Ne soyez pas un réseau, soyez un centre; ne soyez pas complémentaires, soyez entiers !

A toutes les rentrées, c’est la même chose; on nous dit quoi penser « raisonnablement » de chaque sujet,  et en particulier, de l’éducation, de l’enfance et de « l’Ecole ». On appelle cela, justement, un « marronnier », un temps d’attention saisonnier, futile et obligatoire sur un sujet qu’on se pressera de classer, ordonner et de remiser aux oubliettes, dès le lendemain.

Penser avec des pensées toutes faites, telle est la condition de la nouvelle inhumanité. C’est du prêt à concevoir, à dire , à raconter, à partager…

Plus que tout autre domaine, l’Education et le Social sont les champs où nous impose le plus de pensées « formatées », moyennes et raisonnables; exemplaires, consensuelles, tièdes.

Or toute pensée cache toujours la manière dont on se pense soi même, comme acteur social, éducatif, politique de sa vie et de son temps. Il est là, l’enjeu de toute idéologie: limiter la définition de qui nous sommes et de ce que nous pouvons être.

Ainsi l’enseignant, le travailleur social, l’animateur, le « simple citoyen » sont-ils convoqués en permanence à se représenter comme des petits maillons de chaîne. Ils devraient être connectés, les uns les autres, travailler en « bonne intelligence », les uns à côté des choses selon des protocoles. Le mot d’ordre est là: « faire réseau », « être complémentaire », accepter d’être un fragment.

Il est bien commode d’inviter l’acteur social à perdre de vue la globalité et le sens de son action, comme de son impact, en lui réaffirmant qu’il n’est qu’une poussière dans un ensemble qui lui échappe et qui n’est ni à sa portée, ni lié à son vouloir.

La dilution des tâches, comme des responsabilités, contribue à décerveler l’acteur de terrain qui avale de plus en plus de couleuvres , mais qui n’en fait pas une maladie (en tout cas pas tout de suite) car il n’est qu’un petit maillon de la chaîne.

Tout réseau est un filet; tout réseau est entrave et trop longtemps les acteurs sociaux se sont consolés de leur perte d’influence, de liberté et de pouvoir d’agir, par l’hypothétique satisfaction d’être en lien avec d’autres acteurs et partenaires; de ne plus être seuls dans cette galère et d’être -pourquoi pas- un peu plus efficaces ensemble.

Mais tout cela est du vent ; ce que nous n’osons pas tout seul, nous n’aurons pas le courage de le faire au nom d’une pluralité d’éléments en réseau. Les réseaux échouent toujours à devenir des collectifs. Au mieux, ils sont une pluralité de solitudes.

Nous constatons que les réseaux ne se risquent pas, ne s’engagent jamais et n’arrivent guère à constituer un « nous » possible ou effectif.

La Base du social , l’avons nous oubliée?  C’est l’autonomie de l’acteur sur son propre terrain, sa liberté, sa nécessité d’agir et de construire un sens cohérent et global au delà même de son action.

Il faut être « Un » d’abord pour pouvoir être entier et même participer d’une communauté possible. Il faut d’abord être une personne entière. Une personne, c’est tout le contraire de l’individu qui n’est que matériau ou fragment d’un ensemble qui lui échappe. Seules les premières  personnes sont créatrices, au singulier , comme au pluriel.

Ne soyez pas complémentaires, ne fractionnez pas vos actions, ne cloisonnez pas vos combats ! Soyez les mêmes dans  la rue, au travail, à la maison. Soyez entiers; exigez la cohérence.  Soyez sauvages et vrais!

   KroniK des Robinsons de la Route: Tournée d’été AVEN SAVORE 22 – 27 Aout

Les couleurs d’AVEN SAVORE par Juliette

MARDI  : Après un départ mouvementé de Chilly-Mazarin et un joyeux pique nique musical, répétition énergique à l’arrivée à Chalon sur Saone. Aujourd’hui, on se découvre encore, mais les hésitations et les faux pas partagés nous lient ! Et sur scène, chacun prend sa place pour s’épanouir dans le cadre crée ensemble.
Pour son premier spectacle, Aven SAVORE, accompagné de Tomas et Stefan des Kesaj Tchavé a enflammé la scène de la maison de quartier du Pré st jean à Chalon sur Saône ! Des échanges émouvants et sympathiques avec un public enjoué, la tournée s’annonce riche de rencontres et de partage !

Sur l’aire d’autoroute, pique nique en musique et en danse! On annonce les couleurs!!
AVEN SAVORE, annoncé comme spectacle du jour!
Graziella et Cassandra dansent au milieu du public
Première représentation, le public est conquis!
La tournée en dessins, merci Marie!

MERCREDI : après une nuit bien méritée au château de Chalon et un petit déj gourmand apporté par Ennouri de la maison de quartier, la troupe reprend la route direction Grenoble.
Au camping de Seyssins, le casse tête du montage des tentes ne s’éternise pas trop longtemps…Ouf, on est installés et la pause piscine, tant espérée est bienvenue. Quelques brasses et il faut repartir pour la répétition au pied des montagnes sur le campus!

AU grand air, les répét sont douces!!
AU grand air, les répét sont douces!!

Dans la soirée, Aven Savore a mis le feu sur la scène du Congrès de l’ICEM !! L’ambiance était joyeuse, le public en folie a participé aux danses et aux chants de la troupe avec beaucoup d’enthousiasme! Instits et éducateurs reprennent en cœur « Le facteur n’est pas passé » à la sauce Dusko !!
Les robes colorées, les gestes gracieux, la joie partagée se sont répandus dans toute la salle et le bonheur a été contagieux !! Sûr qu’on entendra longtemps chez les Robinsons les ‘tu te souviens de la soirée au congrès »…

JEUDI : Ce ne sont pas les quelques nuages menaçant qui nous feront renoncer au petit plaisir d’une baignade matinale!! Alexandru fait ses premières brasses dans le grand bain sous les regards épatés des copains qui ont accompagnés ses premières tentatives. Pendant ce temps au congrès, Laurent « table ronde » et Dusko, Abdel et quelques enfants animent l’atelier danse de rue.

Pause piscine et premières brasses!

 

 

En début d’après midi, la joyeuse troupe se retrouve au complet. De la cuisine, de la danse, de la musique, des rires, des belles rencontres et des échanges ! Intermèdes est là!!! Toute la journée, les congressistes reconnaissent un visage, un sourire et remercient les enfants pour la soirée de la veille. .

Atelier Danse de rue avec Stefan
Hélène aux fourneaux. Ce soir, paella marisco pour 50 personnes!

Le soir, repas partagé : on mange tous ensemble la paella cuisinée avec les copains de l’association Mme Ruetabaga (de Grenoble). Une belle tablée autour d’une magnifique (et délicieuse!!) paella, avec les copains du chantier de pédagogie sociale et les Robinsons . Même si la paella ne passe pas aussi bien pour tout le monde, le moment partagé, avec chips ou coca est très chouette !

VENDREDI chargé pour les Robinsons!
Au congrès de l’ICEM le matin, Laurent, Abdel et Hafsatou présentent l’association et ses activités dans le cadre d’une conférence sur la pédagogie sociale. Incroyable Hafsatou qui remercie Intermèdes, « avant je n’étais pas ouverte d’esprit  comme ça»

Pendant ce temps, au camping, on démonte joyeusement!!!
Après une pause Mc do, (presque unanimement notre meilleur repas ; ) on arrive repus et contents au village de Glandage où on est accueillis avec les sourires des copains de l’association Mme Ruetabaga. Vue magique sur les montagnes!  Chacun s’active pour dresser notre éphémère campement. Malgré les galères de montage (« mais où sont les sardines », « comment ça se met ce truc ?? »), les nuits fraîches, le mal de dos au réveil, on aime bien notre petit camp et les moments qu’on y partage !!

Répét au café, dans un cadre encore une fois grandiose!

                 

C’est déjà l’heure de la répét au café associatif du village pendant que les bénévoles de Mme Ruetabaga aidés par les Robinsons épluchent, tartinent…pour la grande soirée tzigane. Malgré la fatigue, les gorges qui chatouillent, c’est ici et maintenant que nous voulons être ensemble ! Au public charmé, Aven Savore a encore offert une belle soirée de chants et de danses.


Et sur les plus grands tubes de manélé, ceux de l’été et des étés passés, la joyeuse troupe a entraîné les spectateurs jusque tard dans la soirée!! Zouk Machine a encore de beaux jours devant elle !! Pour nous, c’est encore de beaux moments partagés et des souvenirs créés…

SAMEDI
: Après une nuit humide, le café et les tartines de Nutella sont savoureux ! On se perfectionne pour le rangement des tentes mais on n’est pas mécontents que ce soit la dernière fois ! Direction Monestier le Percy pour le festival des 400 coups ! On apprécie le cadre improbable, le chapiteau grandiose planté au milieu des champs et bâtiments désaffectés…

Chapiteau au milieu des champs à Monestier le Percy
La sarbacane passionne Caroline et Alexandru…pendant 2 heures!
Mais que peut bien raconter Alex aux copains de Mme Ruetabaga?!?
Pause lecture dans le salon improvisé pour Izabella
Fête des 400 coups, le programme mis en couleurs par Héléna, Caroline et les petites mains des enfants!
Mariam organise l’atelier peinture
Yaelle et Héléna dessinent au vert

Dernière répét sous le chapiteau avant le dernier spectacle de cette tournée incroyable. Il sera beau ce spectacle, chacun perçoit sur les visages, dans les regards le plaisir d’être ensemble. Dernière boum aussi. Moins longue, la fatigue pesant sur les corps des petits et des grands. Pourtant, aux premières notes de Ceae Shukarie, devenue notre référence commune, les énergies se mêlent encore pour quelques minutes !

Pause déj, Laurent et Hélène expliquent à la troupe l’orga et le coût du séjour

Dimanche : dernier petit dej’ partagé avant un trajet qui s’annonce long et chaud.

10h, bagages chargés, traits tirés, on quitte Monestier à l’heure prévue, c’était pas gagné ! Pause déj, on partage un savoureux fromage de chèvre du marché (merci Hélène et Nathalie!!), une découverte pour Cassandra qui s’étonne d’aimer ça ! On se traduit quelques mots de roumain, des paroles de chansons remplissent les carnets. On veut garder une petite trace du séjour, des moments partagés.

Embouteillages, téléphones déchargés, chaleur étouffante…Dans les camions, on s’impatiente, on a envie d’arriver. Mais plus l’échéance approche plus on a envie de la retarder. Alors, on se raconte les soirées, les nuits sous la tente, on se rappelle les progrès des danseurs. On se répète qu’on a « adoré ces vacances ensemble » et on évoque déjà la prochaine tournée (pourquoi pas la Slovaquie ou la ZAD de NDDL?)

Et puis Chilly. 10H de voyage. Énième déchargement, le dernier pour cette fois. Yeux fatigués, gorges nouées mais des sourires, encore !
Le dernier camion arrive enfin : vitres baissées, Gipsy Casual volume maximum, rires explosifs : les Robinsons sont de retour !!
C’est l’heure des au revoir, des câlins et des larmes. On se promet de se revoir vite et on se quitte les cœurs chargés et les têtes pleines de couleurs, de musique et de souvenirs.

Vivent les Robinsons, Vive Aven Savoré !

Définition de la Pédagogie sociale

Définition de la Pédagogie sociale

La Pédagogie sociale est une pédagogie influencée par de grands auteurs/ éducateurs, tels que célestin Freinet, Janus Korczak ou Paulo Freire. La Pédagogie est une activité se situe à la lisière de l’action et de la théorie.

La pédagogie sociale vise à expérimenter de nouvelles façon de vivre et travailler et éduquer ensemble, avec tous les âges et à partir de toutes les cultures.

Elle repose sur des grand principes (inconditionnalité de l’accueil, recherche de l’autonomie ) et se définit également par la production d’outils adaptés à ses activités (pratiques de conseils ou d’assemblées, journal, correspondance, organisation du travail communautaire, etc)

Pour aller plus loin :

Pédagogie Freinet

 

Formations

Des formations aux théories et pratiques de Pédagogie Sociale

  • Une Pédagogie  globale  pour travailler dans les contextes de crise et de précarité
  • Une pédagogie de l’autonomie pour les publics comme pour les acteurs sociaux
  • Une pédagogie de transformation et d’amélioration des réalités sociales et institutionnelles
  • Une pédagogie d’empowerment mais aussi de développement social communautaire
  • Une pédagogie qui allie le soin et l’émancipation, l’individuel et le collectif
Des modalités de formation adaptées aux contraintes actuelles
  • Formation courte « de démarrage » sur une journée
  • Cycle de séances thématiques ou séminaires, un après midi ou un soir par mois
  • Actions de formation et calendriers adaptés aux situations
Des formations sur des thèmes associés
  • Comprendre les évolutions de la famille et de la parentalité et le partage de la relation éducative
  • Travailler avec les familles en institution et hors institution
  • Soutenir l’éducation avec les parents
  • Aider les parents à équilibrer leurs relations avec les institutions
  • Faire famille parents et acteurs sociaux, aujourd’hui
  • Pratiques de transformation de l’environnement
  • Jardinage social en ville ou en friche périurbaine
  • Techniques de d’autoproduction alimentaire
  • Pratiques de cuisine collective de rue
Accueillir et rejoindre le jeune enfant en milieu urbain
  • L’accueil des jeunes enfants en milieu ouvert
  • Le mélange des âges dans les actions éducatives de rue
  • L’accompagnement éducatif global depuis la petite enfance  et la notion de curriculum
Outils de développement de la participation démocratique
  • Créer et animer des instances de libératrices en milieu ouvert
  • Créer et faire vivre un journal mural, un journal de quartier
Outils et pratiques d’apprentissage pour les non enseignants
  • Les bases des pédagogies nouvelles et sociales
  • Initiation à la Pédagogie Freinet

Devenir Pédagogue social

Formation qualifiante, de premier niveau sur 3 jours :
Premier niveau :
Bases pratiques et théoriques de la Pédagogie Sociale

Comprendre les différents types de pédagogie : traditionnelle, nouvelle, sociale
L’héritage des grands pédagogues sociaux
Pratiques et postures du pédagogue social
Etudes d’exemple et mise en condition
Comprendre les caractéristiques, ressources et contraintes du travail éducatif, auprès des enfants en situation de grande précarité
Etude d’exemples et mise en condition (possibilité d’observer ou de participer à un atelier)

Deuxième niveau :

Premier jour: Les concepts
Comprendre les caractéristiques et contraintes de la précarité
L’inconditionnalité
Les sécurités essentielles
Eduquer, transmettre, transformer
La relation dialectique avec les partenaires et acteurs locaux

Second jour: Le vécu et le ressenti
L’approche relationnelle : enveloppement et sortie
La notion de soin et de « Care » en Pédagogie sociale
La restauration narcissique, résilience et réparation

Troisième jour : l’action
Monter un projet
Choisir un territoire
Présenter, défendre, soutenir son action
Les relations aux institutions, aux partenaires
Alliances et oppositions

 

Troisième niveau :

Premier jour: Philosophie sociale
Philosophie de la précarité
Philosophie de la reconnaissance
Le collectif et la communauté
Le care et empowerment, en pédagogie sociale
De l’intention à l’attention
De la motivation et de l’engagement, à l’intérêt et la curiosité
De l’abstraction à la matière, agir pour la personne réellement là

Second jour: Monter une intervention en pédagogie sociale
Financement, gestion,  projection : aborder la question financière ; s’approprier les notions comptables essentielles et les outils de gestion
Recruter, encadrer, donner du travail : le difficile équilibre à trouver entre professionnalité et engagement.
Travailler dans un contexte inédit et différent :
Travailler sur la précarité avec des précaires
Travailler en apprenant à travailler
Dépasser les nécessaires ruptures, maintenir une continuité de l’action au delà des fragilités financières, de personnes et d’équipe.

Troisième jour : Former, se former à la pédagogie sociale
Former en Pédagogie sociale, mission complexe
Deux grandes difficultés: le renversement des croyances, le temps court
Le grand paradoxe et le recours à l’exposé
Voix, horizontalité du regard, posture, narration et attention
Lâcher prise pour s’adresser au groupe
De l’exposé à la conférence gesticulée
Savoirs chauds, et savoir froids
Petite histoire et grande Histoire
Modéliser, schématiser, exemplariser
Donner vie à la parole, chauffer la salle, s’adresser à chacun, les modèles d’usage de la parole: Malcolm X        et évangélisme
Précautions, préparation
Présentation, tour de table orienté
Commencer, théoriser
Photos, documents audio  et vidéos, s’appuyer sur des moments de réalité
Ouvrir, mettre en perspectives

3 journées  à l’Institut: Voir le calendrier des formations

Pour les 3 journées : 600 euros avec prise en charge employeur ; 400 euros à titre individuel. 
Pour chaque journée : 200 euros avec prise en charge employeur ; 150 euros à titre individuel.
Possibilité de tarif militant ( à discuter ensemble )

Fiche d’inscription à la formation

 

Nos ouvrages

« Philosophie sociale », Chronique Sociale, 2016

La philosophie correspond généralement à un mauvais souvenir pour les étudiants en travail social ou les enseignants. Ils ont la mémoire d’une matière très scolaire, qu’ils n’ont connue qu’une seule année, et dans l’unique optique de l’examen et de la note au Bac qui devait en découler. Parce que la Philosophie peut être trop souvent, pour reprendre l’expression de C Freinet, comme « de l’eau pour un âne qui n’a pas soif », il convient de jeter les bases de ce qui pourrait être une « Philosophie Sociale » utile à tous les éducateurs, acteurs sociaux et éducatifs (professionnels ou non). Bien entendu cette « Philosophie sociale », parce que sociale, se doit d’être une philosophie de tous et pour tous ; c’est à dire une philosophie absolument débarrassée de tout ce que l’école a pu véhiculer comme déconnexion d’avec notre vie et notre monde. Elle se doit être une philosophie « déscolarisée », c’est à dire débarrassée de toute velléité encyclopédique, et didactique. Dans cette Philosophie les auteurs que nous avons à rencontrer sont ceux qui ont été productifs au sens basique du concept de « travail ». Car nous avons besoin de concepts, non seulement pour comprendre, mais (plus simplement encore) pour saisir et savoir percevoir le monde et la réalité qui nous entourent. Sans ces mots, sans ces concepts, nous sommes abusés par l’évidence et l’immédiateté de tout ce qui nous conditionne, programme ou opprime : institutions, médias, discours dominants, illusion « naturelle » d’un « ordre des choses », qui est toujours idéologique. Cet ouvrage est un outil d’aide à la réflexion et à l’action pour tous les travailleurs sociaux dans l’exercice de leur travail. Il est un outil de travail pour les étudiants en travail social.

« Des lieux pour habiter le monde. Pratiques en pédagogie sociale », Chronique Sociale, 2012

L’ouvrage « Des lieux pour habiter le monde. Pratiques en pédagogie sociale » constitue toujours une oeuvre originale par la diversité de ses auteurs. En effet, à partir d’une pratique sociale et éducative innovante, dont il s’agit de rendre compte, ont contribué à l’écriture de ce livre : des adolescents, des parents, des étudiants en écoles de travail social, des bénévoles, des intervenants éducatifs, des professionnels de la petite enfance, etc. En savoir plus 

 

 

 

« Pédagogie sociale », Chronique Sociale, 2012

La pédagogie, pour un éducateur, c’est un peu comme une boussole pour un navigateur. Quand on en possède une, on se risque plus loin, on accepte de ne plus suivre les dites… Se construire une pédagogie, permet de renouveler le sens que l’on porte et aussi que l’on donne aux fondamentaux du travail de l’éducation. Combien de mots et de notions utilisés chaque jour, dans les métiers du social, de l’éducatif, sont-ils mutilés d’une partie de leur sens ? Avoir et développer sa pédagogie permet à l’éducateur de sortir de ce qui est convenu, des concepts qui font un apparent consensus mais qui sont faibles en sens. II s’autorise alors à théoriser et communiquer sa pratique, à en exposer les axes majeurs, à en débattre… afin de mettre en harmonie ce qu’il est, ce qu’il fait et ce en quoi il croit. Cet ouvrage clarifie la notion de pédagogie, en précise les visées en travail social : transmettre, transformer, éduquer. Il invite à (re)découvrir les philosophes pédagogues, les pédagogues médecins, les pédagogues sociaux, à l’origine de concepts-clés, d’idées forces en éducation. Il donne les axes pour construire sa propre pédagogie à travers suit principes.

 

« Travail social, les raisons d’agir », Erès, 2013

Ce qui manque aujourd’hui dans le travail social, ce ne sont pas les idées, c’est l’énergie, l’envie et la question du sens. Où trouver les forces pour réenchanter le social, pour récréer ici et maintenant l’aventure du social ? Comment continuer à travailler avec les enfants, les familles en grande difficulté, alors que nous-mêmes, acteurs sociaux, sommes condamnés à la précarité de nos moyens ? Comment favoriser l’autonomie des individus et des groupes alors que nous-mêmes, dans nos institutions, nous sommes de plus en plus souvent condamnés à la dépendance et à l’hétéronomie ?

Ce recueil poétique et pourtant éminemment concret constitue un manifeste politique ambitieux : ces textes courts, accessibles à tous, invitent à une réappropriation de la vie commune. Leur ancrage local dans l’action et dans la culture, loin de relativiser le propos, de le limiter à de simples événements, ouvre au contraire sur des thèmes de réflexion universels. Tel est en effet le sens du travail local au coeur du «milieu» : trouver ici et maintenant ce qui nous permet de comprendre une condition qui nous dépasse et qui nous est commune.

 

Travailler avec les familles, Erès, 2004

Ce travail propose une réflexion originale sur ce qui fait à la fois la nécessité et la difficulté de travailler aujourd’hui avec les familles, que ce soit dans le secteur social, celui de l’éducation ou celui de l’animation. S’appuyant sur une pratique vivante et des situations rencontrées et vécues dans différents types de structures, il invite à voir autrement les difficultés de communication et les malentendus qui grèvent trop souvent la relation parents/professionnels. Au-delà, le livre plaide pour une véritable coéducation en actes qui réunisse tous les protagonistes des relations éducatives, et qui soit ainsi susceptible de dépasser la plainte de la démission parentale ou les illusions de la répression. S’appuyant sur le travail d’une structure innovante, il propose des pistes d’action et de réflexion dans ce but