La vie appelle la Vie

La vie appelle la Vie

Viktor Frankl , disciple de Freud , attirait l’attention des acteurs sanitaires, sociaux et éducatifs contre les dégâts de ce qu’il appelait “l’hyper-intentionnalité”.

Pour lui, il y a avait toujours un risque de déviation, dès qu’on se fixe un objectif qui “tomberait en quelque sorte du ciel”.

Mirages de l’hyper-intentionnalité et de la pédagogie par objectifs

Il s’inquiétait de cette fascination que nous avons pour des idéaux , des slogans, des impératifs , forcément positifs , que l’on ne saurait contester (agir pour la Paix, la non violence, vouloir l’épanouissement, la réussite des uns et des autre, etc…), car tout simplement ces mêmes objectifs nous détournent de ce que nous avons sous nos yeux .

Nous risquons en permanence de troquer notre intérêt, notre attachement pour la réalité , notre complicité avec elle, …contre un “miroir aux alouettes” et quelques belles expressions qui semblent tellement indiscutables qu’on n’aurait rien à en dire.

A quoi sert de vouloir, à travers des objectifs vertueux lutter contre la violence, ou pour de meilleures relations sociales ou pour développer la solidarité?

Quelle prise avons nous sur les idéaux? Aucune! Ils existent sans nous et en dehors de nous.

Nous n’avons de prise que sur nous mêmes et là où nous sommes

Or, à l’inverse c’est en nous et avec nous tous, que nous avons prise sur le Monde .

Et ce qui convient c’est de reporter ces mêmes objectifs vertueux que nous portions vers l’extétrieur, vers l’avenir… à l’inverse sur nous mêmes et sur le temps présent !

En réalité il n’y a aucun moyen de développer la solidarité autour de nous, sauf à agir sur nous mêmes et à nous rendre, nous mêmes, plus solidaires , ici et maintenant.

Ainsi, nul ne saurait oeuvrer pour la paix sans agir de manière apaisante et nul ne développera de meilleures relations sociales, sans commencer par agir sur les siennes.

On ne peut séparer la pratique de l’objectif

Dès le XVIIIème siècle, Kant alertait sur ce même travers humain qui affecte nos esprits et notre manière de concevoir le travail social , éducatif ou politique.

Il s’insurgeait contre cette obstination mentale, cette facilité de l’esprit qui nous pousse toujours à séparer, dans les buts qu’on se donne, le temps de l’apprentissage (de la préparation) de celui de la pratique et de l’exécution.

Pour Kant et avant Freinet, il est mensonger de prétendre préparer une conquête, une compétence , une aptitude , en s’astreignant à un programme , apparemment logique , mais qui, en fait, retarde l’avènement de ce qu’on recherche.

Les aigles ne prennent pas l’escalier

Pour Kant, la seule manière de devenir libre plus tard , c’est de pratiquer cette même liberté immédiatement , là où nous sommes. Toute autre proposition qui nous demanderait de passer par des étapes , serait selon lui une escroquerie.

Freinet ne dit pas autre chose avec sa maxime, “les aigles ne prennent pas l’escalier”, ou quand il propose une pédagogie de l’exercice direct des aptitudes , au travers de la réalisation de tâche réelles, utiles et valables, pour tous.

Ici et maintenant ou nulle part et jamais

L’un comme l’autre sont convaincus du fait qu’il faut de l’immédiateté , vis à vis de ce que l’on vise.

La Pédagogie c’est de l’action directe, pas un investissement sur l’avenir.

La médiation n’est pas seulement un détour ; elle est le plus souvent une imposture…

Juste ouvrir les yeux

Or c’est justement cette immédiateté, qui rend les observateurs et les partenaires tellement aveugles à ce que nous produisons et accomplissons au quotidien.

Chez nous, la Paix, la convivialité, le développement , des relations sociales, le développement des capacités d’expression, c’est TOUS LES JOURS.

C’est ce que ne voit pas , le responsable institutionnel et social qui traverse notre groupe, notre local, ou notre atelier.

Il passe devant ce mélange incroyable des genres, des cultures, des âges et cette culture commune… sans même la voir.

Et il continuera vainement à aligner des programmes destinés à reproduire partiellement ce qui s’étale et s’épanouit, là, en Pédagogie sociale, sous ses yeux, sans qu’il s’en avise ou s’en préoccupe.

Mardi 12 janvier 2021

Atelier au bidonville du “Rond Point”

Aujourd’hui bel atelier au bidonville dit ” du Rond – Point”! Les enfants ne sont pas très nombreux, bon signe car cela veut dire que les autres sont à l’école!

A l’abri de la pluie, en-dessous du barnum, nous avons joué tous ensemble avec des legos, en construisant des véritables cabanes en miniature, équipées avec une cuisine, un garage… Tobias a soigneusement nettoyé toutes les petites voitures qu’il y avait et Mario a bien rangé notre nouvelle cuisine lego!

En même temps, un autre groupe d’enfants se sert des aquarelles pour créer des dessins magnifique, que nous avons exposé à l’intérieur du barnum.

Pendant que les enfants étaient occupés, les parents ont pu profites de la grosse quantité de vêtements qui nous a été donné ces derniers jours. Ils étaient ravis de recevoir de vêtements chauds et en très bon état.

Nous avons terminé la journée en partagent un bon goûter chaud autour des tables: du lait bien chocolaté, des clémentines et des gâteaux!

A la semaine prochaine!

Francesca

MERCREDI 13 JANVIER 2021

CLAS du mercredi matin

Aujourd’hui au CLAS, 15 enfants sont venus.
Nous avons démarré par une petite collation avec un “quoi de neuf dans ton cartable”.

C’était bien interessant d’entendre les enfants nous évoquer leur vécu, notamment l’anniversaire surprise d’une maîtresse.

Nous avons joué en grand groupe au Roi du silence et aussi au chef d’orchestre.
Autant de jeux collectifs et qui permettent la concentration.
Enfin, nous avons divisé les enfants en groupe de niveau pour travailler sur les apprentissages.
Voici 3 ans que j’écoute des enfants de CM1 lirent à voix haute L’oeil du Loup de Daniel Pennac.
C’est toujours un grand plaisir.

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Atelier de Saint-Eloi

Saint-Eloi ce mercredi, nous proposons de continuer sur la lancée de la semaine dernière avec la préparation des interquartiers artistiques. Marie monte une table de six enfants motivés pour dessiner leur quartier, puis y ajouter des améliorations, dessiner des choses qu’on aimerait voir exister au sein de notre quartier. Cela fonctionne très bien, si bien qu’il nous faut faire asseoir des enfants sur le grand tapis pour qu’ils puissent aussi dessiner. Alexandru et Mohammed entraînent un groupe d’enfants au tir à l’arc ; on compte les points sérieusement, et finalement c’est Lassana qui gagne avec 40 points tout pile.

Maïté et une dizaine d’enfants jouent des parties de UNO géantes sous le barnum, que Chrismaël a aidé à monter d’ailleurs, merci à lui. Les parties sont vivantes et rigolotes, elles durent tout le long de l’atelier !

Enfin, nous partageons le goûter avec tous les enfants, et Marie distribue les dessins des enfants. A la semaine prochaine tout le monde !

Atelier Bel-air

Nous avons préparer le terrain de foot, les tables pour les jeux de société. Vers 15h30 la pluie est arriver. Nous avons mis les table dans le local pour la peinture sur soie. Sa c’est bien passer malgré la pluie, on a eu beaucoup d’enfants. On a pris le gouter

Atelier au Parc du Château

Aujourd’hui belle journée au Parc du Château! Malgré la pluie et le froid, nous avons mis en place des jeux d’attraction: puissance 4, tir-à-l’arc, tennis de table… mais aussi un atelier création et dessin avec les enfants.

Une partie de jungle speed endiablée a commencé sous la pluie, et nous avons tenu fort jusqu’à son arrêt.

Plusieurs parents ont pris part à l’atelier, en nous encourageant et félicitant pour nos actions. Un chaud goûter vient clôturer cette journée, en se disant à la prochaine.

Nicolae et Francesca

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JEUDI

Atelier Skate parc:

Alexandre, Lionel, Mariama, Mohamed, Timothée, Modou. Arrivée des premiers enfants à 16h. Différents ateliers ont été mis en place: petite enfance: construction, perles… atelier football, pétanque

Atelier de l’Astoria

Aujourd’hui nous sommes de retour à l’atelier de l’Astoria! Nous profitons que les enfants ne sont pas encore rentré de l’école pour installer un atelier de marionnetes, des cubes géant et un atelier d’aquarelle. Petit à petit les enfants arrivent ! On construit un pyramide à l’envers avec les cubes géants ! Cela demande reflexion et dexterité mais heureusement notre équipe d’architecte est concentré sur la tache ! Sur l’atelier de peinbture on teste les nouvelles palettes d’aquarelle au couleurs magnifique ! on accroche ensuite les oeuvre sur un des murs et chacun nous présente son oeuvre pendant le gouter ! A l’atelier marionnette, les enfants d’abords un peu effrayé on très vite pris le coup pour raconter des histoires parfois très surprenantes !

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Atelier Massy:

14/01/2021

Aujourd’hui, sous la pluie et sous le vent, nous allons quand même à la rencontre des enfants de Massy qui nous attendais impatiemment avec les jeux.

En attendant l’installation du barnum, pour abriter les jeux et le dessin, les garçons commencent un foot afin de se chauffer et de décider du meilleur sportif.

Marie installe l’atelier dessin a l’aide de Nicolae et tout doucement les filles s’approchent pour donner l’air libre à leur imaginations en pensant au ” Quartier vue de ma fenêtre” en imaginant un quartier, plus vivable et plus chaleureux. Des beaux dessins et des belles idées ressort pour notre rencontre inter-quartier, qui aura lieu prochainement à Massy, et les enfants sont convies pour nous faire parvenir des nouvelles belles idées.

Un goûter chaud vient clôturer notre venue afin de leur dire à la prochaine.

Nicolae.

Atelier la Rocade 15 Janvier 2020

Animateurs : Alex, Mariama, Timothée, Cassandre et Kevin. Nous avons fait une partie de pétanque, puis un match de foot pendant que Mariama et Cassandre animaient la petite enfance après nous avons pris le gouter, tout c’est hyper bien passer

Atelier Anthony Pôle:

15/01/2021

Une après-midi frileuse nous tiens tête, mais les Robinson, n’abandonnent pas et partent en activité au bidonville d’Anthony, à la rencontre des enfants et des familles, qui à notre arrivé, étaient en train de ramasser des vieux meubles cassés pour chauffer les baraques.

Nicolae propose de dessiner et d’imaginer son bidonville dans le futur et permettre aux enfants de s’exprimer à l’aide de leur imaginations sur”le bidonville vue de ma baraque”.

Le tapis d’éveil est bien peuplé, par les tous petits qui essaie de construire,”la Tour Eiffel” en miniature. Cependant Djema joue avec Nikolas et Nevers au badminton car ils commencent à apprendre de comment ça marche. pour chauffer un peu l’athmosphere et aider les enfants a se chauffer, Jeanne, joue au ” Chat” avec les filles autour des baraques en attendant le gouter. Alex et Christian avec quelques ados, font un concours de tir-à-l’arc, avant que Djema viens et marques des dix.

Le gouter viens clôturer une belle journée avec des sourires et des rires et avec plein de joie.

A plus!

Nicolae.

Atelier de l’hotel Baladin

15/01/2021

nous voici de retour à l’hotel Baladin de Chilly Mazarin ! La temperature flirt avec les zeros aujourd’hui aussi nous avons ramené quelques couvertures pour les plus petits. On installe un atelier de dessin et de peinture a l’aquarelle. Senad trone en tête de table avec son papier et son crayon et s’attelle a faire une reproduction fidele de l’hotel. Avec Darell on apprend des techniques d’aquarelle pour faire un arbre et un paysage, elle a un sacré coup de pinceau !

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“Comme ici on n’est nulle part, on peut tout faire”.

MJC – Centre social, à Chilly : “Comme ici on n’est nulle part, on peut tout faire”

Ça fuit à tour de bras… Ça coule des plafonds. L’eau sale , l’eau usée tombe de tous les étages , sur le Centre social… tapis au rez de chaussée et en sous sol.

Toujours en fuite…

Il y a quelque chose de révélateur et de symbolique à toutes ces misères qui nous surplombent et qui se déversent sur le seul lieu social des environs; notre MJC-Centre social

Les fuites que nous subissons , correspondent également à la fuite des institution et des responsables, autour de nous…

Toute la pluie tombe sur nous… et ce n’est pas que de la pluie.

Le local est là, en deuxième ligne de l’avenue, au Centre ville. Il est au fond d’un passage couvert, un peu obscur. Il y écrit “MJC-Centre social” et “Intermèdes-Robinson”.

Il est peu visible depuis la rue; il est constitué de salles , non fermées, en enfilades les unes derrière les autres.

La moitié de la surface est en sous sol , dont l’accès au public est problématique.

Pourtant la vie est là et elle est partout …

Adolescents sans feu, ni lieu, volontiers affamés, à qui on sert un repas à toute heure.

Personnes volontaires, bénévoles qui viennent faire la vie et leur vie au local, jour après jour.

Jeune équipe, pleine de forces et d’espérances. Jeunes mineurs volontaires, en découverte, en stage, en service civique, … toujours en action.

Et dans ce lieu qui n’est nulle part, d’un seul coup tout devient possible. Possible parce que justement, ici c’est un “non-lieu”, c’est à dire un endroit non déterminé; c’est à dire un endroit où on peut échapper au déterminisme, à tous les déterminismes: anti-jeunisme, discriminations, injonctions à l’enfermement, empêchements à agir.

C’est un non- lieu, qui n’impose ni respect, ni distance, ni considération. C’est un lieu qui n’intimide personne; où tout le monde, tout de suite, prend ses aises, prend confiance, et pose ses valises.

C’est un endroit où on n’est nulle part . Et pourtant ce qui se passe , ne se déroule nulle part ailleurs.

Nulle part ailleurs…

Il faut venir ici, pour voir des choses fantastiques; comme des enfants et des adultes qui créent, produisent, inventent chaque jour … une nouvelle manière de faire société , ensemble!

Chez nous, ni salle d’accueil, ni d’attente; aucun guichet où on vous demanderait: “Qu’est ce que vous venez faire là?”; ou “qu’est ce que vous voulez ?”.

C’est un lieu où on ne vient pas avec une commande, avec une attente, avec une idée précise de ce que l’on veut acquérir ou obtenir.

Un lieu pour faire et se faire…

C’est justement un lieu pour apprendre à se déterminer quand on ne l’est pas, parce que justement, on est victime de trop de déterminismes.

Pour un lieu comme le nôtre, il est difficile de garder la face, vis à vis des lieux objectivement dotés de toutes les qualités, équipements et attributs… qui nous font défaut.

Pendant longtemps , nous ne savions pas quoi répondre à ceux qui arrivaient en demandant “un programme d’activités“, à choisir et à consommer.

Comment leur répondre que ici, c’est un espace pour faire et en même temps “se faire”?

Comment dire que, justement , ce qui caractérise ce lieu sans programme (et même sans projets) , c’est “qu’il s’y passe toujours quelque chose”.

Les programmes, c’est bon pour les lieux où il ne se passe rien; ou pas grand chose; ou en tout cas, rien qui vienne modifier le cours de la vie ou l’ordre des choses.

Pour autant, bien entendu, nous débordons, nous étouffons dans nos locaux trop petits.

Nous saurions occuper de plus grands espaces. On nous demande tellement et le public est toujours plus nombreux.

Nous saurions quoi en faire…

Mardi 5 janvier 2021

Atelier au bidonville de Chilly Mazarin “Le Rond Point

Les enfants ont été très heureux de nous voir et de faire de la peinture, nous avons écrit nos prénoms pour commencer, puis nous avons laissé parler notre imagination. Ensuite nous avons joué à la corde à sauter, chanté et appris un nouveau jeu qui demande d’être attentif aux mots prononcés! Pour finir nous avons pris un goûter tous ensemble.

Mercredi 6 janvier 2021

CLAS du mercredi matin

En ce mercredi de rentrée, rien ne nous interdisant de nous réunir pour un CLAS collectif, où les enfants répondant à l’appel étaient 14.
Nous avons été très heureux de nous retrouver en grand groupe.
Nous avons profité de l’occasion pour faire des jeux de concentration.
La joie était “dans la place” comme on dit.

Nous avons accueilli Fransesca, notre volontaire italienne dans l’accompagnement.
Elle a adoré cette situation empathique de FLE vis à vis des préparations des dictées de mots des élèves de CE1 et CE2.

Atelier du Parc du Château :

Pour la rentrée nous avons décider de reprendre les activités socio-éducatives et pédagogiques au Parc du Château. Après la période du confinement, nous essayons de reconquérir le terrain et redonner envie aux enfants et jeunes de nous joindre aux activités.

Pour la reprise des activités nous mettons en place un espace d’accueil avec une table et de quoi se restaurer, pendants que des activités tels que le Tir à l’arc et la Puissance 4, offre de l’amusement aux enfants. A la table d’à côté, nous avons mis en place des jeux de société pour les parents qui veulent jouer avec les enfants et un peu plus loin la table de ping pong est prise d’assaut par les jeunes qui montrent leur aptitudes.

A bientôt !

Nicolae

Atelier Bel Air

Nous avons réalisé des jeux collectifs. Nous avons joué au “tour du monde”, un jeu qui permet la cohésion de groupe, puis nous avons fait un match avec un commentateur de match! Une super ambiance! Nous avons fait de La peinture sur soie a été un succès et les enfants sont repartis avec leurs œuvres. Et nous avons fini par un grand goûter collectif.

Atelier Saint Eloi

Nous avons présenté aux enfants notre future initiative de Rencontre Inter Quartier le 18 février prochain. Nous commençons un cycle sur le thème “Quoi de neuf sur mon quartier?”‘. Nous avons réalisé un grand “Quoi de neuf?” et nous avons échangé un bon moment autour de la vie quotidienne au sein du quartier: Ce qu’on aime, ce qu’on aimerait changer, améliorer. Nous avons ensuite mis ce temps de Quoi de neuf en mots et en dessin! Il y a eu aussi des temps de jeux : jeux de société et de jeux collectifs. Pour terminer nous avons pris un goûter chaleureux!

Jeudi 7 janvier 2021

Atelier Hôtel Astoria

Aujourd’hui atelier de la rentrée à l’hôtel Astoria!

Les enfants était très contents de nous revoir après les vacances. Nous avons fait un cercle tous ensemble, histoire de faire un petit tour des prénoms et de danser un peu ensemble avant de commencer les jeux.

Les cubes en carton ont eu un grand succès, nous avons fait de belles constructions, et les enfants nous ont servi des bons plats cuisinés avec la dînette! En même temps, un autre groupe faisait des super dessins: des hamburgers avec des gros sourires, des personnages de dessin animé…

Nous avons terminé la journée en partageant un bon goûter à base de chocolat chaud, fromages et gâteaux!

À la semaine prochaine!

Francesca.

Atelier Massy

Cet après midi nous sommes allé.e.s à Massy, en emportant avec nous de quoi jouer au foot, au tir à l’arc et au puissance 4, et de quoi dessiner. Les enfants arrivaient au fur et à mesure de leur sortie de l’école. Le foot a eu beaucoup de succès, parce qu’il fait très froid, et qu’il y a quelques championnes dans le quartier ! Une petite équipe a lancé un “dessinez, c’est gagné” et pour finir tout le monde s’est réuni pour le goûter.

Autour d’un chocolat chaud et de biscuits, nous avons discuté de différents sujets importants pour nous : tu as fait quoi pendant les vacances de Noël ? Quelle est ta chanson préférée ? Qui a pris des bonnes résolutions pour 2021 ? Et puis, nous avons décidé ensemble de l’organisation de la “Rencontre inter-quartiers” un évènement qui aura lieu en février et qui permet de rassembler les enfants de différents quartiers. Nous avons demandé aux enfants quelles animations leur feraient plaisir pour cette occasion. Réponses : des courses de vélo, de l’escalade, de la danse, un atelier crêpes et même de fabrication de cerf-volants ! Nous repartons donc avec plein d’idées…

Atelier Skate PARK

Aujourd’hui, au Skate Park avec Mariama, Alex, Kévin, Sénad et Modou, nous acceuillons une vingtaine d’enfants pour une mise en place d’un atelier. Des jeux de petite enfance et de Football l’ont animé.

D’abord avec Mariama, elle avait mise en place un jeux de petite enfance accompagné avec un jeux de société UNO.

Ensuite avec Alex, Kévin, Sénad et Modou ont animé l’atelier avec un jeux de Footbal qui a attiré pas mal de monde pour faire des équipes pour jouer entre eux, les enfants ont beaucoup adoré. Et lors que l’heure de la gouté a sonné, ils ne voulaient pas interrompre la partie.

Enfin, on a pris le gouté ensemble autour du tapis, discuté, echangé un peu avant de prendre congé.

Vendredi 8 janvier 2021

Atelier Anthony Pôle:

Cette après-midi nous retrouvons les enfants d’Anthony Pôle, qui étaient très impatients de nous revoir. Senad, bénévole de l’association s’est proposer de faire des portraits des enfants et de leurs mamans sur leur lieux de vie et ça été très apprécié et bienvenue.

Un beau tapis d’éveil, avec plein de jeux de constructions est mis en place et animé par Jeanne, tandis que Nicolae s’en occupe de dessin avec les adolescents qui souhaitent se former au dessin, et une belle ambiance règne, tout au long de la journée. Alex et Djema ont fait des jeux collectifs et les enfants se sont bien amuser et laisser de leur énergie lors des jeux.

Un bon goûter se partage ensemble à la fin de l’atelier avec tout le monde.

A bientôt.

Nicolae!

Atelier à la Rocade

Nous sommes arrivés à la Rocade et nous avons préparé les activités pour l’après-midi. nous avons préparé un terrain de football de l’autre coté on a installée le tir a l’arc et pétanque. Nolan à mis en place du dessin pour l’amusement des enfants, tandis que Alex et Kevin ont préparé un tournoi de foot avec les ados.

Mariama s’ est occupé des jeux de société puis plus tard on à tous partager un très bon goûter, dans la joie et dans la bonne humeur!

A plus dans le bus!

Alex et Kevin

Atelier à l’hôtel social Parthénon

Aujourd’hui belle journée tous ensemble à l’hôtel social Parthénon!

Après avoir prévenu les enfants de notre arrivée, nous avons installé le coin “petite enfance” dans la salle disponible au rez-de-chaussée de l’hôtel. Nous avons créé des belles maisons de briques en carton, cuisiné des savoureux repas à la dînette pour nourrir notre fidèle poupée et fait des super courses de voitures sur notre tapis “piste”.

A l’extérieur, deux groupes ont partagé le parvis du parking, ce qui a donné lieu à des belles parties de football et un atelier danse!

Pour bien terminer la journée, nous avons partagé un bon et chaud goûter!

A la semaine prochaine.

Francesca.

Atelier bel air

Nous avons fait un tournoi de football et une compétition de tir à l’arc pendant que les plus grand fais de la box.

Vers 16h40 nous entamons le gouter préparer par Mariama ,crêpe , chocolat chaux tout les enfants on apprécier les activités et le gouter.

Samedi 9 Janvier 2021

Atelier de la Villa St. Martin

Cette après-midi, le souffle glacé du froid hivernal ne nous empêchent pas de s’y rendre en atelier pour des activités pédagogiques et ludiques avec les enfants de la Villa st.Martin. Après une courte attente, lors de installations des activités, les enfants s’approchent doucement, mais surement, étant attirées par les actions misent en place. De la peinture sur soie encadré, pour que chaque œuvre soit récupéré par son auteur, ce qui ferra beaucoup de plaisir à nos jeunes.

Quelques pas plus loin, de dures batailles se donnent pour démontrer le courage et les agilités de nos archers, au tir à l’arc.Cependant la Puissance 4 passe à la vitesse supérieure quand les confrontations entre les pédagogues et les enfants sont menés et gagnées, manche après manche par les meilleurs enfants!

Et enfin le concours de “ping-pong”, cartonne aussi car à cause du vent les frappes des joueurs, prennent un effet surprenant qui déroute même les plus douées. Une très belle ambiance, avec des fous rires et de la joie sur le visage englacé de tous.

Un bon et chaud goûter viens monter la température, mais pour les plus forts des jus à paille est distribué pour calmer leurs soif.

A la prochaine!

Nicolae

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Pédagogie de l’Amitié

Pédagogie de l’Amitié

La vie humaine est bornée par les institutions; la plupart d’entre nous naîssent dans une institution, grandissent en lien avec des institutions scolaires . Plus tard nous travaillons pour des structures qui sont également des institutions.

Nous nous faisons soigner dans des institutions; nous vieillissons et souvent, nous mourons de même.

La famille , elle – même, souvent investie comme un refuge vis à vis des institutions, n’échappe pas aux règles qui les gèrent. Contrairement à ce que nous croyons souvent, nous ne sommes pas davantage nous mêmes, en famille, qu’en institution. Nous y sommes tributaires de places que nous n’avons pas choisies. Nous nous y soumettons à des règles et à un cadre qui sont directement en lien avec les usages , les pratiques , et les représentations familiales de notre temps.

Ce que les institutions produisent

Ainsi les institutions règlent les relations que nous avons vis à vis des autres, comme vis à vis de nous -mêmes, de trois manières:

  • en nous imposant des places , liées aux usages et aux pratiques en vigueur
  • En nous soumettant à un cadre, directement en lien avec les représentations majoritaires, de notre époque,
  • En reliant le institutions dans lesquelles nous vivons et évoluons plus grandes , sociétales, qui sont de véritables “super structures” qui fixent leurs champs d’action et leurs limites.

Les institutions sont généralement plébiscitées pour ce qu’elles apportent ; elles semblent promettre de l’efficacité et de la sécurité, du fait de leur organisation.

Critiques institutionnelles

Pour autant, elles maintiennent l’ordre des choses et sont particulièrement incapables de produire du changement ou des transformations sociales nécessaires.

A la fin du XXème siècle, se sont développées différentes formes de critique des institutions; à juste titre, on dénonçait leur violence cachée et intrinsèque.

Il apparaissait alors possible et tel fut l’idéal du Travail social et de l’Education spécialisée , “à la française” d’en soigner les effets négatifs, à travers “l’analyse” ou la “psychothérapie” institutionnelle. C’est aussi l’objet de la Pédagogie justement nommée “institutionnelle”.

Ces critiques, bien intégrées, bien récupérées souvent dans le discours même des institutions, ont aujourd’hui beaucoup reculé.

Institutions “zombies”

Ce n’est plus parce qu’elles sont critiquées que les institutions déclinent actuellement; elles ont gagné la bataille des idées; elles ont vaincu leurs opposants et conservent leur monopole. Leur déclin actuel tient en fait à leur victoire: repliées sur elles mêmes, elles se vident de tout public, de tout soutien et de tout contact à la réalité sociale. Elle se “zombifient”.

Plus que la critique institutionnelle, il faut se demander comment on peut vivre, travailler, aimer, éduquer , en dehors des institutions.

Dissidence de l’Amitié

L’amitié, seule, fait exception, à l’enfermement institutionnel. L’amitié est en effet le seul lien qui échappe à l’institution, qui n’en est pas tributaire et qui en excède les limites.

L’amitié est fondamentalement dissidente; car elle est libre vis à vis des notions, de place, de cadre et de superstructure (à savoir les usages et représentations majoritaires de notre temps).

Par amitié, nous entendons les relations électives que les uns et les autres pouvons établir entre nous. L’amitié relève de la rencontre, c’est à dire du Hasard; tandis que les institutions relèvent de la détermination, c’est à dire en quelque sorte, de ce qui était prévu.

Nous avons coutume de faire de nombreuses catégories au sein de la notion d’amitié, et de vouloir mettre dans une catégorie à part, les relations amoureuses. Nous avons été habitués à distinguer “amour” et “amitié”, et ce, parfois même depuis la petite enfance.

l’Amitié transcende les cloisonnements

Pourtant la force de l’amitié, tient au mélange des genres, auquel elle tend; elle prend en compte et réunit à la fois des dimensions affectives, sociales , et même politiques. L’amitié est compagnonnage; elle est camaraderie, elle est empathie, elle est attachement, elle peut être passion.

Elle peut prendre différentes formes, graduations ou nuances, mais elle ignore les limites entre vie publique, privée, sociale, affective ou politique. Elle s’affranchit volontiers de tous les cadres, limites ou genres.

Dans nos pratiques pédagogiques, l’amitié naît du compagnonnage, mais aussi d’une alliance, face à l’adversité , face à l’injustice, ou la discrimination.

Elle enjambe du coup les écarts d’âge, les différences culturelles, les limites communément admises comme naturelles, ou artificiellement posées.

Elle permet à ceux qui l’éprouvent d’échapper aux contingences de leur identité sociale imposée, de tenter l’aventure de la compréhension de l’autre, du changement d’idée, du dépaysement ; ” de l’étrangement”.

Pédagogie de l’Amitié

La Pédagogie sociale est une Pédagogie de l’Amitié , en ce sens qu’elle crée des alliances entre les acteurs de tous types et les bénéficiaires; en ce sens qu’elle suscite des expériences de vie , qui créent et nécessitent des relations nouvelles; en ce sens , qu’elle réunit ceux qui étaient éloignés et rend possible ce qui était interdit.

La Pédagogie sociale provoque la rencontre et le Hasard, qui permettent de sortir des sentiers balisés.

Les institutions amènent parfois du changement chez les personnes qui les traversent; l’amitié elle, les transforme, les métamorphose. On perd souvent ses amis de vue; les expériences que nous créons, sont précaires et peuvent ne pas durer.

Mais ceux qui ont connu l’amitié ne verront plus jamais les choses comme avant. Ils sont libérés .

Distribution au foyer Adoma de Chilly-Mazarin

Belle distribution aujourd’hui au foyer Adoma de Chilly-Mazarin.

Nous avons distribué une quinzaine de colis pour des personnes âgées, qui ont des difficultés dans les déplacements. Ils étaient tous très contents de nous retrouver après la pause des vacances de fin d’année.

A la semaine prochaine,

Francesca

Plaidoyer pour une année décriée

Plaidoyer pour une année décriée

En 2019 c’était prémonitoire,

On voulait danser sur les ruines, des structures mortes de l’Histoire

On se disait , tant pis, on n’attend plus les moyens; on agit mieux sans espoir

On sortira, on bâtira sans attendre, il suffit juste d’y croire

Puis est venu la pandémie , qui voulait nous enfermer,

Qui voulait nous faire renoncer, nous résigner, nous déprimer

Nous avons réagi , nous avons répondu au virus par l’envie

Nous avons multiplié nos, dons, nos actions, nos réparations.

Nous avons mis nos jeunes en avant, nous leur devons l’admiration

Nous avons été présents quand tout se brise

Nous avons gardé le contact, les liens et quoi qu’on en dise

Nous avons été présents , proches et témoins de tous les soucis , de tous les chagrins

Toute vie déteste les abandons,

Le virus tue moins que la résignation…

Nous avons réuni à notre cause tous nos amis

Et des soutien improbables , que les circonstances obligent

Alors 2021 ne saurait nous surprendre ; en 2021 on ne va plus attendre

Maintenant l’on sait vers quel monde on se dirige

Nous sommes là, divers, différents , mais nous savons où nous sommes ,

Conscients d’être où il faut, forts et pertinents ; d’être vivants, en somme.

COVID et Locaux vides

COVID et Locaux vides

Nulle crise n’aura à ce point illustré , le mouvement de fermeture des espaces pour vivre et pour se rencontrer.

Comme un moment de vérité, nous avons vu les locaux les mieux dotés, les plus amples, les plus confortables, s’afficher comme vides et comme fermés.

Une crise n’est pas forcément une rupture; elle peut aussi être le point d’apogée d’une tendance ancienne qui s’emballe; et nous la connaissons, bien, cette tendance, en particulier dans les banlieues.

Alors que nous recherchons en vain le moindre petit espace pour nos activités débordantes, pour notre troupe enfantine, pour la production, le partage et la fête; tandis que nous étouffons dans des locaux onéreux , dégradés , inadaptés , nous voyons partout autour de nous des boutiques, des espaces , des entreprises en friche, équipements collectifs … fermés pendant des années entières.

Qu’il est étrange , au sein d’une économie de marché de constater que les locaux soient à la fois toujours trop chers, mais qu’en même temps, ça ne pose de problème à personne qu’ils restent vides , qu’ils ne rapportent rien et que même on paie du gardiennage pour en interdire l’accès!

Et oui, la tendance est ancienne et elle est double:

  • A la fois les lieux porteurs d’expérience innovante sont empêchés d’accéder aux équipements collectifs et sociaux , qui sont prétendument réservés à d’autres usages, mais en réalité à d’autres usagers,
  • A la fois les mêmes lieux dont nous sommes exclus fonctionnent de moins en moins, sont fermés la plupart du temps, ou sont perpétuellement sous occupés ou parfois même carrément vides.

La crise actuelle du COVID constitue ainsi un accélérateur de cette double tendance et arrive peut être à un point de non retour.

Nombre d’espaces, de “centres sociaux, culturels,” “tiers lieux”, “lieux de spectacle”, d’exposition , ne ré-ouvriront pas , ou pas complètement.

On enterre ainsi un peu plus le collectif , dans la vie sociale; on interdit encore plus la vie publique; on renforce l’enfermement chez soi, même et surtout quand on n’en a pas.

La Pédagogie sociale porte une autre proposition, un autre projet et un autre futur; elle se propose tout simplement “d’ouvrir dehors”, ce qui semble définitivement impossible et “interdit”, “dedans”.

Nous partageons avec notre public , cette expérience de nous accrocher à des infractuosités, de nous fixer dans des espaces décriés, loi des centres et de la lumière.

La Pédagogie sociale se propose d’habiter tous ces espaces dont progressivement, nous avons tous été expropriés jusqu’à l’aberration, jusqu’au ridicule, que nous rencontrons aujourd’hui.

Il y a de l’intenable dans la situation actuelle. On ne pourra pas longtemps priver d’espace les enfants et les familles qui en ont de moins en moins… au milieu d’un désert d’équipements.

On ne pourra pas continuer à ne jamais bâtir, à ne jamais construire , et par surcroît à exercer cette passion de fermer, et d’interdire tout lieu où la vie prend le pas sur son contrôle.

MARDI 22 DÉCEMBRE 2020

Distribution au foyer ADOMA de Chilly-Mazarin

Belle distribution aujourd’hui au foyer ADOMA, où nous servons une vingtaine de personnes âgés ou handicapés, qui ne sont donc pas en mesure de se déplacer jusqu’à notre local pour la distribution du mardi.

Distribution à l’hôtel social Astoria et au bidonville “Opel”

Aujourd’hui nous avons réalisé une très belle distribution à l’hôtel social Astoria. Nous avons eu environ 30 familles, qui ont profité des couches, de la nourriture mais aussi des vêtements et des cadeaux de noël que nous avions apportés: des ballons, des peluches et des livres pour tout âge.

Les quelques enfants présentent étaient ravis de pouvoir choisir leur cadeau et, de manière générale, la journée s’est déroulée très calmement.

Vers la fin de la distribution, nous avons été rejoints par les habitants du bidonville “Opel”, situé pas loin de l’hôtel, qui ont pu bénéficier aussi de la distribution.

Nous nous sommes dit au revoir, en nous souhaitant des bonnes fêtes de noël et de fin d’année.

A l’année prochaine!

Francesca

MERCREDI 23 DECEMBRE

Atelier de Saint-Eloi

Dernier atelier avant Noël, on marque le coup avec la venue d’Hafsatou ! Accompagnée de Francesca, elles encadrent un atelier danse endiablée. Nous remarquons que Chrismael a un véritable goût et une aisance particulière pour la danse : Aven Savore ! Tous les enfants se prêtent au jeu, et c’est une dizaine d’enfant qui nous font la démonstration de leur talent à la fin de l’atelier, devant un public conquis.

De leur côté, Marie et Maïté jouent aux jeu de société : Jungle Speed, Memory, l’indétrônable UNO… tout y passe.

Nous terminons la journée par l’accrochage du Dazibao peint par Cheikh-Amala il y a deux semaines, avec Jurielle, Jeneba et Babe !

J’allais oublier le goûter, qui annonce la fin de l’atelier : kiri, pepito et chocochaud. A l’année prochaine Saint-Eloi.

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Sociologie clinique

Sociologie clinique

Le Travail social, surtout en France s’est constitué autour de la notion d’équipe pluridisciplinaire. Et on n’aurait pas pu imaginer une équipe pluridisciplinaire sans la figure centrale du Psychologue.

C’est ce dernier qui a historiquement influencé le plus les pratiques du Travail social en France, d’une part parce qu’il était censé détenir des connaissances alors reconnues comme essentielles et indispensables, et d’autre part, sur un plan plus pratique car il était le pivot de toutes les réunions fonctionnelles.

Mais d’où venait vraiment cette centralité? Était ce le simple effet de mode d’une époque passionnée par les découvertes de la Psychologie et de la Psychanalyse?

Ou plutôt était ce parce que la clef de la compréhension des situations d’exclusion sociale, au sein d’une société très cohésive et convaincue par l’idée d’un progrès général possible, ne pouvait passer que par la notion d’individu?

Quand une société tient ses membres et qu’elle tisse autour d’eux de nombreux filets de sécurité par la famille, le travail, le milieu (etc), l’intervention sociale et éducative se définit et se constitue alors autour de la mission de “ramener” l’individu égaré, exclu, marginalisé vers un tissu social censé protecteur et en capacité de “le récupérer”.

Et c’est là , le triomphe du Psychologue en institution: amener l’individu en difficulté sociale à comprendre pourquoi les “choses” arrivent à lui, et pas à un autre; les raisons de sa relégation sont en lui et il importe de les traiter avant toute chose.

De cet apriori a découlé pendant tant d’années l’aversion de nombreuses structures pour tout ce qui était concret, matériel , lié au travail ou à la politique.

Mais les temps ont changé!

Depuis nos pratiques de pédagogie sociale, nous sommes bien placés pour nous rendre compte de la précarisation de la société toute entière, et des effets que cela induit pour de nouvelles pratiques sociales et éducatives.

Nous ne pouvons plus considérer que la société serait cohésive et qu’elle retiendrait en son sein , les membres qui y sont inscrits ou ceux que l’on y réinsère.

Le schéma traditionnel du Travail social qui se propose justement de réintégrer les individus marginalisés pour X raisons , dans ses mailles , n’a plus lieu d’être.

Parce que la société ne retient plus; qu’elle n’est plus cohésive et qu’elle est devenue en elle-même , une machine à exclure.

Ce dont nous avons besoin en équipe aujourd’hui , en termes de formation professionnelle, de bagage scientifique et technique, tourne bien davantage autour de la Sociologie.

Car ce qu’il s’agit de comprendre c’est justement cela: ces dynamiques sociales qui sur-déterminent les situations et les logiques spécifiques liées à cette nouvelle réalité collective qu’est la Précarité

Mais encore faudrait -il qu’il s’agisse réellement d’une sociologie clinique qui s’articule justement sur la rencontre entre un moment social, des déterminismes et un sujet, forcément inachevé et forcément en construction.

Ce dernier a moins besoin d’analyse et d’accompagnement que d’occasions pour s’éprouver ; il a besoin d’expériences, de risques sociaux et de se constituer des sécurités personnelles et collectives , dans un environnement qu’il entreprend de transformer.

Samedi à l’hôtel social le Parthénon

Très bel atelier avec une belle distribution alimentaire et des activités parents-enfants: lecture, jeux musicaux, sportifs et de motricité pour les plus petits et même du dessin. Nous avons fait des jeux de devinettes, idéal pour se familiariser avec les mots!

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Mercredi 16 décembre 2020

CLAS DES PRIMAIRES

Aujourd’hui comme nous sommes deconfinés, nous avons pu accueillir l’ensemble des enfants tous réunis en un groupe unique.
Les enfants sont arrivés ils étaient 17.
Nous leur avions préparé un bon gouter festif fait de jus, crêpes au chocolat et mini brochettes de bonbons et de fruits.
Ils ont adoré. Et ce fût un bon moment de partage.
Comme les journées sont courtes à cette saison, nous avons décidé de faire des bougies de cire.
Pendant que chacun attendait son tour pour tremper sa mèche, Jeanne a créé avec les enfants, un ” champs lexical” du mot bougie.
Cette expérience a beaucoup plu à la majorité des enfants.
Seul point négatif, nous avons eut un soucis avec la chaleur du bain-marie, ce qui ne nous a pas permis d’achever les bougies.
Cela a aussi un peu dispersé les enfants.
Mais ils sont repartis enthousiastes, prêts à continuer en janvier.
Au moment du départ, nous leur avons offert un jeu de société pour eux et leur familles.

Atelier St. Eloi et goûter d’anniversaire

Aujourd’hui nous avons fait un super atelier à St. Eloi!

Après avoir installé les tables, les feuilles et les pots de peinture, les enfants ont réalisé des affiches et des œuvres collectives! Ils ont utilisé des morceaux de scotch pour créer des formes ou des phrases, ils ont peint et puis… magie!

En enlevant le scotch, il y a des jolies phrases qui apparaissent! Nous avions proposé le thème de Noël, les sapins, les cadeaux… mais certains enfants ont choisi d’exprimer une autre idée: St. Eloi Antiraciste!

Par la suite, nous avons fêté l’anniversaire de Ibrahima. Nous avons installé une belle nappe bleue sur la table, des serviettes colorées et nous avons mis les bougies sur le gâteau. Ibrahima était très content de partager ce beau moment avec tous les autres enfants, même s’il y a eu quelque petite jalousie.

Nous avons terminé la journée en offrant aux enfants des petits cadeaux de Noël: des sachets de bonbons pour tous!

A la semaine prochaine,

Francesca!

Atelier et goûter à Bel Air

Aujourd’hui nous sommes allés à Bel Air pour faire des activités ainsi qu’un bon goûter.

Un grand foot a été mis en place par Alexandre, les enfants ont adorés, filles comme garçons! Les enfants ont également appréciés le coloriage sur le thème de Noël, ainsi que le tir à l’arc!

Ensuite, nous avons fait un grand goûter avec une trentaine d’enfants sur les tapis. Des crêpes au nutella, du formage, des clémentines, des litchis et pour se réchauffer du chocolat chaud. Les enfants ont trouvés ça délicieux!

Rendez-vous samedi pour de nouvelles aventures !

Laura.

Distribution et goûter au bidonville du Rond-Point

Aujourd’hui nous avons distribués a 25 familles. Nous avons distribués de la farine, des boites de conserves, des pâtes, des gâteaux et des couches pour bébés. La distribution s’est bien passée.

Ensuite, nous avons mis en place un goûter avec du fromage, des clémentines et des jus de fruits. Les enfants se sont régalés!

Kévin.

Jeudi 17 Décembre 2020

Atelier et goûter à Massy

Aujourd’hui nous sommes partis pour Massy avec une bonne équipe pour faire un atelier, accompagnés de 5 enfants.

L’activité du jour était « dessiner des portraits », tout le monde a dessiné quelqu’un en se regardant, cela a beaucoup été apprécié par les enfants, surtout apprendre à faire les traits du visage par Marie!

Ensuite, les enfants ont joué au football avec Alexandru et Mohamed, ce qui leur a permis de se réchauffer.

A la fin du foot, Marie a fait des étirements, chacun a montrer un étirement qu’il connaissait, cela a permis aux enfants de se détendre et aussi leurs muscles ! Tout le monde a passé une excellente après-midi !

Pour finir, nous nous sommes tous assis sur les tapis pour partager un bon goûter composé de fromage, de clémentines, de crêpes au chocolat ainsi que du chocolat chaud. Tout le monde s’est bien régalé !

Nous nous sommes dit “Au Revoir” et rendez-vous en Janvier car c’est les vacances de Noël!

Laura

Fête de Noël à l’Hotel Astoria

Aujourd’hui nous fait une super fête de noël à l’hôtel social Astoria!

Une fois décorées les tables avec des guirlandes, nous avons préparé un buffet avec chips, des bonbons et des boissons.

Dans une autre partie de la pièce, nous avons installé un tapis pour les plus petits avec des briques en carton et des voitures, un coin pour les jeux de sociétés et un autre coin artistique!

Les enfants était super contents de pouvoir jouer, construire des tours jusqu’au plafond avec les briques… et les détruire juste après.

Nous avons fait des barbe à papa pour tous, et les mamans étaient très contentes de pouvoir en profiter aussi.

Pour terminer la journée, nous avons fait un beau cercle et nous avons offert à chaque enfant un petit cadeau: un sachet plein de bonbons!

Francesca.

Atelier et goûter à l’Hôtel Welcome

Aujourd’hui nous avons fait un petit atelier à l’hôtel social Welcome de Chilly-Mazarin.

Nous avons préparé deux belles tables pour faire des dessins avec les enfants sur le thème de Noël. La plupart des enfants étant encore à l’école, ce sont les plus petits, et leurs mamans, qui ont profité de l’activité.

De l’autre côté du parking, la musique accompagnait des jeux sportifs et une super partie de puissance 4.

Nous avons terminé la journée en partageant un bon goûter, et nous nous sommes donnés rendez-vous à la rentrée!

Francesca.

Distribution alimentaire Antony Pole et Goûter de Noël:

Aujourd’hui nous sommes allée a la rencontres des familles roms d’Anthony Pole et nous avons organisé comme d’habitude une distribution alimentaire mais en même temps nous avons apporter un petit cadeaux aux enfants et aux jeunes du camp.

Des friandises, des bombons et des chocolats de tout sorte ainsi que du fromage Kiri et du baby bel et aussi des clémentines, pour assurer la continuité diététique mise en place auprès d’enfants et jeunes en précarité alimentaire.

Les enfants mais aussi les familles ont étaient profondément touché par les cadeaux et les gâteaux offerts. Quant à nous , on s’est beaucoup réjouit de voir les sourires jusqu’aux oreilles des enfants et les rires innocents de tous.

Bonnes fêtes et ciao!

Nicolae

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SAMEDI 19 DECEMBRE

Atelier à l’hôtel Parthénon

Aujourd’hui : distribution de couches et de jouets de Noël pour chaque famille, grâce à la présence de Laura et Djema.

Pendant ce temps, nous accueillons dans la salle habituelle une trentaine d’enfants pour jouer à des jeux de construction, lire des livres. L’effondrement d’une tour géante de Kapla impressionne les petits et fait beaucoup rire les plus grands. Ces derniers réclament une partie de foot : c’est parti ! Alexandru, Djema, Mohammed et Emerson encadrent le sport.

Puis, après une certaine agitation, Marie lit une histoire très intéressante au sujet du football. Les enfants apprennent notamment qu’il y a très longtemps, les chinois jouaient au foot habillés de grandes robes. Aussi, dans certains pays, le foot est très populaire car il ne nécessite pas beaucoup de moyens : on peut même y jouer pieds nus. Ce moment de conte est fait pour préparer une atmosphère détendue, propice à l’échange.

Dans cette ambiance apaisée, le goûter est très apprécié par tout le monde : babibel, clémentine et crêpes au chocolat, le tout arrosé de chocolat chaud préparé par Hassan.

Atelier et goûter au quartier de Bel-Air

Aujourd’hui belle journée au quartier de Bel- Air!

Les enfants étaient très contents de nous voir et de pouvoir faire plein d’activités avec nous.

Un petit groupe s’est dédié au foot, même si la pelouse était très mouillée et on a vu quelques belles glissades.

Un autre groupe a fait des beaux dessins sur le thème de Noël ( et quelques coloriages aussi).

En même temps, Penda a réalisé des beaux tatouages au henné pour les enfants qui voulaient.

Nous avons terminé ce dernier atelier de l’année en partageant un goûter à base de salade de fruits, crêpes et fromages!

A l’année prochaine.

Francesca

le Renversement de fiabilité

Le renversement de fiabilité

En France toute la culture sociale de l’institution et de la professionnalité s’est construite sur la recherche d’une stabilité , d’une objectivité et d’une efficacité censée faire défaut aux particuliers.

De l’Institution comme professionnelle

L’Institution, par essence surtout quand elle est sociale, est forcément légitime par sa capacité à agir malgré les aléas, les événements , les circonstances et les pressions.

Le Travail social , pensé depuis l’institution, est censé apporter une forme d’indépendance , vis à vis des circonstances, qui lui assure une qualité particulière , dont découleront tous les bénéfices éducatifs et sociaux.

Nous avons grandi, nous avons travaillé dans cette évidence de la supériorité de l’action des institutions, par rapport aux initiatives des individus.

L’action institutionnelle nous apparaît ainsi naturellement synonyme à la fois de légitimité, d’indépendance, de professionnalité et donc a fortiori d’efficacité et de pertinence.

L’institution, comme libération de la dictature de l’individu

L’Institution était libératrice, salvatrice , souhaitable. Elle permettait de sortir de la dictature des caprices ou des intérêts personnels, et de fragilité des engagements individuels.

Or, le déclin de l’Institution, perceptible depuis la fin des années 1980, semble avoir inauguré une situation différente , dont nous n’avons pas forcément relevé les caractéristiques.

Par un renversement sans précédent, ce sont les institutions elles mêmes , aujourd’hui qui mettent en échec leur propre efficacité, et capacité à établir des propositions ou solutions durables.

Le grand renversement

Elles retardent leurs interventions; elles les conditionnent, les fractionnent. Elles les soumettent à des conditions hasardeuses, reposant sur la motivation des bénéficiaires, leur pugnacité à aller au bout de leurs demandes, leur capacité à établir des projets, à remplir et valider des contrats.

Elles fractionnent leurs interventions, les limitent dans la durée, dans la fréquence ou dans l’intensité. Les accueils, les prise en charges sont émiettées, et réduites bien souvent à des actions symboliques , ou à de très courtes périodes.

Elles perdent progressivement la capacité d’effectuer leur propre travail, multipliant les périodes de fermeture, en réduisant les calendriers; ainsi l’institution scolaire a tant régressé, qu’il y a maintenant et par an, plus de jours sans école pour un enfant pourtant “prétendument scolarisé” que… de journées scolaires.

Les acteurs sont la nouvelle source de professionnalité

De sorte que c’est de nouveau l’engagement des acteurs, y compris et forcément en dehors des institutions, qui aujourd’hui peut venir rétablir une confiance dans les fonctions sociales essentielles.

Il faut de l’engagement; il faut de l’organisation . Chaque acteur social est ainsi sommé de restaurer la foi et la confiance dans la mission qu’il remplit et ce , vis à vis de tout bénéficiaire.

On comprend que cela dépasse aujourd’hui la notion de compétences et de formation professionnelle. On peut former à travailler dans une institution; mais qui formera à restaurer la confiance dans les interventions sociales?

La légitimité d’agir, aujourd’hui, toujours monopole des institutions, n’est plus en rien un gage de capacité d’agir dans la réalité du terrain et des situations. Et il en est de même en matière de professionnalité; si la professionnalité est encore revendiquée comme une sorte d’assurance de qualité , par les institutions, au nom de leur travail, il n’en est pas moins vrai que ce ne sont plus toujours les professionnels qui font preuve de professionnalisme.

Le nouveau professionnalisme est sans institutions

Partout, des bénévoles, des volontaires, des acteurs sociaux motivés se montrent présents , dans la durée, dans la complexité des situation, en dehors, en dehors des modes d’intervention classiques, faisant à la fois preuve de rigueur et d’audace , là où les institutions semblent démissionner.

SAMEDI 5 DECEMBRE 2020

Rencontre entre les habitant.e.s du bidonville et des étudiant.e.s en architecture

Pour la deuxième fois cette année, nous organisons une rencontre entre des étudiant.e.s en architecture, leurs professeurs et les habitant.e.s du bidonville dit du “rond-point”, à la sortie de Chilly-Mazarin. Le but est que ces architectes en herbe proposent des aménagements utiles sur le bidonville et participent à leur construction. Leur promotion a visité le bidonville, et cette fois a présenté leurs travaux : carte du bidonville, plans, études de faisabilité technique… Il y a beaucoup de propositions dans leurs travaux, et les bidonvillois.es énoncent ce qui est plus ou moins urgent, plus ou moins faisable. Les urgences : containers pour les poubelles, toilettes, systèmes d’adduction d’eau. Les étudiant.e.s proposent aussi de construire une mini-halle pour abriter les activités de l’association Intermèdes Robinson lors des ateliers. Une grande carte du bidonville est étalée sur la table de la cabane, de Dimitri, francophone et travailleur du BTP, très compétent dans l’évaluation des propositions des architectes. Les enfants aussi sont là, reconnaissent leur cabane sur le plan, colorient les maisons et les arbres. Les adultes donnent leur avis sur les aménagements proposés. On se prend à imaginer un véritable chantier participatif réunissant enfants, adultes, pédagogues sociaux et architectes… Mais nous attendons encore d’en savoir la date !

Après cette rencontre, les architectes en herbe se sont rendu.e.s sur un autre bidonville, situé à Champlan, pour proposer d’autres aménagements, tels qu’une cuisine extérieure ou une cabane-école.

MARDI 08 DÉCEMBRE 2020

Distribution au foyer Adoma de Chilly-Mazarin

Aujourd’hui, en même temps que la distribution alimentaire qui a lieu chaque semaine dans nos locaux, nous avons amené des sacs de nourriture au foyer Adoma de Chilly-Mazarin.

Les habitants du foyer étaient très contents de nous accueillir et de recevoir les sacs. Nous avons saisi l’opportunité pour distribuer aussi des masques en tissu réutilisables et pour orienter certaines demandes.

Rendez-vous la semaine prochaine!

Francesca.

Belle distribution au bidonville de la N20 à Massy et au bidonville du cimetière à Chilly Mazarin. Des paniers ont été donnés avec des légumes, des féculents, des compotes et des légumes frais. Nous avons discuté avec les familles et pris de leurs nouvelles concernant l’école et la santé.

MERCREDI 9 DECEMBRE 2020

Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui à Saint-Eloi, nous clôturons notre magnifique cycle de “tricot-tag” débuté en septembre dernier. Nous invitons tous les enfants intéressés à nous rejoindre dans la petite clairière attenante au lieu d’atelier afin de décorer une dernière fois les arbres nus avec nous. Une bonne équipe composée de Laura, Francesca, Penda, Maïté et Marie habillent les arbres avec Djibril, Lassana, Abi, Anderson. Même Babe met la main à la pâte et accroche sa propre œuvre en rideau sur un arbre. Nous avons invité Thomas à venir photographier l’atelier afin de conclure en beauté !

Pour se réchauffer, Maïté propose un “poule-renard-vipère” ; sous l’égide de Cheikh-Amala, Panathy et Jeneba, les équipes se forment pour une bonne heure de rigolade. Finalement, ce sont les renards qui gagnent.

Nous prenons un bon goûter sur le tapis : chocolat chaud concocté par notre Hassan national et granolas. Les enfants sont bien calmes après le jeu sportif, et nous passons un goûter apaisé.

Nous concluons la journée avec une photo de groupe devant notre œuvre collective, prise par Lassana qui a insisté pour être le photographe du groupe.

A la semaine prochaine !

CLAS primaire du CP au CM2

On a commencer a 11h le premier groupe de 6 on commence a faire des étoiles en papier vitrail en origami plus complexe que la semaine dernière, afin que les enfants déploient plus leur savoir faire. Ensuite on les a aider à faire leurs devoirs jusqu’à 12h puis les 3 autres groupes jusqu’à 16h.

Alexandre

Atelier Bel air du Mercredi 9 décembre

Mariama, Kevin, Timothée

10 enfants environ

Atelier pétanque, initiation boxe, football, pédalos

Organisation du gouté “équilibré”: fromage, chocolat chaud, croissants

Distribution et atelier au bidonville du rond point (Chilly Mazarin)

Nous sommes allées au bidonville dit du “rond point”, qui se trouve à la sortie de Chilly-Mazarin et où nous connaissons beaucoup d’enfants. Nous avons distribué de la nourriture (pâtes, farine, compotes, soupes, gâteaux…) aux parents et en même temps nous avons réuni les enfants sur les tapis, pour partager un goûter fait de mandarine et de fromages frais. Nous leur avions également préparé du chocolat chaud pour se réchauffer, car ce soir il fait près de zéro degrés ! Les enfants étaient nombreux et très excités, ils ont entamé une partie de Uno avec Alexandru, un de nos service civique. .

Pendant ce temps, Nicolaé, Jeanne et Mohammed rangeaient le camion et distribuaient des masques donnés par la mairie aux familles. Nous en avons aussi profité pour parler de l’école, remplir les papiers de la cantine, organiser une rencontre parents/professeurs… 18 enfants de ce bidonville sont scolarisés, et il reste encore des adolescents en attente d’affectation ! Certaines pensent déjà à Noel et nous parlent des poupées dont rêvent les enfants…

Jeudi 10 Décembre 2020

Platz Antony Pôle

Nicolae, Lisa, Alexandrù, Tim, Mohamed

Distribution alimentaire pour une quinzaine de famille, ça s’est bien passé dans l’ensemble. Organisation d’un goûté de Noël avec les enfants au Camp. Spéciale déco : lampions, nappe de noël, petits cadeaux, goûté de Noël. Goûté chaleureux avec la participation des familles.

Atelier Massy

Aujourd’hui à Massy, nous proposons un atelier multiformes : peintures et dessin avec Francesca, Laura et Marie, “qualif” avec Alex, Modou et Senad, entrecoupé par quelques bons tirs au tir à l’arc. On dessine ce qu’on aimerait voir sous le sapin de Noël ! Dragons, lutins, vélos, guitare…

Puis comme on s’est bien rafraichit, on va jouer au foot pendant 1/2h et on rigole bien. Pour finir un bon goûter équilibré : babybel, compote, crêpes au chocolat et chocochaud ! A la semaine prochaine.

Distribution Astoria et Bidonville Opel

Nous sommes arriver à 16h30. Nous avons commencer a faire la distribution vers 16h40, on a distribuer environ 43 familles.

Ensuite nous avons préparer le gouter avec une vingtaine d’enfants. Nous avons décorer la table avec des petites bougies blanche.

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Travail social en 2050

Travail social en 2050

En 2050, le Social nous travaillera, comme travaillent dans le silence et la nuit, les poutres d’une maison; en 2050, le Social nous hantera comme nous hante le spectre des secrets oubliés et ensevelis.

Mais les hommes travailleront- ils, eux le Social? Arriveront ils à s’extraire des injonctions sanitaires et sécuritaires qui les enjoignent à s’éloigner les uns des autres?

Que leur restera t il du risque de la rencontre qui se frotte à “l’épreuve du travail ensemble”, “du vivre ensemble”, “du penser ensemble”? Pourront ils encore s’éprouver eux mêmes au contact des autres?

Car c’est cela qu’on perd sans la proximité d’autrui; c’est la chance de s’éprouver soi même, de se heurter à ses propres limites, de se heurter à ses représentations, à ses stéréotypes et à ses idées fausses ou courtes des autres.

En 2050, et même bien avant, on deviendra sans doute travailleur social par hasard, par désœuvrement , ou par décision d’un logiciel d’orientation. On deviendra travailleur social parce qu’il y a de la place; parce que c’est ce que l’on pourra encore faire par défaut, ou par dépit, ou en attendant que…

Voyageur sans bagage, touriste improvisé des structures sociales et des pratiques et protocoles du moment, le travailleur social de demain, en formation ou fraichement diplômé, ne se risquera à aucune critique. Il ne se sentira nullement concerné ou autorisé à changer quoi que ce soit à l’environnement institutionnel; alors de là à inventer de nouveaux lieux ou d’autres pratiques… cela ne lui semble plus à sa portée!

Bien entendu, dès que cet intervenant du social, sentira le moindre malaise, sur son lieu de pratique, plutôt que d’y chercher du sens, de se remettre en cause , ou d’oser même un conflit, celui-ci se contentera de partir, de fuir, de prendre la poudre d’escampette. Il faut bien se préserver.. Telle est la nouvelle morale du monde, faute de compter sur autrui.

Car c’est bien comme cela, qu’en 2050, la Société nous apparaîtra: un conglomérat absurde et sans liens, entre eux, de lieux, d’entreprises, de structures qui seraient soit bonnes, soit mauvaises en elles-mêmes et pour leur totalité. Entendez, bonnes ou mauvaises … pour nous!

Et le public, les publics, les groupes ou les individus de plus en plus nombreux qui auront décroché, qui se seront invisibilisés, qui se seront précarisés; eux aussi, on les jugera! On les apercevra et on les soupèsera sans aucun historique (comment en sont-ils arrivés là? ) et sans aucune tentative de compréhension des processus qui les auront conduit à leur désagrégation.

C’est en eux-mêmes, et sur eux mêmes seulement, que les usagers de demain seront jugés. Immanquablement, ils se rangeront en deux ou trois groupes que l’on ne mettra plus en cause. Comme toujours, il y aura les “bons” et les “mauvais”: “bons et mauvais” pauvres, bons et mauvais migrants, “bons et mauvais”” vieux, “bons et mauvais” musulmans, arabes, jeunes des cités, parents, grands parents, voisins, citoyens, etc…

Soigneusement, avec insistance et persévérance, on ne se demandera évidemment jamais si les bons et les mauvais n’étaient pas désignés par avance, ni surtout, comment et pourquoi, on est vu comme l’un ou l’autre. Car expliquer et comprendre ne peuvent plus faire partie du référentiel d’un bon travailleur “du” social. On ne peut plus excuser une telle perte de temps ou d’énergie. Il faut avant toute chose et pour tout dire au final: CORRIGER!

Les lieux de formation du secteur social, auront quant à eux connu la même dérive que toute l’institution scolaire dans son ensemble. Il n’y est plus question de transmettre , de partager sa passion, de donner envie de savoir ou d’apprendre. Les établissements ne seraient plus là que pour sanctionner des cursus, des moyennes et des parcours.

Paradoxalement ou presque , dans une telle indifférence aux gens et pour les problématiques sociales qui les affectent , les institutions seront quant à elles, toujours debout, toujours alimentées, subventionnées, soutenues, bien qu’elles n’accueillent plus personne et ne réponde que rarement aux besoins exprimés par les publics.

On continuera encore longtemps de valider des établissements morts, des grandes assos du Social, pourvoyeuses de bonne conscience, qui garderont le monopole des crédits à fonds perdus et des locaux vides et neufs.

Pendant ce temps là, il sera toujours aussi difficile de trouver le moindre espace pour se réunir, pour travailler et vivre ensemble, et pour rendre le monde le plus habitable.

La grande question , en 2050, sera de savoir s’il peut exister “un travail social” de résistance.

Celui ci ne sera certainement pas le fait du dernier carré des nostalgiques des “30 Glorieuses”, car ces derniers auront saisi depuis belle lurette, leur retraite dorée.

Satisfaits d’eux mêmes, ils ont abandonné tant que c’était encore possible, un bateau qui coulait, qui portait leur nom, et qu’ils n’ont pas entretenu.

Non, si un “travail social de résistance” reste encore possible en 2050, cela ne se pourra, comme c’est le cas aujourdhui, que dans les friches, les interstices, les espaces délaissés.

C’est là que , loin des médias, dans l’inconnaissance et l’indifférence des décideurs, que quelques petit groupes d’habitants s’exerceront à inventer la “socialité de demain” dont nous avons tous besoin pour survivre: interculturelle, intergénérationnelle, non-âgiste, et motivée par la logique non – marchande (du don), la confiance à l’épreuve du quotidien, et la convivialité.

(texte paru dans la revue Lien social N° 1282)

MARDI 01 DÉCEMBRE 2020

Distribution au foyer Adoma de Chilly-Mazarin.

Aujourd’hui nous avons eu la possibilité de préparer et amener une quinzaine de sacs de nourriture aux personnes les plus âgés et démunies, demeurant au foyer Adoma de Chilly-Mazarin.

Le choix de leurs amener de la nourriture directement à leur domicile vient de la difficulté physique aux déplacements qu’on a pu observer au sein de certains habitants du foyer, ce qui leur cause l’impossibilité de venir récupérer un sac de nourriture lors de la distribution hebdomadaire des denrées alimentaires mise en place aux locaux du Centre Social.

La distribution s’est très bien déroulée, nous avons pu échanger avec plusieurs personnes, et nous en avons pu orienter d’autres vers la distribution alimentaire qui avait lieu au même moment aux locaux de l’association.

Francesca.

Distribution aux bidonvilles de la N20 et du cimetière

Aujourd’hui nous sommes allés aux bidonvilles de la N20 ainsi qu’au cimetière. Nous avons fait une distribution alimentaire mais aussi de produits d’hygiène et pour les bébés : des couches et des petits pots.

Les deux distributions se sont très bien déroulées. Nous avons distribué à chacun des colis de 5Kg comprenant des pâtes, du riz, de la soupe, des conserves, du lait, des compotes et des produits d’hygiène.

Une quinzaine de personnes étaient présents et ils sont tous très contents de nous voir et de recevoir des colis.

Laura.

MERCREDI 2 DÉCEMBRE 2020

Distribution et goûter solidaire au bidonville du Rond-Point

Aujourd’hui nous sommes allés au bidonville du Rond-Point pour faire une distribution alimentaire, de produits d’hygiènes ainsi que des couches pour les bébés.

La distribution s’est très bien déroulée avec une variété d’aliments, des couches et des produits d’hygiène qui font plaisir aux habitants! Cela nous permet aussi de passer un agréable moment avec les parents.

En parallèle de la distribution, un goûter a été organisé avec les enfants du platz. Au menu : du jus de fruits, des pitchs et des clémentines. Tous les enfants ce sont régalés!

De plus, Kévin a joué au UNO avec eux, ce qui lui a permis de créer du lien et de les amuser. Tout le monde était content!

Nous avons tous passé un super après-midi et rendez-vous la semaine prochaine!

Laura.

Atelier à Saint-Eloi

Aujourd’hui à Saint-Eloi, nous sommes une belle petite équipe pour passer un super atelier avec tous les enfants de Saint-Eloi. Le temps est gâté aujourd’hui, il menace de pleuvoir ; Maïté et Rémy organise un “Poule-Renard-Vipère” géant afin que les enfants puissent se réchauffer.

Mohammed et Galeb, que nous avons ramené du local, sont très contents d’être venus. On joue à la pétanque tous ensemble, et au tir à l’arc avec Azni. Marie et Penda continue le street-art, qui continue à séduire les passants.

CLAS primaire du CP au CM2

On a commencer a 11h le premier groupe de 6 on commence a faire des étoiles en papier vitrail en origami ensuite on les a aider à faire leurs devoirs jusqu’à 12h puis les 3 autres groupes jusqu’à 16h.

Atelier Bel Air du 2/12/20

Nous sommes arrivés à 14h50 où nous avons déposé les colis alimentaires de certaines familles, puis nous avons mis en place les ateliers suivants : Peinture sur soie, Tir à l’arc, éventuellement ballon. Seulement trois malheureuses flèches se battaient en duel alors que nous avions amené deux arcs et deux cibles…cherchez l’erreur ! Finalement l’activité de l’atelier “Peinture sur soie” a été prise pour cible !  Lors de la mise en place des tables, nous étions déjà accompagné de deux enfants “Marie et Manel” qui ne parle que l’espagnol…mais bon. Rapidement et sur le même schéma sont arrivés deux trois enfants puis une dizaine. Étant donné la gestion du matériel, les enfants ont été invités à faire le choix de dessin puis à s’exécuter. La difficulté est que lorsqu’il y a des enfants trop jeunes, l’activité se transforme en jardin d’enfant, et c’est là où il faut penser aussi à une activité “coloriage”. Le résultat est louable ! Les enfants apprécient pouvoir posséder leur œuvre et puis la ramener à leur parent. La proximité devient alors plus grande alors que les enfants savent que ce qu’ils construisent sera désormais à eux, et non à l’asso. Avant c’était un paradoxe. En laissant les enfants oeuvrés ensemble, même les plus petits sont passionnés par lancer les flèches avec les grands arcs juniors. C’est dire à quel point la relation de proximité à l’enfant s’engage lorsqu’on lui positionne les mains et la flèche, et puis là il a les yeux qui brillent lorsque la flèche atteint sa cible et que l’on lui dit vas-y tu va y arriver. Nous étions quatre. L’heure du goûter arrivant, nous avons distribué les carrés de soie aux enfants, enchantés et puis engagés le goûter avec des tapis de sol à l’intérieur du local poubelle.

Atelier Skate park

On est arrivé au Skate park nous avons attendu les enfants a la sortie de l’école. Nous avons mis en place les activités pour pouvoir les accueillir.Puis nous avons préparé le gouter est nous l’avons partagé dans la joie est la bonne humeur.

Distribution à Antony Pôle

Aujourd’hui, nous partons distribuer sous la pluie ! Le week end dernier, les équipes d’Intermèdes et des bénévoles ont passé trois journées à collecter des biens de première nécessité dans les grandes surfaces de notre commune et alentours

VENDREDI 4 DECEMBRE 2020

Atelier et goûter à la Rocade

Aujourd’hui nous sommes allés à la Rocade pour faire un atelier. Nous avons emmené des jeux de société, des coloriages, un ballon, un jeu de tir à l’arc, et nous avons installé un coin petite enfance.

Les enfants se sont tous amusés malgré un peu de pluie! Le coloriage, le foot et le tir à l’arc ont eu un grand succès.

Ensuite tous les enfants sont venus se mettre sur les tapis pour partager un bon goûter fait de chocolat chaud, de gâteaux, de clémentines ainsi que du kiri. Le chocolat chaud à réchauffé les enfants et ils se sont tous régalés!

On se donne rendez-vous la semaine prochaine.

Laura.

Atelier, distribution et goûter à l’hôtel social Welcome de Chilly-Mazarin

Aujourd’hui super atelier et distribution à l’hôtel social Welcome! Malgré la pluie et le froid, nous avons passé un bel après-midi.

D’un côté du parking, nous avons mis la musique et, avec les foulards, nous avons dansé sur des musiques orientales. Les enfants et les mamans étaient contents de partager ce beau moment tous ensemble.

De l’autre côté du parking, nous avons fait des activités sportives avec un deuxième groupe d’enfants! Au même moment, nous avons distribué des produits alimentaires, des produits hygiéniques et des couches.

Nous avons terminé la journée en partageant un super goûter à base de fromages et Kinder Bueno!

À la semaine prochaine,

Francesca.

SAMEDI 5 DECEMBRE 2020

Atelier mini-CLAS bidonville

Aujourd’hui nous avons fait une super classe avec des enfants du Bidonville de Chilly Mazarin, Marie et moi somme parties chercher 4 enfants. Noris-Ionut, Florin et Alexandru sont resté avec nous pour le CLAS, et Florin aka “Mercedes” est allé à la répétition Aven Savore. Puis je me suis occupée du petit Alexandru et nous avons travaillés les animaux, les lettres ainsi que les nombres.

Une fois avoir travaillé, nous avons rejoint Marie, Noris-Ionut et Florin. Ils étaient en train de faire des additions sur les ardoises, après avoir écris tous les animaux de la savane à l’aide d’un jeu de domino-animaux.

Pour finir le CLAS en beauté, nous avons fait un jeu amusant qui leur a aussi permi de se concentrer : le jeux du ” téléphone arabe” avec des dessins, pendant 15/ 20 minutes. Le but : “copier” le dessin de son voisin de gauche uniquement. Les 3 enfants ont dessiné une cabane géométrique, agencée différemment selon leur imagination : certaines avaient des grands lits, toutes comportaient des pots de fleurs ; celle de Noris avaient un grand poêle, celle d’Alex un magnifique vélo et celle de Florin plein de petites fenêtres pour voir le jour.

Nous avons décidé de donner le goûter aux enfants. C’était des Granolas avec de l’eau et du sirop de menthe.

Une fois avoir fini nous avons décidé de partager une toute dernière activité en leurs faisant passer un petit coup de balais avant de les ramener au Bidonville.

Une très bonne activité pour les enfants ainsi que pour nous.

Atelier et goûter à Bel Air

Aujourd’hui nous sommes allés à Bel Air pour faire un atelier. Les enfants ont fait un puissance 4 géant et du coloriage. Ils se sont tous bien amusés!

Pendant ce temps, Mariama a préparé les crêpes, vers 16h30 nous avons tous mangé les bonnes crêpes au Nutella, du kiri et des clémentines et nous avons bu du chocolat chaud. Les enfants ont trouvé ça délicieux!!

Malgré le temps, on s’est tous bien amusé et nous avons bien mangé ce qui nous a permis de nous réchauffer un petit peu.

Nous nous sommes dit “Au Revoir” et “A la semaine prochaine” !!

Laura.

Atelier et distribution à l’hôtel social Parthénon

Aujourd’hui nous sommes allés avec une belle équipe à l’hôtel social Parthénon de Chilly-Mazarin. Nous avons réalisé une distribution alimentaire et des produits hygiéniques et pour enfants.

Au même moment, une partie de l’équipe se transforme en équipe de foot! Les enfants se sont bien amusés, ils étaient contents de pouvoir courir et jouer.

Les plus petits se sont installés sur les tapis et ils ont profité des jeux de constructions et des livres.

Nous avons terminé la journée en partageant tous un bon goûter, malgré la pluie qui commençait à tomber. A la semaine prochaine!

Francesca.

Il a ce besoin de dire qu’il est chez lui…

Il a ce besoin de dire qu’il est chez lui…

Essais d’empathie IV

Plus de 12 ans que nous connaissons Samy; nous l’avons rencontré sur nos ateliers de rue , au quartier Sud, avec la précédente association quand il avait six ans à peine et que commençait à se voir sa différence et son handicap psychique.

Samy a traversé les institutions sans jamais avoir l’expérience d’y être à sa place. Quelques prises en charge; des débuts d’accompagnement souvent interrompus jusqu’à l’adolescence.

Nomade institutionnel cherche racines

Et d’un coup, un grand vide. Samy était livré à lui même et au quartier. Du coup, il était toujours disponible pour embarquer dans un camion , et il a passé un temps énorme dans notre grand jardin de Saulx

Nous l’avons connu dans toutes les difficultés de l’adolescence; avec des phases de confusion et d’agressivité.

Mais toujours Samy revenait nous voir et nous apportait son désœuvrement absolu . Qu’avait il en effet dans sa vie hormis quelques rares ateliers thérapeutiques et un traitement chimique pour contrôler son comportement et ses débordements?

Appartenir à un collectif pour devenir soi

Alors il a investi l’équipe, retenant le nom du moindre stagiaire qui passe , au point de nous reparler de celui ci des années après.

Contrairement au désert de sa vie, le déroulement régulier de l’association, avec ses repères , ses rendez vous fixes, lui a permis d’investir l’équipe.

Reconnaissant dans chaque membre de notre structure , un allié, un “Robinson”, il apprenait dès lors à se définir lui même comme appartenant à notre groupe, notre communauté.

D’abord en les volant, puis en les obtenant à force de demandes, Samy est le plus souvent vêtu avec des Tee shirts à nos couleurs et à notre nom.

Il vient toujours pour se faire reconnaître.

Depuis quatre ans, grâce à sa rencontre avec un bénévole de notre équipe, psychologue reichien , il est devenu autonome dans les transports, prenant le bus pour nous retrouver dans notre local de Chilly.

Dès lors, notre local devenait sa maison. Pas possible de l’en chasser. Si nous le mettions dehors par une porte, il revenait automatiquement par une autre.

Le premier des Robinsons

Sa revendication perpétuelle qu’il se dit à lui même comme pour s’en convaincre “c’est qu’il est chez lui ” ici. Nous l’avons entendu nous dire qu’il venait nous aider, qu’il faisait partie de l’équipe , qu’il était toujours un “Robinson” . Le premier d’entre eux, apparemment.

Entre les périodes de confinement et alors que les institutions et les structures sont toujours absentes de sa vie, notre local est une île, une étape dans les périples qui occupent ses journées. Une destination indispensable, faute de destin.

L’inconditionnalité , seule véritable inclusion

Samy est typique de nombreux jeunes et adultes, porteurs de handicaps divers et variés qui trouvent dans notre principe d’accueil inconditionnel, un second foyer.

Il est plus facile de s’intégrer dans un lieu qui reste informel, mais qui s’applique rigoureusement la mission d’offrir asile.

Nous avons observé il y a longtemps qu’il y a plus de tolérance aux différences, quasi spontanément dans les ambiances que nous créons; dans la multiplicité et la diversité de ceux qui passent, … qu’il n’y en a dans les lieux qui se spécialisent vers un public, ou dans une simple fonction.

On peut être autre quand on est “nôtre”

Ici chacun est là pour soi. Les institutions accueillent des individus, mettant en lumière leurs défaillances; les lieux alternatifs accueillent des personnes mettant en valeur leurs compétences .

Quant à nous nous accueillons des personnages en quête d’histoires…

AVIS: INTERMEDES-ROBINSON

RECOLTE ET DISTRIBUE EN MASSE!

Livraisons, récoltes et distributions. en très gros.

Attention, qu’on se le dise!

intermedes Robinson MJC et Centre Social , collecte et a collecté tout le week-end dans trois grands magasins du secteur.

Ces dons, obtenus viennent s’ajouter à nos propres achats et à ce que nous récupérons de la banque alimentaire.

Tout cela alimente tout notre système de distribution dans nos locaux mais aussi directement sur les lieux de vie des familles les plus démunies : Foyers, hôtels sociaux, quartiers, bidonvilles et squats En réalité, ce sont des tonnes que nous récupérons, obtenant, et redistribuons. Les besoins sont énormes, la précarité gagne un peu partout nos territoires.

MARDI 24 NOVEMBRE 2020

Distribution au bidonville de Chilly Mazarin “le rond point”

Très belle distribution alimentaire et de produits d’hygiène notamment des couches pour bébé. Pendant ce temps là nous avons avons organisé un copieux goûter avec du fromage et des fruits. Nous en avons profité pour rigoler ensemble grâce à de petits exercices physiques et d’apprentissage de la langue française. Nous sommes aussi allé au bidonville du “cimetière” de Chilly Mazarin. Jeanne a pu discuter avec les enfants revenant de l’école et aussi avec ceux qui n’avaient pas pu y aller pour diverses raisons: manque d’habits, accouchement imminent de la mère, rage de dents….autant-de réalités que nous devons prendre en compte dans notre accompagnement. Demain nous distribuerons des vêtements à la famille concernée!

Maite

MERCREDI 25 NOVEMBRE 2020

Goûter solidaire à Saint-Eloi

Une bonne équipée part cet après-midi au quartier de Saint-Eloi. Nous accueillons Laura, ancienne professeure des écoles, qui participe à la formation de pédagogie sociale.

Cette semaine on a ramené une grosse marmite pour y faire fondre du chocolat avec les enfants. Lisa, nouvelle stagiaire lycée chez nous, coupe les kiwis, bananes et poires avec les enfants volontaires : Panathy, Lassana, Wassim… Les autres, attirés par la délicieuse odeur de soupe au chocolat, commencent à s’amasser autour du tapis, et discutent avec Maïté.

On organise l’anniv d’Ibrahima, qui est le prochain, en décembre, il est question d’une chasse au trésor…!

Penda et Marie continuent à décorer les arbres. Plusieurs passants, dont notre Eddy national, nous félicitent du travail accompli. Merci, et à la semaine prochaine tutti !

Goûter solidaire à Bel-Air

Aujourd’hui nous avons fait un super goûter au quartier de Bel-Air.

Nous avons installé nos tapis juste à côté du jardin, préparé deux tables avec une belle nappe rose, des verres et des serviettes colorées!

Les enfants nous attendaient depuis un moment, ils nous ont même reproché les quelques minutes de retard que nous avions…

Nous avons commencé en faisant un beau cercle, et nous avons échangé sur nos journées. Puis, Leïla nous a posé des questions sur nos prénoms, l’origine et la signification. Nous avons alors commencé à jouer, en créant des nouveaux prénoms pour tout le monde.

Ensuite Aya a commencé à chanter, et nous l’avons tous suivi. Chaque enfant a proposé une chanson différente, parfois en anglais, parfois en français… et même en arabe!

Dès qu’il a commencé à faire un peu trop froid, les enfants ont proposé des jeux comme par exemple “policiers et voleurs” ou alors “un deux trois soleil”.

Mariama nous a préparé des bonnes crêpes au chocolat et nous avons partagé du jus et des clémentines.

Nous avons passé une très belle journée!

A la semaine prochaine!

Francesca.

JEUDI 26 NOVEMBRE 2020

Distribution et goûter solidaire au bidonville d’Antony Pôle

Aujourd’hui nous sommes allés au bidonville d’Antony Pôle pour faire une distribution alimentaire, ainsi que des produits d’hygiène et des couches pour les bébés. Nous en avons profité pour partager un goûter avec les enfants.

Comme la semaine dernière, la distribution s’est faite sur un parking en face du platz, pour ne pas gêner les travailleurs.

Nous avons commencé par la distribution, elle s’est très bien déroulée, et tout le monde était heureux de recevoir de la nourriture ainsi que des savons et des couches.

Ensuite, nous avons pris nos tapis ainsi que le goûter et nous nous sommes installé dans le bidonville.

Les enfants se sont assis avec nous pour partager un bon moment avec des clémentines, du kiri, du jus de fruit et les beignets de courgettes fait par Nicolae! Tout le monde à trouvé ça délicieux aussi bien les enfants que les parents! Nous avons tous passé une excellente après-midi.

Pour finir, nous nous sommes dit “Au revoir” et “à la semaine prochaine”!

Laura.

Distribution à l’hôtel social Astoria et au bidonville de l’Opel

Nous distribuons à une quarantaine de familles des denrées de première nécessité, ainsi qu’aux famille du bidonville proche de l’hôtel de Massy. Les garçons s’occupent des enfants dans le hall de l’hôtel en leur distribuant un bon goûter équilibré.

A la semaine prochaine !

VENDREDI 27 NOVEMBRE 2020

Goûter solidaire et distribution alimentaire à l’hôtel social Welcome de Chilly- Mazarin

Aujourd’hui super après-midi à l’hôtel social Welcome!

Nous avons installé les tapis pour les enfants, et en même temps, accompagnés par la musique, nous avons préparé la distribution: des pâtes, du lait, des soupes et des produits d’hygiène.

Les enfants étaient très contents de pouvoir danser et profiter du bon goûter: des crêpes, des clémentines et du jus de fruit. Une fois terminée la distribution, les mamans ont rejoint leurs enfants, et elles ont partagé le goûter avec nous.

Nous avons terminé la journée comme nous l’avions commencée : en dansant. Rendez-vous la semaine prochaine!

Francesca.

Goûter solidaire au quartier La Rocade de Longjumeau

Aujourd’hui nous avons fait un goûter avec les enfants du quartier de La Rocade de Longjumeau. Les enfants étaient très contents de nous voir. Ils ont hâte de pouvoir recommencer les ateliers de rue…

Une fois installés les tapis, nous avons préparé le goûter : des clémentines, des crêpes au chocolat, des fromages et du jus de fruit. L’après-midi s’est très bien déroulé, les enfants, et quelques parents, ont profité du moment partagé ensemble.

A la semaine prochaine.

SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020

CLAS bidonville au local

Aujourd’hui nous allons chercher Noris-Ionut, Laurentiu, Florin et Madalin au bidonville du rond-point pour notre CLAS bidonville hedbo, cette semaine accompagnées de Laura, ancienne professeure des école en formation pédagogie sociale cette semaine. Gratiela ramène Ana pour Aven Savore, à qui décidément la danse et le chant plait beaucoup.

Nous abordons en demi-groupe l’expression orale à l’aide d’un jeu de Mémory. Cela nous permet de réciter les mots en français mais aussi de créer des histoires, comme “le château est en feu, le pompier l’arrose avec de l’eau” ou encore “l’escargot dessine avec des crayons de couleur”.

On enchaîne sur de l’addition et de la soustraction simple avec un jeu de kapla. On termine avec des chiffres et des nombres, armés de nos ardoises ; on classe ensuite tous nos nombres par ordre croissant.

Laura propose ensuite aux enfants un “dessin tournant” : il s’agit de commencer à dessiner sur sa feuille pendant 1 minute, puis de passer sa feuille à son voisin de gauche, et rebelote. On continue ce petit manège deux tours de suite, et on regarde nos dessins en rigolant bien.

Pendant ce temps, Florin et Ionut copie des lettres, puis des mots, puis des phrases. On passe de “b” à “bleu”, de “c” à “ciel” et pour finir on lit et écrit “le ciel bleu”.

Pour finir, tous les enfants se rassemblent et Marie leur propose de confectionner une étoile géométrique en papier cristal. Madalin, qui est très sensible à la géométrie, fait la sienne avec beaucoup de facilité. Chacun repart fièrement avec son objet, à mettre à la maison.

Lorenzo a faim, nous dit-il : c’est donc l’heure de goûter ! On mange des bons biscuits avec du jus d’orange, Ana remonte de la répétition. C’est maintenant le moment de rentrer à la maison. A la semaine prochaine !

Distribution et atelier à l’hôtel social le Parthénon

Pendant que les parents étaient conviés à la distribution, nous avons pu réaliser des ateliers éducatifs avec les enfants. Nous avons joué aux jeux de société, nous nous sommes aidés les uns les autres et nous avons appris ensemble les règles.

Nous avons dessiné par terre, laissant exprimé son imagination, nous avons lu des histoires, fait des dessins, des puzzles et du domino géant. Autant d’activités qui nous permettent de prendre des nouvelles des enfants, de discuter de l’école, de la maison, des désirs et des envies des enfants. Les parents étaient très contents de la distribution avec beaucoup de variété.

Elle avait ce besoin urgent de décrocher…

Elle avait ce besoin urgent de décrocher…

ESSAIS D’EMPATHIE III

Des accrochages impossibles

Elle avait besoin urgent de décrocher parce qu’elle avait toujours grandi dans l’urgence. L’urgence de courir, l’urgence d’errer, de chercher des solutions, des opportunités et des rencontres.

Et c’était cela qui l’avait sauvé.

Mais le pli était pris, l’habitude profondément inscrite; il fallait toujours zapper, courir ailleurs… Quoi qu’il arrive , il y avait toujours ce refus de se sentir captée, cette impossibilité à s’inscrire totalement dans un moment jugé insupportable. Un refus de toute passivité , de toute tranquillité qui exclue aussi la possibilité d’attention. On n’en a ni le temps, ni la sécurité, ni les moyens.

Se poser, c’était se perdre, risquer de plonger d’un seul coup dans de sombres pensées qu’on abrite , mais dont on n’a qu’une fugace conscience.

Si fuir nous sauve parfois, il n’en reste pas moins que l’on se peut se trouver, par la suite, condamné à fuir pour toujours.

On paie cher ce qui nous sauve

Le propre des réflexes de survie c’est qu’ils coûtent cher à la longue, à tous ceux qui ont eu le génie de les inventer.

Ce qui a fait diversion pendant l’enfance; ce qui nous a sauvé de profondes dépressions; ce qui nous a distrait du vide, ou du sentiment d’abandon, deviendra plus tard une pente irrésistible.

Comment se remettre à la vie ordinaire, s’en contenter, s’en passionner quand on a échappé à des circonstances extraordinaires qu’il aurait d’abord fallu avoir le temps d’exprimer et d’expliquer?

Ce qui est sans recours est sans retour

La capacité de s’abstraire, la possibilité de fuir, quand elles ont été salvatrices au cœur d’une situation de grande solitude, viennent ensuite faire obstacle à toute relation possible, à toute capacité concrète à bâtir quoi que ce soit.

Elle avait ce besoin irrépressible de décrocher; tout était bon, aller aux toilettes pour la vingtième fois de la journée, se saisir du téléphone, disparaître dans un couloir, se cacher dans un escalier, emprunter le sens inverse du trajet, ou s’asseoir juste dans un coin pour se cacher.

S’évanouir

Elle avait ce besoin irrépressible de disparaître, sans doute pour ne pas avoir à se perdre à nouveau dans une vie devenue trop grande, un avenir trop différent , un environnement dont on connait tous les codes , mais auquel on restera pour toujours étranger.

Apprendre dans la passivité, à ce compte, devient vite exténuant ; la moindre tâche à faire apparait comme une montagne insurmontable.

On comprend vite trop vite, pour avoir encore le temps d’apprendre… Il y a eu une désynchronisation au cœur même de sa présence au monde et aux choses.

Fuguer pour s’en sortir

Dans de telles circonstances, avec toute cette aptitude et cette inaptitude, la seule manière d’évoluer, de changer, de se dépasser, de sortir de l’impasse, et bien c’est de s’exprimer de tout son corps , que ce soit dans la danse, le sport, ou les performances artistiques.

Ceux qui ne peuvent pas se former, doivent se dépasser; ils doivent littéralement se performer, se fixer d’autres buts, d’autres objectifs et viser les étoiles , pour échapper à la boue des souvenirs, qui collent à la peau.

Et pendant ce temps là , au jardin

Voici quelques nouvelles du jardin et quelques images aussi.

Sous la conduite de Cyrile, le jardin a pris ses habits d’hiver. Grâce à une nouvelle livraison de BRF, les chemins sont redessinés.

La terre , légèrement retournée , est prête pour une nouvelle saison .

Même en hiver, le jardin reste un jardin de couleurs, un espace agréable à voir, vivre et habiter, familier des enfants et adultes du quartier.

MARDI 17 NOVEMBRE 2020

Distribution et goûter solidaire au bidonville du rond-point

Nous partons avec une belle équipée au bidonville du rond-point afin de passer un moment convivial avec les parents et enfants présents, mais aussi afin de faire notre distribution alimentaire et de produits d’hygiène.

Avec Maïté, nous lavons les mains des enfants, ils nous montrent comment ils font, longtemps, en se massant les articulations. Ensuite, nous prenons tous place sur le tapis pour manger un babibel, une banane et du cake Saint-Michel au chocolat. Maïté propose des jeux, compter en français jusqu’à 20 – Lorenzo, Noris-Ionut et Darius sont à fond, ils veulent répondre à toutes les questions le plus vite possible, pour nous montrer qu’ils savent – nommer les mois de l’année et les jours de la semaine, faire la différence entre les deux. Autant de jeux amusants qui permettent de travailler les acquis scolaires.

Les adultes se joignent à nous pour discuter autour d’un chocolat chaud et d’une banane, nous revoyons même Costy et Geanina, que nous sommes toujours contents de revoir. Ils s’apprêtent à aller chercher Kevin à l’école.

En parallèle de notre goûter, la distribution suit paisiblement son cours. On recense à ce jour 29 foyers venus prendre un colis, avec une recrudescence de besoin en couches n° 4 (rien de nouveau sous le soleil, en somme).

 

MERCREDI 18 NOVEMBRE 2020

CLAS du mercredi matin…

Après, une brève trêve de 2 semaines (travail sur une nouvelle organisation pendant cette période de confinement et 11 novembre), notre CLAS a enfin repris.
Nos jeunes adhérents, en groupes restreints se sont succèdés.
Petits et grands étaient très heureux de se retrouver pour un moment convivial autour des apprentissages scolaires.
A la place de notre collation habituelle, nous avons offerts des gourmandises à rapporter et partager en famille.
Nous avons avancé les attrapes-rêves ce qui nous a permis de continuer notre recueil autour des peurs et des cauchemars dont les enfants parlent finalement très facilement.
Puis nous avons travaillé sur les contenus scolaires, et particulièrement, les dictées de mots.

Cuisson des œuvres d’argile des enfants de Saint-Eloi et du bidonville d’Antony Pôle, à la MJC de Morangis

Ce matin nous partons avec Rosy à la MJC de Morangis, qui nous prête gentiment son four à céramique afin de cuire les œuvres produites par les enfants de Saint-Eloi et d’Antony Pôle cet été.

Par bonheur le four est assez grand pour accueillir toutes les poteries. Il faut être vigilant à ce que le four monte bien en température – elle peut atteindre les 600° celsius avec un four basse température, 1300° celsius avec un four haute température ! Les productions d’argile mettront douze bonnes heures à cuire. Nous les récupèrerons demain matin afin de les rendre à chaque enfant.

Goûter solidaire (d’anniversaire) et Street Art à Saint Éloi

Aujourd’hui à Saint Éloi nous avons fêté l’anniversaire de Djénéba. Nous avons acheté un bon gâteau au chocolat, des bougies et des quatre-quarts.

Afin de maintenir le goûter plutôt sain, nous avons préparé des brochettes de fruits. Cependant, on ne peut pas fêter un anniversaire sans des fraises Tagada, que nous avons ainsi rajoutées aux brochettes.

Une fois arrivés sur l’atelier, nous avons préparé la “mise en scène” en installant une grande table bien décorée, des lanternes, les gâteaux et du chocolat chaud.

Les enfants étaient contents de nous voir, même s’ils ont eu un peu du mal à accrocher à l’idée de fêter tous ensemble l’anniversaire. Après un peu de gêne initiale, ils ont quand même participé, ils ont dansé et ils ont apprécié les brochettes et le gâteau.

Au même moment, Marie a continué son projet de Street Art. Nous avons pu constater avec joie que le tricot que nous avions précédemment accroché aux arbres n’a pas été dégradé. Nous avons ainsi continué à les “habiller”.

Nous avons passé un bel après-midi, en profitant du soleil et de l’ambiance festive et chaleureuse.

Francesca.

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Goûter solidaire au quartier de Bel Air

Super après-midi au quartier de Bel Air; Nous avons préparé un goûter équilibré super riche avec des pommes, des oranges, du raisin, du fromage et des croissants. Nous avons bu du jus de pomme. Les enfants étaient trop contents de passer un moment convivial avec nous.

Kévin

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MARDI 19 NOVEMBRE 2020

Distribution et goûter solidaire au bidonville d’Antony Pôle

Aujourd’hui nous sommes allés au bidonville d’Antony Pôle avec une super équipe afin de réaliser une distribution de nourriture, produits d’hygiène et pour bébés, mais surtout pour partager un bon goûter avec les enfants du platz.

Nous avons choisi de distribuer les produits en dehors du bidonville, en garant notre camion sur un parking adjacent, en évitant ainsi de gêner les personnes qui étaient en train de travailler dans le parking du bidonville.

Les habitants nous ont rejoint en très grand nombre: on a servi 48 familles! La distribution s’est déroulée sans aucun problème, tout le monde était heureux de nous voir.

En même temps, une partie de l’équipe a mis en place un bon goûter pour les enfants à l’intérieur du camp. Au menu: des pommes, des bananes, des clémentines, quelques gâteaux et du jus de pomme!

Les enfants se sont régalés, et certains parents aussi!

Nous nous sommes dit ” Au revoir!” et rendez-vous la semaine prochaine!

Francesca.

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VENDREDI 20 NOVEMBRE 2020

Goûter solidaire à l’hôtel social “Welcome”

Aujourd’hui nous sommes allés à l’hôtel social Welcome pour offrir un savoureux goûter aux enfants. Nous avons profité de l’occasion pour distribuer aussi des savons, des couches et des vêtements pour bébés.

Une fois arrivés à destination, nous avons installé nos tapis sous les quelques rayons de soleil restant. Nous avons disposé les assiettes, les serviettes et les verres afin de créer une ambiance conviviale et festive.

La musique nous a accompagnés tout au long de l’après-midi. Tout le monde dansait, enfants et mamans!

Ces dernières étaient contentes de notre présence, et notamment des couches et des vêtements.

Nous avons passé un bon moment avec les enfants, et nous pensons déjà à la semaine prochaine!

Francesca.

Distribution alimentaire au bidonville des Moulins

Aujourd’hui nous allons au bidonville des Moulins à Massy afin de voir deux familles pour la scolarisation de leurs enfants, ainsi que pour soutenir une de ces deux familles qui connait actuellement une période très difficile.

Nous sommes accueillis chaleureusement dans la cabane de cette famille, et nous discutons pendant un certain temps avec eux afin de leur apporter tout notre soutien.

Nous allons ensuite frapper aux portes des autres cabanes afin d’amener une personne de chaque famille au lieu de distribution, qui se situe un peu plus loin. En effet, l’accès au bidonville est impossible en camion, et nous devons traverser la N20 en pedibus avec les habitants pour arriver jusqu’à notre camionnette. Nous approvisionnons cette semaine une dizaine de famille, qui nous remercient beaucoup.

A la semaine prochaine !

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2020

Goûter solidaire et distribution alimentaire à l’hôtel social Parthénon

Aujourd’hui nous sommes allés à l’hôtel Parthénon pour passer l’après-midi avec les enfants.

Après s’être installés avec nos tapis, nous avons accueilli les enfants avec du jus de fruit, des oranges et des gâteaux. Ils étaient très contents, et même s’il faisait plutôt froid, ils ont profité du moment à l’air libre.

En même temps, les mamans ont bénéficié de la distribution alimentaire, des produits d’hygiène, des couches et du lait en poudre pour bébé. La distribution s’est très bien déroulée, tout le monde a respecté la file et chacun a pu recevoir tout le nécessaire.

Nous sommes tous très heureux d’avoir partager ce moment ensemble, un bon goûter et une super distribution.

Nous nous retrouverons la semaine prochaine!

Francesca.