L’effort pour ne rien voir

On ne peut pas rendre compte de l’immobilisme des institutions actuelles de la culture , de l’éducation et du social par une simple théorie de l’ignorance , de la mésinformation, ou de l’absence de contact.

Pour ne pas se transformer, pour ne pas évoluer, pour conserver des structures archaïques , il ne suffit pas de se tenir éloigné des réalités sociales émergentes ou envahissantes, des terrains où s’inventent de nouvelles pratiques, … il faut également et surtout un effort continu et soutenu pour que rien ne change.

Militer pour un monde immobile, c’est une passion qui dévore beaucoup d’énergie, qui emploie tout le temps, qui dépense tous les crédits , qui épuise toutes les opportunités, qui obstrue tous les possibles.

Chaque jour on refait du même et on s’émerveille sur les éternels et obligatoires lieux communs: la classe d’un établissement de Saint Denis qui va à l’Opéra  ou qui fait un masterclass avec un VIP de la culture;  une structure jeunesse de quartier prioritaire qui aligne les unes après les autres des cations sur des mots d’ordre obligés (féminisme , laïcité, parentalité positive) en faisant toujours semblant que ça viennent « du bas », des familles elles mêmes.

On réchauffe sans arrêt les mêmes truismes , les mêmes recettes en simulant une dynamique bien absente dans la réalité. Mais ça passera car c’est entendable, c’est visible, c’est voulu.

L’effort pour ne rien voir commence par sa rue, sa place , sa propre ville. On met en avant des thèmes dits d’actualité, mais on ne commence pas par ce qui est proche, ce qui est à côté de soi. Au contraire, on reprend le même réflexe: demander la parole de l’expert éloigné, faire venir l’artiste , le spécialiste reconnu et distant.

L’éclairage de la scène ainsi sert à masquer le voisinage et bien souvent le public.

L’effort pour ne rien voir se soumet toujours à un sens obligatoire: descendant ! C’est du haut que viennent les mots d’ordre, les commandes, les propositions. On en appelle à une dynamique locale, au développement social, au pouvoir d’agir , mais toujours du haut vers le bas.

Tout est fait pour ce qui surgit de la rue, ce qui se joue en bas des fenêtres mêmes des structures ne corresponde jamais avec le calendrier des priorités et des activités.

 » On aimerait bien », « On aimerait tellement », mais « On ne peut pas ».  Telle est la réponse nécessaire à toute sollicitation non prévue, à toute tentative de demander à bénéficier d’un petit coin de structure, d’une petite place de  local, d’un petit temps de manifestation.  La déception affichée, la justification,  l’invocation de bonnes intentions contrariées, font partie du package de cet « effort à ne pas voir », à ne pas connaître.

Il faut bien sûr que cet effort, que cette tendance ne se connaissent pas elles mêmes. Il est capital de préserver les apparences, et de renouveler en permanence les beaux discours et les bonnes intentions contredites, chaque jour, sans jamais avoir à tirer des conséquences.

On se trompe souvent sur l’ordre des choses, leur agencement ou leur rapport de causalité.  Ainsi l’invisibilité des pratiques innovantes, émergentes n’est pas un simple défaut , pas un accident. C’est tout le contraire. Il faut un effort considérable pour les masquer, qui finira par épuiser ceux qui s’y exercent.

Il en est de la même manière des appréciations sociales et institutionnelles. On trouve remarquable presque par définition, ce qu’on a mis sur une stèle, ce qu’on nous présente sur une scène, ce qu’on accompagne d’éclat et de brillant, ce qu’on met en lumière et au devant.

On est tout aussi symétriquement incités à négliger ce qui vient du bas, ce qui vient du dehors , ceux qui chantent et dansent dans la rue ou sous les fenêtres de l’Opéra. Le simple fait de ne pas être mis en valeur, dévalorise, de ne pas être mis en lumière, plonge dans l’obscurité , de ne pas être encensé , autorise toutes les critiques.

Le pire est que cette propension à négliger ce qui vient du bas, atteint y compris le jugement et la considération que ceux qui y travaillent portent à leur propre oeuvre.

Nous savons , en Pédagogie sociale, que notre première tâche consiste à restaurer cette considération, cette reconnaissance pour ce qu’on est et ce qu’on fait et à lutter contre l’auto-dévalorisation et l’autoexclusion.

 

 

Dilemme de l’évaluation en Pédagogie sociale: l’utile et le futile

La question de l’évaluation traverse tout le champ social et éducatif d’une manière cyclique et relativement scénarisée . Le temps est dorénavant passé des oppositions farouches, des refus buttés, pour des raisons éthiques et de principes. Tout le monde semble s’être mis d’accord sur une idée assez normative de l’évaluation, au moins sur son principe. Nous avons aujourd’hui une forme de consensus autour non pas d’une méthode ou de procédures d’évaluation définies mais au moins sur son principe.

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Évaluation molle

Curieusement ce consensus récent n’a pas renforcé la réflexion ou le débat sur l’évaluation mais l’a affaibli.  On est aujourd’hui en accord avec l’idée d’une évaluation molle, à laquelle paradoxalement on ne croit plus. On évalue et on évalue partout, mais on ne sait pas très bien quoi, ni surtout quel sens cette évaluation peut avoir sur un contexte global ou sociétal.

En Pédagogie sociale la question de l’évaluation est encore moins attendue puisqu’il s’agit par principe de pratiques éducatives et sociales non conventionnelles , et difficiles à définir et classer avant toute évaluation.

Pourtant c’est bien en Pédagogie sociale que la question de l’évaluation pourrait prendre une dimension philosophique encore plus importante. La question de base en est simple: que produit notre travail, que produisent nos interventions? En un mot, est ce que nous amenons du changement qui ne soit pas illusion? En quoi modifions nous réellement des parcours de vie?

La difficulté de l’évaluation en Pédagogie sociale est multiple et porte sur des questions fondamentales:

Comment porter une évaluation non pas dans le cadre d’un dispositif mais dans le cours de la vie elle même?

Un dispositif artificiel et  institutionnel facilite une forme d’évaluation qui porte sur ses limites,  son contexte et son cadre. Mais en Pédagogie sociale, il en va tout différemment; comment évaluer dès lors, l’effet d’une pédagogie qui opère dans toutes les dimensions de l’existence et hors toute institution particulière? Cette non limitation nous condamne-t-elle à ne rien avoir à dire de suffisamment concret? Si tel est le cas, nous comment saurons nous ce que nous fabriquons, ce que nous construisons? Comment saurons nous que ce n’est pas du vent? Nous pressentons aussi que si nous répondons à ces questions, nos réponses seront essentielles car elle porteront justement sur la vie elle même et non pas sur une institution et un dispositif.

Comment porter une évaluation qui ne limite pas ses objectifs à ceux d’une institution existante et convenue?

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La plupart des procédures d’évaluation se servent du cadre institutionnel où elle se se déroulent comme une référence indiscutée.  L’Ecole ne se met pas fondamentalement en cause en tant que telle mais uniquement sur ses modalités. Et du coup, on interroge « le décrochage scolaire » comme si c’était un problème de la nature. En Pédagogie sociale, nous savons que l’évaluation que nous avons à faire ne peut pas s’appuyer sur ce genre de cadre; elle doit rester souple et s’adapter à l’existence de milieux et de contextes de vie qui ne sont pas reconnus par les institutions et mal connus par les professionnels eux-mêmes: la vie en marge, la précarité et l’organisation de vie qu’elle force à inventer, les équilibres instables, les désordres. Comment prendre des repères dans ce qui est mouvant? Comment définir des objectifs à évaluer qui échappent aux institutions et qui sont parfois contraires à leurs intérêts immédiats? C’est à dire aussi, comment « évaluer hors du cadre »? Comment produire une évaluation qui ne reste pas piégée dans le dispositif sans lendemain sur lequel elle porte?

Comment porter une évaluation sur le destin des gens dont la parole ne compte pas?

La voie royale d’une évaluation adaptée aux pratiques de la Pédagogie sociale portant sur des questions de cours et de rupture de la vie, serait le témoignage des personnes directement concernées dans un après coup salutaire. Disons tout de suite que c’est le mode d’évaluation qui est le plus familier aux pédagogues sociaux. C’est l’élève d’une classe Freinet qui revient 20 ans après dire que ce qu’il a vécu c »cette année là  » a bouleversé toute sa vision de l’existence, c’est celui qu’on a  connu enfant sur les ateliers de rue et qui revient comme stagiaire travailleur social. C’est une forme d’évaluation basée sur la reconnaissance , le retour du don et de la dette.  La difficulté vient de ce qu’elle n’est ni prévisible, et évidemment encore moins systématique. Mais il y a encore une difficulté supplémentaire: la valeur et l’importance que l’on porte socialement, et institutionnellement, à la parole des personnes: comment faire quand il n’y a  ni intérêt , ni reconnaissance? Comment faire quand il y a déni, soupçon, mépris? 

Mettre l’évaluation au service des gens

Ce dernier questionnement doit orienter notre réflexion sur ce que peut être l’évaluation en Pédagogie sociale. Nous aurions pu la définir autrement en la déclinant et en disant que l’évaluation  qui nous convient le mieux serait à la fois autoévaluation (évaluation par soi même), inter-évaluation (évaluation entre pairs) et éco-évaluation (évaluation par le milieu extérieur), mais même si c’est en effet une voie possible, celle-ci ne doit pas occulter la question principale : à savoir la reconnaissance de la valeur, de la validité et de la rationalité que nous portons vers les groupes, individus et communautés concernés par nos pratiques. Comment évaluer notre propre image des autres? Comment évaluer sans rendre barbare et incompréhensible celui qu’on évalue? Comment évaluer sans rendre étranger, sans augmenter les distances et les obstacles qui nous séparent? Comment produire une évaluation qui ne produise pas la distance qu’elle se propose elle même d’évaluer?

Pour un pédagogue social, comme tout acteur social, éducatif, l’évaluation doit d’abord d’être évaluation de soi même avant même d’aborder la question du choix des pratiques ou des dispositifs. Qu’avons nous appris de ceux avec qui nous travaillons? Comment nous ont ils transformé avant qu’on se propose de les transformer nous mêmes?

C’est en nous posant ces questions que nous apprendrons au passage également à répondre aux questions les plus gênantes du type: « A quoi vous servez? »,  » A quoi sert votre travail?  » , « Que produit-il? »  Nous saurons alors répondre que ce qu’il produit c’est du dépassement : du dépassement de soi, du dépassement de l’institution, du dépassement de nos croyances, des idées toutes faites et des conceptions qui nous empêchent d’avancer.

 

DIMANCHE

Dimanche au jardin

Aujourd’hui au jardin, nous étions nombreux malgré un temps assez maussade.

Il y avait Laura Oita avec son mari qui nous a accompagnés comme conducteur, Jellyssia,  la famille de Nicolae, la famille de Sebastian, la famille de Sophie, Mamie Zohra, trois enfants du quartier de la Villa Saint Martin et Eddy.

Nous nous sommes installés à l’abri et avons fait le tour des lieux avec les enfants. Nous avons retourné la terre sur les deux terrains avec eux. Ils ont été très investis dans leur tâche. Lorsque le repas était bientôt prêt, nous avons mis la table, coupé le pain et servi les assiettes.

Nous avons passé un agréable moment tous ensembles.  Et nous avons eu le plaisir de retrouver Laura au bout de trois semaines de vacances !

SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

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Personnes présentes : Nancy, Jérémie, Laura, Marion b, Nathalie, Inès, Daniel, Simena

Le soleil est arrivé 5 minutes après nous et les enfants aussi.

La partie de foot ayant beaucoup de succès, pratiquement tout le monde s’est joint à nous les plus petits comme les plus grands.

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Simena a joué aux dames avec Timeo et Billal qui a gagné

Le gouter s’est déroulé dans la joie, la bonne humeur et le calme.

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Atelier des Hotels

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Nous sommes parties, Iasmina et Marion à 13h30 chercher les enfants de l’hôtel Parthénon, comme nous n’avions pas le droit de monter voir les enfants ils nous ont rejoints devant. Deux petites filles sont parties chercher tous les enfants dans les chambres en attendant nous avons joué à 1 2 3 soleil.

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Ensuite nous avons rejoint tout le monde à l’hôtel F1. Il y avait à peu près 20 enfants de tous les âges.

Nous avons fait un atelier maquillage, des jeux collectifs et bien sûr la petite enfance.

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Les enfants nous ont donnés pleins d’idées pour la semaine prochaine.

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C’était un super atelier !!

VENDREDI

Atelier de la Rocade

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Aujourd’hui à la Rocade il y avait Nicolae, Dusko, Laura, Pierre-Louis, Tito, Pierre, Lucille, Nancy, Marion, Mécles et Daniel.

Nous avons pu proposer aux enfants divers ateliers notamment un grand tournoi de foot, la petite enfance, des jeux de société, du maquillage ainsi que des grand jeux comme le puissance 4.

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C’était une journée très agréable autant pour les animateurs que pour les enfants.

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Les enfants ont pu eux-mêmes commenter le tournoi , ce qui était assez sympa.

Atelier de Champlan

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Arrivés sur le camp nous sommes déjà accueillis par les enfants du camp sous ce beau soleil.

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Une trentaine d’enfants étaient présents de 4 ans à 18 ans ainsi que quelques mamans.

3 ateliers ont été mis en place tels qu’un atelier collectif avec une balle aux prisonniers et un béret. Ainsi qu’un atelier créatif avec de la peinture et un atelier de petite enfance.

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Avant même le début de l’atelier Iasmina, accompagnée de Mathilde et d’Aurélie étaient toutes trois parties dans le camp pour prendre des photos des différentes familles du camp et notamment des mamans qui s’en sont données à cœur joie. De futur mannequins !

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Atelier Cuisine

 

JEUDI

Atelier de Massy

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Sous ce beau soleil de printemps, aujourd’hui nous avons eu le retour des mamans puisqu’une dizaine d’entre elles étaient présentes parmi nous. Ainsi qu’une quarantaine d’enfant.

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Entre une thèque et un parcours sportif pour les jeux collectifs, ainsi que les jeux de société et la petite enfance sur les tapis, tous les ateliers étaient actifs. Notre bénévole Eloïse nous a d’ailleurs préparé un jeu de code secret tout spécialement pour cet atelier.

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La présence de nouvelles mamans et d’enfants lors de cette journée. Et les enfants ont eu la bonne idée de ramener des bonbons pour le goûter.

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Atelier du Skate Park

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Nous nous sommes rendus au skate-park ce jeudi avec Abdel, Nathalie, Mariam, Pierre-Louis, Jérémie, Simena, Valérie et Bridget. Il faisait très beau et les enfants ont été au rendez-vous.

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Nous leur avons proposé des ateliers maquillage, peinture, petite-enfance et basketball ; et avons été témoins de la naissance d’une foule de pirates et de princesses, témoignant de l’engouement pour le maquillage. La peinture et la petite-enfance n’ont toutefois pas été en reste, sans parler des matches de basket, très prisés par les adolescents notamment.

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A l’heure du goûter, nous avons pu déguster tous ensemble des madeleines au chocolat accompagnées de différents sirops.

Atelier du Jardin

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Aujourd’hui on est très impatients d’aller voir si nos abeilles sont toujours en vie car on s’inquiète en sachant que cette hiver à fait particulièrement très froid, les températures ont pu atteint les -10° C.

Malgré nos attentes on remarque avec tristesse qu’aucune des ruches n’a survécu à la trêve hivernale, et pourtant le couvain et le miel des cadres étaient suffisant pour survivre ainsi que la reine qui avait déjà commencé à pondre parce que dans les alvéoles on voyait les œufs.

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Mais tout ça on verra plus tard.

 

MERCREDI

 

Atelier de Saint-Eloi

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Aujourd’hui une belle journée avec beaucoup de soleil. Nous sommes allés à saint Eloi on a eu 30-35 enfants. Puis on a mis en place les activités que les enfants  attendaient : un grand atelier de peinture avec le thème (dessinez moi un printemps) nous avons eu  beaucoup  de participants.

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Les jeux de sociétés ont très bien marchés (dooble, uno, croque-carotte).Et les grands jeux collectifs (un match de foot et un basket).

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Sur l’atelier de petite enfance les enfants se sont amusés à construire des garages et des maisons, les filles ont joué au restaurant. Nous avons fini par une assemblée des présents et un délicieux gouter.

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Atelier du Jardin

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Nous sommes partis avec Nicolae et Daniel pour chercher les enfants d’Epinay afin de les amener au jardin.

Catalin et Eric nous ont rejoints.

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Arrivés sur place, nous avons tout d’abord arrosé les pousses de radis, salades et persil sous la serre en allant alternativement chercher de l’eau au puits.

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Ensuite nous avons fabriqué des bacs sur les palettes afin de pouvoir les remplir de terre. Les mini-plans en hauteur feront pousser des fleurs qui feront le tour du grand potager.

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De leur côté, Daniel et Catalin ont creusé afin de laisser place à un bac à sable.

Enfin, nous avons goûté tous autour de la table dans une bonne ambiance.

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Atelier de Morangis

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Aujourd’hui, à Morangis, nous avons proposé aux enfants sur place de se présenter en français, en formant une ronde et en se présentant chacun à tour de rôle : « Bonjour, je m’appelle… »

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Ensuite, nous avons proposé un jeu collectif à tous les enfants : le tic tac boum. Cette activité a ravi les plus petits comme les plus grands. Nous avons par ailleurs installé l’atelier Petite Enfance et les enfants ont joué à la dinette et aux balles.

Un mini foot a aussi été organisé par Emy et Jérémie. L’atelier maquillage proposé par Mariam s’est bien déroulé et les garçons autant que les filles l’ont sollicité pour se faire maquiller.

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Laura a bien aidé certains animateurs à faire du lien en permettant une traduction. Suite au rangement, le goûter s’est déroulé dans une bonne ambiance.

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MARDI

 

Atelier de Français Langue Etrangère

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Aujourd’hui, lors du cours de français, nous avons travaillé avec quatre participants dont un nouvel homme.

Nous avons commencé par raconter notre matinée en français pour les initier à l’expression orale. Tout le monde s’est prêté au jeu, y compris le nouvel arrivant qui parlait uniquement anglais. Ensuite, nous avons conjugué ensemble le verbe  « aller » puis « aimer » en construisant des phrases basées sur leur imagination : « J’aime faire des gâteaux ».

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Nous leur avons demandé de réviser ces deux verbes pour la prochaine séance.

Nous avons eu le temps de faire connaissance avec chacune des mamans, ce dont on a pas forcément le temps habituellement.

 

 

 

 

Remplacer le Social , par la Morale

De la politique aux institutions: Abandon

Qui se souviendra que la révolution conservatrice que nous serions en train de connaître a d’abord commencé par la démission de nos édiles, de nos institutions et des politiques sociales elles mêmes?  Jeune animateur , dans les années 80, je me souviens des premiers responsables politiques d’Evry, une Ville nouvelle « de gôche », nous dire que le social « ça ne marchait pas » et que l’avenir était à la police municipale.  Voyant se préciser de telles tendances, la première association Intermèdes quand à elle , organisait une journée d’étude, en 2002, intitulée « Alternatives au sécuritarisme en éducation?  »

L’abandon a d’abord été l’abandon de l’espace symbolique et politique; plus d’avenir, plus de perspectives, et même plus d’idéal. Les dés étaient jetés, ceux qui étaient censés représenter l’idéal du progrès et de la civilisation, nous l’assénaient: Demain serait pire qu’aujourd’hui , et aucun espoir collectif ne subsistait.

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Nous raisonnions dès lors dans un monde clos, un Monde où ce que l’on donne à l’un , manquera à l’autre; un monde où pour la liberté de l’un , on parque un autre; un Monde où pour la réussite de l’un, l’échec de l’autre devient naturel.

Des institutions aux publics: Répression

Puis ce mouvement est arrivé jusqu’aux aux institutions sociales, éducatives, elles mêmes. Voici les professionnels en proie eux aussi à des « pratiques closes ».

Leur liberté de manoeuvre se réduit; on leur propose du clef en main, de la « prestation » , de la « mesure », qui change tous les 6 mois. Leur espace de rencontre avec le public, avec les publics se « procédurise ». On se protège derrière les protocoles.

Le travailleur social limité reçoit en pleine face la charge dramatique de sa nouvelle confrontation aux personnes en difficulté. Tout se joue ici et maintenant , dans un face à face de plus en plus éprouvant et sans aucune liberté. Tout acteur social travaille dès lors , moins au social qu’à sa propre désensibilisation. Le voici qui multiplie les distanciations, qui réclame de la sécurité,  de l’anonyme et du froid.

Perdu , désorienté , l’éducateur , l’enseignant ont de moins en moins de certitudes, de principes et de convictions.  Ils se rattachent à ce qu’ils peuvent pour au moins ne pas perdre la face dans des confrontations , sans issue sociale. Ils se mettent alors à adhérer à la philosophie implicite de tous les dispositifs dont ils disposent.

Les voici qui se mettent à exhorter le pauvre, le précaire, la mère de famille, à plus de transparence, à plus de mobilité, à se prendre en main. Les voici qui énumèrent des démarches à faire, qui édictent des objectifs à atteindre dont le défaut justifiera toute la violence de toutes les ruptures de droits , de soutien.

L’acteur social et éducatif , privé lui même de pouvoir d’agir, en appelle de plus en plus à celui de son public.  Il fantasme son usager comme doté de qualités d’exception: le voici simulateur hors pair, débrouillard devant l’éternel, calculateur , roublard.  Il aurait lui, tous les possibles et ce ne serait que par calcul qu’il ne les mettrait pas à son profit.

L’éducateur, l’enseignant d’aujourd’hui ayant lavé l’institution, la commande politique de tout soupçon, ne peut plus que considérer l’enfant, le parent, le précaire et  l’étranger, comme perpétuellement susceptibles de générer eux-mêmes les violences qu’ils subissent. Par un renversement direct, l’immobilisme des institutions devient leur propre immobilisme, l’opacité de ces mêmes institutions devient leur propre propension au mensonge et à la dissimulation.

Petit à petit, fautes de clefs pour comprendre les processus de production des discriminations et de la précarisation, l’acteur social , au fur et à mesure qu’il perd la possibilité d’inventer et organiser sa propre activité, fantasme l’usager, le bénéficiaire, le public comme auteur de ses propres problèmes.  Se rejoue devant lui une étrange scène, un scenario original dans lequel ce même bénéficiaire révèle devant l’institution ses insuffisances, ses incompétences, et surtout ses fautes et ses manquements.

L’individu bio-moral

Faute d’explication rationnelle, c’est le défaut, le manquement, la dissimulation qui servent à eux seuls à comprendre les désastres sociaux en cours: mal logement, chômage, surendettement, mises à la rue, privation de soins, etc. La Morale devient la seule clef d’explication et dès lors aussi le seul terrain où l’acteur social, comme le décideur politique, semblent reprendre de l’initiative.

Ici, on dénonce les pauvres, fraudeurs aux allocations, là on conspue ceux qui profitent de l’inactivité, ailleurs encore ceux qui abusent de l’hospitalité et des soins.  Le but devient dès lors de séparer le bon grain, de l’ivraie, de sélectionner et de cacher derrière quelques ayant droits légitimes tous ceux que l’on déboute.

Au delà de cette posture qui vient masquer le vide de toute véritable politique sociale ou éducative, on est en train de fabriquer une nouvelle morale sociale, individuelle: la biomorale.

La Biomorale consiste en une injonction institutionnelle et petit à petit sociale au bien être, ou au moins à l’apparence du bien être, dans un contexte de crise. La Biomorale procède d’une inversion fondamentale: celui qui se sent mal, ne subit pas du « mal »; il en produit.  Amertume, colère, revendication, jalousie, peurs seraient des émotions à bannir La Biomorale est ainsi  une morale qui porte sur des émotions et qui exige des individus une attitude de consentement, d’adhésion aux projets qu’on leur tend . En un mot, il faut être po-si-tif, c’est à dire adhérer à une image symétriquement négative de soi. La victime des violences sociales se trouve renvoyée à une image négative d’elle même. Elle est incitée à se culpabiliser et à se dévaloriser.

Par un retournement fantastique, le pauvre, le malade, l’abandonné,  l’exclu, le précaire ne sont pas seulement complices de leur sort, mais responsables de leur image négative, qui porte atteinte aux autres et à l’environnement.  La biomorale pousse à l’identification des problèmes sociaux à ceux qui les supportent. Ce ne sont plus ces mêmes problèmes sociaux qui sont en quelque sorte les ennemis de la société, mais leurs victimes elles mêmes, qui deviennent indésirables et qu’i faut dès lors, expulser, rejeter, parquer, enfermer et bannir.

Puritanisme d’Etat

L’Etat qui assigne l’individu à la Biomorale, devient lui même puritain. Le voici qui s’engage dans de  grandes campagnes concernant les moeurs de son peuple. Faute de produire de nouvelles sécurités sociales, faute de donner une direction, un progrès social, le voici réduit à organiser des croisades , pêlemêle contre l’islamisme, l’alcool, la prostitution, le machisme et les mauvais parents. Même l’Ecologie dont il devient le fervent « supporter » , devient dans son discours et dans les faits une écologie purement punitive contre les gens: à eux, de culpabiliser des désastres en cours et d’être priés de devenir abstinents, de réduire leurs comportements et leur consommation. Le peuple est prié de réduire son empreinte: qu’elle soit sociale ou écologique.

L’Etat se voulait déjà instituteur non pas pour mais contre ses classes populaires; le voici, devenu leur censeur. Il fustige la barbarie, l’ignorance, l’inconscience ou la malveillance des classes le plus précaires et de la jeunesse des classes populaires. Il dresse les parties de sa population, un peu mieux protégées , contre les autres. Il procède comme on fait toujours dans  les croisades: il identifie et réduit les uns à la Vertu, et les autres à la Barbarie.

Les politiciens cherchent à gagner et tirent, en effet, un bénéfice immédiat de ces  postures puritaines. On qualifie leurs campagnes, leurs prises de position comme « claires » ou « courageuses ». On ne voit pas tout le profit qu’ils retirent de ce qu’ils dénoncent.  Le passage de l’action publique à l’action morale offre des postures commodes pour dissimuler l’impuissance et l’inaction.  Mais ce passage est dangereux pour l’Etat lui-même, car il déconsidère et dégrade durablement un système politique ,dès lors en faillite.

Travailler socialement à partir des réalités

A l’inverse des postures , des trucs et des procédés, la confrontation avec la réalité sociale et matérielle est infiniment plus complexe, mais aussi infiniment plus passionnante. L’acteur social qui va à la rencontre du Social là où il se fait et se défait, là où il se crée et se recrée a l’avantage de mieux comprendre son environnement et le sens des évolutions de la condition des autres, comme de sa propre condition.  A contresens, il découvre des moyens d’agir là où les autres, et principalement les institutions et ceux qui les dirigent, sont dans le brouillard.

  Samedi et dimanche: Week end à Buno

Ce weekend, notre petite troupe Aven Savore, s’est réunie au château de Buno, sous un ciel magnifique, pour répéter tout à son aise.

 

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Il y avait aussi avec nous , Fouzia et ses filles et Zohra (sans ses petites filles).

Hélène et Laurent sont passés aussi.

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DIMANCHE

Dimanche en famille au Potager de Robinson

On commence une belle journée au jardin dans la compagnie des enfants lmene et Safia, avec Jessica en attendant l’arrivée d’Assia et ses 5 enfants de Draveil, de Danny et sa fille qui viennent de Massy mais aussi de Bezma et ses 3 enfants. On est nombreux et ça c’est bien, c’est la rencontre aujourd’hui  les mamans ne se connaissent pas  encore, mais je pense que elles vont bien s’entendre.

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Elles ne tardent pas à arriver et vite le jardin se remplis de rires, de joie et de la bonne humeur.

Nicolae anticipe et heureusement, avait préparé le poulet et l’allumage du feu bien avant leur arrivée. Il en reste juste la salade à faire et c’est Imen et Safia, aidées par Naila et Assia et puis la viande il faut juste la mettre au barbecue.

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Les mamans arrivent vite à se parler, à aller les unes vers les autres, un petit échange des numéros pour que la rencontre soit bien faite et c’est la bonne humeur, la convivialité qui s’incruste parmi nous pour nous embellir la journée.

Nous sommes nombreux à table mais on se pousse pas avec les côtes, par contre on est très courtois et on s’entend bien, on rigole, on raconte nos histoire avant de finir à manger et reprendre un peu le travail.

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Avec Imran, Naila, Assia, Sirrine, Imen et safia, Nicolae leur prépare une petite séance de plantation : semez des Radis (de 18 jours) plusieurs rangées, du Persil (Commun), mais aussi du Basilic Citron.

Mais comme l’heure passe vite, la journée arrivée à sa fin, et c’est maintenant l’heure de goûter aux gâteaux Citron d’Assia, hmmm….délicieux, on à pour tous et même pour emmène à la maison.

Aujourd’hui tout le monde part content à la maison et on attend avec impatience la future Dimanche en Famille.

Bonne semaine !

SAMEDI

Ateliers hôtel f1

Nous sommes allés aux hôtels pour faire les activités. Nous avons cherché des enfants au Parthénon on a eu 15 enfants.

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Ensuite nous avons mis en place les jeux collectifs (béret, gamelle, balle américaine).

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Puis un atelier, petite enfance avec un tapis pour voitures, dinettes, et en parallèle un atelier jeux de société (un jeu memory, dooble, mikado).

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Nous avons aussi mis en place un atelier maquillage. La journée s’est bien passée, nous avons terminé par un goûter.

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Atelier  Epinay

Nous sommes allés à Epinay, nous avons reçu 10 à 15 enfants.

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Laura et Lucille ont fait des exercices d’écritures et  des coloriages. Sur cet atelier il y avait au moins 7 à 8 enfants. Les enfants étaient satisfaits de cet atelier. Bridget a a tenu l’atelier « petite enfance », avec 5 à 6 enfants. Les enfants ont aimé jouer au jeu de construction etc.…

 

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Et pour terminer, nous avons joué tous ensemble aux jeux collectifs ( Kala Maya, Tomate Ketchup,123 Soleil, Le facteur n’est pas passé). Les enfants étaient très agités.

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RAS, tout s’est très bien passé, les ateliers se sont enchainés sans problèmes,  les enfants étaient énergiques et très content de notre venue. Le goûter c’est très bien passé.

 Atelier Villa Saint Martin

Un beaux soleil à l’horizon, de la chaleur astrale et humaine on ressens quand on descend le matériel pédagogique et que tous les enfants sautes dans nos bras et nous serre fort en nous disant » On a cru que vous ne veniez plus », c’est chouette d’entendre ça !

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Une installation rapide mais attentive de l’atelier d’éveil,  de Simena qui arrive vite à réunir sur son tapis 5-8 enfants  pour commencer à jouer.

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A ses côtés, assis sur un banque, Nicolae montre le maquillage aux enfants et vite tout le monde veut le faire, où de maquiller sinon de se faire maquiller par Nicolae et Imen.

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A la Puissance 4, Nancy fait un bon travail et bien implique dans le défi lancée par les enfants, qui double les criées de ceux qui joue au tournoi de foot avec Daniel.

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Une superbe journée avec plein de rire, de joie et de bonheur qui s’achevé avec un bon goûter, après la décision de l’Assemblé des Présents.

A plus.

VENDREDI

 

Cantine de Vendredi :

Pour ce Vendredi  Laura et les mamans se prépare à cuisiner une Purée de Pomme de terre  avec du poulet, accompagnée d’une salade des fruits et légumes faite par Zohra et Bezma.

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Des odeurs fabuleux qui sort de la cuisine et qui envahissent tout le local et notre sens de l’odorat ne veut plus attendre et nous emmené sur les chaises dans la salle de cuisine pour déguster.

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A plus.

 

ATELIER LA ROCADE

Il y  avait 4 activités le foot, la petite enfance, le badminton et l’atelier de Tito ( Kamishibai)

Les enfants étaient plutôt actifs, au foot les enfants et les animateurs jouaient ensembles.

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Au badminton, les enfants essayaient de s’échanger le plus de passe possible.

Lors de l’atelier maquillage, les enfants était satisfaits du résultat.

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Au Kamishibai,  8 à 10 enfants étaient attentifs pour écouter l’histoire proposée par Tito et Nicolae.

Lors du conseil de quartier, les enfants nous ont fait part de leurs ressentie et de ce qu’ils voulaient faire pour la semaine prochaine.

Nous avons concluons avec eux par le goûter.

ATELIERS CHAMPLAN

Aujourd’hui, nous avons fait l’atelier avec Pierre-Louis, Iasmina, Kevin, Larry, Simena, Eloïse, Mariam et les enfants de Champlan. Nous avons commencé par des jeux collectifs : « 1, 2,3… Animaux », un 1, 2,3… Soleil ! Un peu plus évolué, et « tomate ketchup », une version remasterisée du facteur n’est pas passée.

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Nous avons ensuite proposé différents ateliers : l’atelier petit enfance, un atelier de jeux collectifs et un atelier créatif, où les enfants ont réalisé des cartes en formes de cœurs et de fleurs pour leurs mamans. Nous avons proposé cet atelier à l’occasion de la fête des mères qui avait lieu avant-hier en Roumanie.

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Nous avons terminé sur une assemblée générale où nous incitons les enfants à prendre la parole pour s’exprimer, et sur un goûter. Au menu : quatre-quarts, bananes, chocolat chaud et sirop.

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JEUDI

Atelier Massy

Aujourd’hui à l’atelier de Massy était présent une 15aine d’enfants ainsi que 3 adultes dont des mamans.

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Différents ateliers ont été proposés comme un foot, des jeux sociétés comme le Esquissé ou le UNO, et enfin un atelier petite enfance.

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L’atelier a été agréable, et l’association « Massy comestible » est venue nous voir, sur les lieux. Avec la présence d’Iasmina, de l’adjointe au maire de Massy et de quelques habitants ils ont fait le tour du parc pour voir l’emplacement du projet de jardin partagé.

 

Atelier du Skate park

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Nous ne retrouvons cette semaine encore au skate park avec de nombreuses activités, les enfants arrivent en masse a la sortie de l’école, accompagnés de leurs parents. Certains s’installe a l’atelier de peinture qui fait salle comble,

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tandis que d’autres se regroupe autour des jeux de sociétés, un peu a coté, un atelier musicale, qui alterne statut musicale, danse et twister rassemble les plus vigoureux,

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alors que les plus calmes se retrouvent sur les tapis de la petite enfance.

 

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Jardin de Saulx :

Aujourd’hui nous partons pour une séance de bricolage au jardin avec les adultes, et c’est plus exactement le remplacement du bac à fleurs car il est vieux comme le monde et cassé en plus. On prend les mesures du bac et avec la palette on refera un nouvel.

Comme je sais bien que Franck il aime bien scier je le laisse  faire avec Eric et puis Nicolae vas les clouée. Cependant Daniel prend en charge le motoculteur et il retourne une des parcelles pour mélanger le terreau, le fumier et la terre pour l’enrichir.

Miraculeusement tout finit en même temps, le motoculteur n’ayant plus d’essence, le bac en palette  étant finit, tout s’achève et notre récompense, c’est-à-dire le gouter on le mérite amplement.

A plus.

MERCREDI

Jardin de Saulx-les-Chartreux :

Nous sommes prêts pour partir au jardin avec les enfants d’Epinay sur orge, on est nombreux et motivée pour faire nos semis aujourd’hui avec eux et aussi pour planter les oignons de Glaïeuls et les Bégonias dans les hauts des palettes pour embellir leur vue.

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Tout le monde participe à la plantation avec beaucoup d’attention et de soin et ils sont très contents de se retrouver de nouveaux avec nous au jardin.

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Un peu plus tard, on finit et on arrose un peu les plantations ensuite on va tous ranger et nettoyer autour de la cabane d’entrepôt avant de prendre le goûter et de se dire, a demain.

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A plus !

Mercredi: Saint  Éloi

Il y avait une trentaine d’enfants, notamment des habitués comme Saler, Yasmine ou bien encore Marwann. Jessica était la seule adulte présente.

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Comme activité collective nous avons fait un foot suivi d’une poule renard vipère sur le terrain.

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A côté, nous avons fait un atelier petit enfance (avec des livres, de la dinette et des légos).

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Aussi, un atelier jeu de société a été mis en place sur lequel malheureusement peu d’enfants sont allés.
Sur place, pour la première fois Mam (un enfant des hôtels) est venu sur notre atelier. Même si sa présence demande de la surveillance nous avons pu voir qu’il était heureux d’être parmi nous.

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Quelques enfants ont demandé de faire du basket-ball la semaine prochaine et surtout de remettre en place un poule renard vipère (beaucoup demandé, sous forme de tournois notamment)

MARDI

ATELIER FLV

Aujourd’hui on a eu 13 mamans bien motivé pour le cours de français.

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Nous avons commencé avec les verbes aux présent (être ; avoir, manger).

 

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Puis nous avons récité à l’oral  les verbes au présent,  après les mamans ont fait des phrases avec les verbes, on a corrigé et ensuite. Iasmina et moi leur avons donné des devoirs pour la semaine prochaine

 

 

 

 

 

 

Les murs ne servent à rien

Nous ne sommes plus, et depuis longtemps, dans la période des appels à l’émancipation, au franchissement des barrières, à ère des aventures et des libérations.

Celui qui ose aujourd’hui s’élever contre les murs, les forteresses , les frontières ressemble à doux rêveur et à un fossile, rescapé des temps anciens et révolus.

Les seules révolutions qu’on nos propose aujourd’hui sont intérieures et les seules libérations, sont condamnées à l’enfermement dans des  vies privées, de plus en plus étroites et emmurées.

L’enfermement dans les murs commence en soi même, dans une société qui ne promet plus de progrès qu’individuel, et qui affirme que la liberté de quelques uns repose sur l’enfermement de beaucoup d’autres.

Les murs ne servent à rien; et pourtant, ils tiennent encore. On en bâtit chaque jour et à toutes les échelles: dans chaque commune, dans chaque institution, dans chaque cage d’escalier , on y va de son petit digicode, de son badge, de son trousseau et des mots de passe sécurisés.

Les murs ne servent à rien et pourtant on les reconstruit sans cesse, et on redoute leur effondrement, à la moindre fissure qui arrive.

Les murs ne servent pas, mais ils nous asservissent.

La paradoxe du mur est que par nature il enferme des deux côtés tout autant celui qu’on met à l’écart que celui qui pensait se protéger.

La prison n’est pas prison que pour le prisonnier, elle est aussi expérience d’enfermement pour les familles, les gardiens, et même le reste de la société, ainsi que le faisait valoir Foucault.

En éducation, les murs ont ainsi des effets « contraires «  à ce qui les justifie et destructeurs dans de nombreux domaines.

Les murs enferment et réduisent la vision du possible, pour tout le monde. Enfants, adultes, parents, professionnels, tous, bloqués par les murs, et limités par eux ne peuvent penser le déroulement du jour, que comme la répétition de la veille.  Les murs enferment autant les corps que les pensées. Les premiers s’asservissent, se soumettent, se courbent et s’affaissent ;  les secondes s’anesthésient.

Les murs invalident les sens:

  • Les murs rendent aveugle ; depuis l’école, l’institution, on ne voit pas, on ne voit rien de la vie des gens. Et du coup on fantasme; et du coup on a peur . Et du coup on s’enferme encore plus pour voir encore moins.
  • Les murs rendent sourd.  Depuis l’établissement, la Mairie, la collectivité, la structure quelle qu’elle soit on n’entend plus l’agresseur ou l’agressé; on n’entend plus la solitude; on n’entend plus les situations de détresse. On n’entend  plus que ce que l’on veut entendre. On ne comprend plus rien.
  • Les murs insensibilisent . Ils entraînent à l’indifférence et à la passivité. Ils émoussent la sensibilité et ce qui fait de nous des humains.  Contrairement à ce que l’on enseigne aux professionnels, la distance, la neutralité , l’indifférence ne sont pas des protections pour celui qui les exerce, mais une mutilation, un affaiblissement du sens du commun, du sens de l’autre et du sens de la vie.

Les murs ne servent à rien; c’est pourquoi ils s’écroulent. Nous sommes encombrés de leurs débris, nous sommes assourdis par le bruit de leur chute. Ils sont encore plus nuisibles  en temps d’effondrement, car on est prêts à tous pour les faire tenir coûte que coûte, car on détourne toute l’énergie sociale, économique et politique pour les renflouer. Et c’est peine perdue.

Casser les murs visibles et invisibles, c’est se rendre compte d’abord que les murs dans lesquels on nous enferme servent à la liberté de ceux qui les fabriquent .  C’est travailler à comprendre toute la différence qu’il y a entre libéral et libertaire.

C’est cesser de croire que les belles formules du libéralisme nous concernent; ce ne sont pas le libre échange, la libre circulation, la libre entreprise qui nous sauveront des murs. C’est au contraire pour tenter de les protéger qu’on les bâtit.

En Education, dans le travail social, comme ailleurs, on commence à briser les murs, en les mettant à nu, en accusant leur nuisance, en cessant de compter sur eux, de se sentir rassurés ou protégés par eux. Ce qui les abolit, c’est de travailler, en dehors d’eux:  là où on nous dit que c’est plus difficile, que c’est dangereux.

Contre les murs, il y a la rue. Derrière les murs, il y a nous tous, et ce que nous pouvons être ensemble.

Le problème avec les murs…

Le problème avec les murs c’est qu’ils tuent le terrain. On n’y a plus accès,  il devient inexploitable, Celui qui a  dépensé toute son énergie à bâtir un mur n’en a plus aucune pour cultiver . Les forteresses épuisent leurs ressources à se couper du Monde et alors, comme le soulignait Bettelheim, elles sont inévitablement vides.

Notre société enfermée n’ a besoin ni de murs , ni de ponts, elle a besoin de terres, de chantiers , de Ville en un mot: un endroit où la vie sociale devient possible.

SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

 

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Après-midi pluvieuse a la Villa Saint Martin, nous nous mettons à l’abri sous la tente et nous faisons des dessins, les enfants sont si nombreux que sur la fin on est un peu serré ! Pendant l’atelier, on dessine des labyrinthes et on essaie de les résoudre. On termine par un chocolat chaud qui nous réchauffe juste comme il faut 🙂

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Atelier des Hotels

Aujourd’hui nous sommes allés chercher les enfants à l’hôtel Parthénon, sans pouvoir monter dans les étages. Nous avons quand même eu 5 enfants et un papa de cet hôtel plus d’autres de l’hôtel F1.

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Malgré la pluie nous étions motivés autour des jeux collectifs, comme le chat balle, un jeu de balle roumain. Nous avons monté une tente pour la petite enfance.

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La petite Amine était tellement à l’aise qu’elle s’est endormie !

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Comme à chaque fois, nous avons pris le goûter avec les enfants. Ce n’est que quand nous sommes partis que la pluie s’est arrêtée !IMG_6073

Atelier d’Epinay

Épinay-sur-Orge :

Samedi 04-03-17

 

Aujourd’hui nous ne sommes pas nombreux pour l’activité de l’après-midi avec les enfants d’Epinay, mais nous sommes heureux de les retrouver nous attendre impatients même s’il fait froid et il pleut.

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On commencera avec des jeux d’échauffements, de la gym, et des jeux collectifs, comme ‘’le Facteur’’, ‘’Un éléphant’ ’Tomate, ketchup.

 

20170304_155246Un peu plus loin un grand tapis avec plein des jouets, qu’on l’appellera »le grand tapis avec plein des jouets », dit-il Nicolae en rigolant,  des lego, de la dinette pour les tout petits tout est bien rangée, et très accueillant, en plus Ramona s’en occupe.

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Beaucoup d’énergie, plein d’envie, de joie et de bonheur, c’est ça « les Robinsons » !

A bientôt.

 

 

VENDREDI

Atelier de la Rocade

Lors de cet atelier nous avons tout d’abord mis en place la petite enfance puis nous nous sommes entretenus avec les enfants volontaires pour faire un mini tournoi de foot avec les commentaires de Dusko et Nicolae sur un fond musical.

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Sur l’atelier petite enfance, un enfant construisait un château avec les lego, une petite fille jouait aux petites voitures ;

 

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Aux jeux de société il y avait toujours entre 4 et 8 enfants nous avons joués a croque carottes, dobble, aux petits chevaux ;

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A la cuisine les enfants ont appris comment faire des crêpes avec Laura et Jacques et des mamans et les ont partagés avec tous les enfants lors du goûter.

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Atelier de Champlan

 

 

Aujourd’hui nous avons eu entre 20-25 enfants. Nous avons commencé par un jeu collectif (un, deux, trois animal). Puis on a installé les activités : petite enfance, atelier peinture , atelier frisbee.

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En plus les enfants ont demandé de faire le jeu collectif : balle aux prisonniers.

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Lors de cet atelier Aurélie a fait un atelier photo dans lequel elle a demandé aux enfants de prendre eux-mêmes des photos.

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Pour ce faire elle leur a confié des appareils jetables avec lesquels ils avaient carte blanche.

JEUDI

Atelier du Skate Park

Aujourd’hui, en ce beau temps malgré le froid nous sommes nombreux avec Dusko, Simena, Mecles, Laura, Bridget et Nelson, enfants (40 enfants) et adultes, a l’atelier du skate Park.

 

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On commence par mettre en place les ateliers (petite enfance, coloriage, foot et jeux de société), au foot y organise un match sous forme de petit tournoi et sur les autres ateliers se passe très bien avec de nombreux enfants.

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Puis nous enchainons sur le gouter qui se passe très bien.

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Atelier de Massy

Lors de cet atelier nous avons pu accueillir une trentaine d’enfants sous un très beau temps.

Étaient aussi présents quelques mamans et un papa !

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4 ateliers ont été proposé : Le premier était un match de foot, ce qui nous a permis  par la même occasion de parler du tournoi de foot en salle. Le deuxième était un atelier pâte à sel collé à l’atelier de petite enfance. Et enfin il y avait la possibilité à des grands jeux comme le twister ou le puissance 4.

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Vu que la réunion pour le jardin était à 17H30 nous n’avons malheureusement pas pu faire le conseil de quartier.

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Lors de cette réunion préparatoire pour discuter avec les gens du quartier sur ce projet de jardin, une majorité de personnes âgées étaient présentes. Ce qui n’a pas permis que l’on avance sur le projet vu qu’ils ont d’abord voulu parler des problèmes du lieu et des différentes nuisances plutôt que du projet en lui-même.

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Atelier du Jardin

Une  belle après-midi, bien ensoleillée s’annonce à l’horizon et les nuages laissent leur place au Roi Soleil, pour nous réchauffer et nous donner de l’envie et de l’énergie pour continuer notre travail au jardin avec les adultes.

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Du coup, aujourd’hui c’est la journée des semis, nous allons semez en pots et en godets avec l’aide de Jessica, Franck, Eric et Dan, des Tomates (Cœur de Bœuf, et Cerises), Courgettes, Potirons, Poivrons, etc. On est prêts pour bien démarrer cette nouvelle saison des plantations au jardin. C’est en effet un grand défi pour tous car on va devoir s’en occuper des deux parcelles dans le quartier, à la Villa Saint Martin et respectivement celle de Bel Air 1, très bientôt. Mais nous nous aimons les défis, et on est prêts à les affronter voir même les combattre, pour y gagner.

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A présent, on préservera nos forcer pour encore quelque temps et c’est pour bientôt quand on s’unira pour les plantations.

A bientôt.

MERCREDI

Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui, ce malgré la pluie, nous sommes nombreux, enfants et adultes, a l’atelier de St-Eloi.

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On commence par jouer au frezebee (on fait un record du plus grand nombre de passes) puis comme on commence à être nombreux, on décide de faire un chat-balle ! Rapidement on forme des alliances, pour éliminer les joueurs les plus virulents adultes et enfants !

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Puis comme c’est bientôt l’heure du gouter on décide de changer pour faire un béret tous ensembles. C’est l’équipe de Pierre-Louis qui a gagné (haut la main ;p)

Atelier du Jardin

Ce midi la pluie s’annonce encore plus forte et ne s’arrêtera pas de pleuvoir tout l’après-midi, et du coup on se dit que même si on passe en vitesse au jardin ça vaut la peine !

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Avec Eric et Daniel, Nicolae s’apprêtent à planter les salades et les laitues sous la serre pour cette nouvelle saison, avant notre grande fête au jardin le 1er. Avril 2017.

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A plus !

MARDI

Cours de Français Langue Étrangère (FLE)

Nous avons eu de nombreuses mamans qui étaient bien motivées pour apprendre le français. Nous avons travaillé sur les sons (« ph » ;« ai » ; « é » ; « on » ; « en ») et nous avons essayé de faire des phrases exemples avec les mamans.

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Pour la semaine prochaine les mamans doivent trouver des sons ou des phrases avec les sons que nous avons étudiés aujourd’hui.

La semaine prochaine nous allons travailler sur les conjugaisons, comme le présent et le passé composé.

La superfluité

Les XX ème et XXIème siècles n’ont certes pas inventé les rapports sociaux de domination et d’exploitation. Il n’en reste pas moins que la fin du XXème siècle a vu l’instauration de masse d’un rapport social spécifique , qui est aujourd’hui au coeur des crises et des tensions: la superfluité.

Défini par P. Vasseur et H. Bazin comme un  « sentiment d’inutilité sociale », collé et infligé aux milieux populaires »  (voir texte ci dessous) , la superfluité en tant que telle n’est pas absolument nouvelle. Elle était en quelque sorte une violence d’accompagnement des autres rapports de domination économique , politique et sociale.

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Ce qui est nouveau actuellement,  c’est son utilisation principale et définitive pour caractériser les relations que des pans entiers de la population entretiendraient avec la société toute entière. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que le jeune des quartiers, la mère de famille déqualifiée et encombrée d’enfants,  l’adulte isolé éloigné de l’emploi, le malade … sont dorénavant superflus, traités comme tels et que cette qualification semble désormais « définitive ».

La superfluité relève d’une certaine morale sociale en ce qu’elle instaure une forme de jugement à la fois individuel et collectif. Celui qui est superflu n’est pas un accidenté de la vie. Il est toujours reconnu comme auteur de sa superfluité; il en porte la responsabilité et même la faute. Celle-ci est même double. L’individu superflu est deux fois coupables: coupable d’être superflu et coupable de le demeurer.

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Il est donc aussi deux fois réprimé, une première fois au nom de ce qu’il est et une seconde fois au nom de ce qu’il fait mal, ou ne fait pas, pour se sortir de sa situation: faire preuve d’autonomie, d’initiative, de mobilité, etc.

On a toujours tendance à définir les phénomènes socio-dynamiques comme des sentiments, des états  d’âme. C’est toujours une erreur car ainsi, on s’empêche de comprendre la mécanique de leur production.

La superfluité n’est pas ressentie par ceux qui en sont frappés, mais « appliquée »à eux. La superfluité n’est pas une nature mais une production. Le système social qui juge superflu certains de ses groupes et membres, produit en réalité au même instant qu’elle la déplore , cette même superfluité .

La superfluité n’est pas un attribut de celui qui la subit, c’est ce qui caractérise au contraire toute une mécanique, toute une production sociale.

On produit de la superfluité chaque jour dans la manière dont on traite les enfants dans le écoles (en particulier en milieu populaire), dans la manière dont on accueille les gens à Pôle Emploi. On produit de la superfluité dans les institutions, dans les rapports professionnels/usagers, à chaque fois qu’on affirme le « plein » d’un cadre, d’une structure, d’une posture, d’un métier, en relation inverse avec le vide qu’on attribue à son bénéficiaire. On produit de la superfluité à chaque fois qu’on attribue des rôles contraires; à chaque fois qu’on joue et rejoue un même scénario social éculé.

Sur le plan de sa production, la superfluité se décompose en trois étapes: l’invisibilité, la nullité, l’hostilité.

Dans un premier temps, le processus de superfluité appliqué au pauvre, au précaire, passe par son invisibilisation. L’individu superflu ne se voit pas; il n’a pas d’originalité, pas de personnalité. Cette invisibilité est triple. L’individu superflu est invisible à lui même, invisible dans son propre milieu , et bien entendu encore plus vis à vis des institutions et des autres milieux.

Dans un second temps, l’individu superflu est frappé de nullité. Peu importe son bagage, son expérience, les langues qu’il parle, son parcours ou son expérience de vie; aucune valeur sociale ne saurait en ressortir. Pire ce « vécu » fonctionne à l’inverse sous la forme d’un handicap. Il faut bien comprendre que la nullité est en soi un caractère envahissant; elle n’est pas seulement scolaire ou professionnelle; elle tend à envahir tous les aspects de la vie.

Dans un dernier temps de la constitution de sa superfluité, l’individu concerné fait face à une hostilité institutionnelle et sociale. Il la reçoit comme un rejet, une mise à l’écart. Cette hostilité nourrit son amertume, son ressentiment et son agressivité qui vient tout autant nourrir que justifier la répression qu’il continuera de subir.

Si la superfluité est bien le produit d’une certaine forme de pédagogie, d’une logique de traitement, la manière d’y réagir relève également d’une action volontaire et d’une pédagogie explicites.

De notre expérience, il y a deux manières de lutter contre le statut de superfluité.

Ce sont deux pratiques qui permettent à ceux qui en bénéficient, de se dégager progressivement de l’emprise de la superfluité vécue.

La première repose sur la considération comme pratique positive.

En Pédagogie sociale on s’applique à produire de la considération personnelle et collective dans nos relations au milieu et aux personnes. Cette considération passe par le soin que nous mettons dans nos relations, par la reconnaissance, par la confiance que nous établissons progressivement.  Cette considération n’est ni un style, ni une simple absence des qualités contraires. C’est bien une production et une préoccupation.

En Pédagogie sociale, le soin lutte contre la superfluité.

La seconde consiste dans l’accès et l’invitation au travail, comme valeur, mais aussi comme pratique sociale « normale ».

Nous dissocions les notions d’emploi et de travail. Car la norme indique que l’on est superflu quand nul ne vous emploie , et que l’on cesse de l’être quand on a un travail salarié. Le salariat, la notion d’emploi portent donc en puissance la notion de superfluité comme « risque perpétuel », car celui qui est employé peut cesser de l’être.   La notion de Travail n’est pas soumise au même dilemme. Celui qui a un emploi peut travailler tout autant que celui qui n’en a pas. Contrairement à l’emploi qui se définit de l’extérieur(par celui qui vous emploie) , le travail affirme au contraire l’autorité de celui qui s’y livre. On ne peut pas lui retirer. Ou, pour le dire simplement: on est toujours agent de son emploi et auteur de son travail.

La Pédagogie sociale est une pédagogie de l’autorité qui se réfère à la notion de Travail (C. Freinet, l’Education au travail). Elle nous incite à reconsidérer les statuts salariés et professionnels et à privilégier le travail en commun et entre tous, comme remède contre toutes les  superfluités personnelles, économiques, sociales et politiques.

« L’humiliation reste le support privilégié pour effacer le sujet dans sa qualité même d’être humain. « Elle est une forme intense, de souffrance psychique : elle dévalorise, méprise et met en cause le droit de l’individu »[5].  Chaque personne doit intégrer cette peur comme modèle comportemental de soumission indépassable de sa situation personnelle. En entreprise comme dans le quartier, l’humilié doit comprendre son inadaptation aux exigences du système. Le sentiment d’inutilité est la base même du totalitarisme économique, ce que Patrick Vasseur appelle « superfluité »[6], c’est-à-dire un système où les hommes sont superflus, atomisés dans une masse sans possibilité de se rattacher à une forme collective : un individu sans qualité, sans originalité, sans singularité, sans personnalité, un individu inférieur. À cette forme totalitaire correspond une humiliation radicale. Le manque de respect, de considération, le déni de reconnaissance viennent rappeler cette condition. La soumission des groupes passe toujours par la dimension individuelle. On isole pour cela l’individu, on cherche à l’atteindre par l’intime, là où s’abritent les sentiments les plus profonds d’existence de soi et des autres. On le réduit à un corps, on disqualifie sa vie par le vécu sensible de la douleur, de la dégradation. » – Hugues Bazin.

 

DIMANCHE

Dimanche au Jardin

Aujourd’hui 26 02 2017, nous étions nombreux au jardin. Il y  avait Louis, Dusko, Sadio, Meklèsche, Zohra et beaucoup d’enfants.

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Nous avons commencé par désherber et retourner la terre sur deux terrains aménagés. Puis nous avons arrosé l’intérieur de la serre et nettoyer l’entrée principale du jardin car il y avait des mauvais herbes qui empêchaient la bonne ouverture du portail. Laurent et Hélène sont passés nous aider à nettoyer les terrains et mettre du BRF sur les jeunes plantes.

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Nous avons passés une excellente journée en compagnie des mamans présentes pour accompagner l’effort de chacun et de tous pour que notre jardin soit propre et beau.

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SAMEDI

Atelier de la Villa Saint-Martin

Aujourd’hui à la VSM, Nous sommes arrivés le soleil et les enfants étaient nombreux au rendez-vous, nous avons donc pu organiser une partie de foot ou il y a eu plein de belles actions collectives.

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Nous avons en parallèle lancé une partie de twister et un atelier petite enfance avec des mamans.

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Dans le jardin les mauvaises herbes ont été retirées et nous avons retourné la terre.

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Dans le respect de la parole de chacun, tout le monde a donné son avis sur les ateliers et certains enfants nous ont demandé de faire un atelier dessin et peinture la prochaine fois.

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Les enfants ont distribué le gouter clôturant ainsi ce bel atelier

Atelier des Hôtels

Aujourd’hui aux hôtels F1, nous avons rencontré plusieurs nouveaux enfants. Ils étaient environ 35 enfants dont 25 enfants des hôtels Parthénon et une dizaine des hôtels F1. Certains parents ont participé aux activités jusqu’au goûter.

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Nous avons commencé avec un jeu collectif (football, balle au prisonnier) puis nous nous sommes partagés sur plusieurs ateliers tels que la petite enfance et un atelier créatif, qui ont réunis beaucoup d’enfants et parents.

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Aujourd’hui c’était l’anniversaire de Famoussa ! Nous nous sommes tous réunis pour lui fêter son anniversaire autour d’un bon gâteau. C’était un bon atelier.

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VENDREDI

Soirée Conviviale

Atelier de La Rocade

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Aujourd’hui nous avons fait l’atelier à la Rocade avec Jérémie, Pierre-Louis, Nelson, Emy, Tito, Lary, Mecles, Laura, Daniel et Aurélie. Nous avons fait un grand foot avec les enfants, certains ont commenté le jeu. A noter que les plus petits n’ont pas hésité à prendre le micro. Résultat impressionnant : l’équipe avec les filles et les plus petits ont gagné contre les grands: Meclesh est dégoûté (:-)) … Ceux qui ne voulaient pas jouer ont pu s’affronter au puissance 4 et au croque-carotte.

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L’après-midi s’est conclue sur una Assemblée de Quartier où nous avons eu l’occasion de parler du grand tournoi de foot qui se tiendra le 13 avril, et enfin sur un goûter à base de pains au chocolat et de chocolat chaud.

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Atelier de Champlan

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Aujourd’hui, nous sommes allés à Champlan et il y avait environ une quinzaine d’enfants. Beaucoup d’enfants étaient à l’école et plusieurs parmi eux nous ont rejoint au cours de l’atelier.

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Nous avons commencé par un chat famille, puis un poisson pêcheur et un tomate ketchup. Ensuite, nous avons installé la petite enfance, qui a bien marché, et un atelier créatif qui consistait à dessiner et coller des papiers crépon sur une feuille en fonction de leur imagination.

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Nous avons été agréablement surpris de voir plusieurs nouveaux enfants sur le camp de champlan. Il y en avait au moins 7 que l’on a appris à connaître.

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JEUDI

Atelier de Massy

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Une vingtaine d’enfants étaient présents lors de cet atelier ainsi que 4-5 mamans à qui on a pu donner les infos concernant la soirée conviviale et le rendez-vous avec la mairie du 2 mars.

Un grand foot était organisé par Louis Kévin et Pierre-Louis.

Sur la petite enfance il y avait Laura et Emy.

Tandis que Jellyssia et Iasmina faisaient elles les grands jeux.
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On a eu le plaisir de voir le retour des mamans à l’atelier, surement dû à la haute des températures.

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Atelier du Skate Park

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Nous sommes arrivés au Skate Park un peu avant la sortie des classes, prêts à accueillir les enfants avec au programme de la petite enfance, des coloriages ainsi que des jeux collectifs (baskets et foot).

Les enfants étaient contents de nous trouver sur place.

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Le Dazibao pour la prochaine fête conviviale du mois de Mars a pu être fait.

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Atelier du Jardin

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Aujourd’hui nous arrivons au jardin, investis d’une mission par Laura: Couper des tuteurs pour le jardin de la Villa Saint-Martin!

Tout le monde s’y met donc a coup de scie, de sécateurs, de machettes et en un rien de temps on a récolté un bon fagots de tiges de noisettiers.

On fait ensuite le tour du jardin avec des sacs poubelles pour ramasser les déchets, puis, le temps tournant au vinaigre, on se réfugie dans le camion pour aller un prendre au local un gouter bien mérité!

MERCREDI

Atelier de Saint-Eloi

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On a démarré par une poule renard vipère tous ensemble ce qui a permis à chaque enfants d’arriver les uns après les autres en se greffant à une équipe durant le jeu.

 

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Ensuite le groupe s’est divisé pour proposer un tournoi de foot, une sorte de chasse au trésor où l’on devait retrouver une peluche, un atelier peinture et une petite enfance.

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Durant l’Assemblée de quartier Jessica nous fait part de critiques concernant son handicap par des jeunes du quartier. C’est pourquoi on leur a rappelé la violence verbale de leurs paroles envers elle et fais comprendre que pour eux c’est peut être drôle mais que pour les personnes en situation de handicap c’est énormément de souffrance.

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Les enfants veulent commencer le projet des vidéos tuto sur une chaine Youtube. On essayera de les mettre en place dès la semaine suivante.

 

Atelier du Jardin

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Une après-midi chaleureuse nous attend aujourd’hui et c’est notre jour de sortie en nature, au jardin des Robinson, avec les enfants d’Epinay, Roni, Razvan, Tubi, Delfin, Nutu, mais aussi notre habitue Eric qui accompagne Nicolae, Dusko et Dan tous les Mercredis au jardin.

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Les enfants se donnent à fond pour travailler et ils lancent même un petit concours de qui emmène les plus des brouettes et bien sûr les plus grands sont en tête de la liste mais les petits ne se laisse pas faire et avec  beaucoup de courage et d’envie se débrouilles pour  emmener les brouettes.

Autour du puits  Eric nous demande si on peut emmener du BRF pour compléter  le trou, comme ça on évitera la boue.

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Tout ça étant dit et fait on s’assoit tous pour manger le goûter et  on part pour le local. ?

A bientôt.

MARDI

Cours de Français 

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Une dizaine de mamans ce sont présentées au cours de français aujourd‘hui.

Nous avons travaillé sur de sons et la prononciation de différentes phrases (« on », « ai » qui se prononce «è », « ph » ou « f », « o » ou « au » ou « eau »).

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Elles ont énormément participé et étaient contentes d’apprendre de nouvelles choses.

Très bonne journée, des devoirs maisons ont été donnés pour la semaine prochaine.

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Créateurs d’espaces

La société européenne et particulièrement française, de l’après guerre (et jusqu’aux années 80) était une société marquée par l’assignation de l’individu à une double place.

Chacun se voyait attribuer une place et une seule dans une classe sociale; chacun de la même manière se voyait attribuer une place et une seule sur un plan familial. Cette double appartenance sociale et familiale à une place constituait le véritable repère et la véritable source d’identité des individus.

Ces places pouvaient être fortes ou faibles. Elles pouvaient être « favorisées » ou handicapantes. Mais, de toutes les manières, les places ainsi constituées faisaient l’objet d’une triple reconnaissance qui chevillait solidement cette appartenance.

  • Une reconnaissance individuelle, nul ne pouvant nier sa place, sa classe sociale ou sa famille
  • Une reconnaissance en interne de ceux qui partageaient le même type de place , que ce soit dans la même classe sociale ou la même famille
  • Enfin, une reconnaissance externe en provenance de ceux qui étaient extérieurs à ces places et qui renvoyaient chaque individu à sa double « appartenance ».

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Bien entendu des assignations aussi violentes , entraînaient des révoltes et des réactions , en retour de la part essentiellement des individus eux mêmes. Ainsi , nous pouvons faire une lecture du mouvement de Mai 68 , comme un mouvement autant collectif qu’individualiste, de rejet et de révolte par rapport à toutes les places assignées, socialement, ou familialement dans la société.

Mais nous sommes passés depuis les années 80, à une toute autre époque; deux classes sociales sur 3 (la classe ouvrière et paysanne) se sont effondrées, c’est à dire qu’elles ne sont plus en mesure de produire de la conscience sociale, du sentiment d’appartenance, de vivre ensemble ou de destin en commun.

Seule la bourgeoisie a gardé cette faculté, mais elle a également évolué: elle s’est ouverte, elle s’est mondialisée et constitue, en tant que classe, un  milieu beaucoup moins étouffant pour ses membres, tout en restant un milieu sécurisant.

Pour les enfants du peuple, des « couches populaires »,  cette sécurité sociale et familiale s’est muée en précarité envahissant tous les aspects de la vie, depuis la vie personnelle et familiale, jusqu’à la vie sociale, culturelle, politique et économique. Aucun pan n’est épargné par un mouvement de précarisation qui a  débuté, dans les années 70, par la fin du travail, pour poursuivre, dans les années 80, par la fin de  la famille, puis, dans les années 2000, par la fin de toute vie sociale.

C’était la fin, de la place, la fin des « places », se traduisant par le phénomène que Vincent de Gaulejac, dans une formule célèbre, a dénommé: « la Lutte des places », mais qui reprenait également la notion « d’Individu noir » de Robert Castel.

Le Travail social, mais aussi le travail éducatif, l’Enseignement, l’Education spécialisée comme l’Education populaire se sont constitués en tant que champs de pratiques et de théories, en référence à cette société de place.

Ainsi dans l’Education spécialisée, le Travail social au sens large , tout professionnel a-t-il été formé à se poser des questions « de places »: comment trouver une place aux marginaux? Comment « remettre à leur place » ceux qui n’y sont plus?  Les soignants quant à eux ont constitué leur savoir et leur posture professionnelle sur une morale « non dite » de chacun à sa place. Et ils se posent encore, face à une famille précaire, à des enfants en situation de rue, des questions surannées : « Est ce que ce père est en place de père? »; « Est ce que cette mère est en place de mère? » « Est ce que cet enfant est en place d’enfant? »

Pour répondre à ces « angoisses de places », tout le registre de ces professionnels s’est petit à petit teinté d’une recette miracle, qu’on invoque, qu’on convoque, et que l’on tend à imposer: le cadre. Le « Cadre » serait le remède ultime pour remettre les gens à leur place dans une société où ils n’en ont plus. On se sert également d’une manière un peu plus douce mais globalement équivalente, du mot « repère ». Cette logique de cadre et de repère fonctionne sur le mode de renversement et d’inversion de la responsabilité; on tend à supposer que ce sont les personnes elles mêmes qui auraient renoncé ou fui leur place. On s’interdit de regarder en face le fait qu’elles n’en ont jamais eu.

Face à une société insécurisante, c’est à dire aussi qui a peur, on cherche uniformément à « recadrer » l’enfant « hyperactif », le parent démissionnaire, le jeune en voie de radicalisation. On cherche aussi à leur donner des « repères », voire des « valeurs ». Il est à noter que cette ambition politique et sociale a toujours deux aspects: l’un qui prétend « soutenir » (la place des parents, la réussite scolaire, l’insertion des jeunes) et l’autre pénaliser et réprimer. toute déviation ou refus de collaborer.

Bien entendu, ces mêmes professionnels font l’expérience de l’inefficacité et du manque total d’opérabilité de ces registres , liés à la notion de place. La question dans notre société  n’est plus à ce jour si les gens sont à « leur » place ou s’ils y retourneront, mais à se demander s’ils ont tout simplement un espace pour vivre, pour survivre, ou pour participer à quelque aspect que ce soit de la vie sociale.

 

De même, la société n’est plus en elle même un remède ou un recours et elle ne fournit plus de places pour le meilleur ou pour le pire, aux individus. Il ne sert donc plus à rien, pour l’acteur social ou éducatif de se fixer comme objectif ou borne à leur action d’y remettre les individus en marge. La société précaire ne retiendra plus ceux que l’on aura remis dans le système! Elle n’intègrera plus, ne fournira plus d’identité, ni de sens au commun ou au vivre ensemble. Toutes ces qualités perdues, il nous faut les reconstruire, pas à pas, dans des espaces à bâtir et à habiter, en commençant par là où nous sommes. Pour cela, il nous faut une organisation; il nous faut une pédagogie.

La Pédagogie sociale s’est façonnée de son côté comme une pédagogie d’émancipation, c’est à dire de sortie des places assignées, que celles-ci le soient par la famille ou la société. Cette émancipation menait à la sortie des institutions (« l’Ecole buissonnière » de Freinet) ou des destins et temporalités tracées (« les moments pédagogiques ».

Il n’est pas étonnant que la Pédagogie sociale constitue à ce jour, le recours face à une imagination en panne et une pensée sociale, culturelle et éducative qui tourne en rond.

Le travail que nous tentons de mettre en œuvre, collectivement, consiste justement à créer de nouveaux espaces pour apprendre, éduquer, vivre, travailler, célébrer, s’organiser, se cultiver, se dépasser.

Les ateliers de rue ne sont rien d’autre que ces créations d’espace communs, grâce à une organisation simple; des espaces où du possible pourra advenir.

Quand nous organisons nos ateliers dans les hôtels sociaux, les quartiers « Politique de la ville », ou les bidonvilles, nous construisons de tels espaces et nous y invitons tout ceux qui, à côté, n’avaient pas de place.

C’est bien entendu vers ce travail, que devraient se tourner aujourd’hui les institutions qu’elles soient l’Ecole, l’Hôpital, le Centre social, l’établissement de petite enfance,  ou l’établissement spécialisé. Abolir la logique et la fixation sur la place de chacun, le nombre de places, l’occupation des places, l’ouverture des places. Il faudrait , à l’inverse affirmer un autre registre: sortir des murs, ouvrir des  espaces, occuper des espaces, fonder et organiser la vie qui s’y déroule, dans une optique d’ouverture, d’inconditionnalité et de durée sans bornes.

Le Pédagogue sociale est Créateur d’espaces , au sens où il y fonde des qualités qui étaient absentes de l’environnement et qui n’apparaissent pas spontanément. Il travaille ainsi à la transformation de l’environnement en milieu, du temps, en durée et du désert social en organisation sociale.

SAMEDI:

Atelier de la Villa St Martin:

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Aujourd’hui nous sommes allés à la Villa Saint Martin. Il y avait beaucoup d’enfants. On a d’abord fait un frisbee puis un grand foot vu que de nombreux enfants sont arrivés en cours de route. Il y  avait aussi un groupe sur le potager de la Villa St Martin, où l’on a désherbé et retourné la terre.

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Un enfant qui était plus petit que la fourche avec laquelle il travaillait est resté du début jusqu’à la fin et s’est bien donné à retourner la terre.

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Atelier des Hotels:

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Nous sommes partagés en deux groupes pour aller chercher les enfants de l’hôtel Parthénon.

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L’autre moitié est restée avec le groupe des enfants de l’hôtel F1. Une fois que tout le monde ils sont arrivés nous avons commencé un grand match de foot que les enfants ont demandé il y a deux semaines.

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En même temps il y avait l’anniversaire d’Erwan le fils de Sandra, une ancienne service civique.

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Atelier d’Epinay

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Aujourd’hui, sur l’atelier d’Epinay, nous avons commencé par faire une ronde avec les enfants pour nous présenter en musique. Nous avons joué au facteur et plusieurs enfants nous ont rejoins par la suite.

Nous nous sommes ensuite partagés sur différents ateliers: l’atelier petite enfance, écriture et danse. Dusko a joué de son piano et en a profité pour faire la répétition d’Aven Savore avec les enfants. Les parents y ont même participé.

Nous étions nombreux sur la petite enfance. Nous avons appris les couleurs, les fruits, les légumes et les chiffres.

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L’atelier écriture s’est bien passé. Il y avait beaucoup d’enfants et ils ont beaucoup aimé.

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Avant de faire le goûter, nous nous sommes réunis autour du jeu des chaises musicales. Ils se sont beaucoup amusés !

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VENDREDI

Atelier de La Rocade

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Aujourd’hui à la Rocade, nous étions très nombreux. Et le beau temps était au rendez-vous. Nous avons proposé cinq activités : le tournoi de foot, les grands jeux, l’atelier cuisine, la petite enfance, l’atelier créatif.

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Sur le tournoi de foot, nous avons créé quatre équipes : Barça, Real Madrid, Psg et Manchester. Les enfants ont aimé les commentaires tout au long des matchs.

Il y avait beaucoup de monde à la fin de l’atelier sur les grands jeux. Nous avons confectionné des masques lors de l’atelier créatif pour le carnaval qui approche.

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Les enfants ont beaucoup aimé faire des masques, il y en a même qui en ont fait plusieurs. L’atelier cuisine a rencontré un succès en début de journée. La salade de fruit préparée, a d’ailleurs été servie au goûter.

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Les mamans se sont investies dans l’atelier d’aujourd’hui. Nous en avons profité pour les prévenir pour la soirée conviviale de vendredi prochain.

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Atelier Cuisine

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Aujourd’hui nous avons préparé un bon repas. Le repas était fait avec du riz et avec un sauce de: champion, oignons, tomate et sel.

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Dans le four on a fait cuire des cuisses de poulet avec des tomates et des potirons. Les mamans ont préparé une salade de fruit (bananes, clémentines et citrons). Une fois fini le repas et le dessert on a appelé tout le monde pour manger. On était très nombreux pour le repas et comme le repas était délicieux nous nous sommes peu parlé.

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Atelier de Champlan

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Aujourd’hui il n’y avait pas que les enfants qui étaient au rendez-vous mais aussi quelques adultes des camps. Nous avons commencé à nous présenter à tour de rôle, en cercle et à donner notre âge.

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Laura nous a appris des comptines en Rrom puis en français. Ensuite les enfants se sont dispersés sur le matériel que nous avions amené. Ils ont pu faire de la corde à sauter, de l’élastique, des jeux du cirque, du diabolo, des dominos…

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Pendant ce temps les adultes faisaient de la peinture avec Larry.

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Une course entre tous les enfants a également été organisée à la fin.

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Chacun s’est bien dépensé et au moment de prendre le goûter l’ambiance était positive.

JEUDI

Atelier du Skate Park

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Une dizaine d’enfants sont arrivés pour  match de foot où de petites équipes se sont relayées à tour de rôle. On avait emporté une enceinte avec nous qui a permis de mettre de l’ambiance. D’autres enfants ont créé des jeux sur les tremplins du Skate park. Nous avons pu jouer au Twister et à des jeux de société comme le pictionary.

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Lors du goûter les enfants nous ont demandé si l’on pouvait apporter des Kapla, un devine tête et si nous serions à Bel Air une prochaine fois. Le goûter s’est bien passé mais nous avons fini trempé sous la pluie.

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Atelier de Massy

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Aujourd’hui à Massy il y avait Iasmina, Marion, Larri, Mecles, Kevin, Pierre-Louis et Tomas avec son appareil photo. Franck nous a rendu visite à l’atelier et est resté avec nous jusqu’au goûter.

Nous avons fait un atelier pâte à sel, petit enfance avec des coloriages et pour finir un grand jeu collectif, poule renard vipère.

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Atelier du Jardin

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On retrouve le groupe d’adultes aujourd’hui pour une nouvelle rencontre autour du jardin mais aussi se demander et se projeter dans la création du numéro 2 du « Journal du Robinson » et faire un article sur la rencontre de trois tonton, Eric, Franck et Jean Jacques, qui malheureusement n’est plus parmi nous.

Abdel essaye de réparer une des brouettes et il arrive avec succès, du coup on l’utilisera pour charger le terreau.

Jessica vas nettoyer un peu autour de la serre et enlever les piquets qui encombre le passage, puis Nelson s’occupe du transport de la brouette plein de terreau que Franck, Nicolae et Eric charge.

Tout le monde sait ce qu’il a à faire et le travail avance et abouti avec succès toujours dans la bonne humeur et la bonne volonté.

A présent c’est l’heure de partir, mais on se donne rendez-vous la semaine prochaine à la même heure.

A bientôt !

MERCREDI

Atelier St-Eloi

Aujourd’hui nous sommes allés à Saint ELOI à 7 animateurs, nous nous y sommes rendus en bus vers 14h. Les enfants étaient déjà présents et plutôt nombreux. Nous avons commencé par proposer un ballon prisonnier tous ensembles pour attendre le reste des enfants. Celui-ci s’est déroulé dans une très bonne ambiance. Ensuite d’autres enfants sont arrivés et nous avons donc commencer un tournoi de foot avec tout le monde dans la bonne humeur.

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Ensuite quelques enfants se sont donc dirigés vers l’atelier peinture. Aujourd’hui nous avions prévu de peindre dans le quartier, les enfants ont donc peint sur les arbres et sur les feuilles mortes. Ceux-ci étaient très contents de peindre dans leur propre environnement, c’était une vraie réussite.

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Ensuite nous avons fait l’assemblé des présents dans le calme, les enfants étaient attentifs, puis nous avons pris le gouter. Nous n’avions pas préparer assez de chocolat chaud malheureusement.

Toute l’après-midi s’est déroulée dans la musique, tout le monde dansait et chantait, l’ambiance et le soleil était au rendez-vous. Cette journée était superbe sous tous les angles.

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Atelier du Jardin

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Aujourd’hui nous allons au jardin avec les enfants d’Epinay, Delfinel, Tubi, Nutu, Razvan et Roni, mais aussi Aurélie qui viennent pour une observation de la séance de jardin avec les enfants. Eric, Andrei et Danut nous accompagnée et tout s’annonce beau car le soleil nous souris et nous réchauffe.

Aurèlie est fascinée par l’envie des enfants de travailler, de utiliser les outils de jardin, la pelle et la brouette une fois plus grande qu’eux deux et qui chargés des brouette après brouette plein de terreau.

De l’autre côté du jardin ils sont à fond dans le nettoyage des ronces, qui envahissent et du lierre qui monte sur les poteaux du jardin et les enfants avec des ciseaux et des sécateurs qui s’en occupe de les enlever. D’autres ramasse et dépose à l’extérieur du jardin les tas de mauvaises herbes.

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On arrive à la fin de l’après-midi et on se prépare de prendre le goûter et ensuite partir.

A plus.

MARDI

Cours de FLE

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Aujourd’hui les mamans sont arrivées vers 16h et étaient très motivé pour le cours. Nous étions plus que la dernière fois, environ une quinzaine.

Nous avons repris les sons que nous avions déjà appris la semaine passée (le son « o » et le son « é ») et avons rajouté le son ‘en’, nous avons aussi revu l’alphabet. Afin de bien mémoriser l’alphabet, nous avons ensemble trouvé des mots de la vie quotidienne. Les mamans ont trouvé que l’acquisition des sons est très importante pour l’apprentissage de la langue française. Pour cela nous allons concentrer notre cours de français du mardi sur les sons.

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Toutes les femmes ont trouvé beaucoup d’intérêt à cet atelier, elles ont toutes participé avec l’envie d’apprendre.

Avant de partir nous avons fait un point avec elles sur l’atelier pour connaître l’intérêt qu’elles portent sur ce cours et pour leur permettre de faire des propositions pour les prochains cours.

Les corps fantômes (II) : Autopsie de la violence sociale

Dans les contexte sociaux que nous connaissons, certaines violences sont sur-sensibilisées et certaines autres sont insensibilisées. Il en est ainsi des violences économiques et sociales qui se banalisent de plus en plus , et qui font en quelque sorte « partie du paysage ».

Mettre en avant que les violences individuelles ou groupales sont les inventions et les créations de ceux qui les mettent en œuvre. Insister sur le fait qu’elles seraient l’effet d’un choix de même nature que celui que nous faisons entre moutarde et mayonnaise , brouille la conscience de nos contemporains. Si la violence est la création des violents, alors il n’y a plus rien à comprendre et à apprendre d’elles et bien évidemment toute prévention, mais même toute répression sont condamnées à  l’inanité.

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Cette manière simple de voir les choses tient tout au contexte individualiste qui triomphe dans nos institutions et nos médias; l’individu serait sa propre œuvre et sa propre responsabilité dans une collectivité qui se retire, qui se replie et qui ne garde pour elle que quelques symboles et sécurités: polices, armée et fonctionnaires d’autorité.

La plus grande entreprise d’invisibilisation est à l’œuvre pour masquer la violence « environnementale » : les violences sociales, les violences institutionnelles directes ou indirectes qui n’ont jamais eu autant de poids et d’évidence dans les destins collectifs et si peu de crédit dans les représentations majoritaires.

Tout est bon pour ne rien voir: nier, enfermer , rejeter à la marge et loin de tout regard ce et ceux que l’on ne veut pas regarder.  Et même, ne plus s’y intéresser. Toutes ces stratégies de cécité volontaire sont , n’en doutons pas les armes de destruction massive de notre temps.

Mais à côté de cette vieille ruse , d’autres procédés ont cours qui ne sont pas moins efficaces. On sur-visibilité et dénonce constamment et avec des moyens de plus en plus forts , la violence des pauvres et des précaires.

Et voici que ce qui sont les plus victimes des violences sociales ordinaires sont le plus souvent soupçonnés des violences que l’on nous jette en pâture: violences de genre, violences familiales.

l’État qui nous a abandonnés devient moraliste et enchaîne les lois, les annonces pour jeter le trouble dans les classes populaires qui se voient ainsi constamment soupçonnées des violences contre les femmes et les enfants.

Une forme d’union sacrée, mais contre nature , réunit ainsi ceux qui se croient progressistes parce qu’ils dénoncent et ceux qui depuis toujours, rêvent de remplacer le Social par la Morale.

Peu importe que les enfants et les femmes dont on parle, personne ne veuille les voir à commencer , malheureusement par les institutions, les écoles, les Mairies et même les travailleurs sociaux, invités au repli et au renvoi des problématiques hors de leur champ d’intervention.

On reproche ainsi la violence comme un stigmate à une classe , un groupe de personnes que l’on pourra tout à son aise dénoncer et renvoyer puisqu’ils sont coupables de porter en eux-mêmes  la violence qu’au final on leur inflige.

Avec la violence c’est les corps qu’on rejette,. Ceux là on ne veut plus les voir que sur rendez vous et convocation.  A défaut , on les enfermera.

En pédagogie sociale, nous travaillons avec les corps et la violence qui sont là. Nous ne confondons pas dénonciation et action, posture morale et travail social.  Dans la réduction des risques , nous prenons place dans des environnements violents en étant conscients et en travaillant avec nos propres violences et en apprenant à les reconnaître sans les diaboliser ou les nier.

En pédagogie sociale, nous travaillons au delà de violence . Nous distinguons celle d’apparence qui fait partie de la vie en cours, de celle plus froide et imparable qui signifie la fin et la coupure des relations.

La véritable violence n’est pas celle que l’on conspue dans les mœurs des classes populaires, ni celle que l’on diabolise dans les relations des adolescents entre eux. La véritable violence est système, répétition. La véritable violence se justifie, se déguise , se dénie. Elle coupe, elle sépare, elle renvoie, elle enferme.

Notre travail n’est pas exempt de violences comme il n’est exempt d’aucun des ingrédients  de la vie; mais c’est un  travail qui dure, qui accueille, qui sécurise , qui contient et qui sait aussi prendre soin. C’est un travail qui rend les relations possibles et qui les maintient alors que la véritable violence se reconnaît justement à son inverse: elle coupe court et rend les relation et la société impossibles.

SAMEDI

ATELIER VSM

Aujourd’hui, nous sommes allés à la Villa Saint-Martin où nous avons installé un grand parcours d’obstacles pour les enfants. Où deux équipes se sont affrontées pour remplir une bouteille d’eau avant l’autre équipe.

 

Nous avons ensuite joué tous ensembles au Twister géant puis nous avons fait des jeux collectifs, comme le Ninja et Laura nous a montré des jeux en roumain.

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Nous nous sommes rassemblés pour un goûter dans la joie et la bonne humeur.

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Les enfants présents nous ont aidés à ranger le matériel.
Malgré le froid nous nous sommes réchauffés en rigolant.

Atelier Hôtel F1

Alison et Mélanie sont allées chercher les enfants au Parthénon. Pendant ce temps le reste de l’équipe Robinson a fait des grands jeux et des jeux collectifs.

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Lorsque tout le monde a été réuni nous avons commencé un jeu qui s’appelle « Pays, Pays on veut la moutarde » qui est un jeu roumain. Il a très bien marché et tous les enfants ont aimé se défouler. On a enchaîné avec un « Poule, Renard, Vipère » et un jeu qu’a proposé un des enfants : « Eperviers sortez ! »

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Sur le tapis de la petite enfance, les enfants se sont amusés avec les legos et la cuisine comme s’ils tenaient un restaurant. Le puissance 4 a bien marché avec Lari.

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Nous avons pris le goûter tous ensemble. Aujourd’hui c’était également le dernier jour d’Alison, elle était triste de partir et a dit au revoir aux enfants. Les enfants étaient également émus et ne voulaient pas qu’elle parte. Heureusement, Alison a dit qu’elle comptait revenir faire du bénévolat et repasser de temps en temps à l’association.

 

ATELIER ÉPINAY

Aujourd’hui nous sommes allées à Épinay, aux alentours de 14h30.

Lorsque nous sommes arrivées, il y avait beaucoup d’enfants ils étaient tous heureux de nous voir.

En arrivant, nous avons pris les enfants, et nous avons commencé à faire des jeux en groupes, accompagné de musique (le facteur, les éléphants, le tueur, etc…).

Nous avons proposé aux enfants de chanter et danser avec nous, ils ont chaleureusement accepté de jouer le jeu.

Au fur et à mesure, certains enfants ce sont dirigé vers l’atelier Petite Enfance.

Ensuite, nous avons pris le goûter, dans une ambiance très conviviale et nous sommes tous partis conquis par cette après-midi.

 

VENDREDI

Sorties Vacance Familiers

Aujourd’hui c’est le jour de la sortie pour les vacances familles. Nous partons donc de la gare de Chilly-Mazarin, direction la foret de Lardy.

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Après une petite randonnée dans la foret, on arrive dans une ancienne carrière ou l’on trouves de nombreux rocher et plusieurs grottes.

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On allume un feu pour se réchauffer, puis on prend le déjeuner tous ensemble avant d’aller se balader autour des falaise, découvrir la foret, les plantes, et les roches du coin. On part ensuite en direction d’une autre partie de la carrière, et  on rentre même dans une grotte.

La journée tire à sa fin et l’on prend le chemin du retour, direction Chilly !

 

Atelier La Rocade

Nous avons installé un atelier cuisine où les enfants ont pu participer à la préparation de crêpes pour le gouter.
Un atelier jeux de société qui a assez bien marché, les enfants ont joué au UNO et au devine tête.
Un grand tournoi de foot faisait office de jeux collectifs : musique, commentateurs au micro… et a attiré beaucoup d’enfants.
L’atelier petit enfance s’est bien déroulé, avec des lectures, de la dinette et du coloriage.
Des grands jeux ont été aussi proposés (puissance 4).
Nous avons ensuite fait le conseil de quartier tous ensemble où les enfants ont pu remonter le souhait de faire de la peinture et du maquillage pour la semaine prochaine. La distribution du gouter s’est faite dans la bonne humeur.

 

 ATELIERS CHAMPLAN

Participants : Alison, Jellyssia, Mélanie, Hafsatou , Iasmina, Larry

On a préparé des jeux collectifs : Pays pays, la corde à sauter et poisson pêcheur. Les enfants étaient environ une quinzaine à être présent. Ils étaient contents et motivés.

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Nous avons ensuite mis la musique et nous avons joué au jeu de la statut. Quand le jeu s’est terminé nous avons dansé tous ensemble, nous avons ensuite fait un concours de corde à sauter tous le enfants ont participé et nous avons compté le nombre de saut de chacun d’entre eux, nous nous sommes bien amusés avec les enfants.

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Nous avons ensuite pris le goûter : de la galette, des fruits et du chocolat chaud. Lorsque nous avons pris la galette, un enfant a trouvé la fève et il était content d’avoir la couronne et nous avons pris une photo tous ensemble. On a passé un bon moment avec les enfants aujourd’hui.

JEUDI

Atelier Skate-Park

Ce jeudi de vacances scolaires, nous sommes allés faire notre atelier au skate-park à Longjumeau avec Pierre-Louis, Laura, Melissa, Marion et Valérie. Vacances et beau temps obligent, les enfants étaient nombreux dehors jouant au football ou à faire des glissades sur les rampes du skate-park. Nous voyant arriver, certains nous ont demandé de jouer aux policiers-voleurs, ce que nous avons accepté de bon cœur. Pendant ce temps, un basket a été organisé avec d’autres enfants, plus intéressés par les jeux collectifs.

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Après avoir bien couru autour des terrains multi-sports, nous leur avons proposé des jeux de société. On notera notamment l’engouement pour le devine-tête auquel nous avons bien joué une demi-heure !

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A l’heure du goûter, quelques enfants supplémentaires ont été attirés par les biscuits, le chocolat chaud et les bananes, et notre stock a tout juste été suffisant.

Atelier de Massy

Aujourd’hui nous sommes allés à Massy à 7 permanents. Nous avions prévu un atelier petite enfance, un atelier jeux de société, un atelier créatif de pâte à sel et un autre de création de piñata ainsi qu’un atelier jeux collectif.

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Nous sommes arrivés vers 14h45 sur Massy. Au départ les enfants n’étaient pas nombreux mais 2 animatrices ont été cherchées des enfants au parc d’à côté.

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Les enfants ont beaucoup aimé la piñata, tout le monde était attiré par cette activité. A la fin tout le monde voulaient taper dedans.

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Nous étions nombreux, l’ambiance était très conviviale.

IMG_5351Lors de l’assemblé des présents les enfants étaient calmes et s’écoutaient. Ils demandent pour la prochaine fois de la pâte à modeler et encore de la pâte à sel.

Au jardin de Saulx-les-Chartreux :

On part à l’aventure aujourd’hui avec le groupe d’adultes, à l’extérieur du jardin pour embellir son visage et pour enlever toutes les ronces, le lierre et les poubelles qui ont été jetée sur les bords.

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On s’équipe avec des ciseaux, des sécateurs, des machettes, des râteaux, et une hache pour couper, casser et nettoyer le long des grillage pour rendre visible le jardin depuis l’extérieur et plus accueillant.

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Tout le monde met la main au travail et on arrive à avoir des bons résultats en courte durée, et on se marre, et on se moque les uns des autres, toujours dans la limite du bon sens et dans la bonne humeur.

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Un bon travail bien fait qu’on à menés à bon fin et on est tous très fiers.

A  la semaine prochaine.

MERCREDI

SAINT-ELOI

Aujourd’hui à saint-eloi avait lieu un atelier pas comme les autres, puisque l’atelier s’est transformé en un grand jeu collectif pour retrouver M.galet !

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Séparés en 3 équipes, et à travers différentes épreuves le but était de trouver un message codé pour connaitre l’emplacement de M.galet.

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Après environ  2 heures de jeu il était l’heure de prendre le goûter et de ranger le matériel.

Atelier Jardin mercredi

Participants : Nicolaé, Eric, Jellyssia et Marion

Dans un premier temps nous sommes allés chercher quatre enfants sur le camp d’Epinay pour ensuite se rendre au jardin.

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Nous avons  pu mettre du terreau dans la serre afin de rafraîchir et nourrir la terre.

Les enfants étaient très investis, ils ont déplacé le terreau sur la bâche près du noyer. On pouvait constater une grande motivation de leur part.

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Ils ont beaucoup aimés participer à cet atelier, qui a été un plaisir partagé.

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Nous avons essayé de reconstituer la pancarte mais peine perdue nous n’avons pas réussi.

Le goûter s’est passé dans le calme, on a pu discuter avec les enfants

MARDI

Cours de Français

Aujourd’hui nous avons eu 11 mamans pour participer au cours de français habituel. Nous avons donc préparé une activité de lecture, pour cela nous avons écrit des phrases (« je vais au travail », « Je vais à la pharmacie », « je cours dans le parc », « je rentre à la maison », etc.) et imprimé des pictogrammes, le but était de faire correspondre les phrases avec les images.

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Les mamans étaient concentrées, chacune d’entre-elles, a bien participé à l’activité. Elles ont recopié les phrases en français puis dans leur langue pour bien se souvenir de leur signification.

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Suite à cette activité, nous avons repris les mots les plus difficiles (ex : pharmacie) et nous avons expliqué les sons similaires dans la langue française (le son « f »= « ph », le son « o » = eau = au , le son « è »= ai = ei, etc.).

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Les mamans ont trouvé les activités intéressantes et importantes pour la vie quotidiennes.

 

 

 

 

Les corps fantômes (I): Festival narcissique

  La Pédagogie sociale est une pédagogie du corps quand celui-ci a disparu de la sphère de l’éducation. Ce que nous rencontrons dans les rues, les espaces publics, les bidonvilles ou les hôtels sociaux , sont des corps rejetés et renvoyés des institutions.

Le pauvre et le précaire sont marqués au corps comme jadis l’esclave par des marquesqui le signifient comme tel dans l’espace public.

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Mais ces corps lui même qui ne trouvent plus de place , débordent de la leur. Voici que les « corps-fantômes » se font revenants. Ils sortent de tout contrôle et voici les enfants que leurs parents attachent et qui se conduisent dès qu’ils se sont libérés comme des diables hors des boîtes.

Voici ces corps adultes, douloureux ou boiteux qui enflent et qui débordent des vêtements, ou qui au contraire se recroquevillent.

Voici les corps pour qui on n’a pas eu de temps, de reconnaissance ou de lien qui occupent tout le temps et qui enchaînent symptômes et maladies sans fin et qui rendent impossible toute envie , toute initiative.

Un des principaux apports de S. Tomkiewicz pour la Pédagogie sociale est bien son concept de « Festival narcissique ». Avec ce « grand mot », dont il aimait à se moquer , il propose la mise en valeur d’un individu en situation de marginalisation, à ses propres yeux et à ceux des autres. Il n’y a donc aucune surprise à ce que dans nos pratiques nous remettions ces corps au centre de nos observations, de nos relations, de nos actions.

En Pédagogie sociale, nous ne dissocions pas le Soin et l’Emancipation, le Care et l’Empowerment. C’est la rencontre des deux influences qui provoque le changement et l’évolution. Il ne peut y avoir de progrès qu’à la fois affectif et politique.

Parce que nous sommes professionnels , nous recourons à l’attachement,  à l’attention volontaire, au geste soignant et inaugural, de manière organisée, pensée et portée par le collectif lui même.

C’est dans un tel contexte que, en nous concertant, nous choisissons régulièrement de créer des événements et des temps d’exception pour untel et tel autre.

Nous organisons alors pour la personne concernée, un contexte spécial, un temps différent.: un événement pour lui, un avènement.

Nous le mettons au centre de notre attention et de notre groupe.

« Choc narcissique »

C’est une pédagogie du « Choc » , destinée à réveiller l’intérêt de la personne pour elle même , à constituer une rupture positive, à provoquer une rencontre , à attiser les consciences.

C’est choc contre choc. Un choc salutaire face à trop de chocs de la vie, à trop de blessures, de fêlures, d’abandons. C’est un anti-choc, qui ne répare rien, mais qui donne de l’énergie, réveille intérêt et attente de la vie.

Ainsi il peut arriver du bien.

Toutes choses ne sont pas toujours condamnées à empirer et demain, comme aujourd’hui peuvent réserver encore des surprises, de la vie et ce qu’il faut de hasard pour vouloir connaître la suite de nos histoires.

C’est ce que les tziganes appellent la Baxt, le fait que le quotidien si enfermant soit-il, si limité, si conditionné, si prédit ;.. réservera toujours une once de chance.

Il ne s’agit pas d’une chance illusoire comme celle qu’on jour à la loterie, mais d’une liberté de l’existence. C’est une chance à guetter et à saisir; une chance d’habileté à vivre. Apprendre à voir, à sentir, à prendre ce qui  passe.

On peut transformer une aliénation en jubilation

La véritable joie réside dans la transmutation du regard que nous portons sur les situations. Faire d’un accident, une chance, d’un acte manqué, une rencontre.

La plus importante joie arrive quand nous pouvons retourner un trauma, un choc, une carence , … en liberté.

On n’ a rien à perdre ; le pire n’était -il pas déjà promis ? Alors nous n’avons pas peur.

Ceux qui ont « la Baxt », ont perdu la peur.

Etre libres parce qu’on est plus léger. Etre moins alourdi par les soutiens qu’on n’a pas reçus.

Ne pas être limités par ceux qui ne nous ont pas soutenus. Etre libres , car à tout prendre , et tout compter , il ne reste que nous. Moins paralysés par la préparation de l’avenir, nous occupons alors le présent. Débarrassés des projets, nous nous occupons des problèmes.

Le soin apporté dans une nouvelle proximité apporte un contexte collectif et familier ; il bâtit un milieu, bien au delà de celui qui en profite. La conscience du collectif et du milieu se construit toujours par ce que l’on donne collectivement. Le soin donné à un des membres par les autres membres, construit en réalité le collectif.

Elle est là l’identité , la cohérence, dans cette organisation, dans cette économie possible de produire du soin et de la restauration.

« Dans mon coeur, il y avait un volcan; il y avait de quoi pulvériser le Monde ou chauffer la galaxie; qu’en avez vous fait?« 

SAMEDI

Villa Saint Martin

Aujourd’hui nous sommes allés à la Villa Saint Martin,

A notre arrivé les enfants présents nous ont aidé à installer les ateliers. Une bonne ambiance s’est vite installée permettant à Marion de faire l’atelier peinture et Larry d’installer le jeu de puissance quatre, où plusieurs enfants ont joué pendant presque la totalité de l’atelier.

Avec Dusko nous sommes allés chercher des enfants au niveau du skate parc et de la rocade, mais personne n’était au rendez-vous.

Les filles présentes ont beaucoup apprécié l’atelier peinture et se sont éclatées à repeindre la feuille de toutes les couleurs.

Le mauvais temps nous a amené à faire le goûter plus tôt mais tout le monde à apprécier le goûter sous la pluie.

Atelier hôtel F1

Nous sommes allés chercher des enfants à l’hôtel du Parthénon. Nous avons trouvés 8 enfants pour participer à l’atelier. Une fois arrivée les enfants des hôtels F1 ont été heureux de (ré)trouver les enfants du Parthénon.IMG_5168

Nous avons commencé par un jeu collectif tomate-ketchup. Puis un jeu Roumain de chaîne humaine en deux groupes, on doit dire « Pays, pays tu veux de la moutarde ».

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L’autre équipe doit répondre « oui » et choisir une personne pour casser la chaîne. Si, la personne casse la chaine il récupère quelqu’un de l’équipe adverse dans son équipe.  Si la personne ne casse pas la chaîne il devient membre de l’équipe adverse. Les enfants ont beaucoup aimés ce jeu. Ils aimeraient le refaire.

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Sur l’atelier petite enfance tout s’est bien passé.

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Nous avons fini par un jeu collectif, « Killer ». Puis nous sommes passé au goûter. Enfin nous avons ramenés les enfants du Parthénon.

Atelier Epinay

                Nous sommes arrivés à Epinay vers 15h. Les enfants étaient nombreux et contents de nous retrouver. Ils ont commencé par faire des coloriages puis certains se sont amusés avec la dinette de la petite enfance.

 

 

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Ensuite, nous avons rassemblé tous les enfants pour faire des jeux collectifs (tic-tac boum et un jeu roumain : les soldats) et des chansons de groupe. Nous avons pu alterner entre chants en français et en roumain. L’ambiance était très conviviale.

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Pour le goûter les enfants voulaient tous participer pour le distribuer. Il s’est passé dans le calme. Pour ramener les ateliers au camion nous avons également pu compter sur l’aide de quelques garçons.

ATELIER BEAUTÉ

Aujourd’hui j’ai donné rendez vous à Najamie au local à 14h00 pour un atelier beauté .

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On est parti faire des petites courses au carrefour pour cette après-midi ,nous avons acheté des crèmes ,du shampoing ,du mascara ,des vernis et des soins pour les cheveux.

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Nous sommes arrivées au local et avons commencé l’atelier.

Najamie a fait un relooking complet. Moi pendant ce temps, j’ai préparé la couleur pour mes cheveux.

 

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Najamie m’a fait ma couleur, puis je l’ai maquillé et je lui ai mis du vernis sur les ongles. Pendant ce moment merveilleux nous avons pu parler de choses qui ne regarde que nous. L’atelier s’est très bien déroulé, nous avons beaucoup aimé ce moment partagé ensemble. J’espère que nous allons recommencer.

VENDREDI

 

Atelier de la Rocade

Arrivés sur la Rocade, nous avons installé deux tentes ainsi que les activités.
Sous la première tente, nous avons construit et décoré le bâton de parole ainsi que le sablier avec les enfants que nous utiliserons lors des conseils de quartier. Les enfants étaient impliqués et ont beaucoup aimés.

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Sous la deuxième tente, une activité coloriage et origami a été mis en place, où les enfants ont pu apprendre à faire des grues en papier.

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A l’extérieur nous avons mis la musique, et les enfants pouvaient jouer au puissance 4 ainsi qu’à des jeux collectifs.

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Nous nous sommes réuni sous une même tente à la fin prendre le gouter tous ensemble.

Atelier Champlain

Départ pour Champlain 15h45, nous avions préparé nos ateliers habituels, peinture, petite enfance et jeux collectifs mais avec la pluies et le vent nous avons décidé de faire que des jeux collectifs comme les enfants avaient beaucoup besoin de bouger.

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Nous avons  fait plusieurs jeux en terminant par de la musique et tout le monde à danser. Les enfants étaient très excité c’était un peu compliqué de concentré tout le monde mais l’ambiance restaient bonne.

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Nous avons ressenti que ils étaient content que nous soyons la, à la fin Iasmina a fait un point avec les enfants pour parler des bagarres des insultes etc .. les enfants ont étaient très attentif et ce sont tous excusé envers l’équipes

JEUDI

Atelier Massy :

Iasmina, Kévin, Mélissa, Pierre-Louis, Valérie, Lary, et Marion

Aujourd’hui nous sommes arrivés sous la pluie, mais ça  ne nous a pas empêché de faire l’atelier de Massy bien au contraire.

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Bien qu’au début les enfants n’étaient pas au rendez-vous, ils sont tous arrivés d’un coup.

Entre une activité sportive comme du foot ou un chat, et des jeux de société sur les tapis.

Les enfants étaient contents d’être avec nous.

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Le conseil de quartier a alors commencé, puis suivi le moment du goûter.

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Il était alors tant pour nous de partir et de ranger le matériel avec l’aide des enfants.

Jardin Robinson :

Aujourd’hui nous devrons rendre visite à l’hôpital voir Eric, notre ami , qui se fait opérer, mais finalement et heureusement il est sortis plutôt de l’ hôpital car son intervention a été couronnée de succès.WP_20170202_15_18_28_Pro

Tout à l’heure on lui enverra une lettre avec nos meilleurs vœux.

Nous on arrive au jardin, Jessica, Laura, Franck, Mecles, Dusko et Nicolae, et on refera les allées avec le bref  et délimiter les parcelles.

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Il pleut, et il ne s’arrêtera pas de pleuvoir  bientôt, et du coup on continue de travailler et de rigoler, et de bien s’amuser.

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Mais c’est l’heure du goûter, et un bon chocolat chaud nous attend de déguster.

A plus.

 

Atelier skate-park

Aujourd’hui a l’atelier du skate c’est une foule d’enfant qui se presse autour du tapis !

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On est tellement qu’on décide de faire des jeux collectifs sur le tapis ( comme le téléphone arabe et le chef d’orchestre) tandis que sur le stade on fait un « Tour du monde.

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C’est un jeu ou il faut faire le tour de la raquette en marquant des paniers! Le temps file a toute vitesse et on se retrouve tous sur les tapis pour prendre le gouter !

MERCREDI

Atelier Saint-Eloi

Comme chaque mercredi après-midi, nous sommes allés à Saint-Eloi pour faire l’atelier avec les enfants du quartier. Ils étaient une quarantaine ce qui a permis de créer une belle dynamique et ainsi mettre en place de nombreuses activités.

Nous avons commencé par plusieurs ateliers : « petite enfance »,  atelier danse et karaoké, un atelier grands jeux en bois, un atelier créatif et un match de foot. Comme les enfants étaient nombreux, toutes ces activités ont connu un certain succès, et en particulier le karaoké et la danse ainsi que le foot.

Dans un deuxième temps, nous avons continué l’atelier petite enfance, et avons proposé un grand jeu collectif qui allie jeu en équipes, course et mémoire. Le but étant de remplir la grille proposée à chaque équipe par des symboles. L’atelier créatif a permis de créer le bâton de parole et un grand sablier utilisés lors du conseil de quartier de Saint-Éloi.

            Nous avons ensuite partagé un goûter tous ensemble autour d’un chocolat chaud, un gâteau au chocolat et une banane, dans le joie et la bonne humeur

Une histoire sans fin

Le sens que nous donnons aux histoires petites et grandes, que nous vivons, dépend fortement de l’endroit où nous plaçons les limites dans lesquelles nous essayons de les comprendre.  Pour Stephan Zweig, mort en 1942, le nazisme était sans doute la fin de l’Histoire, l’issue inéluctable de toutes choses. Probablement que sa vision de la vie était teintée par les bornes de sa perception de l’Histoire.

 

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Ainsi, les événements qui nous arrivent, même aussi décourageants, voire désespérants comme la destruction d’un Centre social, ou l’encouragement permanent à la discrimination, au racisme,  peuvent provoquer soit un sentiment d’inéluctabilité, un encouragement à la démission, soit au contraire, un appel à créer et préparer dès aujourd’hui les structures de demain.

La porosité de nos dispositifs sociaux, aux idéologies du déclin des droits, du renvoi des publics invisibles, décourage et égare de nombreux professionnels qui y perdent tout sens de leur travail. Mais au même moment, ce sens qui déserte les structures de la vieille société, éclate en plein jour dans la rue, et appelle à de nouvelles constructions.

En Pédagogie sociale, nous mettons en œuvre dans nos actions et nos pratiques, une curieuse relation au temps. Pour nous, comme dans le roman de l’auteur au nom prédestiné Michael Ende (dont le nom signifie « Fin », en Allemand), l’Histoire est sans fin.

Nous travaillons chaque jour comme si c’était le dernier; nous travaillons chaque jour comme si c’était le premier. Nos actions se suffisent au présent mais créent les bases de toutes les actions à venir. Nos ateliers sont des lieux de regroupement, de création de lien, de construction de confiance au collectif et à ce que nous ferons ensemble aujourd’hui comme demain.

En tant qu’acteurs sociaux, il n’est pas si évident de travailler ainsi; cela nous oblige à changer et transformer nos mentalités acquises et à oser des pensées divergentes: la destruction d’une structure n’est pas une fin, mais l’occasion de travailler dehors, autrement et partout. Le départ d’un professionnel important permettra à de nouveaux acteurs à se mettre en avant. Chacune des « pseudo fins » qui nous arrivent, sont en fait des bifurcations dans notre travail qui lui donnent, quand on y repense par la suite, plus de force et de clarté. C’est ainsi, qu’à Intermèdes Robinson, nous sommes ressortis toujours plus forts des crises que nous avons traversées.

Cette Histoire sans fin irrigue notre pédagogie; car sur nos ateliers, sans cesse, nous contons des histoires, des mythes, des légendes. Nous le faisons au sens propre, par exemple, comme Nicolae le fait avec le Kamishibaï. Mais nous le faisons aussi au sens figuré à travers toutes nos actions.

Nos ateliers racontent nos histoires; nos camions avec toutes leurs cicatrices, leurs peintures, racontent des histoires. Nos soirées racontent des histoires et nos petits spectacles les mettent en scène. Nos locaux et les objets oubliés, les tables chargées, racontent des histoires entremêlées.

Nos chansons racontent des histoires pour aujourd’hui: des histoires d’errance , de déplacements, de rencontres et de nouvelles fondations. Des histoires, des espoirs d’enfance de l’Homme.

SAMEDI:

Atelier des hôtels:

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Nous sommes allés comme tous les samedis sur le parking de l’hôtel F1 avec Iasmina, Pierre-Louis, Andrei, Lari, Marion, Aurore et Mélanie. Cette fois-ci, il n’y avait que deux enfants de l’hôtel en question, mais Iasmina et Marion sont allées chercher 8 enfants de l’hôtel Parthénon un peu plus loin.

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Petite-enfance mise-à-part, nous avons tous participé à des jeux collectifs: le jeu du béret et le jeu de l’épervier, qui a particulièrement plu. Il était ensuite l’heure de goûter, et après une assemblée avec les enfants qui ont pu s’exprimer librement, nous avons mangé des gâteaux et des pommes, le tout avec du thé, du chocolat chaud et du sirop de menthe.

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Atelier d’Epinay sur Orge

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Nous avons été à Epinay où nous avons installé une activité petite enfance, ainsi que des exercices de mathématique qui ont beaucoup plus aux enfants. Nous avons ensuite écouté et dansé sur de la musique tous ensemble.

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Puis nous nous sommes réunis pour des jeux collectifs (le jeux de l’éléphant et le facteur) où tout le monde a bien rigolé.
Nous avons ensuite partagé un chocolat chaud et un gouter pour la fin de l’activité.

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Atelier de la Villa Saint Martin

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Le retour des températures plus douces rend l’atelier beaucoup plus agréable aujourd’hui à la villa Saint Martin. De fait, les enfants sont plus nombreux et nous investissons l’aire de jeux du quartier avec un atelier petite enfance de toute beauté.

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Un peu plus loin, Léa dessine le Dazibao qui viendra décorer la parcelle de jardin de la Villa avec quelques enfants.

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On installe également la slackline et les enfants sont contents de reprendre un entrainement intensif d’équilibriste, ça promet pour cet été!

Enfin on lance les grands jeux: un chat famille, puis une gamelle qui rencontrent un franc succès!

C’est l’heure du conseil de quartier où on a l’occasion d’entendre le désormais mythique tube de MC Edy feat dj Abdel « Regarde par la fenêtre »!

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Intermèdes Robinson: premier sur le Rap de la Rocade à la VSM (bien loin devant skyrock!).

VENDREDI

Soirée Conviviale

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Vendredi, nous avons comme chaque fin de mois,  fait notre grrande soirée conviviale.

Beaucoup d’ambiance.

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Atelier de la Rocade

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Départ pour la rocade avec au programme un tournoi de foot, un atelier petit enfance, un atelier créatif et jeux collectifs (twister).

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Nous arrivons à la Rocade, où aucun enfant n’est encore présent mais nous installons les ateliers et nous mettons de la musique pour les faire venir. Certains d’entre nous partent faire le tour du quartier pour aller chercher les enfants. Les garçons et les filles arrivent pour jouer au foot. Certains s’installent à la petite enfance. Résultat: beaucoup de monde!

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Franck, Jessica et Eddy se partagent le micro pour chanter. Deux enfants s’attellent au coloriage.

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A l’heure du conseil de quartier et du goûte, plus d’enfants arrivent et s’assoient avec nous pour partager ce moment.

Très bonne ambiance

 

JEUDI

Atelier du Skate Park

Nous sommes allés au skate park aujourd’hui avec Pierre-Louis, Valérie, Laura, Nicolae et Dusan pour proposer des activités aux enfants.

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Nous avons proposé un atelier créatif, un atelier « petite enfance », jeux de société, un atelier grands jeux (type puissance quatre géant ou grands jeux en bois) et un atelier jeux collectifs.

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Le puissance quatre et la petite enfance, ainsi que l’atelier créatif ont eu un certain succès. Le public des jeux collectifs est certes plus modeste mais est tout de même au rendez-vous. Par ailleurs, les enfants ont eu l’occasion de jouer au foot et au basket.

En réponse au froid, nous avons proposé pour le goûter des pains au chocolat, des biscuits et un chocolat chaud, très apprécié des enfants. Il faut dire que nous avons acquis une certaine maîtrise dans l’art de la préparation du chocolat chaud, sans vouloir nous vanter.

Atelier de Massy

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Aujourd’hui, Mecles, Iasmina, Marion, Lari et Kévin, ont organisé l’atelier de Massy.

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Au rythme endiablé de la musique, nous avons installés les ateliers dont l’atelier petite enfance, coloriage, et le fameux jeu du twister, pendant que d’autres courraient pour se réchauffer.

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Même si certains sont allés jouer à la petite enfance ou on fait des coloriages, la plupart ont décidé de faire des jeux collectifs: gamelle, béret, foot, poule renard vipère, et enfin le jeu de la sardine. Ce qui a permis à tout le monde de participer à son jeu préféré!

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Une fois le moment venu, le conseil de quartier a démarré, suivi du goûter. Puis il a été  l’heure de ranger et de partir.

 

MERCREDI

Atelier du Potager

Aujourd’hui au jardin, nous avons attendu avec les enfants les livraisons des plaquettes bocagères BRF et du terreau pour enrichir notre terre.

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Nous nous servons du BRF pour refaire les allées, mais aussi pour mettre en bordure des parcelles dans le but de les délimiter et éviter que l’herbe et les ronces n’envahissent les cultures.

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La cargaison arrive enfin, et les enfants commencent à remplir les brouettes pour les emmener chez Nicolae, chargé de refaire les allées. Les enfants tassent le BRF pour qu’il ne s’envole pas au premier coup de vent.

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Une fois les tâches accomplies, on n’attend plus que le goûter avant de reprendre le chemin de la maison.

A plus !

 

Atelier de Champlan

Aujourd’hui nous nous sommes partagés en deux groupes afin d’aller chercher les enfants dans le camp et ensuite nous réunir pour faire les activités suivantes :

  • Se mettre en rond et se présenter chacun son tour en faisant circuler la balle aléatoirement;IMG_4835
  • Tomate/ketchup (jeux collectif);
  • Twister;

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  • Atelier petite enfance installé par les petits et les grands;

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  • Atelier cirque et magie mis en place par Julien et Raul qui a ravi les enfants;

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Nous avons ensuite crée un jeu dérivé du chat balle que nous avons nommé le « Chat Américain », rejoint par tout le monde. Le temps est vite passé et nous avons donc dû stopper les jeux pour passer au conseil. Les enfants ont préféré le chat américain et la magie à l’unanimité. Nous avons partagé un délicieux chocolat chaud, des gâteaux et des bananes distribués par les enfants.