Sur-distances et sur-violences

Nous vivons une ère du travail social et éducatif , où la distance est devenue une arme braquée sur les enfants, les familles et les groupes les plus précaires. Concrètement, les professionnels, les cadres, les représentants d’institution semblent s’anesthésier eux mêmes et progressivement, vis à vis des réalités sociales que dix ans auparavant, nul n’aurait supporté.

Cette perte de sensibilité, de la capacité de s’indigner, de se révolter (qui sont une atrophie, et quoi qu’on en dise une mutilation volontaire) … sont rendues possibles par la norme et le dogme de la distance.

Que l’on se comprenne bien: il ne s’agit pas ici d’une distance naturelle entre personnes et groupes différents. Il ne s’agit pas d’une distance d’éloignement, ou d’ignorance. Non il s’agit en fait d’une sur-distance: une distance artificielle, consciemment voulue, déployée et fabriquée et … désirée.

Une sur distance crée et mue par la peur et justifiée par différents motifs.

Les acteurs sociaux et éducatifs recourent avec  le plus souvent le soutien et l’encouragement de leurs institutions et de leurs cadres, à la distance selon trois motifs principaux:

1/ La peur de ne pas être reconnu comme professionnel ,

La précarisation des parcours et des places professionnels, la perte de stabilité et de liberté dans son cadre professionnel ont profondément insécurisé les travailleurs éducatifs et sociaux. ceux ci , par réaction ressentent un grand besoin d’affirmer une pseudo-professionnalité , destinée à les renforcer , les conforter.  Il s’agit avant tout de se rassurer sur sa place de professionnel en accroissant la distance entre soi même et l’usager. On va faire de lui, par un tel traitement,, un « tout autre », une personne soupçonnable d’illégitimité, d’irrationalité. Pourquoi? Pour qu’ à l’inverse, nous puissions revendiquer en retour et en symétrie cette même légitimité et rationalité dans nos actes. Soulignons icii la terrible ambiguïté de la soif de reconnaissance professionnelle dont la cause est en général au dessus de nous, mais dont nous ne savons nous défendre qu’en affirmant davantage de distance, de revendication de savoir et de contrôle… qu’au dessous de nous. Cette erreur de perspective, d’adressage en quelque sorte condamne le professionnel à une fuite en avant (de mise à distance), tout aussi interminable qu’impuissante.

2/ La peur de l’usager et des publics

Un tel éloignement attire de la culpabilité et surtout fait peur en retour. On se met à craindre les réactions des usagers de leur milieu; on se met à redouter leurs intentions, leurs possibilités de rétorsion. Ne vont ils pas nous faire des procès, nous accuser , nous tracasser?  Et voici que la distance sert en second lieu à prévenir les mauvaises intentions supposées ou redoutées de nos publics.

La distance devient ainsi une prévention contre toutes nos peurs. On y est encouragé par la propagation tout autour de nous, dans les médias, la société et les institutions, de spires anecdotes, des pires exemples qui ont en commun, de ne pas ressortir de notre propre expérience et de notre vécu,mais « d’un air du temps », qu’on nous impose.

3/ La peur de se perdre et de se faire dévorer

« Si on leur donne ça , ils nous prendront tout ». Les besoins des publics , des usagers apparaissent d’un seul coup comme insatiables , immenses. ne sommes nous pas en danger d’y sombrer? Et voici qu’une archaïque peur de dévoration reprend les acteurs du social et de l’éducation. Être professionnel, vouloir se préserver dans son métier, cela reviendrait à une lutte continuelle et de tous les instants « pour ne pas se faire bouffer ».Voici qu’on craint d’être une victime, un dommage collatéral, de la chair à zombie pour un public , que nous ne voyons plus que par leur appétit. C’est un peu comme si nous avions admis que tout cela était sans remède et destiné au désastre: les précaires seront toujours plus nombreux et de plus en plus précaires, ainsi pour tous les ayant droits des services éducatifs et sociaux. Nous sommes en charge de préserver nos forces ,  que nous nous représentons comme un capital fini, en danger de se perdre et de se dilapider.  Loin de nous construire et de renforcer notre expérience et notre technicité, les besoins des autres nous fragilisent. C’est ainsi que nous sommes invités à penser par les collègues , par les cadres, par les discours ambiants.

Cette peur de se perdre rencontre aussi une norme sociale envahissante:celle de la vie privée.  cette vie privée que nous avons comme mission, comme injonction, comme raison d’être de défendre, d’accroître, contre tout et contre tous, et contre la vie elle même, s’il le faut. Nous ne serions rien ni personne, si nous ne sommes pas capables à tout bout de champ, toutes les deux phrases de rappeler cette exigence, cette mise à distance de la réalité sociale et professionnelle… au nom de cette vie privée, que nous imaginons comme un ultime recours, une récompense à tous nos renoncements, une consolation à toutes nos impuissances.

Distances et surviolences

 

 

La surviolence est définie comme une violence supplémentaire, une violence qui n’était en quelque sorte pas obligée, ni justifiée par une réaction normale. C’est l’insulte raciste qui vient à l’esprit du conducteur contrarié par un autre. C’est le désir d’exclure « une bonne fois pour toute » l’adolescent coupable d’un petit délit. La surviolence c’est un dérapage, un désir un peu fou de trouver des solutions finales et terminales à ce qu’on ne comprend plus, ce qui nous fait peur, ce qui nous envahit.

a ce titre la sur-distance est un moyen terme trouvé par les acteurs sociaux et éducatifs pour mettre en oeuvre cette « sur-violence » tout en s’en protégeant quelque peu. On va singer , on va exagérer la distance , sous couvert de neutralité,mais la fonction reste la même: renvoyer, éjecter , l’usager sur lui même. Le couper , petit à petit de tout recours.

Surviolences et sur-exclusions

Les violences sociales, sociétales ne sont pas nouvelles; pas plus que les violences de classes bien qu’on ait voulu les masquer et les dissimuler. Ce qui est plus nouveau par contre, c’est que c’est de plus en plus au coeur même des institutions destinées normalement à compenser de telles violences, que de nouvelles violences s’exercent.  Il n’est pas nouveau que la société produise des exclus; il est particulièrement nouveau que ce soient les institutions et les services eux mêmes qui produisent de nouvelles exclusions, qui les redoublent à coup de sur-distances, de sur-violences et que ce soient les acteurs eux mêmes qui se retrouvent passivement et explicitement appelés à les exercer.

Dernier lieu social avant la fin du Monde

L’action éducative , sociale et culturelle a été depuis les années 2000 victime d’une double dégradation.

Sur le plan pratique, celui des droits, des réalités professionnelles et institutionnelles , l’action sociale, éducative et culturelle a été fragilisée,  paupérisée, réduite.

Mais sur le plan symbolique, c’est l’idée même du social qui a été dégradée. elle a été dégradée une première fois en étant dévalorisée, disqualifiée.

  • Le Social c’était nul, inutile, et coûteux. Dès lors le Social en tant que secteur d’activité se trouvait identifié aux problèmes sociaux eux mêmes.
  • Mais le Social, l’Educatif, l’action socioculturelle ont été également dégradés par leur banalisation même.

On se trompe si on envisage le social uniquement d’une manière passive, comme quelque chose lié au rapport à la société et aux relations sociales.

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Le « Social » n’est pas une matière  , ou un « en soi » (une nature) qui pourrait être commune à tout un tas d’activités dès lors qu’il y aurait contact ou relation. Le Social, au contraire, est une production qui s’opère au delà des obstacles.

Et ces obstacles sont les violences sociales, économiques, politiques. Ces obstacles sont la précarité , la crise du Travail, l’enfermement sur soi.

On ne fait pas du social dans un centre socioculturel quand on discute trois heures avec un adhérent de toujours , déjà convaincu de tout. On ne fait pas du social quand on sélectionne pour un programme les personnes les plus autonomes, les mieux motivées.

De même on ne fait pas de la culture quand on réunit entre elles les personnes qui ont tout reçu de leur milieu, quelle que soit leur excellence.  On ne fait pas de la culture, en la consommant, entre personnes averties.

Pire, on ne fait jamais de la culture en la diffusant,

Non, pour « faire » du Social, comme de l’Education ou de la Culture, il faut en FAIRE vraiment , c’est à dire en produire; on fait alors du social avec ceux qui n’ont même plus d’énergie ou de motivation, avec ceux qui n’ont pas de demande organisée. On en fait avec ceux qui ne sont pas autonomes. de même on fait de la culture , c’est à dire qu’on en produit avec ceux qui n’ont aucune place dans les structures culturelles.

Produire plutôt que de transmettre. La Pédagogie Freinet se distingue des pédagogies nouvelles justement sur ce point. Il ne s’agit pas de transmettre des savoirs ou des compétences , autrement. Il s’agit au contraire de PRODUIRE du savoir. En Pédagogie Freinet, l’enfant est producteur de savoirs nouveaux et il est reconnu comme tel. C’est parce qu’il peut produire , qu’il peut acquérir une vraie position de maîtrise sur les compétences essentielles de l’humanité: les langages verbaux, écrits, graphiques et artistiques.

Dans notre pédagogie sociale, comme sur nos ateliers, ce que nous mettons en place ce sont des espaces de production sociale.

Nous produisons des relations entre des gens qui ne se seraient jamais rencontrés, ne se seraient jamais parlés, sans nos ateliers.

Nous produisons des oeuvres très imparfaites, mais vivantes, qui rendent compte de réalités , de relations nouvelles.

Nous faisons du Social là où il n’y en avait pas, de la Culture là où on dit qu’il n’y en a pas.

Le Travail éducatif, social, culturel doit réapprendre cette dimension de production faute de quoi chacun de ces secteurs en procédures,  en prestations dans une société immobile et violente.

Nous animons et créons aujourd’hui les « derniers lieux sociaux » avant la Fin du Monde. Venez y pour l’ambiance. Participez à leur soutien, à leur dissémination.

Nous pouvons produire de tels lieux partout où les institutions reculent. Dans un monde qui vacille, quand tous les repères nous lâchent, ce sont des lieux comme ceux ci qui sont des points de départ, des points d’appui.

Dans ces lieux, nous créons de nouveaux mots pour le Social quand les mots viennent à manquer, quand les mots anciens , viennent à s’user.

Dans ces lieux, nous créons des liens du Social pour une société où le lien vient à manquer, pour une société où les liens se délitent.

Dans ces lieux, nous créons de nouvelles manières d’habiter, vivre, travailler , produire et créer. Et aimer, peut être.

« J’ai toujours cru que, par la beauté des mots, on pouvait changer le monde. »  Armand Gatti

 

DIMANCHE

Atelier jardin dimanche

Quel beau soleil aujourd’hui ! Après être arrivés, on a constaté qu’on avait oublié la viande (!!!), Du coup, nous sommes  repartis la chercher. Et après … revenir parce qu’on a oublié les clefs du local, repartir chercher la viande, on se met enfin aux grillades.

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Après un délicieux repas fort roboratif, on se met à désherber les champs de patates et étaler du BREF sur les framboisiers. Zohra nous prépare un café plus noir que noir qui nous tiendra éveillé toute l’après-midi et l’année qui suivra.

 

SAMEDI

Atelier vsm

Aujourd’hui à la VSM, il y avait Nicolae, Daniel, Valérie, Marion, Ionut et Nelson.

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Nous avons fait plusieurs activités à savoir un parcours, la petite enfance, le jardin, les jeux collectifs et les grands jeux.

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Au jardin, nous avons retourné la terre et planter des pommes de terre, qui nous rapporterons entre 600 et 700 kg de pommes de terre.

Atelier hôtel Parthénon

Pour la seconde fois, notre atelier à l’hôtel Parthénon a eu lieu. Nous avons pu accueillir dans notre salle une dizaine de jeunes enfants ainsi que 5 parents qui sont restés avec nous tout au long de l’atelier.

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Étant un atelier s’adressant aux plus jeunes, nous avons fait des coloriages, des jeux de construction comme les kaplas ou les l’ego, ainsi qu’une petite enfance avec de la dinette.

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Tout l’atelier s’est très bien passé, les mamans et les papas ont été très contents de partager cette après-midi avec nous et leurs enfants.

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Atelier hôtel F1

Aujourd’hui, Larry, Lucille, Marion, Laura, Jérémie ont fait différents ateliers, petite enfance, maquillage, jeux collectifs.

Entourés d’une vingtaine d’enfants, on a joué au foot, ainsi qu’à 1 2 3 soleil, balle au prisonnier.

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De nombreux enfants sont aussi venus de  l’hôtel F1.

VENDREDI

La Rocade.

En cette belle journée ensoleillée nous avons accueilli les enfants et les parents qui étaient présent.

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Nelson et Macles  se sont occupés de la petite enfance et Marion c’est occupé des Jeux de société. Emmy a proposé un atelier avec des cerceaux en jeux d’adresse.

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Jeremy et Saman ont réussi à proposer un chat balle et une balle au prisonnier. Dans l’ensemble c’était une réussite.

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Laura est allée rappeler aux familles la soirée conviviale déguisée du vendredi 28 avril à la villa saint martin.

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Jardin vendredi

C’est un soleil rayonnant qui nous accueil aujourd’hui au Jardin, après un rapide tour du propriétaire, on se met au travail. Le manque de pluie nous oblige à tirer quantités d’eau du plus pour hydrater les jeunes pousses et arroser la serre.

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Tandis que Nicolae est sur la débroussailleuse avec Daniel on désherbe le champ de patates qui en a bien besoin !

Le temps file et on a envie de rester, mais c’est l’heure du gouter !

JEUDI

Atelier Massy

Etaient à Massy aujourd’hui, Louis Julien Abdel Emy et Lucille. Nous avons retrouvé des enfants tels que Mélina, Emma, Lilou, Soraya, Abdel etc.

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Nous avons proposé le puissance 4, le porte-parole (annoncer un thème tel que « quel est la place du jeu ? »), la pétanque, la petite enfance et les coloriages.

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Nous avons ensuite réunis les enfants pour une grande chasse aux œufs dans tout l’étendu de Massy, les enfants étaient ravis & se sont tous prêtés au jeu.

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Nous avons ensuite fait un conseil quartier puis distribué les œufs restant pour ceux qui n’en avaient pas eu.

Atelier skate-park

Valérie, Dusko, Laura et Jérémie

Nous sommes arrivés au Skate-Park et avons installé les différents ateliers à savoir, la petite enfance, les jeux de société et les jeux collectifs (basketball).

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Les enfants sont venus petit à petit pour passer du temps avec nous : nous étions quatre animateurs

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Sur la petite enfance et les jeux de société se trouvaient beaucoup d’enfants  qui ont joué à la dînette et au jeu de devine tête.

Jardin de Saulx :

C’est le moment des plantations au jardin. Les plants pousse un peu partout au jardin, les salades, les radis, les poireaux, on en ramasse pour aujourd’hui pour notre récolte et pour débuter cette nouvelle saison sur les bonnes ondes.

Dans les 4 coins du jardin on entend les bruits de la débrousailleuse de Daniel qui coupe et donne la forme des bordures et qui délimite les parcelles.

Nicolae avec Eric s’en occupe de traces les rangées pour planter les Potirons (Rouge Vif d’Etampes), et du côté du puits, Mecles traces les lignes pour en plantes les Courgette et Courges.

Jessica et Franck ont pu arroser les plants sous la serre et sur les parcelles. Avant de partir on récupère des salades, radis et poireaux ainsi que de la menthe et de la citronnelle.

A plus.

MERCREDI

Atelier saint Éloi

Aujourd’hui, en cette belle journée à saint Éloi, un grand atelier chasse aux œufs de pâques était organisé.

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Une trentaine d’enfants ont été séparé en 2 équipes. Une équipe s’occupait de cacher les œufs tandis que l’autre équipe, s’amusait sur un grand parcours du combattant en allant eux-mêmes chercher l’eau pour le parcours dans la rivière de Saint Éloi.

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Et à tour de rôle, les 2 équipes ont pu aller chercher les œufs. Une fois la chasse terminée, un toboggan fait d’une bâche, de savon et d’eau fut créée pour le plaisir des plus jeunes.

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L’heure du goûter sonna, et suivi celle du départ toujours sous un beau soleil.

Atelier Epinay

Était à Epinay aujourd’hui, Julien Emy Laura Alice et Lucille.

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Nous avons retrouvé des enfants tels que Nuzo, Capone, Maya, Alexandro, Andréa, Ricardo, Catalin, Georgia, Costi etc. Une quinzaine d’enfants étaient avec nous.

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Nous avons installé nos ateliers : petite enfance, jeux collectifs (foot), maquillage, exercices, préparation des crêpes.

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Tout s’est bien déroulé, les enfants étaient plus nombreux et ravis de nous revoir.

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Nous nous sommes retrouvés après les ateliers afin de jouer ensemble à des petits jeux ludiques tels que tomate ketchup ou le jeu des prénoms.

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Nous avons pour la première foi instauré un conseil de quartier qui s’est bien déroulé avant le goûter

Jardin des Robinson :

Une belle après-midi bien ensoleillé sous le ciel bleu de Saulx-les-Chartreux, qui nous donne plus d’envie de travailler et d’avancer sur les plantations.

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Daniel se mets à débroussailler et Nicolae avec Eric arrose sous la serre et dans les hauts des palettes et ensuite plante des fleurs.

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Nicolae relaye Daniel et ils se mettent à débroussailler au fond du jardin et désherber sur la parcelle.

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Un moment privilégié à la fin de la séance avec un goûter bien mérité.

 

MARDI

Atelier Français

Cours effectué par Laura, Abdel et Marion. Il y avait une dizaine de mamans.

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Le questionnement du jour était « quel comportement adopter avec ses enfants ? »

Les mamans ont pu exprimer leurs difficultés, leurs questionnements autour de l’éducation et des moments de partage à avoir avec les enfants à la maison.

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Elles ont pu prendre du recul sur le fait de « taper » en comprenant que le dialogue devait être la base de leur relation au quotidien et surtout face à la rébellion.

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On a pu sentir le désarroi de certaines qui même au bout d’une heure avait le besoin de plus de conseils.

Un moment très agréable !

 

 

 

 

 

 

L’avenir les regrettera

La Précarité est  irréversibilité

En Pédagogie sociale, nous donnons raison à B. Ravon, qui distingue la vulnérabilité de la précarité en définissant l’une, comme réversible, et l’autre, comme « irréversible ».  Nous allons même plus loin, à l’observation, au contact des effets de la précarité des groupes, familles et enfants avec lesquels nous vivons. Nous allons plus loin en observant les effets de cette même précarité en quelque sorte sur nous mêmes, puisque cette précarité est également une caractéristique de nos moyens d’action, et souvent de nos statuts personnels.

L’irréversibilité ne nous semble pas seulement une caractéristique de la précarité; elle nous apparaît même comme son identité, sa marque de fabrique.  Nous voyons et définissons la précarité comme l’effet d’une pente sur un wagon; le sens du mouvement ne fait aucun doute. Par soi même, on  ne peut que la descendre . Il faut une énergie motrice spécifique et externe (à produire), pour la remonter.

Cette irréversibilité de la précarité , nous la voyons tous les jours à l’oeuvre; elle remet dehors ceux qu’on croyait à l’abri, au chômage, celui dont on pensait qu’il avait retrouvé un emploi; elle terrasse celui qu’on croyait mieux portant. Elle conduit à faire disparaître celui qui avait amorcé des démarches et des projets.

Depuis les structures sociales et éducatives classiques, on ne s’en aperçoit pas toujours. Tant mieux d’une certaine manière car cela deviendrait sans doute trop désespérant pour les acteurs engagés. Mais même si on ne prend pas conscience du « caractère précaire », du travail réalisé par la structure et l’institution, cette réalité se rappellera toujours d’une manière ou d’une autre: perte d’autorité, légitimité , usure, burn-out, perte de sens et de motivation.

Le désir de l’illusion

Certes il existe encore cet entêtement à penser le travail éducatif et social, à la manière de la fin des contes de fées, des: « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Il y a  une longue tradition dans des services très différents de pratiquer l’euphémisme quand on avoue ne pas savoir ce que sont devenus les gens. »ils ont trouvé à s’organiser par eux mêmes »; « nous les avons adressés à un autre service »; « ils ont trouvé du soutien dans une famille éloignée »; « on leur a trouvé une solution d’hébergement » (3 nuits à l’hôtel, à 50 km); « il a trouvé un stage ».

Tant qu’on continuera à penser la précarité sous la forme de quelque chose de réversible: un obstacle, une difficulté d’accès, un manque d’orientation ou d’information, un défaut ou retard d’accompagnement, on ne pourra pas agir réellement sur les destins et la dynamique des situations. Tant qu’on focalisera la réflexion du point de vue de l’opérateur, du dispositif du réseau, on  se privera également de toute chance de redresser la barre.

Implacabilité

Mais nul n’est obligé de s’illusionner ou de renoncer à voir. A l’inverse , la réalité nous renforce et il est essentiel pour les acteurs sociaux de prendre la mesure des problématiques auxquelles ils s’affrontent; il est essentiel de perdre ses illusions, de se confronter à quelque chose de dur, mais de vrai. En Pédagogie sociale, nous ressentons souvent, que nous soyons stagiaires, bénévoles, professionnels ou volontaires , ce sentiment fort de « C’est là où nous devons être ». Cette certitude, que même si la réalité est implacable, même si nous nous heurtons à des déterminismes puissants , nous agissons au moins, au bon endroit.

Quand des bénévoles, stagiaires et permanents de notre association choisissent de passer la dernière nuit sur un camp, avant l’expulsion, pour rester auprès des enfants, ils passent à la pratique de notre « théorie des moments ». Ils vivent ce moment avec les enfants et les adultes et même si la réalité ne se pliera pas à ce que nous voudrions, chacun s’en retrouvera durablement modifié.

Face à l’implacabilité qui rattrape les gens , qui rattrape les enfants, qui les maintient dans des carcans souvent violents , nous ne savons opposer qu’une seule chose: être intraitables. Ne renoncer à rien, continuer à semer, cultiver, contenir , sécuriser , promettre, construire et reconstruire.

Nous mesurons les gouffres et les déséquilibres face à la force des violences culturelles, sociales, économiques, administratives et éducatives. Nous y répondons par la proximité et le partage, la puissance des mots et la richesse des langues. C’est cette capacité à partager un bout du destin, un bout de la vie de l’autre qui un moment ou un autre parvient à les transformer.

Inconditionnalité

En Pédagogie sociale, contre l’irréversibilité, nous pratiquons l’inconditionnalité. Seule l’inconditionnalité, qu’elle soit du don, de la proximité, de la durée  ou de l’accueil est en mesure de fournir une énergie suffisante pour retourner la précarité. Seule l’inconditionnalité peut couvrir des actions et des interventions suffisamment générales, durables et globales pour agir en même temps sur tout ce qui met en échec le travail social et éducatif classique.

Nul regret

« L’avenir les regrette », chantait Allain Leprest. L’avenir, en effet, regrettera tous ces enfants, ces jeunes et ces familles qui resteront en marge.  Mais il y a aussi des avenirs promis, obligatoires, sans idées et sans perspectives, qu’il ne faut pas regretter . Il y a des avenirs sans issue qui devraient nous inviter à chercher des chemins de traverse. Il y a  des avenirs trop écrits que personne n’aura envie de lire.  Et puis il y a des présents, des instants, des actuels, pour qui nous sommes. Il convient d’y vivre.

 

SAMEDI

Atelier des hôtels

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Se trouvaient aujourd’hui, aux hôtels Kevin, Marion B, Marion W, Aurélie, Iasmina (et Carolina) et Lucille.

Nous avions rdv au Parthénon afin d’établir un atelier dans une salle de l’hôtel que nous attendions depuis plusieurs semaines. Arrivés sur place, malgré la petite taille de la salle nous avons installé la petite enfance, un coin jeux de société et enfin un atelier pâte à sel autour d’une table.

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Alice Marion et Iasmina sont allées chercher Mam et les autres enfants afin de les prévenir de notre arrivée, nous avons retrouvé des enfants tels qu’Elie, Moussa, Sikou , Youssef, Mam, David  etc.

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Quelques mamans sont restées à nos côtés, heureuses de découvrir nos ateliers sur place et partager un moment dans le Parthénon. Nous avons fêté l’anniversaire de David pendant le temps du goûter et avons donné les œufs qui restaient de la chasse aux œufs de la veille, pour le plus grand bonheur des enfants.

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VENDREDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

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Aujourd’hui nous sommes allés à la Villa Saint Martin. Il y avait sur place une trentaine d’enfants. Nous avons proposé de faire un parcours avec plusieurs étapes comme une course en sac, un tunnel, un jeu d’équilibre et un jeu d’adresse. En plus nous avons fait une glissade sur la pente et de la slack-line. Et pour finir nous avons fait un béret. Les enfants ont bien aimé et se sont bien amusé.

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Pour Pâques nous avons proposé de réunir l’atelier de la rocade à la VSM pour faire une grande chasse aux œufs. Tous les enfants sont allés chercher les œufs afin de partager tous ensemble ce moment convivial sous le soleil.

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Atelier de la Rocade

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Aujourd’hui à la Rocade, nous avons fait un atelier théâtre , une activité déguisement et maquillage qui s’est vite transformée en danse et échanges au soleil sur les tapis avec les enfants. L’atelier jeux de société a très bien marché, les enfants étaient nombreux.

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Vers 16H nous sommes descendus avec tous les enfants rejoindre l’autre équipe d’Intermèdes pour faire la chasse aux œufs et un grand goûter très convivial et joyeux. Nous étions accompagné de Thomas qui a encore surement pris de magnifiques photos, et également de Helena et Judith qui ont joué du violon et pris des vidéos des enfants et de Mecles en train de danser.

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Une journée un peu magique avec les enfants !

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JEUDI

Atelier de Massy

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A Massy aujourd’hui il y avait les enfants que nous avons l’habitude de voir chaque semaine et que nous étions heureux de revoir mais aussi pas mal de nouveaux. Il y avait aussi les mamans qui s’assoient avec nous sur les tapis et qui prennent du temps entre elles pour discuter.

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Un atelier peinture collective, une activité petite enfance, des jeux collectifs et des jeux de société. Pendant l’atelier nous avons accroché les peintures dans le parc pour que tout le monde puisse voire. Un agréable goûter tous ensemble.

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Un atelier à Massy comme nous les aimons !

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Atelier du Skate Parc

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Arrivés au skate Park à 14h30, nous avons mis en place des ateliers maquillage, peintures et petite enfance, ainsi qu’un tour du monde au basket. Durant l’atelier nous avons pu avoir des moments privilégiés avec les enfants et avons pu discuter de sujets qui leurs tenaient à cœur. Nous avons terminé par le goûter au cours duquel d’autres enfants que nous ne connaissions pas encore nous ont rejoints accompagnés par des parents.

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Tournoi de Football

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Aujourd’hui nous avons fait du foot en salle dans le cadre du tournoi  Robinson dans le gymnase Linder, il y eu plus d’une trentaine de participants. Nous avons fait cinq équipes composées chacune d’enfants d’horizons divers (bidonville et quartiers de Longjumeau et de Saint Éloi). Les enfants ont pu faire connaissance et jouer ensemble sans forcément se connaitre et pour un moment vivre l’expérience commune d’un travail en équipe, en acceptant les différences de chacun. Chaque équipe a joué deux matchs dans une bonne ambiance.  Les vainqueurs ont gagné un trophée et tous les enfants ont reçu une médaille individuelle. Nous avons terminé par un goûter bien mérité!

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MERCREDI

Atelier de Saint-Eloi

 

Nous étions 10 de l’association présents sur cet atelier de Saint Eloi. Sous le soleil nous avons proposé des minis-jeux qui occupaient tout l’espace, un parcours en coopération, fabrication de comètes et plusieurs petits jeux d’adresse en plus de notre coin petite enfance habituel. Il y avait beaucoup d’enfants, dont le groupe des Vacances-Familles partis au cinéma le matin.
Il y avait beaucoup d’ambiance dans le quartier et les enfants étaient heureux de participer à nos propositions de jeux.
Pour finir nous avons fait le conseil de quartier et le goûter, cela s’est passé dans la bonne humeur et tout le monde a participé.

 

Atelier de Morangis

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A Morangis, se trouvaient aujourd’hui Abdel, Marion, Laura et Lucille. Nous ont accompagnés Hafsatou, Anna, Gabriela, Hussein, Yaelle, Sira et Sagida.

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Sur place, nous avons installé la petite enfance où nous ont rejoint 3 enfants entre 1 et 5 ans. Hussein nous a rejoint aussi, nous avons fait du coloriage, des jeux d’assemblage, de la dinette et lu des livres.

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De leur côté, Aven Savore ont répété (sans Dusko) à l’aide du cajon. Ils ont chanté et dansé, afin de faire la répétition habituelle de la troupe, mais cette fois-ci en extérieur.

 

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Atelier du Jardin

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Aujourd’hui  nous sommes partis pour une nouvelle séance de jardinage au potager des Robinsons.
On passe à Epinay pour récupérer quelques enfants et nous partons ensuite au jardin pour planter les courgettes et les potirons.

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Eric prend les graines et il sème derrière Nicolae qui trace les rangées après les passages du motoculteur dirigé par Daniel et des enfants Delphin, Rasvan et Alex qui cassent les mottes de terre avec les fourches et les bêches. On arrive à faire 5 rangées  pour 85 pieds de courgettes. Sous la serre tout pousse bien, nous allons cueillir des radis et les éclaircir en même temps. On arrose avant de partir et on n’oublie pas non plus de prendre notre petit goûter bien mérité.

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MARDI

Atelier de Fançais

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Aujourd’hui, il y avait 20 mamans à l’atelier FLE, c’était beaucoup. Nous avons commencé par parler de la CAF et des demandes que nous pouvions y faire, comment se comporter, comment se présenter et comment agir face aux problèmes. Nous avons fait ça sous une forme de jeux de rôle.

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Puis les mamans avaient envie de discuter, de l’éducation de leurs enfants. Comment se comporter avec eux quand une chose nous met en colère, quand nous perdons nos moyens. Plusieurs questions sont venues: est ce qu’il faut punir ? A quoi ça sert ? Comment?

Les mamans avaient surtout besoin de discuter, parler et échanger, avec nous mais également avec les autres mamans, un espace libre ou nous pouvons nous exprimer.

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C’était un moment très particulier, nous avons énormément apprécié.

UBER-isation et AMAP-isation du Social

Le secteur social est en train de muter; cela n’est plus un sujet pour les spécialistes ou les prédicateurs; c’est  une affaire en cours.  Tandis que des mouvements identifiables recomposent le paysage des institutions sociales sous forme de regroupements, concentrations absorptions de structures, on assiste au même moment à une forme de désinstitutionnalisation. Les structures locales ferment dans tous les secteurs du champ social; ce sont les MJC qui disparaissent, les équipes de prévention, les lieux d’accueil et d’accès au public , un peu partout.

 

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Ce mouvement d’ensemble, « macro » est assez reconnaissable. Pour autant, au niveau de l’acteur social lui même , dans le poste précis qu’il occupe, d’autres mouvements de même nature sont en cours sur le plan « micro ». Le travail de chaque agent tend ainsi à se recomposer , à être de plus en plus contrôlé, transparent et téléguidé en temps réel.  Pour l’acteur social, qu’il soit éducateur, assistant social, ou autre , son activité est en cours d’UBER-isation.

Avec de moins en de marges d’autonomie, de liberté , d’initiative (on ne parle même plus d’expérimentation) le travailleur social tend à ne devenir qu’un simple agent dont l’action peut être vue et gérée en temps réel à la manière d’UBER , à partir d’applications et de réseaux.

Réduit à sa simple force de travail, n’ayant plus d’outils que lui même , privé de la moindre science , interdit de toute position d’ingénierie vis à vis de la science de sa propre activité, l’agent social nouveau est un prolétaire.

Les technologies, les méthodologies, les plans de gestion et d’action, les projets ne sont plus à son service. C’est lui même dorénavant qui est au service de procédures qui le dépassent comme un simple véhicule ou une machine. Visible en temps réel, il n’a même plus besoin d’évaluation, car son activité et son évaluation sont dorénavant devenues une seule et même chose.

En complémentarité, et peut être en symétrie , se développent, comme en réaction,  de nouveaux modes d’organisation sociale et éducative , dans tous les pans du secteur social , du soin ou de l’enseignement. Ces nouveaux modes d’intervention se revendiquent eux mêmes comme bien plus respectueux.  Ils se présentent sur le mode de l’alternative, du réseau parallèle,  du « hors structure classique »: on réinvente sous nos yeux un travail social et éducatif, « de secours », pour les plus privilégiés.  

Celui ci, plus sain, parfois même plus simple se reconnaît par ce qu’il implique et met en oeuvre une notion de « choix ».  Ce choix c’est celui des publics ou usagers qui y ont recours et qui se mobilisent pour avoir ce service. Mais c’est aussi un choix pour les acteurs sociaux et éducatifs qui s’impliquent , qui décident d’y travailler , même au prix de certains sacrifices.

Ce second mouvement, corollaire du premier , qui se présente comme une réaction face au social ou à l’éducatif « UBER-isé »,  vise l’entre soi qui permet d’échapper au désastre ambiant. Ce courant se structure en référence au modèle de l’AMAP. On se regroupe avec des gens avec qui on ne vit pas et on ne travaille pas pour fournir un service entre nous, sur un mode à élitiste (on veut le mieux, on fait les meilleurs choix) . On met aussi l’accent sur un certain modèle démocratique où, en effet, on développe des relations d’égal à égal dans un groupe composé de personnes qui sont a priori d’accord entre elles sur presque tout.

En référence à ce modèle, une nouvelle manière de faire du social, « s’AMAP-ise ». On imagine un travail social simplifié , épuré, consacré à l’essentiel qui remet au centre la notion d’équilibre et d’épanouissement, tant pour ls acteurs , que les bénéficiaires. On peut se former à ce travail social et éducatif là, le plus souvent en dehors des institutions.  C’est un modèle social « gratifiant », qui s’oppose au modèle punitif de « l’UBER-isation »,mais qui également le complète.

Il n’y a en effet aucune opposition sur le fond entre ces deux modèles, qui croissent l’un comme l’autre, sans se gêner, au détriment de la vieille protection sociale en décomposition/recomposition. Les bénéficiaires ne sont pas les mêmes  selon les groupes, les classes et les milieux sociaux. L’un et l’autre peuvent se développer encore longtemps  sans s’influencer , ni se menacer.

La Pédagogie sociale n’est ni UBER, ni AMAP.  Elle n’est pas non plus ce qui reste du Travail social classique, ni ce qui le défend ou en entretient la nostalgie.  Elle propose au contraire une voie différente , réellement collective et sociale dans lequel ni l’individu , ni la communauté ne se rétractent sur eux mêmes, mais qui vise en permanence l’extérieur.  En Pédagogie sociale, on sort de soi, à la fois de son corps et de la gestion de sa vie privée,  mais aussi en dehors de son groupe, de sa classe, de son milieu.

L’obligation d’accueillir, l’obligation de donner , excluent tout mode de développement qui s’épuiserait entre nous. Il va falloir aller rechercher des moyens: on ne va pas se débrouiller entre nous. Nous allons accepter de dépendre de moyens et de soutiens; nous n’allons pas nous épuiser entre nous.

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Même la question de « la motivation », nous n’allons pas nous contenter de l’exiger à l’entrée de nos actions. Nous allons prendre le temps de la produire ensemble, comme nous allons produire nos autres autres œuvres : artistiques, économiques, culturelles et sociales.

DIMANCHE

 

Jardin dimanche

 

Nous étions une quinzaine au jardin ce dimanche, pour une journée à l’ambiance très familiale

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Beaucoup d’enfants et un beau soleil

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Pour un jardin qui se réveille

Nous avons installés la table et préparés le barbecue pendant que les enfants s’amusaient dans le jardin. Sébastien et Dusko ont retournés la terre. Suite au déjeuner les enfants ont participes à l’arrosage de la terre.

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Pour finir cette sortie nous avons profité d’un gouter dans la joie et la bonne humeur.

 

SAMEDI

Atelier Les Hôtels

Étaient présents sur l’atelier : Iasmina, Théo, Marion, Lucille, Nelson, Julien, Daniel, Saman et Valérie. Il y avait une quinzaine d’enfants, les autres étant de sortie.

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Nous avons mis en place la petite enfance, des jeux de société, du maquillage, du coloriage ainsi que les jeux collectifs.

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Le maquillage a eu un énorme succès. De plus, les plus petits ont joués ensemble et ont eu l’air de bien s’amuser  avec les l’ego et la dinette.

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Pour finir, un beau moment de convivialité via le goûter. Les parents étaient ravis de cette journée et nous l’ont exprimé.

 

Atelier VSM

A la VSM aujourd’hui, se trouvaient Abdel Laura Nelson Théo Julien et Lucille.

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Comme nous avions modifié le programme et sommes venus le vendredi au lieu du samedi, les enfants ne s’attendaient pas à nous voir.

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Malgré tout nous avons proposé divers ateliers : jardinage à la parcelle (labourage), petite enfance, coloriage, foot et jeux collectifs.

20170407_163254Tout s’est bien déroulé, les enfants étaient ravis de nous retrouver et de nous partager des propositions d’ateliers pour la semaine suivante (chasse aux œufs, boxe, pâte à sel, maquillage, perle).

 

Aven Savore

Samedi après-midi, nous étions invités par le café-zoïde, pour la journée des droits des Roms. Plusieurs Associations se sont côtoyées sur les quais de la Seine.

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Vers 15h30, un cours de claquettes a été proposé par les garçons de la troupe.

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Après un bref sketch d’Amnesty, la troupe constituée d’une petite vingtaine de personnes est montée très enthousiasmé sur scène.

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Le spectacle a duré 1heure. La première partie était centrée sur la danse et la deuxième sur le chant.

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La troupe est descendue à plusieurs reprises de la scène pour danser avec le public. Les enfants spectateurs avaient très envie de rejoindre la troupe, les parents avait l’air ravi du spectacle.

 

VENDREDI

 

Vacances familles au château de Buno Bonneveau

3 générations, 10 nationalités, 9 adultes et 27 enfants se sont embarqués pour un intermède au milieu des vacances autour du château de la solidarité*, dans le sud-Est de l’Essonne.

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En polarité d’un quotidien urbain rythmé par le temps et la personne :

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– Un instant de vie dans la campagne printanière forte de ses sons, ses couleurs et ses parfums,

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– Une expression retrouvée de l’individualité dans l’univers du collectif,

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– Un alliage précieux de la pédagogie sociale et de la pédagogie Steiner,

– Une expérience de tous les instants,

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– Une retrouvaille possible avec le sentiment de gratitude…

 

*http://www.leparisien.fr/etampes-91150/le-chateau-du-bonheur-d-un-editeur-pas-comme-les-autres-16-11-2011-1721930.php

 

 

Atelier La Rocade

Sous un grand soleil, aujourd’hui, nous partons à la rocade.

Au programme un atelier Danse avec Dusko et Mecles.

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Les enfants n’ont pas beaucoup participes mais ils ont aimé regarder et étaient assez impressionné.

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A côtés, un atelier maquillage, des lions, des clowns des papillons. Peu d’enfants pour les vacances mais un plaisir de faire un atelier plus convivial.

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Un goûter agité par les blagues et les discussions des enfants, ça fait du bien.

 

Atelier cuisine du vendredi

Étaient présents à l’atelier : Iasmina, Marion ainsi cinq adhérentes de l’Association (Sadio, Fanta, Jessica, Oumou et Najamie).

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Un gros travail d’équipe, très complémentaire dans chacune des tâches.

Najamie a pu apprendre à cuisiner et elle a pris beaucoup d’initiatives.

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Au menu : Haricots verts, petits pois, carottes et du poulet en sauce.

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Repas qui fut très agréable dans l’ensemble. De plus, nous avons pu manger avec des nouvelles mamans aujourd’hui.

 

JEUDI

Atelier skate-park

Aujourd’hui au Skate Park, étaient présents : Dusko, Théo, Valérie, Lucille, Louis et Nathalie. Nous avons proposé différents ateliers tels que la Petite Enfance, le maquillage, les Jeux de société/ origami ainsi que les jeux collectifs.

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L’atelier Petite Enfance a accueilli des enfants ravis des histoires racontées par Valérie. L’atelier maquillage a bien commencé puis Lucille a rejoint Nathalie pour un tournoi de Double.

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L’atelier jeux de société a permis de découvrir ensemble le jeu du Jungle Speed, ainsi que l’origami. Les enfants étaient peu nombreux, c’est le foot qui a compté le plus grand nombre d’enfants et qui a  été le plus apprécié par les grands.

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Le tournoi a été annoncé et des flyers ont été distribués…

Le goûter a été apprécié par tous et le beau temps nous a accompagné jusqu’à la fin !

 

Atelier Massy

Départ pour Massy à 14H30 aujourd’hui car c’est les vacances nous venons plus tôt sur les ateliers.

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Présent sur l’atelier il y avait les enfants que nous avons l’habitude de voir mais également quelques nouveaux.

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Avec le grand soleil qui était avec nous nous avons opté pour beaucoup de grands jeux avec les enfants, un policier voleur, une gamelle, un épervier…

Parmi nous toujours les mamans qui se sont installés avec des tapis pour regarder les enfants jouer.

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Encore une partie de plaisir à Massy

 

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

 

Une après-midi bien ensoleillé pour faire notre séance de jardinage au jardin de Robinson.

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Nous commençons de faire une nouvelle idée de plantations en palettes avec des fleurs et des tiroirs.

 

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Certains d’entre nous, s’en occupe de faire des semis en godets des courgettes et des potirons. Nicolae vas planter les plants des poivrons et des piments de Cayenne sous la serre en arrosant aussi les autres plants.

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Finalement la journée s’achève, et le goûter vient récompenser le bon travail de tous.

A bientôt.

 

MERCREDI

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Aujourd’hui nous partons a 5 avec Eric, Mecles, Daniel, Nicolae et Dalinda( qui viens pour une journée d’observation en vue d’un futur stage au sein de l’association).

Tout d’abord on passe en vitesse au camp d’Epinay/Orge, pour récupérer quelques gamins et ensuite on va acheter des pommes de terre à Gamme Vert pour les planter au jardin.

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Arrivées au jardin on descend vite le matériel et nous nous mettons de suite au travail car nous avons 700 pied de patates à faire planter cette après-midi.

Tout le monde met la main à la pâte et le travail avance, certains vont tracer les rangées.

D’autres plantent les patates, certains rajoutent du terreau et d’autres couvrent les ranges et enfin nous arrosons les plants pour finir.

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Nous sommes restés un peu plus au jardin justement pour finir de planter les patates.

Il y a vraiment beaucoup: nous n’avons pas pu planter plus de 500 pieds.

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C’est l’heure du goûter bien mérité !

A plus.

Atelier ST Éloi

Étaient présents sur l’atelier : Iasmina, Valérie, Louis, Marion, Julien, Théo, Marion, Lucille et Lindsay. Il y avait environ une trentaine d’enfants sur place.

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Nous leur avons proposé des jeux collectifs tels qu’un béret et une balle aux prisonniers. De grandes équipes ont été faites pour l’occasion.

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Marion et Julien ont ramenés Mam sur l’atelier de St Éloi, il a pu se défouler et s’intégrer au groupe.

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Pour finir, nous avons distribués le goûter à tous.

 

 

 

 

 

Esthétique sociale

Peut-il y avoir une esthétique sociale? Le simple fait de poser la question  déclenche la polémique et met en colère les spécialistes et les défenseurs de la Culture. Nous retrouvons étrangement dans ce questionnement le même type d’hostilité que déclenche le concept de Pédagogie sociale. D’un coup on réfute la question, on interdit la pensée. Le social serait partout et donc nulle part. Circulez!

Le Social, c’est sale

Dans la pédagogie, dans les institutions éducatives, mais aussi dans l’Art: c’est « le social » qui met en colère.

L’esthétique sociale, comme la Pédagogie sociale, comportent en effet un élément inconciliable avec la logique académique et institutionnelle. Il s’agit de la question du mélange. L’un et l’autre puisent leur sens et leur dynamique dans le mélange des genres. La Pédagogie sociale propose la notion d ‘acteur social en lieu et place dans séparations habituelles (professionnel, bénévole , usager)  et le secteur de la Culture quoi qu’on en dise reste figé et cramponné entre le fossé qui séparerait des consommateurs de culture (des  heureux bénéficiaires) et ceux qui auraient, seuls, le pouvoir d’en produire.

Esthétique sociale, art du Social

Même quand il s’agit de culture populaire, de centre culturel et artistique hébergé dans un quartier politique de la Ville; même quand celui-ci se fait l’écho des débats et remous de la société; même quand il prend la rue comme sujet, même quand il prend le marginal et le précaire comme sources d’inspiration, cette même structure artistique ou éducative continue  de produire et d’approfondir une stricte séparation entre ceux qui sont sujets ou objets d’oeuvres esthétique.

Esthétique du mélange des genres

C’est ce mélange qu’on ne nous pardonne pas; le fait de mélanger les Rroms, à l’art, les enfants à la Culture. Dans notre association, nous avons eu l’expérience, par exemple de nous faire « jeter dehors » avec notre groupe, d’un haut lieu de la culture du XIème arrondissement parisien, lors d’une soirée sur le thème… des tziganes, alors que nous étions le seul groupe présent avec des enfants de cette communauté.

L’esthétique sociale est d’abord un scandale et ne peut exister que comme tel.

Bien entendu on connaît d’autres formes bien plus urbaines et bien plus admises de prendre en compte le Social, dans l’Art.

Les 3 avatars de l’Art et du Social

1-l’Esthétique du pauvre- Art POUR les pauvres

Il y a  ainsi une esthétique pour les pauvres; c’est à dire une esthétique qu’on leur adresse, une esthétique qu’on leur assigne. Depuis des immeubles de logement « high-tech » et « éco-durables », où on les renvoie avec fierté; en passant par les façades des structures socioculturelles qu’on leur destine: faux graphs, caricatures léchées et écoeurantes d’expressions artistiques, lointainement nées du peuple.

2- l’Esthétique de la Misère – Art SUR les pauvres

Puis, il y a  une esthétique de la Misère, destinée aux classes supérieures où on se pâme devant des photos d’enfants des rues  du monde entier; où on  recycle le discours populaire; où on assagit les modes d’expression naturels et spontanés de tous les peuples pauvres du Monde.

3- Esthétique sociale, Art du Social, Art DES pauvres

Enfin, il y a un art du Social, une esthétique sociale, qui vient de l’acte éducatif et social lui même; qui est l’expression de l’adéquation de la forme et du fond.  C’est le Beau qui atteint le Social quand celui ci est vrai et qu’il produit de l’imprévu, du neuf, du vivant.

En Pédagogie sociale, l’Art est plus dans les relations que dans les oeuvres. Ou plutôt ce sont les relations qui deviennent des oeuvres . Et l’esthétique qui en ressort doit pouvoir témoigner de ce qui se vit, de ce qui se joue entre les personnes. L’esthétique chez nous doit d’abord grandir et magnifier ceux qui sont là.

L’esthétique sociale est une esthétique du mélange des genres; mais elle est aussi une esthétique du désordre, du tumulte, de l’agitation et de la créativité. C’est une esthétique qui déborde, facilement cacophonique. Une esthétique qui dérange, décidément.

Esthétique du désordre

Il y a création dans le Travail Social, quand il y a bouleversement et mise en cause d’un ordre violent. Le Social n’a jamais servi à corriger des accidents des aléas, fussent-ils de la vie. Le moteur  du Social a toujours été la création d’exceptions, de transformations . Et pour cela , il faut subvertir, inverser, sans quoi on reste dans le contrôle ou l’asservissement.

Détournement de destin

Ce qui crée de la beauté en Travail social et particulièrement en Pédagogie sociale c’est lorsqu’une personne ou un groupe échappent visiblement à leur condition; quand il y a prise de conscience, prise de pouvoir, prise de contrôle ne serait ce que sur un lieu ou un instant.

Esthétique de l’organisation

A l’inverse de l’ordre , l’organisation permet le changement. C’est la mise en évidence d’une organisation dans ce qui paraît disjoint, entre des gens qui paraissent disparates qui est esthétique.  Ce qui est beau c’est que derrière le désordre apparent, la cacophonie des enfants qui chantent, la tziganie de nos modes d’opération, se dévoile un véritable groupe, une communauté avec une logique, une pédagogie, une organisation.

 

Tziganie

C’est à chaque fois que se rend visible une organisation, derrière le désordre, cette communauté, derrière la diversité, ces liens qui défient l’idéologie du temps, que nous avons la sensation vécue et partagée que quelque chose de beau est en train de se produire.

Ce qu’on ne peut dire, le montrer

Nous ne faisons pas que parler d’esthétique sociale, nous la montrons. Il suffit d’aller sur ce blog et voir les photos. Il y a bien, sûr celles qui sont belles en elles mêmes, celles signées par Thomas Bérard; mais même les autres, qui sont  les « oeuvres » de tout-un -chacun, laissent entrevoir et éclater quelque chose de beau. Et ce beau est social, dans ce qu’il est à la fois dans son sujet (ce qu’il montre, sa forme) et ce qu’il révèle des relations entre les gens (son fond). C’est cet « isomorphisme » (au sens que Freinet donnait à ce terme pour définir comme sociale, sa pédagogie) qui est le propre de la démarche que nous voulons.

SAMEDI

 Atelier Hôtel F 1

Comme chaque samedi , l’atelier des hôtels a eu lieu sur le parking de l’hôtel F1. Grâce au soleil que l’on a eu, nous avons eu la visite de nombreuses mamans accompagnants leurs enfants sur l’atelier. Qu’elles soient de l’hôtel F1 comme du Parthénon.

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2 ateliers ont été mis en place, d’abord la petite enfance pour les plus jeunes, puis des jeux collectifs pour les plus grands, comme une passe à 10 ou encore une balle au prisonnier.

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Voulant continuer avec les costumes, vu l’engouement la semaine passée, nous avons donc une nouvelle fois tous enfilés des accessoires et vêtement pour se déguiser. Du prince qatarien, au vendeur de souk, tout le monde a bien rigolé et s’est pris au jeu.

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Au moment du goûter, vint l’heure pour Jellyssia et Pierre-Louis d’annoncer que c’était leur dernier atelier, puisque leur stage au sein de l’association se fini.

 

Fête du jardin !!

Aujourd’hui C’est le jour de la grande fête du Jardin, à l’occasion du printemps.

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On se retrouve donc devant l’ancien local pour aller en camion jusqu’au potager, ou nous attendent déjà une partie de l’équipe. On se met tous au boulot pour faire une grande compote de pommes et de poire que l’on fait cuire sur le trépied à gaz pendant que le café chauffe sur le barbecue.

 

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C’est ensuite l’heure d’aller travailler la parcelle de fraises. On remplace la bâche qui protège le sol et on plante de nouveau pieds en plus des anciens.

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On se rassemble tous au coin feu pour prendre le gouter et retrouver l’équipe qui a entrepris de dénouer l’énorme (gigantesque même) pelote de ficelle qui traine depuis des années au local.

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La compote est délicieuse, encore plus, accompagnée des délicieux gâteaux que Assia a préparé pour l’occasion.

VENDREDI

Soirée conviviale au quartier

C’est décidé, dorénavant, au moins un mois sur deux nous cultiverons la convivilaité , le plaisr d’être ensemble et l’amitié au quartier.

On a commencé ce vendredi avec une fête géante à La Rocade

Il y avait des beignets des, crêpes, de la joie et de la danse.

Beaucoup de monde pour cette première édition de fête au  « bas d’immeuble »

Tous les convives se sont jurés de remettre cela.

VENDREDI

Le Dernier atelier a champlan

Cet atelier de Champlan n’était pas comme les autres… Malheureusement, suite à la décision de certaines personnes, les habitants du camp rom de Champlan vont être expulsés jeudi prochain. C’est pourquoi cet atelier sonnait comme un au revoir pour nous.

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Cependant pas comme un adieu car il est évident que nous les suivrons, et garderons contacts avec le maximum de familles.

Malgré cette peine, nous avons voulu faire un atelier des plus joyeux !!

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C’est pourquoi nous avons proposé de grands collectifs ; mais aussi un atelier peinture pas comme les autres puisque cette fois ci ce n’était pas des feuilles, mais bel et  bien tous le camp que nous avons peint avec les enfants ! C’est allé du simple canapé, à la table de ping-pong en passant par une caravane.

IMG_7548Les enfants s’en sont donnés à cœur joie de pouvoir dessiner et colorer l’endroit où ils vivent, qu’ils y soient depuis quelques mois, comme plusieurs années.

L’heure de la fin de l’atelier sonna, et c’est non sans quelques larmes et d’énormes câlins, mais aussi de nombreux rires, que nous avons dû se quitter pour se retrouver une prochaine fois…

JEUDI

Atelier de  SKATE PARK

Aujourd’hui étaient présents : Dusko, Laura, Marion, Pierre-Louis, Lucille, Mécles et Emy.

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Nous avons proposés sur place un atelier créatif, petite enfance, du maquillage, des jeux de société ainsi que du basketball pour jeu collectif.

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Le maquillage a très bien marché, d’ailleurs des adolescentes ont pu maquiller les plus petits. C’était très intéressant de partager un moment avec elles.

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Les mamans, elles, étaient installées sur l’atelier petite enfance et partageaient un moment avec leurs enfants et nous-même.

Puis nous avons fini par la distribution du goûter.

Atelier Massy

Lors de cet atelier baigné de soleil, il y a eu la présence de beaucoup d’enfants mais surtout d’une dizaine de mamans, venues avec leurs enfants.

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Un gendarme-voleur a été organisé, tandis que sur les tapis les enfants ont eu le choix entre la petite enfance, la confection de bracelets en perles ou des coloriages. Pour la première fois un atelier de danse a vu le jour à Massy.

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Cette journée fût très agréable et tous les enfants ont pris beaucoup de plaisir à participer à cet atelier. Avant le goûter, les jeunes ayant appris la chorée de danse, ont fait une représentation devant les autres personnes présentes.

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Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Aujourd’hui avec nos amis on part au jardin et nous allons essayer de compléter avec des morceaux de bâches pour pouvoir planter des fleurs ou aromatiques prochainement dans les palettes.

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Franck s’en occupe d’arroser sous la serre les radis et les salades ainsi que la pousse des légumes. Cependant Daniel s’apprête à ranger le matériel qui se trouve dans la cabane.

Maintenant on se prépare pour partager un bon goûter avant de partir.

A bientôt.

 

MERCREDI

Atelier saint Éloi

Lors de cet atelier baigné de soleil, il y a eu la présence de beaucoup d’enfants mais surtout d’une dizaine de mamans, venues avec leurs enfants.

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Un gendarme-voleur a été organisé, tandis que sur les tapis les enfants ont eu le choix entre la petite enfance, la confection de bracelets en perles ou des coloriages. Pour la première fois un atelier de danse a vu le jour à Massy.

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Cette journée fût très agréable et tous les enfants ont pris beaucoup de plaisir à participer à cet atelier.

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Avant le goûter, les jeunes ayant appris la chorée de danse, ont fait une représentation devant les autres personnes présentes.

 

Atelier jardin

Au jardin aujourd’hui, il y avait Daniel Nicolae Catalin & Lucille (et Eric & Franck).

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Nous sommes tout d’abord allés chercher les enfants à Epinay, nous sommes ensuite partis au jardin avec Andréi Costi et Nuzo.

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Nous avons arrosé toutes les plantations avec les enfants. Ensuite nous avons installé deux ateliers : celui du jardin avec la mise en place des bâches sur les palettes avec Nicolae et un atelier peinture avec Lucille et Daniel pour décorer le jardin pour la fête de Samedi.

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Tout s’est très bien passé, sauf Costi qui s’est braqué à la fin de l’activité mais qui s’est ensuite calmé.

Atelier champlan

Aujourd’hui nous partons à Champlan pour faire une répétition Aven Savore mais qui se transforme très rapidement en grande fête.

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Nous n’avons pas fait d’atelier habituel, nous avons réunis les enfants et les parents du camp pour danser, chanter, s’amuser. C’est l’un des derniers ateliers que nous faisons sur Champlan car l’expulsion approche.

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Au moment où les vois résonnent et que Aven savore commence son show les sourires apparaissent. Tout le monde est heureux, c’est un moment très agréable que nous partageons tous ensemble. Les petites filles sont ravissante avec leur foulard autour de la taille, les hommes dansent à n’en plus s’arrêter, les mamans regardent les enfants courir partout et se joignent à nous pour discuter. Sous le grand soleil, familles et animateur ce sont mis à distribuer les boissons et les gâteaux.

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C’était un moment tout particulier à champlan que nous avons tous eu plaisir à partager !

MARDI

Atelier FLE

 

Alice, Marion (W) et Lucille ont accueilli les mamans pour le cours de français au sous-sol. Elles sont arrivées progressivement, pour arriver au nombre de 15.

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Nous avons donc décidé d’improviser vu le nombre de mamans : au lieu de leur apprendre des verbes, nous leur avons proposé de discuter autour d’un thème après s’être chacune leur tour  présentées.

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Elles ont choisi tout d’abord le thème des transports, elles ont donc les unes les autres dit des mots en référence à ce thème (voiture, roller, bateau, trottinette etc). Ensuite, elles ont choisi le thème de la ville (pharmacie, boulangerie, marché etc),  Angelina était très active mais elles ont toutes plus ou moins participé.

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Nous avons donc finit en leur demandant leurs attentes pour le prochain cours, elles ont proposé beaucoup de thème tels que compter la monnaie/comment se comporter avec les enfants/les habits/les courses/la famille.

 

L’effort pour ne rien voir

On ne peut pas rendre compte de l’immobilisme des institutions actuelles de la culture , de l’éducation et du social par une simple théorie de l’ignorance , de la mésinformation, ou de l’absence de contact.

Pour ne pas se transformer, pour ne pas évoluer, pour conserver des structures archaïques , il ne suffit pas de se tenir éloigné des réalités sociales émergentes ou envahissantes, des terrains où s’inventent de nouvelles pratiques, … il faut également et surtout un effort continu et soutenu pour que rien ne change.

Militer pour un monde immobile, c’est une passion qui dévore beaucoup d’énergie, qui emploie tout le temps, qui dépense tous les crédits , qui épuise toutes les opportunités, qui obstrue tous les possibles.

Chaque jour on refait du même et on s’émerveille sur les éternels et obligatoires lieux communs: la classe d’un établissement de Saint Denis qui va à l’Opéra  ou qui fait un « Masterclass » avec un VIP de la culture;  une structure jeunesse de quartier prioritaire qui aligne les unes après les autres des actions sur des mots d’ordre obligés (féminisme , laïcité, parentalité positive) en faisant toujours semblant que ça vienne « du bas », des familles elles mêmes.

On réchauffe sans arrêt les mêmes truismes , les mêmes recettes en simulant une dynamique bien absente dans la réalité. Mais ça passera car c’est entendable, c’est visible, c’est voulu.

L’effort pour ne rien voir n’est pas un vide, pas un creux; c’est même tout le contraire. Ceux qui ne voient rien sont très occupés à regarder ce qu’ils veulent. Ils sont des spectateurs attentifs , assidus et expérimentés des scènes les plus courues. Ils se targuent de leurs connaissances culturelles, de leur réseau de célébrités. Ils ont le regard encombré et émerveillé de ce qu’ils ont choisi de voir, chaque jour.

L’effort pour ne rien voir n’est pas conscient. C’est un effort qui ne se connaît pas lui même. Au contraire , celui qui ne veut pas voir ce qui dérange, ce qui émerge, multiplie les allégations contraires. Il se voudra humaniste, solidaire, en un mot, militant. Une sourde inquiétude le travaille et le met sur la défensive.

L’effort pour ne pas voir commence par le refus de voir sa rue, sa place , sa propre ville. On met en avant des idées mondialistes, mais on ne commence pas par ce qui est proche, ce qui est à côté de soi ou ce qui est neuf. Au contraire, on reprend le même réflexe: demander l’opinion de l’expert éloigné, faire venir l’artiste , le spécialiste reconnu et distant, qui est toujours semblable à soi-même.

L’éclairage de la scène sert surtout à masquer le voisinage et bien souvent le public.

L’effort pour ne rien voir se soumet toujours à un sens obligatoire et descendant ! C’est du haut que viennent les mots d’ordre, les commandes, les propositions. On en appelle à une dynamique locale, au développement social, au pouvoir d’agir , mais toujours du haut vers le bas.

Tout est fait pour que ce qui surgit de la rue, ce qui se joue en bas des fenêtres mêmes des structures ne corresponde jamais avec le calendrier des priorités et des activités.

« On aimerait bien », « On aimerait tellement », mais « On ne peut pas ».  Telle est la réponse nécessaire à toute sollicitation non prévue, à toute tentative de demander à bénéficier d’un petit coin de structure, d’une petite place de  local, d’un petit temps de manifestation.  La déception affichée, la justification,  l’invocation de bonnes intentions contrariées, font partie du package de cet « effort à ne pas voir », à ne pas connaître.

Il faut bien sûr que cet effort, que cette tendance ne se connaissent pas elles mêmes. Il est capital de préserver les apparences, et de renouveler en permanence les beaux discours et les bonnes intentions contredites, chaque jour, sans jamais avoir à tirer des conséquences.

On se trompe souvent sur l’ordre des choses, leur agencement ou leur rapport de causalité.  Ainsi l’invisibilité des pratiques innovantes, émergentes n’est pas un simple défaut , pas un accident. C’est tout le contraire. Il faut un effort considérable pour les masquer, qui finira par épuiser ceux qui s’y exercent.

Il en est de la même manière des appréciations sociales et institutionnelles. On trouve remarquable presque par définition, ce qu’on a déjà mis sur une stèle, ce qu’on nous présente sur une scène, ce qu’on accompagne d’éclat et de brillant, ce qu’on met en lumière et au devant.

On est tout aussi symétriquement incités à négliger ce qui vient du bas, ce qui vient du dehors , ceux qui chantent et dansent dans la rue ou sous les fenêtres de l’Opéra. Le simple fait de ne pas être mis en valeur, dévalorise, de ne pas être mis en lumière, plonge dans l’obscurité , de ne pas être encensé , autorise toutes les critiques. C’est tout simple.

Le pire est que cette propension à négliger ce qui vient du bas, atteint y compris le jugement et la considération que ceux qui y travaillent portent à leur propre oeuvre.

Nous savons , en Pédagogie sociale, que notre première tâche consiste à restaurer cette considération, cette reconnaissance pour ce qu’on est et ce qu’on fait et à lutter contre l’auto-dévalorisation et l’autoexclusion.

Nous savons que notre meilleure force c’est notre propre capacité de voir là où on nous a dit que rien d’intéressant ne venait, et de regarder là où on n’a rien éclairé.

Ce n’est pas parce qu’on est dans le brouillard qu’il faut fermer les yeux.

DIMANCHE

Atelier le jardin du dimanche

Aujourd’hui étaient présents : Iasmina, Marion et Nathalie

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Nous étions environ vingt personnes à partager un moment convivial au jardin.

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Des grillades préparées par les soins d’Iasmina ont ravi les petits comme les grands.

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Après le déjeuner, nous avons commencé le travail : désherbage, plantation de graines, arrosage des plantes et des fleurs etc.

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Les enfants se sont aussi bien amusés autant sur la balançoire qu’au bac à sable et dans le l’enceinte du jardin.

Nous avons pu accueillir une nouvelle famille. La maman, très motivée, souhaite d’ailleurs devenir bénévole à l’Association afin d’aider dans le cadre de démarches administratives.

SAMEDI

ATELIER VILLA SAINT MARTIN

Aujourd’hui au quartier de la Villa Saint Martin, nous nous sommes partagés en deux groupes : un à l’atelier jardinage avec Laura, Daniel et une dizaine d’enfants et l’autre aux activités avec Dusko, Jellyssia et Bridget et une dizaine d’enfants également.

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L’atelier jardin s’est bien déroulé. Avec les enfants nous avons fait le jardin de la résidence construit la clôture et l’avons délimité avec des poteaux et de la laine.

 

20170325_150746Dusko a joué au foot avec les garçons, Jellyssia a fait de la corde à sauter avec les filles et d’autres enfants se sont amusés à jouer au puissance 4, au badminton et au frisbee.

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La petite enfance a été très convoitée, nous avons lu des histoires.

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Le goûter s’est bien passé, nous étions tous réunis sous ce beau soleil de printemps.

Atelier Epinay

Nicolae Laura Nancy et moi (Lucille) sommes parti à Epinay.

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Nous y avons retrouvé de nombreux enfants tels que Rebecca, Nuzzo, Capone, Elise, Gabriela, Maya etc.

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Nous avons tout d’abord commencé par un jeu de Tomate-ketchup ce qui a motivé les enfants et on a poursuivi avec un « facteur n’est pas passé ».

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Nous avons ensuite fait nos activités : Laura et Nicolae aux devoirs & coloriages, Mecles à la petite enfance et Nancy et Lucille à la pâte à modeler.

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Tout s’est bien déroulé, les enfants étaient très heureux & nous avons bien profité.

Nous avons dansé à la fin des activités ce qui a égayer le goûter.

Atelier des Hôtels

Aujourd’hui étaient présents : Iasmina, Marion, Marion, Pierre-Louis, Valérie et Lari.

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Nous avons proposés aux enfants l’atelier petit enfance, le mollki pour grand jeu et pour innover un peu de théâtre.

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Les grands comme les petits étaient déguisés pour l’occasion ainsi que tous les animateurs. Nous avons pu mettre en scène des petits sketches improvisés.

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Les enfants ont adorés ce moment qui fut très agréable pour tout le monde.

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Puis est arrivée l’heure de la distribution du goûter, qui s’est passé dans le calme.

VENDREDI

Atelier La Rocade

De l’équipe étaient présents : Laura, Nicolaé, Dusko, Mecles, Daniel, Jellyssia, Marion et Bridget.

Nous avons proposés des jeux de société, le grand jeu « puissance 4 », du maquillage ainsi que l’atelier petite enfance.

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Les enfants ont adoré se faire maquiller. D’ailleurs les plus grands nous aidaient à transformer le visage des plus petits.

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Le goûter s’est déroulé dans le calme et se fut très agréable pour tous.

Atelier à Champlan

Aujourd’hui, nous sommes allés à Champlan avec Aurélie, Nathalie, Iasmina, Pierre-Louis, Marion (white parce que l’autre elle a écrit le compte-rendu de la rocade), Emy, Nancy, Mariam, Lucille et Sira.

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Nous avons commencé par distribuer les photos prises les fois précédentes par Aurélie, ce qui a beaucoup fait plaisir aux familles. Nous avons ensuite fait des jeux collectifs avec les enfants sur le thème des arts du cirque (notamment du jonglage), et avons installé notre atelier petit enfance.

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Point particulièrement important : nous avons commencé un atelier créatif avec les enfants ayant pour but de fabriquer un livre graphique, pour eux et par eux, comme témoignage de leur vie dans le camp de Champlan.

 

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Nous avons ensuite pris le goûter qui s’est déroulé dans une ambiance particulièrement agréable

Atelier Cuisine

Ce vendredi midi à la cuisine, nous avons décidé de préparer un repas sans viande pour changer.

Nous avons donc utilisé que des légumes et des œufs.

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En entrée était proposé une salade avec de la tomate et des oignons, en plat il y avait une omelette aux pommes de terre ainsi qu’une ratatouille de pomme de terre, oignons, carottes et persil.

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Il y a eu comme toujours, beaucoup de monde, pour le plaisir de tous.

JEUDI

Atelier skate-park

Aujourd’hui à cet atelier du skate park, la journée était un peu pluvieuse cependant ça n’a pas empêché l’arrivée d’une 20aine d’enfants et d’une 10aine de mamans.

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Un match de foot était proposé comme activité collective, tandis que d’autres ont préparé et sculpté de la pâte à sel. Et pour les plus petits, il y a eu une petite enfance avec de la dinette et des jeux de sociétés.

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Lors de l’atelier pâte à sel, les jeunes ont pu faire les formes qu’ils désiraient, cependant, vu que l’on n’avait pas le temps d’attendre qu’ils sèchent, nous les ramèneront la semaine qui suit pour pouvoir les peindre.

Atelier Massy

Aujourd’hui à l’atelier de Massy, le temps n’était pas au rendez-vous.

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Malgré ce mauvais temps, nous avons passé un bon moment tous ensemble. Nous étions environ neuf intervenants pour de nombreux enfants.

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Nous avons organisé un atelier de pâte à sel colorée et de pâte à modeler. Les enfants ont beaucoup aimé. L’atelier petite enfance était très convoité et les jeux de société ont bien marché. Les jeux collectifs ont attiré les plus grands comme les plus petits.

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Une jeune fille souvent présente aux ateliers, s’est davantage ouverte à nous et a enfin participé aux activités qu’on lui proposait. De l’observation, elle a pu s’exprimer et autant dans l’atelier qu’au rassemblement des présents.

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Aujourd’hui nous sommes très motivée d’aller rendre visite aux semis que nous avons pu faire les semaines précédentes et nous avons été beau surpris par la poussée des plants de Tomates, des Potirons, Potimarrons et Courgettes.

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Le mauvais temps et la pluie ne nous a pas empêcher de retourner aussi une petite parcelle avec les grelinette et ensuite nettoyer sous la serre de tout ce qui encombrais le passage ou au fond de la serre les cagettes, la nappes et les arrosoirs pour les ranger dans la cabane.

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Éric et Franck avec Laura se sont occupé de l’entretien de  de la parcelle et sous la serre Nicolae et Daniel ont coupée et ramasser les orties, les mauvaises herbes, le petits but de ficelle pour embellir le visage de la serre, et n’oublions pas Jessica qui à assurer l’ambiance, la bonne humeur et le rire.

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Avant de prendre le goûter et ensuite partir on arrose les poussée des plants ainsi que les salades et les radis, et on s’en va heureux.

 

MERCREDI

Atelier Saint-Éloi

Laura Bridget Pierre-Louis Philippe et Lucille sommes arrivés à St Éloi accompagnés de Benita & Famoussa.

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Nous avons été accueillis par quelques enfants tout d’abord (une dizaine).

Nous avons donc commencé un « cache peluche » renouvelé plusieurs fois (qui a vraiment plu aux enfants).

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Nous avons poursuivis avec un chat St Éloi qui a énormément excité les enfants (ils couraient partout, étaient très enthousiastes).

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Ensuite, nous avons fait un « poules renards vipères » (nous n’avions pas assez de chasubles & les règles n’avaient pas été comprises directement par tous mais le jeux a bien duré et les enfants se sont bien amusés,  petits comme grands).

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Au fur & à mesure, les enfants nous rejoignaient et nous nous sommes retrouvés à environ 50 au goûter, d’où la décision de les faire manger sur les bancs et de ne pas faire le conseil de quartier. De plus, nous avons aidé les enfants  à distribuer le goûter afin que le désordre soit moindre.

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Dans le cadre de la semaine contre le racisme, en lien avec la Municipalité et l’agglomération, notre association était engagée dans cette manifestation: stand, atelier et spectacle étaient au programme!

Arrivé sur place vers 11h, nous avons aidé les employés de la Ville à installer les différents barnums pour les associations qui viendront pour animer tous ensemble, cette journée contre le racisme et le mieux vivre ensemble.

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L’installation faite de toutes les associations, c’est à 14h30 que commencé cette journée. Intermèdes Robinson tenait un stand de cuisine, dans lequel nous préparions des crêpes ainsi que une grande compote de pomme-banane.

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Lors de cet atelier une 60aine d’enfants sont venus sur le stand ainsi qu’une 30aine d’adulte.

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Malgré la fatigue de tous, la journée se termina par une représentation d’Aven Savore d’environ 20 minutes.

MARDI

Atelier socio-linguistique

Nous avons accueilli 7 mamans (dont Oumou qui est partie au bout de 30 minutes pour chercher ses enfants).

Nous (Pierre Louis, Iasmina, Lucille, Emy) avons demandé à chacune des femmes de nous décrire leur journée oralement afin qu’elle puisse s’entraîner.

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Nous avons ensuite vu le verbe FAIRE puis ÊTRE, FATIGUE et leur conjugaison. Nous leur avons expliqué (pour celles qui en avaient besoin) la signification des pronoms personnels.

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Ensuite, Iasmina leur a proposé de construire des phrases en utilisant ces nouveaux verbes (« je suis fatiguée parce que j’ai trop travaillé »).

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Élisa et Perera en connaissaient d’avantage, mais nous avons pu remarquer que Gaby s’était ouverte et a fait des efforts pour s’exprimer en français.

Enfin, nous avons donné des devoirs à faire pour la prochaine fois (recréer des phrases à partir de ces verbes).

 

 

Dilemme de l’évaluation en Pédagogie sociale: l’utile et le futile

La question de l’évaluation traverse tout le champ social et éducatif d’une manière cyclique et relativement scénarisée . Le temps est dorénavant passé des oppositions farouches, des refus buttés, pour des raisons éthiques et de principes. Tout le monde semble s’être mis d’accord sur une idée assez normative de l’évaluation, au moins sur son principe. Nous avons aujourd’hui une forme de consensus autour non pas d’une méthode ou de procédures d’évaluation définies mais au moins sur son principe.

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Évaluation molle

Curieusement ce consensus récent n’a pas renforcé la réflexion ou le débat sur l’évaluation mais l’a affaibli.  On est aujourd’hui en accord avec l’idée d’une évaluation molle, à laquelle paradoxalement on ne croit plus. On évalue et on évalue partout, mais on ne sait pas très bien quoi, ni surtout quel sens cette évaluation peut avoir sur un contexte global ou sociétal.

En Pédagogie sociale la question de l’évaluation est encore moins attendue puisqu’il s’agit par principe de pratiques éducatives et sociales non conventionnelles , et difficiles à définir et classer avant toute évaluation.

Pourtant c’est bien en Pédagogie sociale que la question de l’évaluation pourrait prendre une dimension philosophique encore plus importante. La question de base en est simple: que produit notre travail, que produisent nos interventions? En un mot, est ce que nous amenons du changement qui ne soit pas illusion? En quoi modifions nous réellement des parcours de vie?

La difficulté de l’évaluation en Pédagogie sociale est multiple et porte sur des questions fondamentales:

Comment porter une évaluation non pas dans le cadre d’un dispositif mais dans le cours de la vie elle même?

Un dispositif artificiel et  institutionnel facilite une forme d’évaluation qui porte sur ses limites,  son contexte et son cadre. Mais en Pédagogie sociale, il en va tout différemment; comment évaluer dès lors, l’effet d’une pédagogie qui opère dans toutes les dimensions de l’existence et hors toute institution particulière? Cette non limitation nous condamne-t-elle à ne rien avoir à dire de suffisamment concret? Si tel est le cas, nous comment saurons nous ce que nous fabriquons, ce que nous construisons? Comment saurons nous que ce n’est pas du vent? Nous pressentons aussi que si nous répondons à ces questions, nos réponses seront essentielles car elle porteront justement sur la vie elle même et non pas sur une institution et un dispositif.

Comment porter une évaluation qui ne limite pas ses objectifs à ceux d’une institution existante et convenue?

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La plupart des procédures d’évaluation se servent du cadre institutionnel où elle se se déroulent comme une référence indiscutée.  L’Ecole ne se met pas fondamentalement en cause en tant que telle mais uniquement sur ses modalités. Et du coup, on interroge « le décrochage scolaire » comme si c’était un problème de la nature. En Pédagogie sociale, nous savons que l’évaluation que nous avons à faire ne peut pas s’appuyer sur ce genre de cadre; elle doit rester souple et s’adapter à l’existence de milieux et de contextes de vie qui ne sont pas reconnus par les institutions et mal connus par les professionnels eux-mêmes: la vie en marge, la précarité et l’organisation de vie qu’elle force à inventer, les équilibres instables, les désordres. Comment prendre des repères dans ce qui est mouvant? Comment définir des objectifs à évaluer qui échappent aux institutions et qui sont parfois contraires à leurs intérêts immédiats? C’est à dire aussi, comment « évaluer hors du cadre »? Comment produire une évaluation qui ne reste pas piégée dans le dispositif sans lendemain sur lequel elle porte?

Comment porter une évaluation sur le destin des gens dont la parole ne compte pas?

La voie royale d’une évaluation adaptée aux pratiques de la Pédagogie sociale portant sur des questions de cours et de rupture de la vie, serait le témoignage des personnes directement concernées dans un après coup salutaire. Disons tout de suite que c’est le mode d’évaluation qui est le plus familier aux pédagogues sociaux. C’est l’élève d’une classe Freinet qui revient 20 ans après dire que ce qu’il a vécu c »cette année là  » a bouleversé toute sa vision de l’existence, c’est celui qu’on a  connu enfant sur les ateliers de rue et qui revient comme stagiaire travailleur social. C’est une forme d’évaluation basée sur la reconnaissance , le retour du don et de la dette.  La difficulté vient de ce qu’elle n’est ni prévisible, et évidemment encore moins systématique. Mais il y a encore une difficulté supplémentaire: la valeur et l’importance que l’on porte socialement, et institutionnellement, à la parole des personnes: comment faire quand il n’y a  ni intérêt , ni reconnaissance? Comment faire quand il y a déni, soupçon, mépris? 

Mettre l’évaluation au service des gens

Ce dernier questionnement doit orienter notre réflexion sur ce que peut être l’évaluation en Pédagogie sociale. Nous aurions pu la définir autrement en la déclinant et en disant que l’évaluation  qui nous convient le mieux serait à la fois autoévaluation (évaluation par soi même), inter-évaluation (évaluation entre pairs) et éco-évaluation (évaluation par le milieu extérieur), mais même si c’est en effet une voie possible, celle-ci ne doit pas occulter la question principale : à savoir la reconnaissance de la valeur, de la validité et de la rationalité que nous portons vers les groupes, individus et communautés concernés par nos pratiques. Comment évaluer notre propre image des autres? Comment évaluer sans rendre barbare et incompréhensible celui qu’on évalue? Comment évaluer sans rendre étranger, sans augmenter les distances et les obstacles qui nous séparent? Comment produire une évaluation qui ne produise pas la distance qu’elle se propose elle même d’évaluer?

Pour un pédagogue social, comme tout acteur social, éducatif, l’évaluation doit d’abord d’être évaluation de soi même avant même d’aborder la question du choix des pratiques ou des dispositifs. Qu’avons nous appris de ceux avec qui nous travaillons? Comment nous ont ils transformé avant qu’on se propose de les transformer nous mêmes?

C’est en nous posant ces questions que nous apprendrons au passage également à répondre aux questions les plus gênantes du type: « A quoi vous servez? »,  » A quoi sert votre travail?  » , « Que produit-il? »  Nous saurons alors répondre que ce qu’il produit c’est du dépassement : du dépassement de soi, du dépassement de l’institution, du dépassement de nos croyances, des idées toutes faites et des conceptions qui nous empêchent d’avancer.

 

DIMANCHE

Dimanche au jardin

Aujourd’hui au jardin, nous étions nombreux malgré un temps assez maussade.

Il y avait Laura Oita avec son mari qui nous a accompagnés comme conducteur, Jellyssia,  la famille de Nicolae, la famille de Sebastian, la famille de Sophie, Mamie Zohra, trois enfants du quartier de la Villa Saint Martin et Eddy.

Nous nous sommes installés à l’abri et avons fait le tour des lieux avec les enfants. Nous avons retourné la terre sur les deux terrains avec eux. Ils ont été très investis dans leur tâche. Lorsque le repas était bientôt prêt, nous avons mis la table, coupé le pain et servi les assiettes.

Nous avons passé un agréable moment tous ensembles.  Et nous avons eu le plaisir de retrouver Laura au bout de trois semaines de vacances !

SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

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Personnes présentes : Nancy, Jérémie, Laura, Marion b, Nathalie, Inès, Daniel, Simena

Le soleil est arrivé 5 minutes après nous et les enfants aussi.

La partie de foot ayant beaucoup de succès, pratiquement tout le monde s’est joint à nous les plus petits comme les plus grands.

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Simena a joué aux dames avec Timeo et Billal qui a gagné

Le gouter s’est déroulé dans la joie, la bonne humeur et le calme.

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Atelier des Hotels

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Nous sommes parties, Iasmina et Marion à 13h30 chercher les enfants de l’hôtel Parthénon, comme nous n’avions pas le droit de monter voir les enfants ils nous ont rejoints devant. Deux petites filles sont parties chercher tous les enfants dans les chambres en attendant nous avons joué à 1 2 3 soleil.

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Ensuite nous avons rejoint tout le monde à l’hôtel F1. Il y avait à peu près 20 enfants de tous les âges.

Nous avons fait un atelier maquillage, des jeux collectifs et bien sûr la petite enfance.

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Les enfants nous ont donnés pleins d’idées pour la semaine prochaine.

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C’était un super atelier !!

VENDREDI

Atelier de la Rocade

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Aujourd’hui à la Rocade il y avait Nicolae, Dusko, Laura, Pierre-Louis, Tito, Pierre, Lucille, Nancy, Marion, Mécles et Daniel.

Nous avons pu proposer aux enfants divers ateliers notamment un grand tournoi de foot, la petite enfance, des jeux de société, du maquillage ainsi que des grand jeux comme le puissance 4.

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C’était une journée très agréable autant pour les animateurs que pour les enfants.

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Les enfants ont pu eux-mêmes commenter le tournoi , ce qui était assez sympa.

Atelier de Champlan

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Arrivés sur le camp nous sommes déjà accueillis par les enfants du camp sous ce beau soleil.

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Une trentaine d’enfants étaient présents de 4 ans à 18 ans ainsi que quelques mamans.

3 ateliers ont été mis en place tels qu’un atelier collectif avec une balle aux prisonniers et un béret. Ainsi qu’un atelier créatif avec de la peinture et un atelier de petite enfance.

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Avant même le début de l’atelier Iasmina, accompagnée de Mathilde et d’Aurélie étaient toutes trois parties dans le camp pour prendre des photos des différentes familles du camp et notamment des mamans qui s’en sont données à cœur joie. De futur mannequins !

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Atelier Cuisine

 

JEUDI

Atelier de Massy

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Sous ce beau soleil de printemps, aujourd’hui nous avons eu le retour des mamans puisqu’une dizaine d’entre elles étaient présentes parmi nous. Ainsi qu’une quarantaine d’enfant.

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Entre une thèque et un parcours sportif pour les jeux collectifs, ainsi que les jeux de société et la petite enfance sur les tapis, tous les ateliers étaient actifs. Notre bénévole Eloïse nous a d’ailleurs préparé un jeu de code secret tout spécialement pour cet atelier.

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La présence de nouvelles mamans et d’enfants lors de cette journée. Et les enfants ont eu la bonne idée de ramener des bonbons pour le goûter.

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Atelier du Skate Park

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Nous nous sommes rendus au skate-park ce jeudi avec Abdel, Nathalie, Mariam, Pierre-Louis, Jérémie, Simena, Valérie et Bridget. Il faisait très beau et les enfants ont été au rendez-vous.

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Nous leur avons proposé des ateliers maquillage, peinture, petite-enfance et basketball ; et avons été témoins de la naissance d’une foule de pirates et de princesses, témoignant de l’engouement pour le maquillage. La peinture et la petite-enfance n’ont toutefois pas été en reste, sans parler des matches de basket, très prisés par les adolescents notamment.

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A l’heure du goûter, nous avons pu déguster tous ensemble des madeleines au chocolat accompagnées de différents sirops.

Atelier du Jardin

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Aujourd’hui on est très impatients d’aller voir si nos abeilles sont toujours en vie car on s’inquiète en sachant que cette hiver à fait particulièrement très froid, les températures ont pu atteint les -10° C.

Malgré nos attentes on remarque avec tristesse qu’aucune des ruches n’a survécu à la trêve hivernale, et pourtant le couvain et le miel des cadres étaient suffisant pour survivre ainsi que la reine qui avait déjà commencé à pondre parce que dans les alvéoles on voyait les œufs.

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Mais tout ça on verra plus tard.

 

MERCREDI

 

Atelier de Saint-Eloi

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Aujourd’hui une belle journée avec beaucoup de soleil. Nous sommes allés à saint Eloi on a eu 30-35 enfants. Puis on a mis en place les activités que les enfants  attendaient : un grand atelier de peinture avec le thème (dessinez moi un printemps) nous avons eu  beaucoup  de participants.

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Les jeux de sociétés ont très bien marchés (dooble, uno, croque-carotte).Et les grands jeux collectifs (un match de foot et un basket).

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Sur l’atelier de petite enfance les enfants se sont amusés à construire des garages et des maisons, les filles ont joué au restaurant. Nous avons fini par une assemblée des présents et un délicieux gouter.

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Atelier du Jardin

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Nous sommes partis avec Nicolae et Daniel pour chercher les enfants d’Epinay afin de les amener au jardin.

Catalin et Eric nous ont rejoints.

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Arrivés sur place, nous avons tout d’abord arrosé les pousses de radis, salades et persil sous la serre en allant alternativement chercher de l’eau au puits.

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Ensuite nous avons fabriqué des bacs sur les palettes afin de pouvoir les remplir de terre. Les mini-plans en hauteur feront pousser des fleurs qui feront le tour du grand potager.

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De leur côté, Daniel et Catalin ont creusé afin de laisser place à un bac à sable.

Enfin, nous avons goûté tous autour de la table dans une bonne ambiance.

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Atelier de Morangis

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Aujourd’hui, à Morangis, nous avons proposé aux enfants sur place de se présenter en français, en formant une ronde et en se présentant chacun à tour de rôle : « Bonjour, je m’appelle… »

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Ensuite, nous avons proposé un jeu collectif à tous les enfants : le tic tac boum. Cette activité a ravi les plus petits comme les plus grands. Nous avons par ailleurs installé l’atelier Petite Enfance et les enfants ont joué à la dinette et aux balles.

Un mini foot a aussi été organisé par Emy et Jérémie. L’atelier maquillage proposé par Mariam s’est bien déroulé et les garçons autant que les filles l’ont sollicité pour se faire maquiller.

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Laura a bien aidé certains animateurs à faire du lien en permettant une traduction. Suite au rangement, le goûter s’est déroulé dans une bonne ambiance.

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MARDI

 

Atelier de Français Langue Etrangère

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Aujourd’hui, lors du cours de français, nous avons travaillé avec quatre participants dont un nouvel homme.

Nous avons commencé par raconter notre matinée en français pour les initier à l’expression orale. Tout le monde s’est prêté au jeu, y compris le nouvel arrivant qui parlait uniquement anglais. Ensuite, nous avons conjugué ensemble le verbe  « aller » puis « aimer » en construisant des phrases basées sur leur imagination : « J’aime faire des gâteaux ».

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Nous leur avons demandé de réviser ces deux verbes pour la prochaine séance.

Nous avons eu le temps de faire connaissance avec chacune des mamans, ce dont on a pas forcément le temps habituellement.

 

 

 

 

Remplacer le Social , par la Morale

De la politique aux institutions: Abandon

Qui se souviendra que la révolution conservatrice que nous serions en train de connaître a d’abord commencé par la démission de nos édiles, de nos institutions et des politiques sociales elles mêmes?  Jeune animateur , dans les années 80, je me souviens des premiers responsables politiques d’Evry, une Ville nouvelle « de gôche », nous dire que le social « ça ne marchait pas » et que l’avenir était à la police municipale.  Voyant se préciser de telles tendances, la première association Intermèdes quand à elle , organisait une journée d’étude, en 2002, intitulée « Alternatives au sécuritarisme en éducation?  »

L’abandon a d’abord été l’abandon de l’espace symbolique et politique; plus d’avenir, plus de perspectives, et même plus d’idéal. Les dés étaient jetés, ceux qui étaient censés représenter l’idéal du progrès et de la civilisation, nous l’assénaient: Demain serait pire qu’aujourd’hui , et aucun espoir collectif ne subsistait.

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Nous raisonnions dès lors dans un monde clos, un Monde où ce que l’on donne à l’un , manquera à l’autre; un monde où pour la liberté de l’un , on parque un autre; un Monde où pour la réussite de l’un, l’échec de l’autre devient naturel.

Des institutions aux publics: Répression

Puis ce mouvement est arrivé jusqu’aux aux institutions sociales, éducatives, elles mêmes. Voici les professionnels en proie eux aussi à des « pratiques closes ».

Leur liberté de manoeuvre se réduit; on leur propose du clef en main, de la « prestation » , de la « mesure », qui change tous les 6 mois. Leur espace de rencontre avec le public, avec les publics se « procédurise ». On se protège derrière les protocoles.

Le travailleur social limité reçoit en pleine face la charge dramatique de sa nouvelle confrontation aux personnes en difficulté. Tout se joue ici et maintenant , dans un face à face de plus en plus éprouvant et sans aucune liberté. Tout acteur social travaille dès lors , moins au social qu’à sa propre désensibilisation. Le voici qui multiplie les distanciations, qui réclame de la sécurité,  de l’anonyme et du froid.

Perdu , désorienté , l’éducateur , l’enseignant ont de moins en moins de certitudes, de principes et de convictions.  Ils se rattachent à ce qu’ils peuvent pour au moins ne pas perdre la face dans des confrontations , sans issue sociale. Ils se mettent alors à adhérer à la philosophie implicite de tous les dispositifs dont ils disposent.

Les voici qui se mettent à exhorter le pauvre, le précaire, la mère de famille, à plus de transparence, à plus de mobilité, à se prendre en main. Les voici qui énumèrent des démarches à faire, qui édictent des objectifs à atteindre dont le défaut justifiera toute la violence de toutes les ruptures de droits , de soutien.

L’acteur social et éducatif , privé lui même de pouvoir d’agir, en appelle de plus en plus à celui de son public.  Il fantasme son usager comme doté de qualités d’exception: le voici simulateur hors pair, débrouillard devant l’éternel, calculateur , roublard.  Il aurait lui, tous les possibles et ce ne serait que par calcul qu’il ne les mettrait pas à son profit.

L’éducateur, l’enseignant d’aujourd’hui ayant lavé l’institution, la commande politique de tout soupçon, ne peut plus que considérer l’enfant, le parent, le précaire et  l’étranger, comme perpétuellement susceptibles de générer eux-mêmes les violences qu’ils subissent. Par un renversement direct, l’immobilisme des institutions devient leur propre immobilisme, l’opacité de ces mêmes institutions devient leur propre propension au mensonge et à la dissimulation.

Petit à petit, fautes de clefs pour comprendre les processus de production des discriminations et de la précarisation, l’acteur social , au fur et à mesure qu’il perd la possibilité d’inventer et organiser sa propre activité, fantasme l’usager, le bénéficiaire, le public comme auteur de ses propres problèmes.  Se rejoue devant lui une étrange scène, un scenario original dans lequel ce même bénéficiaire révèle devant l’institution ses insuffisances, ses incompétences, et surtout ses fautes et ses manquements.

L’individu bio-moral

Faute d’explication rationnelle, c’est le défaut, le manquement, la dissimulation qui servent à eux seuls à comprendre les désastres sociaux en cours: mal logement, chômage, surendettement, mises à la rue, privation de soins, etc. La Morale devient la seule clef d’explication et dès lors aussi le seul terrain où l’acteur social, comme le décideur politique, semblent reprendre de l’initiative.

Ici, on dénonce les pauvres, fraudeurs aux allocations, là on conspue ceux qui profitent de l’inactivité, ailleurs encore ceux qui abusent de l’hospitalité et des soins.  Le but devient dès lors de séparer le bon grain, de l’ivraie, de sélectionner et de cacher derrière quelques ayant droits légitimes tous ceux que l’on déboute.

Au delà de cette posture qui vient masquer le vide de toute véritable politique sociale ou éducative, on est en train de fabriquer une nouvelle morale sociale, individuelle: la biomorale.

La Biomorale consiste en une injonction institutionnelle et petit à petit sociale au bien être, ou au moins à l’apparence du bien être, dans un contexte de crise. La Biomorale procède d’une inversion fondamentale: celui qui se sent mal, ne subit pas du « mal »; il en produit.  Amertume, colère, revendication, jalousie, peurs seraient des émotions à bannir La Biomorale est ainsi  une morale qui porte sur des émotions et qui exige des individus une attitude de consentement, d’adhésion aux projets qu’on leur tend . En un mot, il faut être po-si-tif, c’est à dire adhérer à une image symétriquement négative de soi. La victime des violences sociales se trouve renvoyée à une image négative d’elle même. Elle est incitée à se culpabiliser et à se dévaloriser.

Par un retournement fantastique, le pauvre, le malade, l’abandonné,  l’exclu, le précaire ne sont pas seulement complices de leur sort, mais responsables de leur image négative, qui porte atteinte aux autres et à l’environnement.  La biomorale pousse à l’identification des problèmes sociaux à ceux qui les supportent. Ce ne sont plus ces mêmes problèmes sociaux qui sont en quelque sorte les ennemis de la société, mais leurs victimes elles mêmes, qui deviennent indésirables et qu’i faut dès lors, expulser, rejeter, parquer, enfermer et bannir.

Puritanisme d’Etat

L’Etat qui assigne l’individu à la Biomorale, devient lui même puritain. Le voici qui s’engage dans de  grandes campagnes concernant les moeurs de son peuple. Faute de produire de nouvelles sécurités sociales, faute de donner une direction, un progrès social, le voici réduit à organiser des croisades , pêlemêle contre l’islamisme, l’alcool, la prostitution, le machisme et les mauvais parents. Même l’Ecologie dont il devient le fervent « supporter » , devient dans son discours et dans les faits une écologie purement punitive contre les gens: à eux, de culpabiliser des désastres en cours et d’être priés de devenir abstinents, de réduire leurs comportements et leur consommation. Le peuple est prié de réduire son empreinte: qu’elle soit sociale ou écologique.

L’Etat se voulait déjà instituteur non pas pour mais contre ses classes populaires; le voici, devenu leur censeur. Il fustige la barbarie, l’ignorance, l’inconscience ou la malveillance des classes le plus précaires et de la jeunesse des classes populaires. Il dresse les parties de sa population, un peu mieux protégées , contre les autres. Il procède comme on fait toujours dans  les croisades: il identifie et réduit les uns à la Vertu, et les autres à la Barbarie.

Les politiciens cherchent à gagner et tirent, en effet, un bénéfice immédiat de ces  postures puritaines. On qualifie leurs campagnes, leurs prises de position comme « claires » ou « courageuses ». On ne voit pas tout le profit qu’ils retirent de ce qu’ils dénoncent.  Le passage de l’action publique à l’action morale offre des postures commodes pour dissimuler l’impuissance et l’inaction.  Mais ce passage est dangereux pour l’Etat lui-même, car il déconsidère et dégrade durablement un système politique ,dès lors en faillite.

Travailler socialement à partir des réalités

A l’inverse des postures , des trucs et des procédés, la confrontation avec la réalité sociale et matérielle est infiniment plus complexe, mais aussi infiniment plus passionnante. L’acteur social qui va à la rencontre du Social là où il se fait et se défait, là où il se crée et se recrée a l’avantage de mieux comprendre son environnement et le sens des évolutions de la condition des autres, comme de sa propre condition.  A contresens, il découvre des moyens d’agir là où les autres, et principalement les institutions et ceux qui les dirigent, sont dans le brouillard.

  Samedi et dimanche: Week end à Buno

Ce weekend, notre petite troupe Aven Savore, s’est réunie au château de Buno, sous un ciel magnifique, pour répéter tout à son aise.

 

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Il y avait aussi avec nous , Fouzia et ses filles et Zohra (sans ses petites filles).

Hélène et Laurent sont passés aussi.

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DIMANCHE

Dimanche en famille au Potager de Robinson

On commence une belle journée au jardin dans la compagnie des enfants lmene et Safia, avec Jessica en attendant l’arrivée d’Assia et ses 5 enfants de Draveil, de Danny et sa fille qui viennent de Massy mais aussi de Bezma et ses 3 enfants. On est nombreux et ça c’est bien, c’est la rencontre aujourd’hui  les mamans ne se connaissent pas  encore, mais je pense que elles vont bien s’entendre.

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Elles ne tardent pas à arriver et vite le jardin se remplis de rires, de joie et de la bonne humeur.

Nicolae anticipe et heureusement, avait préparé le poulet et l’allumage du feu bien avant leur arrivée. Il en reste juste la salade à faire et c’est Imen et Safia, aidées par Naila et Assia et puis la viande il faut juste la mettre au barbecue.

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Les mamans arrivent vite à se parler, à aller les unes vers les autres, un petit échange des numéros pour que la rencontre soit bien faite et c’est la bonne humeur, la convivialité qui s’incruste parmi nous pour nous embellir la journée.

Nous sommes nombreux à table mais on se pousse pas avec les côtes, par contre on est très courtois et on s’entend bien, on rigole, on raconte nos histoire avant de finir à manger et reprendre un peu le travail.

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Avec Imran, Naila, Assia, Sirrine, Imen et safia, Nicolae leur prépare une petite séance de plantation : semez des Radis (de 18 jours) plusieurs rangées, du Persil (Commun), mais aussi du Basilic Citron.

Mais comme l’heure passe vite, la journée arrivée à sa fin, et c’est maintenant l’heure de goûter aux gâteaux Citron d’Assia, hmmm….délicieux, on à pour tous et même pour emmène à la maison.

Aujourd’hui tout le monde part content à la maison et on attend avec impatience la future Dimanche en Famille.

Bonne semaine !

SAMEDI

Ateliers hôtel f1

Nous sommes allés aux hôtels pour faire les activités. Nous avons cherché des enfants au Parthénon on a eu 15 enfants.

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Ensuite nous avons mis en place les jeux collectifs (béret, gamelle, balle américaine).

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Puis un atelier, petite enfance avec un tapis pour voitures, dinettes, et en parallèle un atelier jeux de société (un jeu memory, dooble, mikado).

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Nous avons aussi mis en place un atelier maquillage. La journée s’est bien passée, nous avons terminé par un goûter.

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Atelier  Epinay

Nous sommes allés à Epinay, nous avons reçu 10 à 15 enfants.

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Laura et Lucille ont fait des exercices d’écritures et  des coloriages. Sur cet atelier il y avait au moins 7 à 8 enfants. Les enfants étaient satisfaits de cet atelier. Bridget a a tenu l’atelier « petite enfance », avec 5 à 6 enfants. Les enfants ont aimé jouer au jeu de construction etc.…

 

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Et pour terminer, nous avons joué tous ensemble aux jeux collectifs ( Kala Maya, Tomate Ketchup,123 Soleil, Le facteur n’est pas passé). Les enfants étaient très agités.

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RAS, tout s’est très bien passé, les ateliers se sont enchainés sans problèmes,  les enfants étaient énergiques et très content de notre venue. Le goûter c’est très bien passé.

 Atelier Villa Saint Martin

Un beaux soleil à l’horizon, de la chaleur astrale et humaine on ressens quand on descend le matériel pédagogique et que tous les enfants sautes dans nos bras et nous serre fort en nous disant » On a cru que vous ne veniez plus », c’est chouette d’entendre ça !

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Une installation rapide mais attentive de l’atelier d’éveil,  de Simena qui arrive vite à réunir sur son tapis 5-8 enfants  pour commencer à jouer.

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A ses côtés, assis sur un banque, Nicolae montre le maquillage aux enfants et vite tout le monde veut le faire, où de maquiller sinon de se faire maquiller par Nicolae et Imen.

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A la Puissance 4, Nancy fait un bon travail et bien implique dans le défi lancée par les enfants, qui double les criées de ceux qui joue au tournoi de foot avec Daniel.

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Une superbe journée avec plein de rire, de joie et de bonheur qui s’achevé avec un bon goûter, après la décision de l’Assemblé des Présents.

A plus.

VENDREDI

 

Cantine de Vendredi :

Pour ce Vendredi  Laura et les mamans se prépare à cuisiner une Purée de Pomme de terre  avec du poulet, accompagnée d’une salade des fruits et légumes faite par Zohra et Bezma.

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Des odeurs fabuleux qui sort de la cuisine et qui envahissent tout le local et notre sens de l’odorat ne veut plus attendre et nous emmené sur les chaises dans la salle de cuisine pour déguster.

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A plus.

 

ATELIER LA ROCADE

Il y  avait 4 activités le foot, la petite enfance, le badminton et l’atelier de Tito ( Kamishibai)

Les enfants étaient plutôt actifs, au foot les enfants et les animateurs jouaient ensembles.

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Au badminton, les enfants essayaient de s’échanger le plus de passe possible.

Lors de l’atelier maquillage, les enfants était satisfaits du résultat.

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Au Kamishibai,  8 à 10 enfants étaient attentifs pour écouter l’histoire proposée par Tito et Nicolae.

Lors du conseil de quartier, les enfants nous ont fait part de leurs ressentie et de ce qu’ils voulaient faire pour la semaine prochaine.

Nous avons concluons avec eux par le goûter.

ATELIERS CHAMPLAN

Aujourd’hui, nous avons fait l’atelier avec Pierre-Louis, Iasmina, Kevin, Larry, Simena, Eloïse, Mariam et les enfants de Champlan. Nous avons commencé par des jeux collectifs : « 1, 2,3… Animaux », un 1, 2,3… Soleil ! Un peu plus évolué, et « tomate ketchup », une version remasterisée du facteur n’est pas passée.

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Nous avons ensuite proposé différents ateliers : l’atelier petit enfance, un atelier de jeux collectifs et un atelier créatif, où les enfants ont réalisé des cartes en formes de cœurs et de fleurs pour leurs mamans. Nous avons proposé cet atelier à l’occasion de la fête des mères qui avait lieu avant-hier en Roumanie.

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Nous avons terminé sur une assemblée générale où nous incitons les enfants à prendre la parole pour s’exprimer, et sur un goûter. Au menu : quatre-quarts, bananes, chocolat chaud et sirop.

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JEUDI

Atelier Massy

Aujourd’hui à l’atelier de Massy était présent une 15aine d’enfants ainsi que 3 adultes dont des mamans.

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Différents ateliers ont été proposés comme un foot, des jeux sociétés comme le Esquissé ou le UNO, et enfin un atelier petite enfance.

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L’atelier a été agréable, et l’association « Massy comestible » est venue nous voir, sur les lieux. Avec la présence d’Iasmina, de l’adjointe au maire de Massy et de quelques habitants ils ont fait le tour du parc pour voir l’emplacement du projet de jardin partagé.

 

Atelier du Skate park

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Nous ne retrouvons cette semaine encore au skate park avec de nombreuses activités, les enfants arrivent en masse a la sortie de l’école, accompagnés de leurs parents. Certains s’installe a l’atelier de peinture qui fait salle comble,

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tandis que d’autres se regroupe autour des jeux de sociétés, un peu a coté, un atelier musicale, qui alterne statut musicale, danse et twister rassemble les plus vigoureux,

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alors que les plus calmes se retrouvent sur les tapis de la petite enfance.

 

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Jardin de Saulx :

Aujourd’hui nous partons pour une séance de bricolage au jardin avec les adultes, et c’est plus exactement le remplacement du bac à fleurs car il est vieux comme le monde et cassé en plus. On prend les mesures du bac et avec la palette on refera un nouvel.

Comme je sais bien que Franck il aime bien scier je le laisse  faire avec Eric et puis Nicolae vas les clouée. Cependant Daniel prend en charge le motoculteur et il retourne une des parcelles pour mélanger le terreau, le fumier et la terre pour l’enrichir.

Miraculeusement tout finit en même temps, le motoculteur n’ayant plus d’essence, le bac en palette  étant finit, tout s’achève et notre récompense, c’est-à-dire le gouter on le mérite amplement.

A plus.

MERCREDI

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Nous sommes prêts pour partir au jardin avec les enfants d’Epinay sur orge, on est nombreux et motivée pour faire nos semis aujourd’hui avec eux et aussi pour planter les oignons de Glaïeuls et les Bégonias dans les hauts des palettes pour embellir leur vue.

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Tout le monde participe à la plantation avec beaucoup d’attention et de soin et ils sont très contents de se retrouver de nouveaux avec nous au jardin.

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Un peu plus tard, on finit et on arrose un peu les plantations ensuite on va tous ranger et nettoyer autour de la cabane d’entrepôt avant de prendre le goûter et de se dire, a demain.

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A plus !

Mercredi: Saint  Éloi

Il y avait une trentaine d’enfants, notamment des habitués comme Saler, Yasmine ou bien encore Marwann. Jessica était la seule adulte présente.

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Comme activité collective nous avons fait un foot suivi d’une poule renard vipère sur le terrain.

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A côté, nous avons fait un atelier petit enfance (avec des livres, de la dinette et des légos).

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Aussi, un atelier jeu de société a été mis en place sur lequel malheureusement peu d’enfants sont allés.
Sur place, pour la première fois Mam (un enfant des hôtels) est venu sur notre atelier. Même si sa présence demande de la surveillance nous avons pu voir qu’il était heureux d’être parmi nous.

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Quelques enfants ont demandé de faire du basket-ball la semaine prochaine et surtout de remettre en place un poule renard vipère (beaucoup demandé, sous forme de tournois notamment)

MARDI

ATELIER FLV

Aujourd’hui on a eu 13 mamans bien motivé pour le cours de français.

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Nous avons commencé avec les verbes aux présent (être ; avoir, manger).

 

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Puis nous avons récité à l’oral  les verbes au présent,  après les mamans ont fait des phrases avec les verbes, on a corrigé et ensuite. Iasmina et moi leur avons donné des devoirs pour la semaine prochaine

 

 

 

 

 

 

Les murs ne servent à rien

Nous ne sommes plus, et depuis longtemps, dans la période des appels à l’émancipation, au franchissement des barrières, à ère des aventures et des libérations.

Celui qui ose aujourd’hui s’élever contre les murs, les forteresses , les frontières ressemble à doux rêveur et à un fossile, rescapé des temps anciens et révolus.

Les seules révolutions qu’on nos propose aujourd’hui sont intérieures et les seules libérations, sont condamnées à l’enfermement dans des  vies privées, de plus en plus étroites et emmurées.

L’enfermement dans les murs commence en soi même, dans une société qui ne promet plus de progrès qu’individuel, et qui affirme que la liberté de quelques uns repose sur l’enfermement de beaucoup d’autres.

Les murs ne servent à rien; et pourtant, ils tiennent encore. On en bâtit chaque jour et à toutes les échelles: dans chaque commune, dans chaque institution, dans chaque cage d’escalier , on y va de son petit digicode, de son badge, de son trousseau et des mots de passe sécurisés.

Les murs ne servent à rien et pourtant on les reconstruit sans cesse, et on redoute leur effondrement, à la moindre fissure qui arrive.

Les murs ne servent pas, mais ils nous asservissent.

La paradoxe du mur est que par nature il enferme des deux côtés tout autant celui qu’on met à l’écart que celui qui pensait se protéger.

La prison n’est pas prison que pour le prisonnier, elle est aussi expérience d’enfermement pour les familles, les gardiens, et même le reste de la société, ainsi que le faisait valoir Foucault.

En éducation, les murs ont ainsi des effets « contraires «  à ce qui les justifie et destructeurs dans de nombreux domaines.

Les murs enferment et réduisent la vision du possible, pour tout le monde. Enfants, adultes, parents, professionnels, tous, bloqués par les murs, et limités par eux ne peuvent penser le déroulement du jour, que comme la répétition de la veille.  Les murs enferment autant les corps que les pensées. Les premiers s’asservissent, se soumettent, se courbent et s’affaissent ;  les secondes s’anesthésient.

Les murs invalident les sens:

  • Les murs rendent aveugle ; depuis l’école, l’institution, on ne voit pas, on ne voit rien de la vie des gens. Et du coup on fantasme; et du coup on a peur . Et du coup on s’enferme encore plus pour voir encore moins.
  • Les murs rendent sourd.  Depuis l’établissement, la Mairie, la collectivité, la structure quelle qu’elle soit on n’entend plus l’agresseur ou l’agressé; on n’entend plus la solitude; on n’entend plus les situations de détresse. On n’entend  plus que ce que l’on veut entendre. On ne comprend plus rien.
  • Les murs insensibilisent . Ils entraînent à l’indifférence et à la passivité. Ils émoussent la sensibilité et ce qui fait de nous des humains.  Contrairement à ce que l’on enseigne aux professionnels, la distance, la neutralité , l’indifférence ne sont pas des protections pour celui qui les exerce, mais une mutilation, un affaiblissement du sens du commun, du sens de l’autre et du sens de la vie.

Les murs ne servent à rien; c’est pourquoi ils s’écroulent. Nous sommes encombrés de leurs débris, nous sommes assourdis par le bruit de leur chute. Ils sont encore plus nuisibles  en temps d’effondrement, car on est prêts à tous pour les faire tenir coûte que coûte, car on détourne toute l’énergie sociale, économique et politique pour les renflouer. Et c’est peine perdue.

Casser les murs visibles et invisibles, c’est se rendre compte d’abord que les murs dans lesquels on nous enferme servent à la liberté de ceux qui les fabriquent .  C’est travailler à comprendre toute la différence qu’il y a entre libéral et libertaire.

C’est cesser de croire que les belles formules du libéralisme nous concernent; ce ne sont pas le libre échange, la libre circulation, la libre entreprise qui nous sauveront des murs. C’est au contraire pour tenter de les protéger qu’on les bâtit.

En Education, dans le travail social, comme ailleurs, on commence à briser les murs, en les mettant à nu, en accusant leur nuisance, en cessant de compter sur eux, de se sentir rassurés ou protégés par eux. Ce qui les abolit, c’est de travailler, en dehors d’eux:  là où on nous dit que c’est plus difficile, que c’est dangereux.

Contre les murs, il y a la rue. Derrière les murs, il y a nous tous, et ce que nous pouvons être ensemble.

Le problème avec les murs…

Le problème avec les murs c’est qu’ils tuent le terrain. On n’y a plus accès,  il devient inexploitable, Celui qui a  dépensé toute son énergie à bâtir un mur n’en a plus aucune pour cultiver . Les forteresses épuisent leurs ressources à se couper du Monde et alors, comme le soulignait Bettelheim, elles sont inévitablement vides.

Notre société enfermée n’ a besoin ni de murs , ni de ponts, elle a besoin de terres, de chantiers , de Ville en un mot: un endroit où la vie sociale devient possible.

SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

 

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Après-midi pluvieuse a la Villa Saint Martin, nous nous mettons à l’abri sous la tente et nous faisons des dessins, les enfants sont si nombreux que sur la fin on est un peu serré ! Pendant l’atelier, on dessine des labyrinthes et on essaie de les résoudre. On termine par un chocolat chaud qui nous réchauffe juste comme il faut 🙂

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Atelier des Hotels

Aujourd’hui nous sommes allés chercher les enfants à l’hôtel Parthénon, sans pouvoir monter dans les étages. Nous avons quand même eu 5 enfants et un papa de cet hôtel plus d’autres de l’hôtel F1.

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Malgré la pluie nous étions motivés autour des jeux collectifs, comme le chat balle, un jeu de balle roumain. Nous avons monté une tente pour la petite enfance.

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La petite Amine était tellement à l’aise qu’elle s’est endormie !

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Comme à chaque fois, nous avons pris le goûter avec les enfants. Ce n’est que quand nous sommes partis que la pluie s’est arrêtée !IMG_6073

Atelier d’Epinay

Épinay-sur-Orge :

Samedi 04-03-17

 

Aujourd’hui nous ne sommes pas nombreux pour l’activité de l’après-midi avec les enfants d’Epinay, mais nous sommes heureux de les retrouver nous attendre impatients même s’il fait froid et il pleut.

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On commencera avec des jeux d’échauffements, de la gym, et des jeux collectifs, comme ‘’le Facteur’’, ‘’Un éléphant’ ’Tomate, ketchup.

 

20170304_155246Un peu plus loin un grand tapis avec plein des jouets, qu’on l’appellera »le grand tapis avec plein des jouets », dit-il Nicolae en rigolant,  des lego, de la dinette pour les tout petits tout est bien rangée, et très accueillant, en plus Ramona s’en occupe.

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Beaucoup d’énergie, plein d’envie, de joie et de bonheur, c’est ça « les Robinsons » !

A bientôt.

 

 

VENDREDI

Atelier de la Rocade

Lors de cet atelier nous avons tout d’abord mis en place la petite enfance puis nous nous sommes entretenus avec les enfants volontaires pour faire un mini tournoi de foot avec les commentaires de Dusko et Nicolae sur un fond musical.

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Sur l’atelier petite enfance, un enfant construisait un château avec les lego, une petite fille jouait aux petites voitures ;

 

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Aux jeux de société il y avait toujours entre 4 et 8 enfants nous avons joués a croque carottes, dobble, aux petits chevaux ;

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A la cuisine les enfants ont appris comment faire des crêpes avec Laura et Jacques et des mamans et les ont partagés avec tous les enfants lors du goûter.

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Atelier de Champlan

 

 

Aujourd’hui nous avons eu entre 20-25 enfants. Nous avons commencé par un jeu collectif (un, deux, trois animal). Puis on a installé les activités : petite enfance, atelier peinture , atelier frisbee.

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En plus les enfants ont demandé de faire le jeu collectif : balle aux prisonniers.

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Lors de cet atelier Aurélie a fait un atelier photo dans lequel elle a demandé aux enfants de prendre eux-mêmes des photos.

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Pour ce faire elle leur a confié des appareils jetables avec lesquels ils avaient carte blanche.

JEUDI

Atelier du Skate Park

Aujourd’hui, en ce beau temps malgré le froid nous sommes nombreux avec Dusko, Simena, Mecles, Laura, Bridget et Nelson, enfants (40 enfants) et adultes, a l’atelier du skate Park.

 

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On commence par mettre en place les ateliers (petite enfance, coloriage, foot et jeux de société), au foot y organise un match sous forme de petit tournoi et sur les autres ateliers se passe très bien avec de nombreux enfants.

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Puis nous enchainons sur le gouter qui se passe très bien.

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Atelier de Massy

Lors de cet atelier nous avons pu accueillir une trentaine d’enfants sous un très beau temps.

Étaient aussi présents quelques mamans et un papa !

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4 ateliers ont été proposé : Le premier était un match de foot, ce qui nous a permis  par la même occasion de parler du tournoi de foot en salle. Le deuxième était un atelier pâte à sel collé à l’atelier de petite enfance. Et enfin il y avait la possibilité à des grands jeux comme le twister ou le puissance 4.

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Vu que la réunion pour le jardin était à 17H30 nous n’avons malheureusement pas pu faire le conseil de quartier.

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Lors de cette réunion préparatoire pour discuter avec les gens du quartier sur ce projet de jardin, une majorité de personnes âgées étaient présentes. Ce qui n’a pas permis que l’on avance sur le projet vu qu’ils ont d’abord voulu parler des problèmes du lieu et des différentes nuisances plutôt que du projet en lui-même.

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Atelier du Jardin

Une  belle après-midi, bien ensoleillée s’annonce à l’horizon et les nuages laissent leur place au Roi Soleil, pour nous réchauffer et nous donner de l’envie et de l’énergie pour continuer notre travail au jardin avec les adultes.

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Du coup, aujourd’hui c’est la journée des semis, nous allons semez en pots et en godets avec l’aide de Jessica, Franck, Eric et Dan, des Tomates (Cœur de Bœuf, et Cerises), Courgettes, Potirons, Poivrons, etc. On est prêts pour bien démarrer cette nouvelle saison des plantations au jardin. C’est en effet un grand défi pour tous car on va devoir s’en occuper des deux parcelles dans le quartier, à la Villa Saint Martin et respectivement celle de Bel Air 1, très bientôt. Mais nous nous aimons les défis, et on est prêts à les affronter voir même les combattre, pour y gagner.

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A présent, on préservera nos forcer pour encore quelque temps et c’est pour bientôt quand on s’unira pour les plantations.

A bientôt.

MERCREDI

Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui, ce malgré la pluie, nous sommes nombreux, enfants et adultes, a l’atelier de St-Eloi.

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On commence par jouer au frezebee (on fait un record du plus grand nombre de passes) puis comme on commence à être nombreux, on décide de faire un chat-balle ! Rapidement on forme des alliances, pour éliminer les joueurs les plus virulents adultes et enfants !

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Puis comme c’est bientôt l’heure du gouter on décide de changer pour faire un béret tous ensembles. C’est l’équipe de Pierre-Louis qui a gagné (haut la main ;p)

Atelier du Jardin

Ce midi la pluie s’annonce encore plus forte et ne s’arrêtera pas de pleuvoir tout l’après-midi, et du coup on se dit que même si on passe en vitesse au jardin ça vaut la peine !

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Avec Eric et Daniel, Nicolae s’apprêtent à planter les salades et les laitues sous la serre pour cette nouvelle saison, avant notre grande fête au jardin le 1er. Avril 2017.

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A plus !

MARDI

Cours de Français Langue Étrangère (FLE)

Nous avons eu de nombreuses mamans qui étaient bien motivées pour apprendre le français. Nous avons travaillé sur les sons (« ph » ;« ai » ; « é » ; « on » ; « en ») et nous avons essayé de faire des phrases exemples avec les mamans.

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Pour la semaine prochaine les mamans doivent trouver des sons ou des phrases avec les sons que nous avons étudiés aujourd’hui.

La semaine prochaine nous allons travailler sur les conjugaisons, comme le présent et le passé composé.

La superfluité

Les XX ème et XXIème siècles n’ont certes pas inventé les rapports sociaux de domination et d’exploitation. Il n’en reste pas moins que la fin du XXème siècle a vu l’instauration de masse d’un rapport social spécifique , qui est aujourd’hui au coeur des crises et des tensions: la superfluité.

Défini par P. Vasseur et H. Bazin comme un  « sentiment d’inutilité sociale », collé et infligé aux milieux populaires »  (voir texte ci dessous) , la superfluité en tant que telle n’est pas absolument nouvelle. Elle était en quelque sorte une violence d’accompagnement des autres rapports de domination économique , politique et sociale.

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Ce qui est nouveau actuellement,  c’est son utilisation principale et définitive pour caractériser les relations que des pans entiers de la population entretiendraient avec la société toute entière. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que le jeune des quartiers, la mère de famille déqualifiée et encombrée d’enfants,  l’adulte isolé éloigné de l’emploi, le malade … sont dorénavant superflus, traités comme tels et que cette qualification semble désormais « définitive ».

La superfluité relève d’une certaine morale sociale en ce qu’elle instaure une forme de jugement à la fois individuel et collectif. Celui qui est superflu n’est pas un accidenté de la vie. Il est toujours reconnu comme auteur de sa superfluité; il en porte la responsabilité et même la faute. Celle-ci est même double. L’individu superflu est deux fois coupables: coupable d’être superflu et coupable de le demeurer.

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Il est donc aussi deux fois réprimé, une première fois au nom de ce qu’il est et une seconde fois au nom de ce qu’il fait mal, ou ne fait pas, pour se sortir de sa situation: faire preuve d’autonomie, d’initiative, de mobilité, etc.

On a toujours tendance à définir les phénomènes socio-dynamiques comme des sentiments, des états  d’âme. C’est toujours une erreur car ainsi, on s’empêche de comprendre la mécanique de leur production.

La superfluité n’est pas ressentie par ceux qui en sont frappés, mais « appliquée »à eux. La superfluité n’est pas une nature mais une production. Le système social qui juge superflu certains de ses groupes et membres, produit en réalité au même instant qu’elle la déplore , cette même superfluité .

La superfluité n’est pas un attribut de celui qui la subit, c’est ce qui caractérise au contraire toute une mécanique, toute une production sociale.

On produit de la superfluité chaque jour dans la manière dont on traite les enfants dans le écoles (en particulier en milieu populaire), dans la manière dont on accueille les gens à Pôle Emploi. On produit de la superfluité dans les institutions, dans les rapports professionnels/usagers, à chaque fois qu’on affirme le « plein » d’un cadre, d’une structure, d’une posture, d’un métier, en relation inverse avec le vide qu’on attribue à son bénéficiaire. On produit de la superfluité à chaque fois qu’on attribue des rôles contraires; à chaque fois qu’on joue et rejoue un même scénario social éculé.

Sur le plan de sa production, la superfluité se décompose en trois étapes: l’invisibilité, la nullité, l’hostilité.

Dans un premier temps, le processus de superfluité appliqué au pauvre, au précaire, passe par son invisibilisation. L’individu superflu ne se voit pas; il n’a pas d’originalité, pas de personnalité. Cette invisibilité est triple. L’individu superflu est invisible à lui même, invisible dans son propre milieu , et bien entendu encore plus vis à vis des institutions et des autres milieux.

Dans un second temps, l’individu superflu est frappé de nullité. Peu importe son bagage, son expérience, les langues qu’il parle, son parcours ou son expérience de vie; aucune valeur sociale ne saurait en ressortir. Pire ce « vécu » fonctionne à l’inverse sous la forme d’un handicap. Il faut bien comprendre que la nullité est en soi un caractère envahissant; elle n’est pas seulement scolaire ou professionnelle; elle tend à envahir tous les aspects de la vie.

Dans un dernier temps de la constitution de sa superfluité, l’individu concerné fait face à une hostilité institutionnelle et sociale. Il la reçoit comme un rejet, une mise à l’écart. Cette hostilité nourrit son amertume, son ressentiment et son agressivité qui vient tout autant nourrir que justifier la répression qu’il continuera de subir.

Si la superfluité est bien le produit d’une certaine forme de pédagogie, d’une logique de traitement, la manière d’y réagir relève également d’une action volontaire et d’une pédagogie explicites.

De notre expérience, il y a deux manières de lutter contre le statut de superfluité.

Ce sont deux pratiques qui permettent à ceux qui en bénéficient, de se dégager progressivement de l’emprise de la superfluité vécue.

La première repose sur la considération comme pratique positive.

En Pédagogie sociale on s’applique à produire de la considération personnelle et collective dans nos relations au milieu et aux personnes. Cette considération passe par le soin que nous mettons dans nos relations, par la reconnaissance, par la confiance que nous établissons progressivement.  Cette considération n’est ni un style, ni une simple absence des qualités contraires. C’est bien une production et une préoccupation.

En Pédagogie sociale, le soin lutte contre la superfluité.

La seconde consiste dans l’accès et l’invitation au travail, comme valeur, mais aussi comme pratique sociale « normale ».

Nous dissocions les notions d’emploi et de travail. Car la norme indique que l’on est superflu quand nul ne vous emploie , et que l’on cesse de l’être quand on a un travail salarié. Le salariat, la notion d’emploi portent donc en puissance la notion de superfluité comme « risque perpétuel », car celui qui est employé peut cesser de l’être.   La notion de Travail n’est pas soumise au même dilemme. Celui qui a un emploi peut travailler tout autant que celui qui n’en a pas. Contrairement à l’emploi qui se définit de l’extérieur(par celui qui vous emploie) , le travail affirme au contraire l’autorité de celui qui s’y livre. On ne peut pas lui retirer. Ou, pour le dire simplement: on est toujours agent de son emploi et auteur de son travail.

La Pédagogie sociale est une pédagogie de l’autorité qui se réfère à la notion de Travail (C. Freinet, l’Education au travail). Elle nous incite à reconsidérer les statuts salariés et professionnels et à privilégier le travail en commun et entre tous, comme remède contre toutes les  superfluités personnelles, économiques, sociales et politiques.

« L’humiliation reste le support privilégié pour effacer le sujet dans sa qualité même d’être humain. « Elle est une forme intense, de souffrance psychique : elle dévalorise, méprise et met en cause le droit de l’individu »[5].  Chaque personne doit intégrer cette peur comme modèle comportemental de soumission indépassable de sa situation personnelle. En entreprise comme dans le quartier, l’humilié doit comprendre son inadaptation aux exigences du système. Le sentiment d’inutilité est la base même du totalitarisme économique, ce que Patrick Vasseur appelle « superfluité »[6], c’est-à-dire un système où les hommes sont superflus, atomisés dans une masse sans possibilité de se rattacher à une forme collective : un individu sans qualité, sans originalité, sans singularité, sans personnalité, un individu inférieur. À cette forme totalitaire correspond une humiliation radicale. Le manque de respect, de considération, le déni de reconnaissance viennent rappeler cette condition. La soumission des groupes passe toujours par la dimension individuelle. On isole pour cela l’individu, on cherche à l’atteindre par l’intime, là où s’abritent les sentiments les plus profonds d’existence de soi et des autres. On le réduit à un corps, on disqualifie sa vie par le vécu sensible de la douleur, de la dégradation. » – Hugues Bazin.

 

DIMANCHE

Dimanche au Jardin

Aujourd’hui 26 02 2017, nous étions nombreux au jardin. Il y  avait Louis, Dusko, Sadio, Meklèsche, Zohra et beaucoup d’enfants.

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Nous avons commencé par désherber et retourner la terre sur deux terrains aménagés. Puis nous avons arrosé l’intérieur de la serre et nettoyer l’entrée principale du jardin car il y avait des mauvais herbes qui empêchaient la bonne ouverture du portail. Laurent et Hélène sont passés nous aider à nettoyer les terrains et mettre du BRF sur les jeunes plantes.

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Nous avons passés une excellente journée en compagnie des mamans présentes pour accompagner l’effort de chacun et de tous pour que notre jardin soit propre et beau.

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SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

Aujourd’hui à la VSM, Nous sommes arrivés le soleil et les enfants étaient nombreux au rendez-vous, nous avons donc pu organiser une partie de foot ou il y a eu plein de belles actions collectives.

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Nous avons en parallèle lancé une partie de twister et un atelier petite enfance avec des mamans.

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Dans le jardin les mauvaises herbes ont été retirées et nous avons retourné la terre.

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Dans le respect de la parole de chacun, tout le monde a donné son avis sur les ateliers et certains enfants nous ont demandé de faire un atelier dessin et peinture la prochaine fois.

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Les enfants ont distribué le gouter clôturant ainsi ce bel atelier

Atelier des Hôtels

Aujourd’hui aux hôtels F1, nous avons rencontré plusieurs nouveaux enfants. Ils étaient environ 35 enfants dont 25 enfants des hôtels Parthénon et une dizaine des hôtels F1. Certains parents ont participé aux activités jusqu’au goûter.

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Nous avons commencé avec un jeu collectif (football, balle au prisonnier) puis nous nous sommes partagés sur plusieurs ateliers tels que la petite enfance et un atelier créatif, qui ont réunis beaucoup d’enfants et parents.

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Aujourd’hui c’était l’anniversaire de Famoussa ! Nous nous sommes tous réunis pour lui fêter son anniversaire autour d’un bon gâteau. C’était un bon atelier.

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VENDREDI

Soirée Conviviale

Atelier de La Rocade

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Aujourd’hui nous avons fait l’atelier à la Rocade avec Jérémie, Pierre-Louis, Nelson, Emy, Tito, Lary, Mecles, Laura, Daniel et Aurélie. Nous avons fait un grand foot avec les enfants, certains ont commenté le jeu. A noter que les plus petits n’ont pas hésité à prendre le micro. Résultat impressionnant : l’équipe avec les filles et les plus petits ont gagné contre les grands: Meclesh est dégoûté (:-)) … Ceux qui ne voulaient pas jouer ont pu s’affronter au puissance 4 et au croque-carotte.

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L’après-midi s’est conclue sur una Assemblée de Quartier où nous avons eu l’occasion de parler du grand tournoi de foot qui se tiendra le 13 avril, et enfin sur un goûter à base de pains au chocolat et de chocolat chaud.

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Atelier de Champlan

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Aujourd’hui, nous sommes allés à Champlan et il y avait environ une quinzaine d’enfants. Beaucoup d’enfants étaient à l’école et plusieurs parmi eux nous ont rejoint au cours de l’atelier.

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Nous avons commencé par un chat famille, puis un poisson pêcheur et un tomate ketchup. Ensuite, nous avons installé la petite enfance, qui a bien marché, et un atelier créatif qui consistait à dessiner et coller des papiers crépon sur une feuille en fonction de leur imagination.

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Nous avons été agréablement surpris de voir plusieurs nouveaux enfants sur le camp de champlan. Il y en avait au moins 7 que l’on a appris à connaître.

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JEUDI

Atelier de Massy

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Une vingtaine d’enfants étaient présents lors de cet atelier ainsi que 4-5 mamans à qui on a pu donner les infos concernant la soirée conviviale et le rendez-vous avec la mairie du 2 mars.

Un grand foot était organisé par Louis Kévin et Pierre-Louis.

Sur la petite enfance il y avait Laura et Emy.

Tandis que Jellyssia et Iasmina faisaient elles les grands jeux.
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On a eu le plaisir de voir le retour des mamans à l’atelier, surement dû à la haute des températures.

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Atelier du Skate Park

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Nous sommes arrivés au Skate Park un peu avant la sortie des classes, prêts à accueillir les enfants avec au programme de la petite enfance, des coloriages ainsi que des jeux collectifs (baskets et foot).

Les enfants étaient contents de nous trouver sur place.

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Le Dazibao pour la prochaine fête conviviale du mois de Mars a pu être fait.

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Atelier du Jardin

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Aujourd’hui nous arrivons au jardin, investis d’une mission par Laura: Couper des tuteurs pour le jardin de la Villa Saint-Martin!

Tout le monde s’y met donc a coup de scie, de sécateurs, de machettes et en un rien de temps on a récolté un bon fagots de tiges de noisettiers.

On fait ensuite le tour du jardin avec des sacs poubelles pour ramasser les déchets, puis, le temps tournant au vinaigre, on se réfugie dans le camion pour aller un prendre au local un gouter bien mérité!

MERCREDI

Atelier de Saint-Eloi

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On a démarré par une poule renard vipère tous ensemble ce qui a permis à chaque enfants d’arriver les uns après les autres en se greffant à une équipe durant le jeu.

 

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Ensuite le groupe s’est divisé pour proposer un tournoi de foot, une sorte de chasse au trésor où l’on devait retrouver une peluche, un atelier peinture et une petite enfance.

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Durant l’Assemblée de quartier Jessica nous fait part de critiques concernant son handicap par des jeunes du quartier. C’est pourquoi on leur a rappelé la violence verbale de leurs paroles envers elle et fais comprendre que pour eux c’est peut être drôle mais que pour les personnes en situation de handicap c’est énormément de souffrance.

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Les enfants veulent commencer le projet des vidéos tuto sur une chaine Youtube. On essayera de les mettre en place dès la semaine suivante.

 

Atelier du Jardin

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Une après-midi chaleureuse nous attend aujourd’hui et c’est notre jour de sortie en nature, au jardin des Robinson, avec les enfants d’Epinay, Roni, Razvan, Tubi, Delfin, Nutu, mais aussi notre habitue Eric qui accompagne Nicolae, Dusko et Dan tous les Mercredis au jardin.

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Les enfants se donnent à fond pour travailler et ils lancent même un petit concours de qui emmène les plus des brouettes et bien sûr les plus grands sont en tête de la liste mais les petits ne se laisse pas faire et avec  beaucoup de courage et d’envie se débrouilles pour  emmener les brouettes.

Autour du puits  Eric nous demande si on peut emmener du BRF pour compléter  le trou, comme ça on évitera la boue.

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Tout ça étant dit et fait on s’assoit tous pour manger le goûter et  on part pour le local. ?

A bientôt.

MARDI

Cours de Français 

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Une dizaine de mamans ce sont présentées au cours de français aujourd‘hui.

Nous avons travaillé sur de sons et la prononciation de différentes phrases (« on », « ai » qui se prononce «è », « ph » ou « f », « o » ou « au » ou « eau »).

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Elles ont énormément participé et étaient contentes d’apprendre de nouvelles choses.

Très bonne journée, des devoirs maisons ont été donnés pour la semaine prochaine.

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