continuons notre atelier street-art ; Mariama installe le long morceau de tricot qu’elle vient de terminer autour d’un arbre, ce qui rend magnifiquement bien. De son côté, Marie teste une autre technique avec les enfants intéressés par l’atelier “tricot-tag” mais qui ne maîtrise pas la technique du crochet : enrouler autour du tronc de l’arbre des fils de différentes pelotes de laine rose, bleue, jaune, pour ainsi le transformer en un long baton multicolore ! L’activité nous permet de nous reposer, mais aussi de rêver d’un autre avenir ; j’apprend que Yadin veut devenir astronaute, tandis que Kenza aimerait faire de la guitare électrique plus tard. Cette activité se poursuivra pendant tout le mois de septembre.

Juste à côté se trouvent Rosy et une dizaine d’enfants, qui manient l’argile et modèlent des formes diverses, s’essaient à trancher dans la matière et former de magnifiques objets, personnages et golems de toute sorte dont chacun ressort très fier. L’atelier calme et repose tout le monde.

De son côté, Alexandru organise un tournoi de foot sur le terrain de basket alentours avec une bonne équipe d’ado.

Vivement la semaine prochaine que nous puissions continuer ce que nous avons commencé. Nous nous disons au revoir, à regret, après un bon goûter bien mérité !

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Jeudi 10 septembre 2020

Atelier au skatepark

Skatepark de Longjumeau, nous accueillons un nombre impressionnant d’enfants ! Marie anime un atelier peinture qui tourne de manière régulière, dès qu’un enfant a terminé il accroche sa peinture et cède sa place à un autre afin que tout le monde ait le temps d’exprimer sa créativité.

Penda dessine au henné sur les mains des enfants volontaires, tandis que Mariama anime un atelier petite enfance bien rempli. Au total, une cinquantaine d’enfant auront bénéficié de l’atelier cet après-midi au skatepark de Longjumeau. A tout bientôt !

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Atelier de Massy:

Une belle apres-midi commence à se faire sentir et nous sommes impatients de démarer l’activité, mais pas plus enthusiastes que les enfants eux mêmes qui arrivent à compte de gouttes sur l’atelier.

On commencent à marquer le terrain et l’endroit il aurra lieux le tournoi de foot entre les équipes maciqoises , des filles et des garçons se mélangent et le turnois commence.

Un peu plus loin le tapis d’éveil est bien animé par les enfants et les mamans qui restent nous tenir compagnie.

Le badmington démarent avec une partie entre les mamans qui se suis ensuite avec les enfants sous la surveillance de Nicolae.

Nous avons aussi instalé une table avec de quoi se restaurer, pour donner envie aux mamans de passer plus temps avec nous et avoir un coin pour elles mêmes, mais elle va finalement servir pour faire de l’aide aux devoir pour les enfants avec notre bénévole.

De l’autre côté le tournoi continué avec Alex et mohamed qui se sont rajouté dans les équipes et puis Nicolae les rejoins et ensemble avec les autres coéquipiers, Emma, Lilou et Cristian vont gagner de 5 buts contre “l’élite ” d’aprés Christian.

Une belle journée prends fin avec un très bon goûter.

A plus!

Nicolae

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vendredi 11 septembre 2020

Atelier du Balladin

Aujourd’hui nous retournons au Balladin, et cette fois nous ramenons des crais de sol !. On commence par dessinner et colorier une rosace, et finalement elle n’est pas assez grande, donc on la double ! Izabela nous fait des très beaux dessins de petites filles de toute les couleurs, et ensuite on dessine et on colore des marelles. On fait également une balle au prisonniers et jeux de danse !

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Atelier VSM

Aujourd’hui à la Villa Saint Martin nous allons continuer notre rencontre inter-quartiers en organisant un tournoi de “Tir à l’arc” avec des petits et grands et entre enfants de Longjumeau et de Chilly et Brétigny/Orge.

Assis sur les canapés les mamans aides Nicolae à découper les fruits pour la salade du gouter, tandis que Alexandru et Alex font un “Counter Strike “, avec les fléches d’arc.

Une belle après-midi commencent a se dévoiler et dans la bonne humeur et dans la joie nous mettons fin afin de se dire “a bientôt”.

Au revoir!

Nicolae

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Médiation scolaire

Aujourd’hui nous avons été à l’hotel parthénon pour revoir les familles qui veulent scolariser leurs enfants à chilly mazarin. Nous leur avons transmis un papier où l’on peut trouver toutes les démarches à faire. Nous leur avons aussi donné des chéquiers de la fondation abbé pierre permettant de faire des courses pour un montant de 100 euros. Une femme qui habite à Parthénon nous a montré des videos qu’elle a tourné sur son portable, où l’on peut voir les cafards qui envahissent la chambre et les comportements agressifs du gérant.

Puis nous nous sommes rendues sur le bidonville du terrain de Wissous pour remettre aux familles les cartes pour la cantine de leurs enfants. Il fallait aussi expliquer le mode de facturation de la cantine, qui suppose de se rendre à la mairie avec sa facture pour payer chaque mois. Difficile lorsque l’on n’a pas de boite aux lettres, que l’on est allophone, etc… Cela a aussi été l’occasion de passer un moment avec les enfants : autour d’une table, nous avons commencé à dessiner, écrire, s’apprendre des mots les uns les autres. “Papillon”, en langue romanès, ça se dit “Papaluda” ! Nous avons aussi pris rdv pour de nouvelles inscriptions scolaires, et un rdv médical pour le père d’un des enfants scolarisés à Pasteur. Nous avons très envie de revenir pour un véritable atelier dessin et écriture avec les enfants, qui semblent beaucoup aimer écrire, dessiner, regarder les dessins des autres, les montrer à leurs parents.

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Samedi 12 septembre 2020

Atelier Bel Air Rocade

Mariama et cyril ce sont occupés du jardin ( arrosage et désherber )

Alexandre début d’activité a 14h30 on a jouer au foot,badminton. Certain enfants ce sont intéressés au jardin on a pris le gouter a16h30 tout le monde a bien participé on bien aimés est ce sont bien amusé.

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Atelier Parthénon hotel

Aujourd’hui on repart pour retrouver les enfants de l’hôtel du Parthénon pour des nouvelle activités.

L’équipe de foot de FC Intermedes est au taquets et sont prêts a refaire une partie de foot pour que les meillieurs gagnent.

Sur le tapis d’éveil les petits se poussent les coudes pour construires des beaux châteux en briques de carton où sinon des forteresse, et d’autres jouent à la dinnette pour leurs plus grands plaisir.

La Puissance 4 est peuplé d’enfants et jeunes qui à tour de role gagnet et ils s’amusent.

Nicolae fait un parcours de motricité et lis quelques histoires aux plus petits afin de prendre le goûter , dans la joie et dans la bonne humeur.

A Plus!

Nicolae

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Retour à la zone de confort

Retour à la zone de confort

Lev Vygotski a très clairement schématisé les conditions de l’apprentissage et de l’acquisition que ce soit de connaissances, de compétences nouvelles, ou tout simplement de comportements.

On peut résumer les choses ainsi; il faut savoir sortir de sa sécurité, de “sa zone de confort” et se mettre à la limite de l’insécurité, pour trouver à la fois l’énergie, la motivation et les raisons de changer.

En Pédagogie sociale, l’inconfort , on connaît .

D’une part nous travaillons le plus souvent à l’extérieur, en dehors justement de “tout confort”. Nous ne sommes jamais sur notre terrain, jamais maîtres des lieux.

Et la plupart du temps nous n’avons aucun pouvoir sur autrui; seulement celui de donner de nous mêmes ou de ce qui dépend de nous.

En tant qu’acteur social, et à titre personnel, je ne me, suis jamais senti très fort, ni très sûr, ni très défendu.

J’ai toujours connu, le doute, la fragilité, la complexité, l’hésitation; et j’ai toujours été sensible sur toutes choses, au point de vue divergent de l’autre; le point de vue des autres .

Même en position de direction, de gestion, de management, mon travail m’est constamment apparu et avant tout comme un service, comme un soin, comme une série d’attentions; comme du souci, en somme.

J’ai toujours regardé avec quelque étrangeté et incompréhension, l’assurance des autres, la suffisance des forts, l’autorité de tout un chacun qui se retrouve un jour doté d’une parcelle de pouvoir.

Tant d’assurances, tant de certitude de soi, restent pour moi un mystère que, quelques fois, j’ai envié.

Or, depuis cet “épisode COVID”, nous voyons de nouveau les pratiques éducatives se durcir, se rigidifier, et imposer un nouvel ordre des relations sociales.

Désormais, il faut prendre un rendez vous par Internet ou par téléphone… pour accéder… à un simple service d’accueil.

C’est la fonction d’accueil qui a tout simplement disparu…

Les institutions, les structures se sont encore plus éloignées qu’elles ne l’étaient. Elles se sont encore plus retranchées de la vie des gens.

Leur assurance a redoublé, pour tourner le dos au monde comme aux réalités sociales.

Les agents que nous n’avons plus en face de nous, ne sont plus des acteurs sociaux; d’ailleurs ils sont de moins en moins acteurs tout court. Ils nous invitent avec raison à faire les mêmes démarches tout seuls devant nos écrans, que ce que nous tentons d’obtenir en vain face à eux. Ils accréditent ainsi la possibilité prochaine de leur propre disparition.

Et pour autant ces agents sont de plus en plus défendus, protégés, mis à l’abri de leur public.

Pour eux, plus de doute, plus d’inconfort. Leur mise à l’abri est imparable.

Nous assistons donc au triomphe de l’Idéologie du confort, dans des temps de grande insécurité sociale.

Il serait légitime d’en revendiquer encore et toujours plus.

Serait heureux et enviable, celui qui se juche hors de portée de tout ce qui bouge, de ce qui change, de ce qui dérange.

On peut dès lors s’interroger sur ce que serait l’identité du Travail social, du travail humain, dans un tel contexte.

Et que deviendront les professionnels qui ont été diplômés sans comprendre tout cela? On peut craindre le pire, ou en tout cas le vide et le manque d’impact de leurs futures actions.

On ne peut produire de l’humain, sans inconfort , sans salissure, sans tâches et sans atteinte.

Pour nous, en Pédagogie sociale, nous expérimentons l’inconfort; nous en faisons donc notre pratique de tous les jours.

Et cela reste supportable parce que nous en voyons les effets, nous en goûtons les fruits, nous en expérimentons les conséquences.

La mer est agitée, le bateau tangue; mais il demeure que nous sommes sûrs de notre cap et que nous devinons la Terre en approche.

Ce n’est déjà pas si mal.

Portraits , peinture et art social: interventions de Rosy Lamb

Nous avons manqué de temps pour en parler; alors faisons le à présent.

Nous avons de la chance , beaucoup de chances car de nombreuses personnes pleines de talents, offrent à notre travail, ses meilleurs jours et ses plus beaux cadeaux.

C’est le cas de Rosy Lamb , qui depuis le début de l’été a entrepris de visiter nos ateliers et d’y rencontrer les enfants qu’elle y croise.

De là naissent des esquisses, des portraits , et même des moulages qui marquent particulièrement les enfants, d’autant que le choix est fait de réaliser ces portraits et œuvres, dans l’environnement et milieu de vie direct.

Rosy voyage jusqu’aux enfants; elle n’hésite pas à passer quelques jours dans leur ville, pour prendre le temps de les rencontrer chez eux.

RENTREE DES ENFANTS A L’ECOLE: DU BEAU , DU NEUF !

Nous avons voulu que “nos” enfants rentrent à l’école dans de bonnes conditions, avec du matériel beau, propre et neuf.

Grâce à nos soutiens, la Voix de l’Enfant, la Fondation Abbé Pierre , c’est plus de 110 enfants que nous avons pu équiper.

Parfois des fratries et des familles entières, qui ont dû repartir avec des cartons.

Pour une fois, l’équipement n’était pas un piège, pas un challenge impossible.

Mais au contraire une occasion de se valoriser par le matériel.

On ne va pas se le cacher: la distribution a été un vrai travail, énorme, qui a pris en particulier à Isabelle des jours entiers de permanence, de préparation et de négociation.

Mais nous avons été , comme le matériel et comme les enfants , au rendez vous, et capables de répondre en temps réel.

Car nous savons combien de souplesse et réactivité , il faut pour inverser la précarité!

MARDI 1er SEPTEMBRE

Atelier Médiation scolaire

Mardi 1er septembre, c’était la rentrée scolaire. Avec l’aide de l’association Romeurope Antony, nous avons pu accompagner 10 enfants habitant en bidonville pour faire leur rentrée dans les écoles de Chilly-Mazarin (école du Château, école Louis Pasteur).

Ces enfants habitaient auparavant au bidonville de la rue Poincaré à Antony. Expulsés en début d’été, ils ont trouvé refuge sur un terrain de bord de route, au niveau du rond-point de Wissous. Un refuge précaire : les familles ont déjà reçu leur avis d’expulsion, leur jugement aura lieu le 7 septembre.

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Les 28 et 31 août ont été consacrés aux démarches administratives auprès de la mairie et à la rencontre de l’équipe de l’école Pasteur. Nous nous sommes aussi rendues sur le bidonville pour discuter avec les familles et remettre aux enfants du matériel scolaire : sacs à dos, trousses et cahiers donnés par La voix de l’Enfant.

Le 3 septembre, premier jour de classe, les parents nous accompagnent pour repérer les lieux où ils doivent déposer leurs enfants le matin : à l’arrêt du bus scolaire pour ceux qui vont à l’école Pasteur, directement devant la grille de l’école pour ceux qui vont à l’école du Château. Nous leur remettons des emplois du temps, nous les aidons à remplir les papiers de l’école. Comme dans d’autres domaines, le travail administratif constitue souvent un obstacle pour les familles.

MERCREDI 2 SEPTEMBRE

Atelier Saint Eloi

Aujourd’hui nous sommes de retour aux taquets car les vaccances sont finies et la reprise des activités socio-éducatives dans le quartiér de saint eloi demmare en force avec des ateliers cuisine et des ateliers danse avec les adolescents animés par Hafsatou et Grazzy.
Nicolae s’en occupe de tartiner avec quelques petits aprés avoir chaqun fait une crêpe dans la bonne humeur et la rigolade.
Mariama avec quelques petits en bas age , jouent aux cartes et à la dinnette avec eux. Les petits sont contents de pouvoir construire des grattes ciel en brique en carton.
Au moment du goûter on se répartis pour garder la distance et respecter les normes d’hygiène afin d’éviter de tomber malade.
Une belle après-midi se clos dans une belle ambiance conviviale.
A bientôt!

Nicolae

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Atelier du Chateau

Un très bel atelier au Parc du Château aujourd’hui,

Nous avons joué au badminton avec Noam, Théodor et Sami, 3 collégiens que nous ne connaissions pas. Nous avons aussi fait des parties de puissance 4 géant et même une partie de Uno avec les petits frères de Sami qui se sont joints à nous. Nous avons bien rigolé avec leur maman qui ne laissait rien passé car elle connaissait sur le bout des doigt les règles du jeu du UNO ! La petite Osna âgée de 3 ans s’est assise à coté de nous et me tenait les cartes ! Un beau moment de partage avec cette petite fille que nous connaissons par nos ateliers à l’Hôtel Social Le Parthénon.

D’autres adolescents, collégiens et lycéens m’ont montré comment ils jouaient à se faire des passes sur la table de ping pong avec une balle de foot et uniquement avec la tête et les pieds, c’était impressionnant à voir.

Penda a réalisé une superbe petite enfance et Alexandre a proposé un atelier dessin. Il a appris aux enfants à reproduire des dessins, choisis par les enfants, le résultat était bluffant !

Nous avons pris un bon goûter dans une ambiance chaleureuse.

Les enfants et les parents ont été très contents d’apprendre que nous seront là tous les mercredis après-midi !

Maite

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JEUDI 3 SEPTEMBRE

Atelier Massy

Cette aprés-midi au Square de la corneille nous nous rendons pour retrouver les enfants et les parents qui nous attendais pour les activités.

Une belle journée avec du beau soleil et des activités pour les petits et grands, des jeux collectifs et des tournois de foot, mais aussi un bel tapis avec des jeux de constructions et de la dinnette pour les enfants en bas age.

On clôture la journée avec un bon goûter.

Nicolae

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Atelier skate-park

Aujourd’hui nous sommes allés au skate parc avec une petite équipe de 3 personnes, c’était le premier atelier de la rentrée, au programme basket et atelier henné. Tout c’est bien passé et les enfants étaient très heureux de nous retrouver.

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VENDREDI 4 SEPTEMBRE

Atelier de la Villa St Martin

Aujourd’hui nous partons pour Longjumeau, direction La Villa St. Martin, où nous avons prépare des jeux de compétitions pour les enfants de toute âgé ainsi que tant bien que pour filles et pour le garçons, pour créer une rencontre autour d’un jeux colectif et convivial.

Dans l’autre coin du terrain Nicolae accueilli les mamans et les petits enfants sur le tapis des jeux. Une bonne ambiance règne et des discussions autour de la propreté des lieux sont débattus entre les mamans pour trouver des solutions de rendre plus beau l’endroit où nous mettons en place notre activité.

La journée finit avec un goûter avec petits et grands et aussi des parents bien contents de nous retrouver.

A plus!

Nicolae

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Atelier du Balladins

Aujourd’hui c’est la rentrée de l’atelier du Baladin ! Nous installons l’enceinte, les tapis, et un atelier de peinture. On fait aussi de la danse et des jeux de ballons ! A la fin de l’atelier on se rassemble pour prendre un gouter tous ensemble.

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Atelier Rocade

Aujourd’hui nous sommes allés a la Rocade, au programmes foot, petite enfance et jeux de société. Petits et grands ont passé un bon moment puis nous avons terminé par un gouter pour bien conclure cette journéé ensoleillée.

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SAMEDI 5 SEPTEMBRE

Forum des Association de Chilly

Un beau forum des associations !

Nous avons vu beaucoup de familles que nous connaissions de nos ateliers, elles étaient ravies de nous voir. D’autres avaient entendu parler de nous via leurs enfants ou les amis de leurs enfants. Elles sont venues discuter avec nous et remplir une adhésion pour l’année.

Nous avons rencontré aussi les élus et nous avons eu l’agréable surprise d’avoir la visite de l’association des parents d’élève de l’école du château qui nous a remis un chèque pour nous aider à l’achat de fournitures scolaires ! Un beau geste solidaire !

Maite

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Atelier Parthénon

Cette après-midi nous allons accompagnés par l’équipe d’étudiants IRTS qui ont mis en place le projet foot pour les enfants démunis et vivants en hôtels social, et pour se dire “au revoir“, ils ont apporté des t-shirts floqués avec l’inscription “FC Intermèdes”, pour remercier les enfants de leur participation.

On profite ainsi d’un moment privilégié autour d’un bon goûter avec toutes les présent qui sont contents de nous retrouver et de se dire ” à bientôt” car nous reprenons les activités à l’hôtel pour tout le monde.

Forza INTERMÈDES ROBINSON!

Nicolae

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Distanciation et violence (anti) sociales

Distanciation et violence (anti) sociales

Nous le savons bien: la violence peut être constructive et nécessaire, quand elle procède et amène le changement; quand elle met fin à ce qui n’est plus possible; ce qui est intolérable; ce qui ne peut plus continuer.

En Pédagogie sociale nous avons fait nôtre, l’adage de la fondatrice de cette école de pensée ( Helena Radlinska) : “Détruire en construisant- Construire en détruisant”.

Mais il est une toute autre violence, bien plus destructrice, ou (pour le dire autrement) AUTO-DESTRUCTRICE (au sens quasi freudien du terme) : Celle ci pousse à l’isolement, à des attitudes “d’assiégés”, au sentiment de persécution, à la théorie des complots, à la rancœur, au cynisme et à la perte de toute capacité d’empathie, de compassion ou même d’émotion pour autrui.

En Pédagogie sociale, nous savons comment ne pas faire de l’autre un problème: en vivant avec lui, en s’expliquant avec lui; en s’exprimant devant lui. En faisant groupe, collectivité…

Et la double clef et condition pour tout cela, ce sont deux conquêtes sociales fondamentales , qui n’ont rien de naturelles: la Proximité sociale et la Communauté.

Après les nombreuses crises sociales que nous venons de traverser ou qui sont en cours, on aurait pu s’attendre, on devrait s’attendre à l’apparition de révoltes, de contestations, de mouvements, de nouvelles formes d’organisation.

Mais c’est ici qu’intervient une nouvelle violence (anti) sociale , qui enjoint à la séparation et à la peur des autres.

Le masque obligatoire et la distanciation sociales sont en passe de devenir les marqueurs d’un nouveau dogme, d’un nouvel ordre (anti) social.

En dehors de ces raisons matérielles, et de ses justifications, il semble bien qu’on nous promette que c’est pour longtemps que les relations sociales les plus ordinaires, dans la Cité , vont être durablement et profondément modifiées.

Des lois , des règlements fleurissent, pleuvent ou sont en préparation. Il semble aujourd’hui plus que probable qu’au delà de la réalité des dangers sanitaires que nous connaissons, ce soit bel et bien un nouveau dogme des relations sociales qui sont en préparation, là , devant nous.

Que pouvons nous en dire; que devons nous en dire du point de vue de la Pédagogie?

Nous savons, à force de travailler avec des groupes, des collectifs , de personnes, dans des situations les plus difficiles, ce que fabrique, l’écran, le masque, la distance et la peur quotidienne.

Nous savons que ceux qui ne sont plus ensemble, ne tardent pas à être en guerre les uns contre les autres.

Nous savons que ceux qui ne se parlent plus, se disputent.

Nous savons que ceux qui ne se voient plus, se fantasment et se diabolisent les uns , les autres.

Nous savons que ceux qui ne se touchent plus, ne seront pas longs avant de sa frapper.

Nous savons que l’intégration forcée, par les individus, de plus en plus de limitations de libertés, de règles et de contraintes nouvelles, menace les sujets dans leurs compétences émotionnelles et sociales et multiplie les risques de débordement et d’agressivité.

La réponse à un excès de contraintes sociales , de pressions et de répressions (policière, administrative, médiatique) , sera toujours de provoquer en retour de la “violence pulsionnelle”.

La moindre contrainte de trop, la moindre frustration supplémentaire, surtout si elles sont vécues en lien avec un sentiment de discrimination, entraînent une rage et une violence immédiate dont on aura beau jeu de fustiger “l’irrationalité”.

En réalité, ces violences , tous azimuts, épidermiques, ne viennent pas de nulle part; ni par choix conscient; ni dans le cadre d’un complot.

Elles sont la réponse immédiate et nécessaire, à un trop plein de contention, d’enfermement et de relégation.

Depuis et avec Kant , nous le savons; la socialité pour les êtres humains est aussi indispensable qu’elle n’est pas naturelle; autant nécessaire qu’elle n’est pas assurée; tellement vitale et pourtant elle doit être produite.

Nous ne nous étonnons donc pas de la violence qui éclate partout, de tous les côtés et à tout propos!

Violences intra-personnelles (maladies, dépression); violences conjugales, intra-familiales, de voisinage; violences avec et contre les institutions; violences de défoulement, de débordement. Violences pulsionnelles, subites, à la moindre opportunité.

C’est la vie sociale elle même qui devient violente, dès lors que la lutte sociale devient hors de portée.

On ne peut malheureusement que redouter que la rentrée, l’année scolaire qui approchent, ne voient se multiplier les violences intra et inter-personnelles, institutionnelles et contre- institutionnelles .

Il y a tant de ressentiments, dès lors que les sentiments ne trouvent plus à se vivre ou à s’énoncer.

La Pédagogie sociale apporte dans ce contexte un message aussi urgent que contrasté.

C’est de la Proximité, qu’il nous faut! et avant tout apprendre à sortir de la peur.

“Na dara”, comme chacun sait, est un titre phare repris par les “Aven savore!”; c’est aussi un message clair, que nous avions appris de nos amis, les Kesaj-Tchave, de Slovaquie.

“N’aie pas peur”.

Reprends pied; ose; avance toi; construis ici et maintenant et occupe, tout ce que l’on a voulu désert.

Fais vivre tout ce qu’on a voulu, mort.

Séjour à CHAILLES, avec les PEP 91

On sait que cet été a vu l’annulation de la plupart des séjours et colonies d’été ; nous savons que ce sont les enfants les plus pauvres et les plus précaires qui en ont fait les frais.

Certes des séjouyrs et sorties ont été ici ou là organisées à l’initiative des municipalités. Mais pour le public qu’on connaît, c’ets la consternation.

Entre les séjours “au pays” qui n’ont pas eu lieu; ceux en famille qui ont été annulés, de très nombreux enfants des quartiers et des hôtels…n’ont pas bougé.

C’est dans ce contexte que nous avons mis en oeuvre “VACA?CES FAMILLES MAINTENUES” , grâce à l’implication de notre équipe et surtout de Isabelle.

C’est le dernier volet de cette opération qui vient de se terminer , ce vendredi 28, avec le retour “de séjour” de 10 enfants qu quartier sud, envoyés dans un Centre de vacances à Chailles, grâce à notre partenaire, les PEP 91.

Des enfants détendus et heureux sont ainsi revenus por une rentrée qui ne s’annonce pas simple.

Matériel scolaire

Nous avons bénéficié par la Voix de l’Enfant la possibilité de préparer au mieux la rentrée matérielle des enfants des squats, bidonvilles, quartiers et hôtels sociaux…

En bonne coordination avec la VDE , c’est dès début Juillet que nous avons établi la liste des 60 enfants pour qui nous avons constitué un matériel de base. Nous ne voulions pas en effet que ce enfants se retrouvent à quelques jours de la rentrée dans le doute de leur possibilité d’être “dotés” et “en règles”.

Cette première opération de dotation s’achève, ce vendredi , avec l’arrivée des magnifiques sacs , les trousses de toutes les couleurs (ainsi que l’arrivée des casques pour les cours de langues et les clefs USB)

Merci à Jean-Paul d’être allé collecter l’ensemble de ces caisses de matériels , avec un camion, au siège de la VDE à Pantin!

La distribution va pouvoir commencer…