Altérations contre transformations de la Réalité

Biopsie d’un artefact

Nous avons été habitués depuis la fin du XXème siècle au remplacement de la réalité par sa représentation.  La médiatisation omniprésente impose d’abord un discours sur les faits, avant de considérer les faits en eux mêmes.

Petit à petit, la perception de la réalité par la plupart des gens a été remplacée par l’omniprésence d’un discours sur cette même réalité. Certes, un tel discours sur la réalité a existé de tout temps parmi les hommes; n’est ce pas ce que nous appelons l’idéologie? La particularité cependant de l’époque contemporaine est la mise au premier plan, l’omniprésence et la résistance à la réalité d’un tel discours.

On peut résumer ceci d’une seule formule d’Alain Badiou:  « Que peut la pauvre réalité , face à sa représentation? ».

D’une certaine manière, nous pourrions aussi dire aujourd’hui que les faits ne sont plus têtus et que l’idéologie, seule, prévaut.

Le travestissement de la réalité convient bien pour dissimuler ce que les institutions ou les autorités produisent , mais il arrive aujourd’hui que cela ne suffit plus. Il ne suffit pas en effet de dissimuler un certain nombre de réalités sociales, ou de publics invisibles. Il ne suffit plus de dissimuler les effets catastrophiques des politiques environnementales, éducatives ou sociales, telles qu’elles sont menées.

Nous vivons une période où le sentiment de crise est si aigu, si impérieux, qu’il faut en plus donner l’illusion coûte que coûte et en tout temps que les autorités, que les institutions agissent.

Et là l’idéologie ne fait plus le compte. Il faut ajouter et inventer d’autres manières d’agir publiquement. Il faut mettre en oeuvre une activité, aussi superficielle qu’elle soit. Il faut montrer qu’on prend en compte les difficultés, il faut les nommer, il faut AGIR.

Au travestissement de la réalité, il faudra bien ajouter une altération de celle ci; c’est à dire la création d’une réalité secondaire, virtuelle, alternative. Celle-ci affirmera un discours glorieux d’actions et de transformations sociales, qui partout seraient à l’oeuvre.

Plus l’action publique est introuvable sur un territoire abandonné, et plus elle est remplacée par une mise en scène bavarde et perpétuelle d’intentions, d’objectifs et d’annonces imprécises.

Mais comment laisser penser que tout serait en perpétuelle transformation quand jamais rien ne change? Comment perpétuellement faire événement quand il ne se passe rien?

Il reste alors à inventer de faux événements , de fausses inaugurations, poser des plaques devant des locaux vides, et ainsi mettre en scène toute une série de manifestations, qui n’ont pas d’autre objectif que de constituer la liste de « tout ce que nous avons fait ».

En eux mêmes ces artefacts , ces faux événements n’ont aucune valeur vécue. Ils ne permettent aucune rencontre, aucun accident, aucun lendemain.  Ils se suffisent juste à eux mêmes pour constituer le strict équivalent de leur annonce.

Qu’est ce que l’inauguration d’un espace associatif alors que celui-ci reste vide et fermé?  C’est juste une inauguration, sans l’espace. C’est juste l’évocation d’une réalité désormais introuvable de vie associative. Nommer cette évocation suffira; nommer cette évocation l’épuisera.

Chaque action, chaque événement est déjà pré-inscrit dans un programme qui se déroule dès lors coûte que coûte sans plus de référence aux territoires ou aux réalités des gens.

C’est que l’équation est simple et purement philosophique: la réalité, ou bien vous la transformez, ou bien vous l’altérez

Altération et transformation ne sont pas des actions équivalentes. celui qui altère accepte la réalité et toute la violence et l’ordre des choses qu’elle contient. Il n’a aucune envie, ni ambition d’y changer quoi que ce soit. Il cherche juste en quelque sorte, à la mettre « de son côté », à en faire son alliée.

Celui qui, au contraire, au mépris de son confort immédiat et de son strict intérêt personnel, cherche à modifier la réalité, à y apporter du changement, devra au contraire , la regarder d’abord en face, toute nue.  Celui-ci s’écarte alors des idéologies, des discours entendus, des représentations admises et sera en butte à bien des résistances. Il en a toujours été ainsi.

Ce qui change aujourd’hui, c’est justement que les forces qui résistent le plus aux changements de la réalité, doivent elles-même faire semblant de vouloir et pouvoir la transformer.  Ils adoptent alors un discours guerrier, plus radical: ils souhaitent « éradiquer », « supprimer » tout ce qui serait indigne. Ils affichent une détermination d’autant plus absolue que celle ci est sans capacité d’agir.

Vient alors le temps des bilans; il va falloir fournir des preuves, des indices, laisser des traces.  Il va falloir faire preuve d’imagination. On va sortir des chiffres invérifiables; on va évoquer le parcours d’autant plus positif de groupes et d’individus qu’on a  exclus, expulsés ou éloignés , que nul ne pourra établir le contraire, puisqu’on aura brouillé toutes les pistes.

L’artefact de la réalité consiste dès lors à affirmer comme réels des objets ou des événements qui doivent toute leur existence à leur annonce. Nous aurions réussi à solutionner les problèmes dont nous aurons perdu la trace. Nous aurons produit des événements , mais seulement sur un agenda.

Avant, on savait déjà diffuser des projets, et communiquer sur eux alors qu’ils étaient sans lendemain.  On pouvait compter sur l’hallucination positive que les problèmes seraient déjà à moitié résolus dès lors qu’on produirait des projets pour les éradiquer.

Mais aujourd’hui on fait bien mieux : on peut même produire et distribuer des objets qui en eux mêmes n’existent pas. On peut augmenter la réalité.

Tel ce petit pot de miel qui arbore fièrement sur son opercule qu’il serait du miel produit dans des résidences de quartier prioritaire, et qui a été distribué le jour de l’inauguration officielle (et en présence des officiels) d’un rucher qui est censé le produire… mais  qui n’est pas là.

C’est l’histoire d’un miel qui en quelque sorte n’existe pas ou qui du moins n’est pas ce qu’il prétend être , alors que sa seule valeur (vue la petite taille du pot) réside dans son appellation fallacieuse.

 

C’est l’histoire d’un objet qui n’en est pas un , censé attester de la réussite d’un projet qui peine à aboutir.

L’objet (virtuel ou actuel) remplacera-t-il  dans le futur les projets qui auront failli?

Passera-t-on d’une société de l’intention, à une société de prestidigitation qui nous tiendra en haleine pour faire apparaître et disparaître , au gré des besoins, tout ce qui arrange et tout ce qui dérange?

Sans surprise, en Pédagogie sociale, nous préférons, à l’altération de la réalité, sa transformation, aussi petite soit-elle.

Au discours sur l’événement, nous préférons le récit de ce qu’il en advient: son risque , la rencontre, la transformation de ce que nous avons prévu, en ce qui se passe vraiment!

A la production d’objets parfaits, manufacturés, lissés et enregistrés, nous préférons la confection joyeuse de repas farfelus ; nous préférons l’événement, même sans trace, pourvu qu’il ait impacté des gens.

Nous préférons les souvenirs à la mémoire; nous préférons la franchise de l’acte unique, direct au déroulement sans faille d’un programme sans impact.

 

Le règlement du taille crayons

Pour tel parent qui a des enfants scolarisés en collège, tel éducateur ou acteur social qui en connaît et qui en suit, l’évolution des pratiques règlementaires et procédurières des établissements est en passe de devenir … un monument!

Pour une simple entré en 6ème,  l’enfant concerné se retrouve  dès le premier jour confronté à un fatras de règles et d’interdictions à faire signer, dont l’accumulation, la juxtaposition et la banalisation posent problèmes.

  • Accumulation de règles , car celles ci émanent de partout et de tous les adultes de passage. N »importe qui peut édicter tant qu’il s’agit d’interdire…
  • Juxtaposition de règles, car personne ne semble se soucier que son florilège de règles, répète ou contredise celles de es collègues, des autorités voisines; aucune vision d’ensemble, aucun souci de cohérence n’est nécessaire, pour proscrire.
  • Banalisation des règles, car cela fonctionne. Les enfants, les parents , les publics , acquiescent, encaissent, enregistrent, le plus souvent sans mot dire et sans contestation. Le rapport de force est par trop inégal. Même si on n’est pas d’accord, on signe.

Bien entendu , on trouvera sans surprise dans le cahier de correspondance un règlement intérieur de l’établissement qui semble bien naturel; mais dans le même cahier, et sur feuilles volantes viendront donc se surajouter: le règlement de la cantine, le règlement des toilettes, le règlement de l’utilisation d’internet, du carnet de correspondance , etc…

Nous avons même rencontré même des règlements de  » la trousse » ou du « cartable ».

Du coup, et par mimétisme, je me suis surpris à prendre part moi même à cette « floraison règlementaire »  et à produire le règlement manquant du taille crayon.

Au sujet de ce taille crayons, on pourrait édicter par chapitres séparés, un certain nombre d’articles décrivant précisément et sans contestation possible: – son obligation, – sa disponibilité, – son emplacement, – ses caractéristiques techniques, – la fréquence de son usage, –  l’entretien de sa lame, -la gestion éco-responsable de ses déchets, – la prévention de ses risques, etc…

Et évidemment tous ces règlements, toutes ces règles , seront écrites en adoptant abusivement un ton consensuel, un « nous obligatoire », comme si nous en étions les auteurs. Ne s’agit il pas de  « Nos » règles de vie de « Nos » classe, et encore des règles de « Notre » vie d’écolier (ou à l’école) ou de « Notre » établissement… On écrira même parfois l’expression,voire la résonance curieusement libertaires, de « communauté éducative »

Et comme si ceci ne suffisait pas, apparaitront au gré même des « cours » et selon les enseignants, encore et encore, des recueils de règles et d’engagements « solennels », pour chaque matière, pour chaque prof.

Plus les règles pleuvent et s’abattent , et plus elles sont « naturalisées »; ainsi les listes interminables d’interdits sont-elles, présentées comme liées à des éléments extrêmement positifs comme « la vie », « la réussite », « l’harmonie », etc…

L’enfant lui même ne doit pas seulement y souscrire, s’y soumettre; en réalité il leur doit tout. Il n’existe et ne peut exister que dans le respect de toutes ces règles.

C’est certain:  ces règles ne sont pas faites pour être débattues, discutées, expérimentées entre soi, négociées, ou encore moins, décidées ensemble.

Elles sont nées d’un même désir délirant: celui de prévoir toutes les possibilités de contestation et de conflits, avec les enfants, les parents, l’environnement et de les exclure.  Elles sont nées du fantasme de hisser les institutions et leurs acteurs au dessus de toute contestation , et que la faute, comme les erreurs soient toujours de l’autre côté.

Elles ne sont même pas faites pour être lues! Elles sont imprimées, photocopiées et la seule signature du parent, du responsable (assortie symboliquement – cela va de soi- de celle de l’enfant lui même), compte.

En fait les règles ne servent à rien; elles ne comptent pas. Peu importe ce qu’elles disent et ce qu’elles contiennent. Leur véritable message, leur authentique valeur est ailleurs. Elles sont là pour nous exproprier de nos vies.

Les règles, surtout dites « de vie » , nous déclarent toujours : « Ici tu n’es pas chez toi« ; « Ici tu es juste admis toujours en attente d’un renvoi éventuel »…

Elles nous disent encore:  « Peu importe qui tu sois, il faut que tu existes le moins possible, que tu te glisses, que tu t’effaces et que tu te dilues , sans rien changer à l’agencement institutionnel qui t’entoure ».

L’idéal, qui découle de l’anthologie de toutes ces règles est celle d’un enfant , réduit à l’élève d’être éternellement neutre, camouflé, travesti, clandestin, et plus absent que présent au fonctionnement des structures qui devraient pourtant être les siennes.

Toutes ces règles nous passent le message; elles nous disent toutes : « Renonce! »

« Renonce à être, renonce à modifier quoi que ce soit,  et au fond, retranche toi dans une indifférence salutaire qu’on te conseille ». Le mieux au final, serait que tu traverses sans passion les lieux et les institutions qui sont les tiennes.

Le fatras des règles et des règlements nous éloigne ainsi de toute envie d’appartenir, de partager, de vivre ou d’être ensemble. Ce qui compte ce n’est plus le contenu, mais la seule forme.

Peu importe que tu triches, si les règles sont sauves. Peu importe que ce que tu fais au fond, et ce que tu produis, tant que tu as toutes les apparences de ton côté: le bon horaire, le bon matériel et que tu sois… en règle.

Les enseignants, les responsables, les directions qui ont rêvé cela ont rêvé d’un monde où ils ne seraient tenus responsables de rien. Toute l’accumulation réglementaire repose sur l’espoir fou que l’autre soit toujours responsable de tout; toujours responsable de ce qui lui arrive. Toujours responsable de ce qu’on n’a pas su faire ou empêcher en tant qu’éducateur, enseignant, acteur social.

Toute cette entreprise législative dérisoire cache et révèle nos démissions éducatives et sociales . Elle exprime notre désir fou, notre besoin absolu de ne plus être dérangé par tous ces enfants , par toutes ces réalités. Elle met en scène notre besoin de repos, ici , maintenant , térenel peut être devant le tombeau de nos révoltes passées.

 

Samedi

Jardin de Saulx les chartreux

Samedi, nous sommes allés au jardin communautaire de l’association situé à Saulx les Chartreux. Pour cette belle occasion nous étions une vingtaine de personnes enfants et adultes confondus. Au programme nous avons pu récolter les pommes de terre, ramasser pleins de fruits et légumes, tomates, courgettes, noix, pommes, poires… Au menu du midi nous avons pu déguster une succulente salade de tomates, radis et diverses légumes accompagné de viande cuite au feu.

 

Pour la petite anecdote, l’un des participants avait décidé de cacher son butin de récoltes dans le jardin. L’ambiance et l’énergie générale lui ont finalement fait avoir des remords. Il a donc décidé de montrer sa cachette afin de partager son butin.

 

Atelier de la Villa Saint Martin

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Aujourd’hui, nous étions à la villa saint martin, après deux semaines de fermeture les enfants étaient contents de nous retrouver. Un des enfants a même dit « Vous étiez passez où ?», voilà une anecdote.

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Pour les activités nous avons fait : du maquillage pour enfants, ils ont chacun fait preuve de créativité pour imaginer en quoi ils voulaient être maquillés ; deux grandes fresques d’aquarelles contenant des dessins très variés et colorés ; du tir à l’arc, le record du jour est de 23 points ; du badminton où petits et grands ont participé, une petite enfant remplie de jouets et divers jeux de cartes.

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Aven Savore

La répète de samedi à été très utile, et les enfants étaient tous présents.

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On a commencé à retravailler le spectacle du début jusqu’à la fin. Une très bonne ambiance parmi les enfants qui ont réussi à progresser dans les chorégraphies et le chant.

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A la fin nous avons conclu avec un bon gouter bien mérité.

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Vendredi

Atelier de la rocade

Contrairement à ce qu’avait annoncé la météo ce matin, c’est le soleil qui nous a accompagnés pour la reprise de l’atelier de rue de la Rocade ! Et c’est donc avec ces doux rayons que nous avons eu le plaisir de revoir les enfants qui sortaient de l’école.

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Au programme aujourd’hui : un atelier petite enfance bien fournie, du maquillage toujours aussi stylé, du tir à l’arc pour les sportifs, et enfin pour les manuels un atelier de confection de petits bonshommes en fil de fer et bouchons de liège.

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Les enfants étaient nombreux et les ateliers n’ont jamais manqué de monde ! Les mamans aussi étaient là et nous en avons profité pour leur donner quelques flyers de l’association.

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A la fin nous avons pris le goûter tous ensemble et c’était très sympathique.

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Bel-Air

Aujourd’hui, nous sommes allés au jardin du quartier de Bel Air ! Quand nous arrivons dans le quartier, nous remarquons que tous les enfants sont à l’école. Nous partons donc en direction de l’école primaire et de l’école maternelle pour annoncer aux familles qu’il y a des beignets et des activités pour décorer le jardin.

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Et en à peine 5 minutes nous voilà entouré d’une trentaine d’enfants, l’estomac creusé par leur journée passé à l’école. Nous finissons de faire frire les beignets et les distribuons. Quelques-uns restent avec nous pour décorer la barrière autour du jardin avec de jolies guirlandes.

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Après avoir arrosé les plantes et débroussaillé le potager, nous accrochons nos belles guirlandes sur la clôture. Une fois tout ça finis, nous prenons le goûter, au menu beignet encore chaud, 4 quarts au chocolat, et sirop frais !!

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Pour la semaine prochaine, les enfants nous ont demandé de faire des crêpes, c’est noté ! A vendredi les filles et les gars

Cuisine

Aujourd’hui, nous avons une fois plus voyagé. Nous avons eu plaisir à déguster un très bon couscous mené par zohra, une habituée de l’association et des repas du vendredi. Cette journée a eu encore plus de saveur puisque nous l’attendions avec plus d’impatience qu’à l’accoutumée. Faut dire que zohra a su nous mettre l’eau à la bouche.

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En effet dès jeudi, elle a commencé à préparer les ingrédients du couscous et à faire cuire quelques petits éléments. Pour moi, qui n’étais pas en cuisine, mais qui baignais dans de très bonnes senteurs maghrébines tout au long de la journée, ce fût un supplice de se dire qu’il fallait attendre encore un jour pour pouvoir goûter à ce plat.

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Mais tout vient à point à qui sais attendre et je dois dire que cette attente fut très bien récompensée puisque le repas était un délice. C’était sûrement l’un des meilleurs couscous que j’ai mangé jusqu’ici.

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Au-delà même de cette belle récompense culinaire, la meilleure partie, si j’ose dire le meilleur morceau, à n’en point douter, était l’ambiance en cuisine pendant la préparation mais aussi pendant la dégustation.

 

Champlan

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Un bien bel atelier aujourd’hui à Champlan !

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On installe sur des nattes un grand parcours de motricité, juste à côté de l’atelier de petite enfance habituelle.

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Sur une table, un peu plus loin on joue au UNO, aux cartes, aux dames. Et sur d’autres nattes, on apprend à lire, écrire, l’alphabet, les jours de la semaine ect…

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Jeudi

Massy

Skate-Park

Pour cette reprise au skate Park, les enfants étaient très motivés. Ils étaient en forte demande de maquillage.

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Les filles ont apprécié les bracelets brésiliens. Concernant la petite enfance, les jeux de construction ont eu un franc succès.

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Les enfants ont même pu expérimenter le toboggan sur les rampes de skate parc. Le chant juste avant le goûter a favorisé une bonne dynamique de groupe et une bonne ambiance.

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Tout le monde semble avoir apprécié cet après-midi.

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Bibliothèque Baladins

Quand nous arrivons au baladin, petit rituel de début : Nous frappons à toutes les portes en annonçant la venue d’intermède Robinson « Les enfants, les parents ! Intermèdes Robinson est là !! ». Et c’est partie direction la petite bibliothèque dans l’accueil de l’hôtel !
Nous étions surpris et heureux de constater qu’il n’y avait pas beaucoup d’enfants, car ils étaient… à l’école !!! Mais quelques minutes après, voilà nos écoliers qui débarquent !! Et….

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Il était une fois, un petit groupe d’enfant qui écoutait Moïse raconter des histoires. Des courtes, des longues, des qui font peur et des qui font rire. Les enfants étaient trop contents de pouvoir toucher les livres sensorielles, et d’écouter des histoires sensationnelles.

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Après avoir fini le dernier livre, nous allons en direction du parking de l’hôtel pour jouer au « Jaques a dit » avant de prendre un bon gouter. La bonne humeur continua quand nous avons décidé de chanter des chansons que nous connaissions.

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Puis est venu le temps de se dire au revoir et à la semaine prochaine ! Bon courage pour l’école !

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Mercredi

Saint-Eloi

Aujourd’hui, nous avons eu le plaisir de retrouver les enfants du quartier de st Eloi ! Nous avons proposé plusieurs ateliers, un coin petite enfance, un atelier sportif avec de la pétanque, du tir à l’arc et du badminton, un atelier « dessine ta rentrée », et un atelier jeux de sociétés.

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Pendant que certains s’essayaient à tirer des flèches sur la cible, ou s’échanger des volant par-dessus le filet, d’autres ont partagé une partie de loup garou endiablé. Les enfants de l’atelier dessin ont produit de réels chefs d’œuvres, qu’ils ont gardée pour montrer à leurs parents.

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Avant de prendre le goûter nous nous sommes tous réunis pour jouer, au poisson pêcheur, et au Lucky Luke. Les gagnants ont pu distribuer le goûter, comme quoi à st Eloi aider est une récompense !

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Bien ! On se dit à la semaine prochaine pour déjà commencer à préparer la fête d’halloween !!!

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Bondoufle

Pour cette première de la reprise des ateliers de rue après les vacances, les retrouvailles ont été particulièrement agréables.

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En plus de revoir les enfants habitués de l’atelier nous avons également eu le plaisir de faire la connaissance de nouveau venue sur le camp.

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Ces nouvelles arrivées ont créé une plus grande émulation ainsi qu’une nouvelle dynamique qui s’est traduite par exemple par la présence de plus de parents à ateliers qui sont resté tout le long.

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Nous avons également pu profiter du talent de chanteur d’un des parents qui est récemment arrivé de Moldavie.

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On peut dire que cette rentrée commence sur des chapeaux de roue et laisse présager des ateliers avec une atmosphère nouvelle, riche en surprise et pleine de joies.

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Jardin Bel Air

Cette reprise au jardin de Bel Air s’est bien passée, les enfants ont pu profiter du beau temps pour faire des dessins, des guirlandes pour décorer le jardin et jouer au foot, le tout avec de la musique grâce à l’enceinte.

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Pendant ce temps, les adultes et d’autres enfants ont ramassé les pommes de terre, récoltés les courgettes et les tomates, ils ont arrosé et chanté. La barrière détruite pendant les vacances a également été réparée.

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Mardi

L’atelier sociolinguistique s’est déroulé aujourd’hui dans une ambiance de rentrée. La reprise s’est faite sous une bonne dynamique, avec des « habitués » et quelques nouveaux, qui ont tous montré une grande motivation. Nous avons même partagé des fous rires, toujours dans une atmosphère de bonne humeur.

La prochaine récolte du jardin nous a donné une idée du thème de l’atelier qui tournait autour du jardinage. Nous avons mis en scène les participants dans des dialogues. La plupart ont apprécié cette approche même-ci, pour certaines, leur caractère introverti a conduit à une légère hésitation. Je pense cependant que nous réussirons à lever cette appréhension au fil du temps.

En somme, pour ce premier atelier de cette nouvelle saison, la motivation que les participants ont manifestée, est j’en suis sûr un gage d’un atelier qui une fois de plus sera riche pour eux comme pour nous.

 

Le Marronnier des marronniers

  La rentrée scolaire est souvent comparée à un marronnier, tellement il est d’usage de concentrer en deux ou trois semaines seulement (ce que durent les marrons) , tout l’intérêt qu’un pays, qu’une nation peut porter à sa jeunesse et à son système scolaire.

 

La répétition d’un même scénario , après un temps suffisamment long (une année, donc) permet souvent de répéter les mêmes formules, d’interroger les mêmes gens, de répéter les mêmes titres et les mêmes reportages, en faisant semblant d’être dans une actualité , alors qu’on est dans une routine.

Mais un marronnier peut en cacher un autre et il existe tout autant une seconde habitude de dénoncer cet intérêt saisonnier pour la manière dont on traite, éduque ou enseigne les enfants.  On va alors regretter que cet intérêt ne se reporte pas toute l’année, qu’il se limite aux annonces et que les médias, comme à leur habitude, n’aillent  pas voir plus loin.

On a toujours la même critique avec les journées de ce type, comme « la journée des droits des femmes » par exemple, quand on se sent obligés de déclarer : « Mais c’est toute l’année que cela devrait être la journée des femmes ». Et ce type de raisonnement, nous l’avons pour toutes « les journées particulières ». Une forme de pensée obligatoire, même si c’est pour regretter de ne pas penser plus.

Or ce qui est notable avec ce type d’événement, de « marronnier », c’est que cette passion médiatique, cet intérêt poliment partagé, fonctionne d’autant mieux qu’il ne se passe rien.

On nous ment sur ce qui nous arrive. Les journaux, les infos nous promettent « Ce qui a changé à la rentrée! » Mais la seule information à retenir c’est que rien ne change jamais: ni l’ennui, ni la discrimination, ni le sentiment d’exclusion et de rejet des enfants pauvres ou précaires.

On veut nous faire aimer les événements quand il ne se passe rien. Il y a même une véritable passion médiatique, autour des choses qui ne changent pas, restent immuables, ou mieux encore « reviennent comme avant »!

Or, le véritable sens de la célébration de la rentrée c’est la satisfaction des institutions, des média,s des dirigeants, sur le fait qu’encore une fois, il ne se passe rien! ;  il faut à tout prix que  « l’école, reste l’Ecole, ce lieu non réformable, dont l’importance dans la vie des enfants ne cesse de décroître (10 % seulement de leur temps de vie se passe à l’école, chaque année).

De même, les enfants, que nous envisageons à la rentrée ne sont que des enfants de folklore , des icônes, des images d’Epinal,  bien compassées; des figures, sans contenu, sans actualité, sans présence historique.

Ainsi, nous célébrons chaque année à la rentrée, une société en panne qui ne peut plus réinventer ses institutions; nous célébrons un statut de l’enfance, qui n’a pas suivi l’évolution du Monde, qui n’a pas pris le compte de la précarisation de la société,  qui s’est coupé, depuis belle lurette, de la réalité vécue par de plus en plus d’enfants, précaires dans notre pays.

Non, la rentrée n’est pas immuable, comme rien n’est immuable dans la réalité. Pour les enfants d’aujourd’hui et ceux des années à venir, l’École sera de moins un lieu de vie, ou le point important de celle ci.  Et c’est et sera de moins en moins encore un lieu de mélange social , d’expérience collective et de formation des personnes.

C’est en effet, dehors de l’école que se déterminent  aujourd’hui les « enjeux clefs » de la société de demain et de la vie des gens: le sentiment d’appartenance à une collectivité, à une communauté, l’expérience des autres, la réflexion sur sa vie et ce qu’on veut en faire.

Et pour de tels enjeux, … il n’ y a pas de rentrée, il n’y a pas de sortie; mais une seule et urgente actualité.

Éducation précaire – VIVRE VITE!

Nous avons appris au contact des familles précaires à repérer, les effets de la précarité dans l’éducation que les enfants reçoivent de leurs parents.

Il n s’agit pas seulement des effets de la précarité en elle-même. Ceux ci sont, bien entendu, patents: tous les enfants souffrent et supportent d’abord la précarité de leurs parents ou de tout le groupe familial; ils subissent même d’une manière particulièrement cruelle cette précarité. Ils souffrent plus particulièrement de l’isolement, du ballottement , de la perte des repères et de l’impossibilité de trouver un ancrage et des repères dans leur environnement. Ce seul fait justifie que l’on se centre en particulier sur l’enfance pour tout travail de lutte contre et dans la Précarité.

Mais ce que reçoivent les enfants, de la part des parents précaires ne se limite pas seulement au partage de la condition que tout  le groupe vit. Il y a quelque chose en plus: une forme d’intentionnalité éducative; une action volontaire; un effort continu et conscient de la part des prents pour façonner la vie des enfants , en fonction de leurs préoccupations , principales. Ainsi la précarité des enfants, ce n’est pas seulement la précarité subie parmi le groupe, mais aussi un ensemble de préoccupations éducatives parentales, qui redoublent cette précarité et qui impactent considérablement le développement, la situation et l’avenir des enfants.

La première cause à tout cela est bien naturelle. La plupart des parents précaires ont comme préoccupation principale leurs propres enfants. Cependant , dans une situation où ils sont eux même, isolés, coupés du fonctionnement du monde, privés d’influences externes, leurs soucis éducatifs sont fortement déterminés et faussés par leur situation.  Et c’est d’abord une éducation « de et par la peur », qu’ils donnent facilement à leurs enfants: peur de l’environnement, peur des autres, des inconnus, peur du propre monde, où on a  amené son enfant et dans lequel on est contraint de vivre.

La situation des parents précaires est par ailleurs paradoxale; ils ont souvent une moins bonne connaissance et compréhension de leur environnement, que leurs propres enfants. Ces derniers comprennent mieux les exigences, les usages, les fonctionnements des institutions qu’eux mêmes. Et c’est dans cette situation de dépendance inversée que les parents déploient un souci éducatif, nourri par leur propre peur face à l’impossibilité pour eux,  de contrôler ou de comprendre tout ce que leurs enfants peuvent ou pourraient vivre à l’extérieur.

L’Éducation précaire est avant tout une éducation négative. Faute de pouvoir apporter à leurs enfants des expériences qu’ils maîtrisent, les parents ne peuvent plus exercer leur fonction qu’en limitant, rationnant, conditionnant ou interdisant purement et simplement à leurs enfants de bénéficier des ressources qu’ils pourraient trouver par eux mêmes dans leur environnement.

Cette « Education négative » procède quotidiennement d’un renversement insupportable: dans les relations parents / enfants, en situation de précarité, c’est souvent celui qui ne sait pas, qui reprend celui qui sait; souvent celui qui ne peut pas , qui interdit à celui qui peut de faire; celui celui qui ne comprend pas, qui impose ses idées ou ses principes.

Il existe ainsi un véritable « Style éducatif négatif », lié à la précarité des familles, que les acteurs sociaux engagés auprès d’elles connaissent bien. Ce style est caractérisé par l’importance des tentatives d’évitement, de limitations ou d’interdictions, même dans des proportions ou des domaines invraisemblables ou en dépit du bon sens.

Par ailleurs l’enfant précaire est fréquemment privé par ses parents de toute information ou communication importante sur ce qui le concerne.

A l’enfant précaire, le parent ou les parents ne disent rien des décisions importantes; souvent par crainte  de devoir faire face à la contradiction ou à la rébellion de l’enfant. Ce n’est qu’au dernier moment que celui-ci découvre que ce qui était convenu, planifié, et bien souvent promis, n’aura finalement pas lieu. A la place on imposera des démarches incessantes, un déménagement inopiné, un déplacement soudain, … en bref, tout ce qui pourra battre en brèche ce qui était prévu, souhaité et attendu

Tous les plans de l’enfant, tout ce qu’il tente de se constituer comme repères, dans la gestion et la prévision de son temps, est ainsi perpétuellement attaqué par une sorte de  fatalité des décisions soudaines intempestives et incompréhensibles, pour lui, par ses parents, qui contrarient tous ses plans.

Dans des cas plus graves, nous avons observé également la pratique du « Mensonge parental », quand celui ci paraît plus commode au parent isolé pour obtenir de la bonne volonté de la part de son enfant. On lui promet qu’on acceptera qu’il articipe à tel voyage ou activité, que l’on accepte son départ, ou bien on lui annonce des vacances l’été prochain … et rien de tout cela n’aura lieu.

Cette éducation négative doit être comprise dans son cadre particulier et contre-naturel où les relations de dépendance et de compréhension du monde ont été inversées entre parents et enfants. C’est bien dans ce cadre,qui est anormal,que le parent, pris de peur, « triche« , ou use continuellement de la force et de l’autoritarisme.

Alice Miller nous a mis en garde déjà, il y a bien longtemps, sur le fait que les pires violences sont bien souvent les « violences éducatives », car celles si se parent d’intentions qui égarent les enfants et les désarment. N’est ce pas « pour leur bien »?

Pour les acteurs sociaux, engagés auprès des enfants, la prise en compte de cette « éducation précaire » est un perpétuel jeu d’équilibre à trouver, entre la nécessité de garder le lien avec les parents, les familles, et la possibilité de venir concrètement en aide aux enfants eux mêmes.

Cet équilibre, bien précaire lui aussi, est bien  souvent insuffisant pour empêcher des souffrances, ou contrecarrer la reproduction de destins.

En particulier la principale conséquence de ce type d’éducation, reçu par l’enfant lui même, est l’enfermement, dans lequel le parent arrive trop souvent à entraîner son enfant avec lui.  A force de couper court à toutes ses tentatives de lien avec le monde extérieur, l’enfant « abandonne » ou plus précisément il « s’abandonne » lui même. Il se replie sur une forme de « réalisme » froid. Il finit par accepter cette vie, au prix de renoncer souvent à tout ce qui en lui était source de vie, de désirs et  d’énergie.

Nous voyons si souvent ces enfants pétillants, devenir des adolescents tristes et ternes, qui répètent sans conviction, le discours et les interdits parentaux, comme s’ils se transformaient en machines.

Tels des prisonniers, ils ne font plus que compter les jours qui les mèneront enfin au terme de leur enfance. Ils ont acquis un comportement de prisonniers, des habitudes de détenus. Ils se sédentarisent, et bien souvent n’y parviennent, qu’en sur-investissant des vies imaginaires, via leurs écrans. Ils n’apprennent plus et ne peuvent plus apprendre car ils se sont coupés des expériences concrètes du monde et des autres.

Le risque est alors grand qu’ils se précipitent au plus tôt dans une vie d’adultes prématurée, non préparée et sans soutien qui les plongera à leur tour dans la précarité adulte, voire parentale.

Comment agir dans les courts instants où il fait encore jour? Comment les acteurs sociaux peuvent ils s’emparer des brefs moments où il semble encore qu’il y ait comme du possible? Comment vivre vite, éduquer vite, semer des graines à tout vent , avec des enfants qui ont été privés de temps?

Korczak avait raison,  qui proposait une pédagogie des moments pour ceux à qui l’avenir ne promet rien. Il faudrait alors que ces moments soient des concentrés de vie, des bulles qui n’attendent plus tard que d’éclater.

« Vivre vite! ».

Oeuvriers

Nous associons généralement le terme « d’ouvrier » à une histoire révolue, liée à des industries encombrantes, salissantes et inhumaines. Nous avons appris à porter un regard positif sur la disparition de la classe ouvrière, sans nous rendre compte que cette disparition était avant tout la disparition de cette classe sociale de la scène publique, des préoccupations politiques et de la conscience de classe.

Nous n’avons pas pris garde que cette disparition de la scène visible masquait la tiers mondialisation de cette classe sociale productive, ainsi que sa prolétarisation. Nous n’avons pas pris garde que même chez nous, dans nos pays, la disparition de la classe ouvrière avait tout simplement cédé la place à l’arrivée d’une nouvelle condition sociale bien plus dégradée, le précariat.

Qu’importe , nous avons préféré porter notre regard vers le mythe de l’individu producteur et entrepreneur de sa propre activité ou inactivité. Nous avons préféré être sensibles à l’idée avantageuse d’un individu souverain, comptable de lui même, responsable de ses choix et donc , nécessairement, mieux avisé.

Nous nous sommes réjouis de la régression de toute conscience collective, de toute conscience d’une condition sociale collective. Nous avons voulu voir dans cette disparition du collectif , encore une fois l’avènement d’un individu roi et souverain, y compris dans sa propre misère et solitude.

Ce faisant nous  nous ne sommes pas aperçus que la disparition de ces consciences collectives coincidait avec l’apparition en leurs lieux et places « d’identités meurtrières », derniers recours des individu qui veulent encore appartenir à quelque chose, fût-ce à un fantasme guerrier et vengeur des frustrations accumulées.

Nous nous étions dits qu’ouvrier, cela ne valait pas grand chose; que personne n’allait pleurer ce statut mal fagoté.  Ce faisant , nous ne nous sommes pas aperçus que nous assistions à l’enterrement, en même temps que celui du dernier ouvrier, de tout pouvoir de produire et d’intervenir dans notre environnement.

Car ce qui a été perdu au même moment que la notion de métier, de statut, c’est aussi bien entendu la science de son propre travail et de la capacité à produire une œuvre  dont on soit fier.

Freinet définissait le travail comme profondément libérateur et le résumait par la capacité de faire œuvre: œuvre sociale, économique, mais aussi culturelle et politique. Pour lui le travail portait au plus haut la capacité humaine d’agir et d’intervenir sur son propre environnement plutôt que de le subir.

Cette capacité de faire oeuvre, c’est ce qui définit par la même ce que peut être un « oeuvrier », c’est à dire non pas le survivant d’une époque révolue,mais au contraire le promoteur de ce qui change et de ce qui fait rupture, dans ce que nous subissons.

La Pédagogie sociale est une pédagogie « d’oeuvriers », en cela qu’elle permet et incite tout un chacun , à commencer par les précaires et les enfants, de s’emparer de la capacité à faire œuvre.

Il y a fondamentalement et philosophiquement une opposition essentielle entre la préoccupation, le projet ou la volonté de devenir entrepreneur de soi, c’est à dire un simple comptable (de soi même) et l’ambition de devenir oeuvrier, c’est à dire auteur d’œuvres.

L’entrepreneur de soi s’adapte perpétuellement à des temps , des événement, des influences sur lesquelles il n’a aucune prise; il en les crée pas. Tout au plus salue -t-il son aisance à « surfer » au dessus du cours des choses.

L’oeuvrier, quant à lui, agit, quitte à s’opposer, quitte à transformer ce qui l’entoure, sur le contexte même de ce qui se vit. Il ajoute des éléments et des événements qui n’étaient pas déjà présents en tant que tels. Il augmente la réalité , en l’enrichissant de nouveautés.

Certes il restera une différence fondamentale entre l’ouvrier et l’oeuvrier. Le premier était salarié et  tributaire d’une vision de ce même travail sur ce modèle, qui le déclinait sous trois modalités uniques: le travail , le loisir et le chômage.

A l’inverse l’oeuvrier est enfant de la fin de ce modèle là de Travail , en tout cas sous  forme salariale. Pour lui, le travail a gommé toutes ces barrières inutiles entre salariat, chômage et loisirs et apparaît juste comme une œuvre positive et libre d’un individu qui se détermine lui-même.

Lâcher prise , enfin

« -Tu comprends , me dit Asturia, ce que j’aimerais vraiment là tout de suite dans la vie, et bien ce serait de tomber dans les pommes.

– C’est bizarre, pourquoi tu dis ça? Tu voudrais être malade?

– Et bien tu comprends , je n’aurais plus rien à tenir, je pourrais complètement me laisser aller. »

La fille qui s’exprime subitement et qui a  12 ans et demie, vit depuis des années dans des hôtels sociaux. Elle a appris trois langues , servi d’interprète à ses parents, de lien avec les institutions. Elle a eu en charge ses frères et sœurs. Elle doit connaître et comprendre mieux que personne l’environnement , les transports, les institutions , l’école.

La fille qui parle est fatiguée; elle aimerait bien tout lâcher. Elle a un rêve, pouvoir faire suffisamment confiance en un autre, dans un environnement pour fermer les yeux, pour se laisser aller .

Rien ne lui paraît plus beau dans la vie , rien ne lui paraît plus éclatant qu’un idéal de relation amoureuse, dont elle parle sans cesse ; de cette merveilleuse possibilité, de cette merveilleuse chance que ce serait de pouvoir se laisser aller à un autre.

Elle est fatiguée d’être elle, encore et toujours elle , avec tous ces problèmes qu’on lui colle; elle est fatiguée des siens, fatiguée des pérégrinations, des hôtels qui changent et encore. Elle est malade dans son cœur de devoir encore une fois quitter son école , sa ville et ses amis.

Elle a un besoin fantastique de faire au moins cette expérience unique de pouvoir, pour une fois,  faire plus confiance en un autre qu’en elle même. N’est ce pas cela qu’on appelle se confier? Et c’ets pour cela qu’elle nous fait cette confidence!

Elle a besoin de l’éprouver. Elle rêve de tomber, de retomber dans cette enfance qu’elle n’a pas eue , de pouvoir régresser sans que ce soit un cauchemar pour personne. Elle qui n’a jamais eu le droit d’échouer, elle voudrait juste pour une fois expérimenter la seule joie, la seule force d’être là .

Ne plus penser, ni aux semaines à venir, ni à l’avenir. Ne plus perdre d’énergie à contrôler ce qu’on ne contrôle pas; ne plus perdre d’énergie à retenir ce que l’on perd de toute manière; ne plus perdre d’énergie à espérer ce qui ne vient pas.  Ne plus souhaiter que ce moment qui est là. Et s’il est un moment commun, s’il est un moment de confiance et de soin; s’il est un moment de reconnaissance , …

… Alors c’est sûr, c’est ce serait cela la joie: un grand bon dans la Confiance!

Mercredi 22 Aout: JOV – 20 Robinsons partent à la mer!

7h-22h : un intermède de bonheur continu!

20 jeunes Robinsons, conviés par notre partenaire du Secours Populaire 91
ont participé à la sortie à la mer à Cabourg accompagnés de super bénévoles.


A la question : Quel a été ton meilleur moment de la journée ?la réponse est unanime : « TOUT ! J’ai tout aimé même le car ! »
Pourtant le trajet été long…
C’est sûr l’été prochain le car sera vite rempli!

Vendredi

Rocade et Bel AIr

Aujourd’hui au vu de notre petit nombre et de la proximité du quartier de la Rocade et de Bel Air nous décidons de faire un atelier commun à la Rocade.
14h40 Nous arrivons à la Rocade pour le dernier atelier de cette année scolaire. Quelques enfants nous attendent déjà ! Nous installons les différentes activités prévues pour cet atelier :

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-Confection de roulés bananes /chocolat
-Parcours d’équilibre
-Peinture sur soie et dessin
-Petite enfance

Après avoir fait un tour du quartier, Raphael rameute un bon nombre enfants qui cherchaient quelque chose à faire. Et bientôt nous sommes plus d’une quinzaine à jouer ensembles !IMG_20180817_155935

Quelques-uns développent leur sens de l’équilibre pendant que d’autres affinent leur talent de dessinateur. Un petit groupe de cuisto nous préparent le gouter d’aujourd’hui, et les plus petits s’amuse avec Geanina sur le tapis de la petite enfance.

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Après s’être amuser comme des fous, nous nous installons avec les enfants pour discuter un peu et se sustenter de ses délicieux beignets, un  RE-GALE ! IMG_20180817_164246

Nous apprenons qu’une des enfants qui est venu jouer avec nous est en faite en vacances ici, et qu’elle vient directement d’Italie !
Après s’être rafraichis avec de la grenadine et du jus de pommes ,nous donnons rendez-vous aux enfants le vendredi 7 septembre, et leur disons au revoir.IMG_20180817_164711

Jeudi 

Skate Park 

Aujourd’hui, à l’atelier de Skate Park on se rend, avec, Nicolae, Laura et Geanina accompagnées des enfants, Leith et Esther.

Une fois arrivée sur place quelques enfants attendaient notre venue, pour pouvoir donner un peu de vie a ce quartier, apparent désertique a cause de la chaleur.

On commence à mettre les tapis et sur le tapis monter une copie de la « tour de Babel », qui veille et guide les résidents et les enfants, dit-elle, Fathy, au sourire aux lèvres.

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Mais notre tour, ne tient pas longtemps debout, et vite tombe, mais pas l’envie des enfants à continuer de la refaire, plus résistante cette fois ci, même si c’est en carton.

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On ne tarde pas à prendre un bon goûter tous ensemble et se donner rendez-vous à la rentrée.

IMG_20180816_150903A plus.

Massy

Quel bel atelier aujourd’hui à Massy ! On a sorti le tir à l’arc, les bracelets brésiliens, les kalpa les voitures ect…

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Tandis que certains font la queue pour le tir à l’arc, les autres jouent sur les tapis et on en profite pour se raconter des histoires difficiles qui nous sont arrivé dans la vie : Quand on à vu un film d’horreur alors qu’on était trop jeune et qu’on ne l’a pas bien vécue, quand on s’est renversé une casserole d’eau bouillante sur les jambes. Tout le monde est très content de pouvoir raconter aux autres ses petits ou grand traumatisme de la vie, quitte parfois à en rajouter un peu ! Makenlove trouve une réelle utilité à ce genre de moment et décide d’appeler ça : « La réunion de vie » ou « Réunion Tricolore », par ce que dixit, « Dans la vie y a pas que du noir ou du blanc et c’est de ça dont on parle ». Grand moment de philosophie dont tout le monde reconnait la valeur.

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Avant le goûter on pose la question du jour : « A quoi ça sert de dire au revoir ? » couplé d’une deuxième question qui est venue comme un écho à la première lorsque les enfants l’on écrit sur le tableau : « C’est quoi l’amitié ?».

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Les échanges nous font nous dire que « l’Au revoir », c’est plus qu’une politesse, une promesse que la relation ne se termine pas avec la fin de cet instant partagé, et que l’amitié c’est quelque chose qui nous rend plus fort, qui dure dans le temps malgré les peines et les chagrins, qu’elle multiplie nos joies et divise nos peines. Que de philosophie aujourd’hui à Massy !

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Mercredi

Sortie spéciale fin de saison au jardin des Tuileries pour les Aven Savore

13h20 nous retrouvons les enfants à la gare de Chilly mazarin pour débuter cette journée. Parmi eux, Rayan Sangea Faty Hafsatou Alexandro Kledjonia Simon Yaelle et Sarah.

Nous avons pris les transports en commun dans la bonne humeur. Sur place nous avons retrouvé Abdel ainsi que Quentin.

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Ensemble nous avons fait le tour de la fête foraine présente dans le parc des tuileries. Par la suite chaque enfant a pu faire un tour dans une de ces attractions (train sur l’eau, train fantôme, chaises volantes ).

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Puis chacun a choisi une friandise pour s’installer et profiter du festival de jazz manouche présent au plein cœur du parc.
Plusieurs artistes sont passés sur scène, certains plus attrayant que d’autres mais chacun a pu profiter de ce bel après midi ensoleillé rythmé par les chants et rythmes divers.

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Dusko accompagné de quelques enfants de la troupe aven Savore a eu l’occasion de discuter avec l’organisateur de ce festival afin de négocier une futur participation à leur côté l’année prochaine. Nous sommes tous impatients de recevoir sa réponse afin de savoir si nous pourrons assister à un spectacle d’Aven Savore au sein même des tuileries prochainement !

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Mardi

Planète Lila

Aujourd’hui rendez-vous à 9h00 pour les Robinsons, enfin pour ceux qui voulaient sortir à « Planète Lilas ». Une superbe association qui récolte des fruits pour les fournir à 3 AMAP (Association pour le Maintiens de l’Agriculture Paysanne).
Nous sommes arrivés à 10h30 et avons été accueillis chaleureusement par Thibault et Swan, deux professionnels de la récolte de fruit et légumes bio.

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Ils nous montrent les pommiers, les plants de courgettes, de courges, de patates et de poireaux. Ils nous proposent de nous occuper des pommes de terre et des poireaux ! Et vous savez que les Robinsons ne disent jamais non  à du travail plein de sens!!
Et hop nous formons deux groupes et enfilons nos gants et prenons en mains nos pelles. C’est partie pour 1h00 de creusage et de dénichage de pommes de terre et de désherbage autour des poireaux !

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Quel plaisir pour certains de découvrir d’où viennent les légumes, et d’apprendre comment ils poussent et comment les récolter. Et notre joie grandit encore quand nous découvrons un mûrier plein de mûres bien mures ! Quel régal de déguster ces fruits juste après les avoir cueillis, et de sentir leur gouts sucré et doux.

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La séance de récolte terminée, notre panier à pomme de terre est presque plein ! Les enfants étaient vraiment fiers de leur travail ! Bien joué les filles et les gars !
Nous avons ensuite récolté quelque pommes, tomates, et courges pour pouvoir les cuisiner en salade pour le midi.

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Pendant que Nicolae et Raphael étaient partie faire le barbecue. Certains sont partis préparer la salade. Une superbe salade aussi colorée que délicieuse !!
Pour le repas nous avions en entrée : Du melon
En plat : La super salade et du veau aux piments et au poivre.
En dessert pour ceux qui avaient encore de la place dans leurs estomacs ou pour les plus gourmant d’entre nous, du fromage et de la pastèque.

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Les enfants et les quelques mamans qui nous accompagnaient étaient ravis de cette sortie autour de la récolte de fruits et de légumes. C’était la première fois pour certains enfants et pour certains parents, qu’ils voyaient les légumes et les fruits qu’ils mangeaient sortir de terre.

Autans vous dire que les personnes qui nous ont accompagné ont vécu pas mal de nouvelles expériences aujourd’hui ! Merci à planète Lila !

Notre relation à la précarité

Il faudrait de nouveaux mots pour nommer les différentes facettes d’un phénomène aussi fort, aussi global et aussi envahissant que la question de la précarité

Il est en effet gênant d’employer le même terme pour désigner l’expérience de vie du Rom en bidonville, de l’étudiant désargenté, du cadre inquiet de son avenir, de l’enfant sans attaches et de celui qui a  peur de vieillir.

Un seul mot c’est se payer de mots , c’est prendre le risque de ne rien dire lorsque ce que l’on dit est trop large et trop ample.

Moins de mots , ce n’est pourtant pas possible,  car il faut bien un mot pour désigner ce qui il y a l’oeuvre derrière toutes ces situations comme réalité sociale invasive.

Plus de mots, ce serait une erreur. Car cela interdirait de considérer les relations entre les phénomènes et les expériences.

Il faudra donc  un mot et un seul; mais un mot pour dire tant de choses:

  •  La désorientation: le précaire est égaré dans un pays sans carte, dans une histoire qui s’invente à chaque minute. Il n’ a ni plan, ni boussole, ni repère.  Il n’a pas d’ancêtre à suivre, pas de famille qui l’environne et qui lui fasse un petit nid douillet. Le précaire est sans doublure.
  • La peur, bien entendu, la peur de tous les moments à venir en commençant par le présent qui nous échappe, puis l’avenir proche qui concentre tous les risques,  et enfin le lointain qu’on ne préfère même plus se représenter.

Et toujours le même mot, pour exprimer encore l’inconfort, la gêne, la pénibilité.

Car la précarité c’est ce qui nous résiste de plus en plus, dans un monde où nous sommes censés avoir contrôle sur tout. C’est  ce sur quoi nous n’avons pas prise, c’est ce qui est trop complexe, ce qui ne s’arrête jamais, ce qui revient toujours.

Les travailleurs sociaux, les éducateurs,comme les élus et les hauts fonctionnaires; tous ont horreur d’être confrontés à la précarité et aux publics qui la mettent en scène. Il n’ y a rien de gratifiant en effet à retirer de cette situation à part  de la difficulté et  de l’échec.

La précarité est en effet la face noire de ce travail social positif et lumineux qu’on voudrait imposer partout. Celui qui fonctionne avec des protocoles, des dispositifs sophistiqués ; celui qui marche à coups de projets. Celui que l’on met en place à force de réformes.

La Précarité c’est tout ce qui taille cet utilitarisme là en pièces ; c’est le cauchemar de l’ingénieur qui pensait avoir tout prévu; le cauchemar du technicien qui n’ plus d’outils efficaces; le cauchemar du bénévole qui voit les situations lui résister.

La seule manière de connaître la précarité et de pouvoir travailler un peu avec elle, c’est de la subir. Il n’y pas d’autre voie, pas d’autre chemin possible. On comprend que les candidats ne se bousculent pas; que les expérimentations nécessaires ne voient pas le jour. On comprend qu’on s’évertue toujours et toujours dans la voie contraire , celle qui nous éloigne de tout pouvoir d’action: elle est tellement plus confortable.

Et sur le terrain, nous voyons les mêmes erreurs être reproduites sans fin. Tel prestataire censé travailler sur l’insertion des jeunes précaires en bidonvilles, s’est cassé le cou et a préféré plier bagage? Déjà on cherche un clone à mettre sur les mêmes rails, avec les mêmes consignes, les mêmes objectifs , et sans doute les mêmes résultats.

Et surtout , nous subissons nous aussi (car nous sommes côte à côte avec les précaires), ce que la précarité inspire, à  savoir le dédain, la mise à distance, le déni.

A nous qui travaillons avec ceux qui ne vont plus nulle part on vient donner des leçons:

  • « -Vous devriez leur apprendre les bonnes manières« , disent certains…
  • Tandis que d’autres ajoutent:  « –C’est à cause des gens comme vous que les précaires ne sont pas aimés , car vous avez le toupet de les prendre comme ils sont »

On a le droit de s’occuper de la précarité; juste il faudrait la prier de crier moins fort, d’être moins visible, de faire moins de bruit.

Curieusement à une époque où pourtant on se saoule de mots pompeux comme « Eradication » (des bidonvilles, de la misère et de la pauvreté) , personne ne se donne comme objectif de travailler aux sources des problèmes, sur les causes et les racines des maux. La radicalité a mauvaise presse.

Et pourtant qu’on se le dise, avec la précarité , avec la précarisation, si il y a une chose qui ne servira à rien , c’est bien de « Faire du social mondain ».

Dimanche

Dimanche, nos 4 jeunes gens encore ensommeillés et affamés, nous sont revenus.
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Après une longue nuit dans le car, les voici à nouveau, essonniens.
Cette colonie, qui fût une 1ère pour la majorité d’entre eux a été source d’expériences et sentiments nouveaux.
Ils en redemandent!

 

Samedi

Port aux cerises

Pour le dernier jour de la semaine Nicolae, Laura, Lionel et Raphael ont accompagné à peu près 60 parents et enfants à la piscine à vague. Nous nous sommes donnez rendez vous à la gare de Chilly Mazarin à 9h30 direction Juvisy ! 20 min de train et à peu près 45 min de marche entre la gare et la base de loisir. Une longue marche que nous avons passé à discuter et à se rencontrer.

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Arrivé à la piscine nous apprenons que le champion de France de judo a double reprise nous donnera un cours vers 15h !!! Quelle magnifique surprise !
Après avoir appris cette bonne nouvelle nous nous installons pour prendre le pic nique, chacun partage ses chips et ses boissons presque de manière automatique, tout le monde propose de gouter ce qu’il a ramené, et les mamans demandent plusieurs fois aux enfants s’ils ont bien mangé et s’ils sont sûr de ne plus avoir faim.

Les enfants finissent de manger bien avant les adultes, peut être que le toboggan gigantesque qui se trouve devant nous y est pour quelque chose ??
Raphael fini de manger et avant même qu’il fasse signe aux enfants qu’il a fini, ceux la sont déjà sur le chemin pour se rendre au toboggan. Et la commence une séance de glisse à toute vitesse !!!

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Puis nous décidons avec Laura, Lionel et les enfants de nous jeter à la piscine ! Nicolae reste à l’extérieur comme les maitres-nageurs pour s’assurer de la sécurité de tout ce petit monde. Bientôt les mamans et les papas nous rejoignent et s’amuse avec leurs enfants et ceux des autres ! Un beau moment de jeux et de partage qui traversaient les générations.

Après s’être baigné pendant 2h, nous nous présentons à la tente dédiée au cours de judo. Nous sommes accueillis par le champion de France de judo poids léger à double reprises. Impressionnants !!
Sous les consignes du champion nous nous échauffons, nous apprenons à tomber, et à se positionner sur nos appuis. Il nous livre même une de ses prises favorites, qu’il a utilisé en championnat.

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Puis « maté » (qui veux dire stop en japonais). Nous nous saluons, et nous remercions chaleureusement le champion qui nous offres de petits cadeaux, comme un T-shirt, une gourde et une petite lampe de la fédération française de judo. Nous prenons une photo ensemble et nous disons aurevoir.

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Il nous restait un peu moins d’une heure avant le gouter et il faisait assez chaud, du coup… PISCINE ! Au programme éclaboussades, volley dans l’eau, et combat de water-judo !! Trop trop cool !

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A 16h00 environs nous sortons de l’eau, les enfants sentant la fin de la journée, tentent de se faire oublier dans la piscine. Mais les Robinsons sont vigilants, dommage pour ceux qui voulaient rester toute la nuit à jouer dans l’eau.
C’est un mal pour un bien puisqu’au final, nous avions bien faim ! L’estomac rempli nous partons nous changer, pour repartir en direction de la gare.

A la fin de la journée les enfants nous ont dit « aujourd’hui c’était les VRAIES vacances pour de vrai, on pourra revenir demain ? »  Nous en avons déduit que cela leurs avaient vraiment beaucoup plus.

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Aven Savore

Aujourd’hui est un jour important pour la troupe puisque c’est le jour on l’on enregistre notre tube « EDERLEZI » ! On alterne entre la salle de danse avec Dusko où l’on repet et le studio avec Abdel, chacun va y chanter sa partie ! Une fois dans la boite, il ne restera plus qu’à mixer et égaliser et le tour sera joué !

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Vendredi

Soirée conviviale et atelier Bel Air

15h, nous installons un barnum, nous allumons nos trépiers à gaz juste à côté de notre jardin. C’est partis nous commençons la cuisine pour le soir, accompagné de quelques habitantes du quartier venu nous prêter mains fortes pour l’occasion. Lionel se bat avec le vent pour faire des ateliers avec les enfants, du coup solution B, les feuilles sont scotchées à la table pour dessiner, une petite enfance est installée, le tir à l’arc fonctionne bien malgré le vent, puisqu’il est mis à l’abri derrière le barnum.

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18h le reste de l’équipe arrive, Mariama et Eloïse refont un tour du quartier pour inviter les habitants à nous rejoindre.

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19h la fête bat sont pleins une quinzaine d’enfants de Saint Eloi, un quartier de Chilly nous rejoignent. C’est vraiment super de les voir ici et de rapprocher des jeunes issus de Chilly et de Longjumeau.

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La soirée continue nous servons les merguez et les frites en musique, c’est l’affluence.

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Tout le monde passe un agréable moment. Nous sommes vraiment ravis notre soirée est bien réussi !

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Champlan

Aujourd’hui c’est vendredi, et comme chaque vendredi on va à Champlan !

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On installe l’atelier de peinture, de petite enfance, et de bracelets brésiliens.

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Les enfants sont nombreux surtout les tout petits ! A la fin lors du rangement tout le monde donne un coup de main !

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Jeudi

Massy

A Massy aujourd’hui nous sommes parties à 4 Kledjona, Abdel, Geanina, et Raphael. A notre arrivé quelques enfants nous attendaient déjà. Et quand nous les avons vu sauter de joie à la vue du camion, nous avons compris que l’ateliers serais très joyeux !

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Nous avons donc installé nos tapis, quelques tables et une tente pour nous protéger de la pluie, par précaution.  Et ça n’a pas manqué après une heure passer à s’amuser à faire des tours de magie, à jouer à la petite enfance, ou à dessiner avec des formes géométriques. La pluie c’est invité dans notre atelier. (À croire qu’elle nous enviait de nous amuser autant). En 10 secondes nous avions ranger tout sous la tente, y compris nous-même.

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Et cela tombais plutôt bien puisqu’il était l’heure de notre atelier philo ! La question du jour pour le faire chez vous : « à quoi ça sert de donner ? »
A faire plaisir, à se faire des amis, à aider, où encore à se faire plaisir… d’après les enfants du quartier de Massy.
Puis nous avons pris le gouter : petit gâteaux, grenadine et bonne humeur !

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Skate Park

Nous avons pu commencer nos activités malgré le temps houleux et enclin à la pluie.

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Les tapis en place et les jeux de la petite enfance ont permis à quelques enfants et une maman, de peindre puis de jouer.

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L’activité « jeu de quilles et pétanques a rassemblé suffisamment d’adeptes et de compétiteurs pour pratiquer « parties après parties » à un rythme infernal !

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Mercredi

Saint Eloi

Aujourd’hui nous sommes partis direction St Eloi ! Le camion chargé de différentes activités pour les enfants.
Nous arrivons et déchargeons les activités prévues :

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conception de vitraux avec des briques de cire, des feuilles et de l’huile.
Un parcours d’équilibre sur la slackline.
Un petit coin jeux de salon avec différents jeux de société.

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Ainsi qu’un coin petite enfance avec différents jeux.

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Les activités se sont lancées au gré de l’arrivé des enfants. Au début nous étions une petite dizaine, mais après 20 minutes nous sommes passé à plus de 30 !

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Les enfants ont beaucoup apprécié passer du temps ensemble autours des ateliers que nous leur avons proposés. Ainsi que les jeux collectifs que nous avons fait avant de prendre le gouter !
A noter les « pitch » à la pomme ne font pas l’unanimité ! Mais heureusement grâce à la grenadine et les jus que nous avions ramené, nous nous sommes fait pardonner.

Nous reviendrons en septembre à St Eloi pour préparer la fête d’Halloween dans le quartier !!

 

Baladin

Quelle chaleur aujourd’hui au Baladin ! On fait le tour des chambres ou tout le monde fait la sieste ! Mais les enfants sont très contents de nous voir et accourent dans la bibliothèque ! On commence par raconter une histoire avec le Kamishibai, c’est l’histoire de la carotte géante, que les enfants connaissent déjà, et du coup ils font les gestes et interagissent beaucoup avec le conte. Puis on s’installe et on se raconte plusieurs histoires, jusqu’à ce que pris de bougeotte, on décide d’aller jouer au poisson pécheur dehors. Puis on se met en cercle pour prendre le gouter et on se dit « bonne vacances !» Car c’est le dernier atelier avant la rentrée.

 

Bondoufle

Nous avons préparé des ateliers destinés aux enfants de Bondoufles.

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L’un sur le thème de la petite enfance avec ses jeux d’assemblage, de légo, de dinettes par terre sur de grands tapis colorés.

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L’autres activité s’est déroulée assis autour d’un grand cadre chassis, sur lequel les enfants de tout âge ont tenté de peindre sur tissu. L’activité nécessitant une certaine stabilité car il s’agit d’un travail de reproduction qui doit être fait avec minutie s’est rapidement soldé par des difficultés à appliquer avec la gutta sur le support très particulier de la soie.

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Un atelier peinture sur feuille s’est rapidement mis en place à côté, car le nombre d’enfants était vraiment important.

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Bel Air

Aujourd’hui nous sommes allées au jardin bel air dans le quartier de Longjumeau.

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Nous avons pu recruter quelques petites mains d’enfant qui nous ont été fort utiles pour désherber et soigner le jardin.

Vu la chaleur qu’il a fait ces derniers jours les plantes avaient besoins de beaucoup d’eau ; nous avons donc passé un long moment à arroser les plantes.

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Cette journée s’est terminée autour d’un bon goûter avec toutes l’équipe, où nous avons pu passer un bon moment convivial à s’hydrater et à manger tout en profitant du beau temps.

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Inassumable

Nous recevons régulièrement des nouvelles de la dégradation de notre environnement; c’est une certitude dans laquelle nous baignons de plus en plus: les limites sont dépassées.

Dans notre vie sociale et quotidienne, nous expérimentons également qu’en matière d’inégalités sociales, d’injustices, de situations insupportables , les limites sont également dépasses depuis longtemps.

 

Nous savons pertinemment que les modèles de nos institutions sociales, socioéducatives, de protection de l’enfance sont aussi dépassés . Comme est dépassée l’École d’hier, d’aujourd’hui et même celle qu’on nous promet pour demain, ou plus simplement pour septembre prochain.

Et pourtant nous l’acceptons.

Les travailleurs sociaux savent très bien que les pratiques courantes liées à leurs interventions basées sur la gestion de la demande, l’élaboration de projets , la contractualisation, la médiation et surtout SUR L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF, sont également dépassés .

Et pourtant on continue, on feint d’y croire, ne serait ce qu’un peu.

C’est que nous voulons y croire encore, ne serait ce qu’un petit peu . Nous nous disons « Et si finalement , en tant qu’individu, professionnel débutant , nous passions entre les gouttes »?

Qu’est ce que cela changera au final de faire semblant ?  Puisque tout changement est impossible, et si l’attente des  transformations urgentes , nécessaires, indispensables, … paraît au fond plus improbable que les catastrophes qui nous entourent?

Faire « Comme si », non pas dans le sens kantien, de trouver l’énergie pour entreprendre pour viser la position juste, mais dans le sens de la puérilité , en croyant à l’illusoire; c’est  le: « Je sais bien, mais quand même ».  Certainement parce que c’est plus confortable, mais le plus souvent encore, car je ne sais pas, je ne vois pas comment faire autrement.

Nous assistons ainsi à la naissance puis au règne d’une nouvelle mauvaise foi sartrienne . Celle ci n’est pas basée sur la complaisance à soi même , comme l’avait théorisé le philosophe, mais sur un désir bien plus absurde encore: le besoin d’y croire!

Besoin de croire que l’institution pour laquelle je travaille sert bien à quelque chose; qu’elle ne fabrique pas plus d’aberrations que d’améliorations. besoin de croire que nous allons quelque part , alors que nous allons toujours dans le même sens et que tout est de pire en pire…

Un besoin de s’abandonner dans l’idée que je ne suis pas seul, dans l’obligation de décider, de comprendre et de juger par moi même.

Besoin de suspendre mon autorité, ma liberté , juste et seulement pour me sentir… un peu plus rassuré.

Quand le bateau semble tanguer de toutes parts , on ressent le besoin de faire confiance au capitaine même si on sait qu’il est ivre. Combien faut-il de doutes, de prise de conscience douloureuse pour accepter l’idée qu’on ne sera pas plus mauvais que lui à la barre?

Nous avons ainsi besoin de croire à la sagesse de ce qui nous entoure, à la science et à la solidité de ce qui nous précède. Aspiration à prendre place dans un environnement, finalement, pas si incohérent que cela.

Certes tout cela est humain, mais tout cela retarde et avec des dégâts impressionnants , la nécessaire reprise en main de nos destins, de notre environnement et de nos institutions et collectivités.  A force de dormir encore un peu, la nuit pourrait bien tomber.

C’est aussi une double peine pour les lieux hors du commun, les expérimentations nécessaires et réussies qui continuent de recevoir une double hostilité:

  • Hostilité des institutions logiquement mises en cause;
  • Mais aussi une second hostilité , bien plus irrationnelle cette fois: celle de ceux qui à travers nous, à travers l’expérience acquise sur nos terrains,  nous en veulent de les avoir réveillés, et de leur avoir montré l’inconfort.

Ces derniers semblent ainsi témoigner de l’impossibilité pour eux de camper dans une position impossible, un entre deux insupportable: ne plus pouvoir y croire et ne pas savoir comment faire autrement.

Pour tous ceux là , il faudrait des écoles pour désapprendre, des centres de formation pour déformer … toute cette normalité dépassée , tous ces réflexes d’un autre temps, ces références d’un autre monde et d’un autre temps, que le nôtre.

Semaine: Eva Soleil!

Toute cette semaine, Eva Soleil et Intermèdes Robinson envoient quatre enfants des hôtels sociaux et des quartiers, en colonie de vacances !

Le partenariat avec Eva Soleil est philosophique et sympathique ; nous partageons la même conviction sur la valeur et la rareté de véritables actions en Education populaire. Eva Soleil fait de vraies colos, pas des « stages » ou des formations à consommer , mais des aventures de vie , collectives et sociales . Bravo à eux ! Merci pour nos jeunes!

Départ Colonie

Dimanche 5 août à 7h45 Mackenlove, Esther, Dorian et Kasidy étaient devant la MJC ponctuels et euphoriques de partir en colonie.

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Nous sommes arrivés au château de Vincennes en avance et le car était en retard.

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Ça nous a offert l’opportunité d’improviser un atelier de rue. Rapidement un enfant qui partait aussi en vacance s’est joint à nous, son chien également. Un grand jeu de ballon entre le chien et les enfants a démarré : la colonie avait déjà démarrée.

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Résidence à Buno

Du 31 Juillet au 4 Aout 2018, AVEN SAVORE est en résidence à Buno ! Aussitôt arrivé, aussitôt dans l’eau ! il fallait au moins ça avec cette chaleur !

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Ensuite, il est temps de faire une première répétition pour s’échauffer ! Puis c’est l’heure de manger un délicieux repas préparé par Assia, Zohra, Françoise, Hassan et sa femme.

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On fait une veillée au coin du feu en se racontant des histoires d’horreur. Le lendemain rebelote, baignade, répétition, sur les temps de repos Dusko travail avec les enfants sur la chanson «  AI lili » première chanson d’AVEN SAVORE en arabe !

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Le jeudi après-midi on tourne un mini clip sur cette chanson, et l’après-midi on fait un atelier de sérigraphie sur une affiche d’AVEN SAVORE.

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On termine par une ultime répétition pour mettre en pratique tout ce que l’on a appris pendant le Week end, notamment la nouvelle chanson, reprise de Aleluhia de Jeff Buckley, en version Tsigane !

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Samedi

Atelier de la Villa Saint Martin

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Nous avons mis en place un grand parcours, entre relais, slalom, passages dans l’eau, sauts et courses. Les enfants se sont bien amusés.

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Parallèlement, le tir à l’arc à attiré les plus grands. Nous avons terminé cette agréable journée par une bataille d’eau sous des airs de musiques tziganes. Puis, est venu le temps du goûter.

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Atelier du Baladins

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Aujourd’hui, lors de notre arrivée au Balladins, tous les enfants nous attendent de pieds ferme ! Et quand je dis « Tous », je dis vraiment tous ! On a beau faire le décompte des chambres tous les enfants sont déjà dehors !

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On s’installe donc pour commencer l’atelier : Raphael rempli de grand bac d’eau et fait flotter les balles pour les plus petits, Geanina sort le maquillage, et Abdel organise les jeux collectifs avec les plus grands !

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On a même un arbitrage vidéo pour le poisson pécheur grâce à Raphael qui prenait des photos ! Les tricheurs n’ont qu’à bien se tenir !

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Atelier du Parthénon

Une fois tous les enfants arrivés l’activité est divisé en deux groupe, les plus petits avec la petite enfance dans la salle et les plus grands à l’extérieur à l’ombre.

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Il y’avait une dizaine de petits, ils ont pu jouer avec la dinette, les briques en carton, ect

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Avec les plus grands nous avons joué au twister, à sos ouistiti. L’occasion de parler un peu de tout et de rien. Un grand merci au patron de la boite de nuit d’à côté qui nous a offert des glaces.IMG_20180804_151452

Ensuite, avant le gouter, on s’est tous réunis et Rayane s’est occupé de raconter les histoires, ce qui a bien fait rire tout le monde.

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Vendredi

Atelier de la rocade

Aujourd’hui, nous sommes allés à la Rocade malgré la chaleur persistante. Du coup, nous avons emmené le barnum pour installer l ’atelier petite enfance à l’ombre. Notre permanente Laura a fait un tour du quartier pour faire venir des enfants, lesquels se sont immédiatement intéressés à l’activité « jeu d’eau ».

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Nous nous sommes aidés des jeux d’extérieur présent sur place, une équipe devant défendre le « château » et pouvant s’y protéger, et l’autre équipe, à découvert, devait attaquer. A l’aide d’éponges et de bacs remplis d’eau que les enfants se lançaient, nous nous sommes copieusement arrosés et rafraîchis.

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Le tir à l’arc a aussi rencontré du succès, cette activité demandant de la précision et de la concentration trouve toujours son public.20180803_164517

La petite enfance, quant à elle, a permis aux enfants de prendre un peu de repos à l’ombre, et de se poser dans une ambiance plus calme.20180803_161132

Ensuite, nous avons pris le goûter tous ensemble avec des boissons encore bien fraiches, car elles sortaient du congélateur. C’était vraiment un bon après-midi !

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Bel-Air

Aujourd’hui, nous nous sommes rendus au jardin du bel air.

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Atelier du jour confection de guirlande, à l’ombre !!!

Quelques enfants qui ne voulaient pas faire de bataille d’eau à la rocade nous ont rejoint pour embellir notre jardin.

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Des fils bleu, rose et blanc sur lesquelles nous accrochons des tissus et des perles de tous les couleurs, c’était magnifique !

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Raphael a passé le coupe fil pour de débroussailler un peu

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Et après ça nous avons pris un goûter avec grenadine et pain au chocolat, un Dé-lice !

 

Champlan

Sous 35 degrés, nous prenons la route direction le bidonville de Champlan !

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Musique à fond, de la joie et une motivation sans nom, accompagné de notre permanente Iasmina qui fait son dernier jour aujourd’hui, lucie, marion, thomas notre artiste photographe, adrien, camille qui vient pour la première fois.

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Au programme une grosse fête pour dire au revoir à Mina, une fin pour elle mais pas totalement nous savons qu’elle va revenir. Les familles aujourd’hui se joignent à nous tous le long de l’atelier, passent un super moment avec nous, nous branchons l’enceinte hoooopaaaa la musique, des chips, des boissons, des petits jeux, un superbe atelier maquillage qui s’est terminé en bodypainting sur les pédagogues sociaux qui ont changé de couleur

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Merci merci merci et encore merci !

 

Cuisine

Arrivée vers 9h30 plutôt calme. Après quelques courses pour préparer le repas avec les mamans, les enfants commencent à arriver.

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Les mamans préparent un tiep avec Mariama pour ce midi pendant que les enfants jouaient à l’extérieur avec des pedalgos, des échasses à godet, une petite cabane avec un tunel, des briques en cartons et une trottinette.
Avec la chaleur, certains enfants étaient plus énervés et fatigués, mais tout s’est bien passé au final.

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Pour le repas, c’est un nombre incroyable de personnes que nous avons accueillis (une bonne cinquantaine). Tout le monde a mangé à l’extérieur. Pour les enfants il a fallu rajouter des tables pliantes et des grandes tables rondes. On s’est tous installé dans le hall, nous ne pouvions pas pousser les murs.

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Après le repas, nous avons fait la fête avec gâteau et boissons. Une petite surprise pour notre permanente, et notre pote à la compote de fraise : Iasmina. C’est avec regret que nous lui disons au revoir pour son dernier jour, mais nous lui souhaitons de continuer sa route et ce qui est sûre c’est que nos chemins continueront de se croiser. A bientôt « Tête de poulet » !

 

Jeudi

Massy

C’est aujourd’hui que nous disons au revoir à Iasmina sur l’atelier de Massy. Les enfants sont déjà au courant depuis quelques temps mais aujourd’hui certains ont tenu à lui faire un petit discours et à lui dire combien il était content d’avoir partagé des choses avec elle. C’était un atelier émouvant qui nous a permis aussi de comprendre combien le travail que nous effectuons et les relations que nous nouons sont importante et ont de la valeur !

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Pour cet au revoir Iasmina a prévu un atelier crêpes ou tous les enfants ont pu mettre la main à la pâte. Pas n’importe quelle crêpe, elles étaient vertes !

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Lionel a pu enfin, après de longue semaine d’attente, faire son atelier peinture sur soie, un moment au calme et concentré pour les enfants.

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Un atelier danse avec Marion pour les plus dynamique a ajouté une ambiance festive.IMG_9835

La chaleur ne nous a pas arrêté c’était un super atelier !

A bientôt Mina !!!!!!!!!!!!!!!!!

Skate-Park

Aujourd’hui, nous sommes allés au Skate Park avec ce beau soleil d’aout ! Nous n’avions pas de véhicule alors nous sommes partis avec un bus qui, oh bonheur, était climatisé !

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Arrivés sur place beaucoup de garçons étaient déjà là en train de jouer au foot, et ils se montrèrent curieux de ce que nous venions faire. Rapidement le groupe est monté à une quinzaine d’enfants présents dans les différents ateliers.

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Lorsque nous avons proposé une bataille d’eau avec des éponges, le succès fut immédiat ! Ensuite les garçons sont partis jouer au foot tandis que les filles sont restées jouer aux cartes sur un tapis. Pendant ce temps, certains ont aussi fait des bracelets brésiliens, et les plus jeunes jouaient sur les tapis de la petite enfance avec les petites voitures et le jeu de construction magnétique.

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Ensuite, nous avons pris le goûter tous ensemble et avons eu le plaisir de boire du sirop glacé car nous l’avions placé au congélateur avant de partir du local ! Ce fut vraiment un après-midi sympathique, placé sous le signe de la bonne humeur, et quand même un peu sous celui de la fraicheur grâce à la bataille d’eau et nos bouteilles glacées !

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Mercredi

Saint-Eloi

Aujourd’hui, nous sommes allés au quartier de Saint Eloi.

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Malgré la chaleur nous avons pu passer un très bon après-midi.

Nous avons mis en place un espace petite enfance où les plus petits se sont amusé à nous préparer des bons plats ; un atelier de peinture social ; des grands jeux collectifs où tout le monde a participé ;  un mikado, un twister, un atelier bracelet brésilien et un atelier jeu de société comme le loup garou qui a beaucoup plu, le uno etc…

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Nous avons fini par un jeu tous ensemble avec le frisbee. Avant le goûter, on lance un dé pour répondre à des petites questions pour apprendre à mieux se connaître, à s’exprimer et à s’écouter.

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Cela nous a permis de faire un gouter dans le calme, chacun a pu apprécier son sirop et son quatre-quarts. On se dit au revoir et à la semaine prochaine.

 

Bondoufle

Quand nous sommes arrivés les enfants nous attendaient et ils nous ont aidé pour installer l’atelier.

Nous avons commencé par la petite enfance et le maquillage.

Pour le maquillage, les enfants ont défilé du début à la fin : filles et garçons..

Quand nous avons commencé l’atelier cuisine une petite dizaine d’enfant et des mamans se sont joint  à nous et nous avons préparé des beignets pour le goûter.

Nous en avons fait beaucoup et nous les avons donnés aux mamans.

L’ambiance était joyeuse.

Ensuite nous avons lancé la danse et tous les présents ont participé dans une athmosphère euphorique.

Nous avons du partir mais nous aurions pu rester encore longtemps : l’envie était présente chez nous et chez les habitants du camp.

Jardin

Cet après-midi consacré d’une part à l’entretien du jardin et d’autre part à terminer le panneau destiné à la soirée conviviale du 10 août nous a rassemblé autour des plants de tomates et de courgettes.

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Des tuteurs et des liens d’accroches ont permis de tenir les plants debout. Du paillage a été utilisé afin d’isoler les plantations des mauvaises herbes. Les enfants du quartier se sont rapidement investis en vue d’être associé pleinement au ramassage puis au remplissage des brouettes.

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Ils devenaient les acteurs premiers de cet espace en travaillant studieusement à ces tâches. Nous avons pris les enfants et les éducateurs en photo sur les différents lieux du jardin, avec les bras encore chargés des tomates cerises et autres grosses tomates cueillies à l’occasion. Les enfants ont pu s’hydrater pendant toute l’après-midi puis ensuite goûter.

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Mardi

Aujourd’hui au cours de français nous avons posé des questions aux personnes présentes :

-Combiens êtes-vous là où vous habitez ?

-Où vous cuisinez ?

-A quelle heure vous mangez ?

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Les réponses à ces premières questions ont été très touchantes à propos des conditions de vie, c’est-à-dire la vie dans les hôtels sociaux, comme partager une chambre pour cinq personnes ou partager un frigo pour dix familles.

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Ensuite nous avons demandé ce que les participants pensaient de l’association.

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Nous avons été émus par les réponses. Beaucoup disaient que « Intermèdes Robinson c’est la famille », « comme une maison ». Certains appréciaient d’être toujours les bienvenus.

 

l’Euphorie, lumineux objet de la Pédagogie sociale

Partout où elle s’applique, la Pédagogie sociale suscite de l’euphorie. Celle-ci est visible depuis les personnes concernées qui l’éprouvent, tout autant que du côté des acteurs qui la ressentent également par moments, ou vis à vis du public qui la découvre souvent avec étonnement et interrogation.

C’est que l’euphorie ce n’est pas si fréquent dans le Social, encore moins dans l’Éducation et même de moins en moins dans le secteur de l’Éducation populaire. L’euphorie constitue une sorte d’émotion qui a mauvaise presse, presque irrévérencieuse, à la limite de l’irrespect à une époque où les relation se tendent s’exacerbent et se conflictualisent.

 

Qu’est ce que cette euphorie que nous rencontrons pour notre part si souvent auprès des individus et des groupes qui font l’expérience de nos actions? D’où vient elle? Que peut elle? Que produit elle? Ce sont là les questions qui nous reviennent le plus et qui occupent régulièrement nos réflexions , comme elles inspirent nos projets d’observation.

D’abord un premier constat: l’euphorie que nous constatons dans nos actions semble directement constituer la résultante de l’expérience d’une liberté nouvelle. En Pédagogie sociale, les individus et les groupes sont euphoriques, car ils découvrent des libertés nouvelles, qu’ils ne soupçonnaient pas et qui, littéralement, les enivrent , les exaltent. C’est un peu comme faire une expérience qu’on n’attendait plus, découvrir de nouveaux espaces, des possibilités de vivre qui nous étaient inconnues.  Cette euphorie là est immédiate, instantanée, visible par exemple y compris depuis les photos de nos activités.

C’est une euphorie de vie, un pur plaisir du moment quand il est saisi dans des possibilités nouvelles. Ce qui se joue à ce moment là, c’est une modification des perspectives du point de vue de l’individu ou du groupe. L’avenir qui paraissait terne, fermé, d’un coup, semble porteur de quelques promesses.  On peut y agir, on peut l’investir, on peut se projeter.

Un deuxième constat , c’est que, en Pédagogie sociale, cette euphorie que l’on constate et que l’on pourrait presque toucher du doigt en termes d’ambiance ou de climat, est très liée à l’idée même de l’action. Cette euphorie naît de l’action du sujet et en même temps l’alimente et l’encourage .  C’est une euphorie parce qu’on fait, parce qu’on ose, parce qu’on se lance, parce que l’on tente, que l’on s’éprouve. C’est l’expérience de sa propre énergie, de ses propres possibilités qui suscite en premier lieu l’euphorie. On est capables, compétents, et plein de ressources et d’envies.

Un troisième constat est le côté contagieux, collectif, festif,  d’un tel type d’euphorie. Cette euphorie se partage à deux, à trois, dans le groupe. Elle se propage au delà du groupe vers le public, l’entourage , puis l’environnement. Littéralement, l’euphorie rayonne. Elle se répand, elle se déplace et s’étend. C’est cet aspect là de l’euphorie qui fait l’objet en Pédagogie sociale de toutes nos actions qui se tournent vers le spectacle, vers la scène. Mais c’est aussi l’élément moteur que l’on recherche et que l’on cultive à travers toutes nos activités.

C’est ce qui nourrit nos fêtes et nos célébrations que l’on retrouve si fréquemment non seulement au cours de nos activités, mais aussi dans la vie même de nos équipes ; nous fêtons constamment à peu près tout; du permis, à l’anniversaire, et y compris les départs qui nous attristent. Ce besoin de fête et de célébrer a un sens très concert: affirmer la supériorité du moment partagé sur tout ce que l’on nous promet et tout l’avenir qui nous menace.

C’est un antidote à l’avenir.

Vacances familles du 24 au 27 

Pendant trois jours,  les vacances familles, ont fait étape au château de Buno.IMG_20180726_1211051IMG_20180726_1114311
Découverte pour les uns  et retrouvailles pour les autres.
Chaleur extérieure et intérieure se sont mêlées au grès d’une vie quotidienne et  collective bien remplie.IMG_20180726_1117141

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Journées longues et nuits courtes ont été sources d’expérimentations avec tous les éléments :
brochettes de légumes cuites à même le feu,  baignade dans l’Essonne, jeux dans les  hamac, plantation des toiles de tentes…IMG_36281

Samedi

Atelier de la Villa Saint Martin

En ce jour, à la Villa Saint Martin, un vent frais nous rafraîchit pendant que les enfants jouent, rigolent, discutent, s’entraident, sur différents ateliers.

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Les enfants ont fait part d’imagination à l’atelier peinture : découpages, collages de différents matériaux, ils ont aussi pu utiliser leurs mains pour peindre. Ils se sont défoulés en jouant au frisbee et au ballon.

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Ensuite, ils ont fait part de concentration pour le tir à l’arc et pour rattraper les diabolos. Pendant ce temps-là, les plus petits colorient, et imitent les gestes de la vie courante à la dinette.

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Et pour finir, nous avons pris un goûter tous ensemble, les enfants étaient très participatifs, ils ont distribué les verres et les pains au chocolats mais ont aussi ramasser les papiers à la fin du goûter.

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Atelier du Baladins

Nous partons pour l’hôtel du Balladin aujourd’hui est un jour particulier car c’est le dernier jour à l’hôtel de Iasmina, pédagogue sociale à l’association depuis 8 ans. Les enfants et les familles sont déjà au courant de son départ, c’est un moment fort en émotion.

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Pendant l’atelier les mamans et les enfants n’hésitent pas à aller vers Iasmina pour lui faire des câlins et des bisous.

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Nous avons prévu un atelier petit enfance, un atelier de bracelet brésilien où les enfants commencent à bien se débrouiller, du maquillage ainsi qu’un atelier spécial pour les mamans avec de la beauté des mains et du corps un bon moyen pour s’asseoir entre filles discuter et profiter du moment.IMG_9712

Au goûter nous avons remercié Iasmina pour son engagement constant et fort dans cet atelier, c’était beau et riche en sentiment et en ressenti.IMG_9728

Merci pour tous Mina !!!!

 

Atelier du Parthénon

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Aujourd’hui, à l’hôtel du Parthénon à Chilly-Mazarin, nous partons pour un atelier séquencé en deux endroits. A l’extérieur, Abdel et Raphaël accueillent les ados pour de légendaires parties de Jungle Speed et de Dooble, sur les tapis, au frais. A l’intérieur, les deux Marie, Charlène, Eden et Matt installent une gigantesque petite enfance dans le bureau venteux de l’hôtel.

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D’une part, ateliers de construction fait de briques de carton et legos commencent à peupler l’espace ; les enfants sont ravis de construire puis de détruire leurs immenses tours de cartons. Charlène leur propose ensuite de construire des chemins avec ces briques de cartons, ce qu’il leur permet de tester leur équilibre. Marie joue avec Ilan et Tyron, leur apprenant à faire un jeu de domino géant avec les briques.

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De son côté, Marie s’occupe de Kawsen, une afghane de 5 ans, qui apprend très vite le français. Elle pioche dans la dinette des fruits et légumes en plastiques et répète après Marie leur nom. Son français s’améliore d’atelier en atelier, c’est très encourageant !

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Vendredi

Aven Savore

En concert à Palaiseau

 

Vendredi, nous avons fait un concert dans la maison de quartier Audiberti de Palaiseau. Avant de commencer la représentation nous avons fait une répétition pour mieux se synchroniser autour de la chorégraphie.

 

Photos de Jean Marc Zelwer – 07/18

Photos de Jean Marc Zelwer – 07/18

Avant le spectacle nous avons mangé et les filles et les garçons se sont changé pour rentrer en piste. Nous avons pu faire découvrir ou redécouvrir notre univers musical.

Photos de Jean Marc Zelwer – 07/18

Nous avons conclu notre représentation en invitant tout le monde sur scène. C’était vraiment magique !  Voir la vidéo

Atelier de la rocade

Notre après-midi à la Rocade s’est fait sous une chaleur plombée. Nous avons installé le barnum afin de protéger l’atelier des petits des rayons du soleil.

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Nous avons installé tour à tour : tapis, jeux des tout petits puis plus loin le filet de badminton, le jeu de pétanque. C’est une demi-heure plus tard que les enfants ont commencé à affluer.

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Un jeu de relais avec une histoire d’eau a incité la majorité des enfants à y participer. Nous avons chacun maquillé les enfants puis avons goûté tous ensemble.

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Bel-Air

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Aujourd’hui, dans ce splendide jardin remplient de couleurs, beaucoup de plantations, les fruits et légumes mûrissent à leur rythme.

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Pour permettre ceci, nous arrosons à grandes eaux les différentes parcelles, le soleil se charge du reste. Pour communiquer sur le jardin, nous avons fait des beignets et préparé des boissons fraîches, ceci est attractif avec cette chaleur, les enfants du quartier ont pu prendre leur goûter avec.20180727_164805

Les enfants sont venus s’y amuser, certains s’intéressaient aux plantations, d’autres à l’eau rafraîchissante qui sortait du tuyau d’arrosage.

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Cuisine

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Aujourd’hui nous avons préparé à manger. Avec Charlène, Iasmina et Lucile accompagné d’une maman, nous avons fait des pâtes à la bolognaise avec des beignets de courgettes et des pop corn sucrés. Nous avons partagé un moment convivial tous ensemble.IMG_9686IMG_9687IMG_E9678

 

Jeudi

Massy

Incroyable canicule aujourd’hui à Massy ! Du coup on prend les devants : Bouteilles d’eaux glacés, piscines pour les plus petits, Balles « Eau » Prisonniers pour les plus grands.

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A l’ombre des arbres, on construit des murs et des tours avec les briques de cartons, on fait des bracelets brésiliens.

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A l’atelier philo, la question du jour est « A quoi sert la police ? », les enfants sont très intéressés par le sujet. Ils nous ont dit que la police servait à  protéger les gens, et à attraper les voleurs, mais qu’aussi, parfois voler quand on a rien à manger ne devrait pas être sanctionné. les enfants se sont aussi demandés à quoi ressemblerait un monde sans police ?

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Skate-Park

Aujourd’hui, nous sommes allés au skate parc. Quand nous arrivons nous constatons qu’il n’y a pas grand monde dehors. Semblerait-il qu’à part le soleil personne n’ai décidé de sortir !

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Mais chez les Robinsons le manque de motivation on ne connait pas !! Nous sommes donc partis à la chasse aux enfants.
Et au bout de quelques temps de recherche, nous voilà avec un petit groupe de rebelles, qui avaient décidé comme nous d’affronter les rayons du soleil.

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Heureusement, nous avions fait le plein de munition d’eau fraîche et de bonne humeur, pour affronter cette grosse chaleur.
Au programme parties de UNO et discussion à propos des vacances le tout autour d’un verre de grenadine.
Une journée pleine de légèreté malgré cette chaleur écrasante !

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Jardin

Nous nous sommes rendus au jardin communautaire de Saulx. Arrivés sur place nous nous sommes immédiatement mis à l’abri. Pendant ce temps Lionel a pu faire le tour du jardin qu’il ne connaissait pas, puis déguster les quelques poires restées perchées.

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Nous avons défriché en retournant les mottes de terre à l’aide de nos fourches, puis ramasser chacun notre tours les mauvaises herbes restantes, sur la largeur d’un fossé de 1 mètre par 5. Nous avons pu amasser une vingtaine de pommes de terre de toutes tailles confondues avec peine, car sous la chaleur lourde et étouffante, nous avons été contraints de faire de nombreuses pauses. Nous avons alors goûté sous les arbres et à l’abri de la lumière, avant de remballer nos bouteilles et papiers vides, nos outils dans le camion

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Mercredi

Saint-Eloi

Dans un premier temps, des jeux calmes ont eu lieu tel que le Uno avec des règles diversifiées (gages), la petite enfance contenant livre, voitures, dînette et les bracelets brésiliens qui étaient pleins de couleurs.

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En parallèle il y a eu un atelier billes, le but étant de marqué le plus de point en envoyant la bille dans une cible, dans le cercle le plus petit, à côté un parcours d’agilité a été mis en place, course avec les échasses.

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En deuxième temps, nous avons fait des jeux, tous ensemble, tel que le Lucky Luck pour permettre l’apprentissage des prénoms, créer une cohésion et une remise au calme avant le troisième temps.

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Celui-ci était l’assemblée des présents, elle permet de savoir ce que les enfants ont apprécié, ce qu’ils voudraient faire la semaine prochaine. Dans celui-ci il y a aussi le goûter : sirop de grenadine, sirop de kiwi, eau et pains au chocolat.

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Bondoufle

Quel cagnard aujourd’hui à Bondoufle ! On installe nos ateliers sur les quelques espaces d’ombre qui restent au près des bâtiments et c’est partie !

WP_20180725_15_08_32_ProDeux grands tapis forment la petite enfance, 2 tables de Camping pour le maquillage qui a un fort succès et quelques tables pour enfant pour l’atelier de dessins, qui produira de nombreuses œuvres riches et variés !

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Après avoir mis la musique à fond pour se défouler en fin d’atelier on s’assoit tous sur les nattes pour prendre le gouter, oin finit par une bataille d’eau avant de partir

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Jardin

Aujourd’hui nous sommes allés au jardin. Malgré la chaleur quelques enfants étaient présents. Nous avons donc tous ensemble fabriqué des moulins à vent puis nous sommes parties désherber. Les enfants ont pu passer un agréable moment puis nous avons tous été prendre le goûter à l’ombre.

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Mardi

Un grand match de football a été préparé entre mamans, enfants, stagiaires et bénévoles. Ce fût musclé, mais surtout joyeux ! Les rouges contre les bleus se sont disputés de magnifiques trophées et médailles au stade de Longjumeau en cette journée particulièrement chaude.

Les bleus se sont bien défendus avec un but remarquable de Mackenlove qui n’a pas baissé les bras et a essayé de remonter le moral de son équipe. Léa, dans l’équipe des bleus également, a beaucoup apprécié le match et s’est démenée pour faire gagner des points à son équipe. Au goal côté bleu, Iasmina a bien défendu les cages malgré les attaques récurrentes de Ionut, l’attaquant côté rouge. La bonne ambiance régnait et tout s’est bien déroulé.

Une mi-temps salvatrice nous permet de boire un coup d’eau fraîche et de se désaltérer avant la dernière partie du match.  Le match se termine par la victoire des rouges. Néanmoins tout le monde se voit récompensé d’un goûter (sirop et pain au choc) mais surtout… d’une médaille et d’un trophée ! Bravo les rouges, bravo les bleus ! Au retour, les mamans sont épuisées mais pas les enfants, à qui le match a permis de créer des liens et de se faire des blagues sur leur jeu mutuel.

 

 

 

Hantés par nos publics

Dans la littérature ou le cinéma fantastique, les fantômes constituent un élément majeur de toute intrigue. Les fantômes sont la plupart du temps représentés comme des « revenants » c’est à dire comme des personnages qui reviennent d’entre les morts pour hanter un lieu.

S’ils s’acharnent sur une personne, l’intrigue est là pour nous raconter petit à petit que c’est parce que le fantôme a une histoire , un secret terrible en lien avec  cette personne ou ce lieu.

C’est la dialogie de la crypte et du fantôme, théorisée par Nicolas Abraham. Le fantôme est à la fois le gardien et le révélateur d’un lieu caché ou dissimulé qui recèle surtout un horrible secret; c’est la crypte. Crypte et fantôme constituent ainsi une dyade qui se protègent, se dissimulent et se révèlent mutuellement.

La découverte de l’un , amène à la découverte de l’autre et à la révélation d’une vérité cachée. C’est cette révélation qui en quelque sorte libère le sortilège et met fin aux phénomènes indésirables.

En Pédagogie sociale, on ne choisit pas nos publics, ce sont nos publics qui nous choisissent; ils nous convoquent et ils nous hantent.

Sans cesse , tels des fantômes, ils reviennent. Nous nous sentons également démunis face à eux. Nous n’avons pas le début d’une solution durable aux problèmes qu’ils nous présentent. Nous n’avons ni pouvoir, ni qualification extraordinaire. Pire , nous n’avons été désignés par personne, mandatés par quiconque pour « traiter », « gérer », le fond et la forme de leurs problématiques. En quelque sorte, nous sommes hantés.

Face à une demande aussi brute, qu’aucune procédure, qu’aucune posture professionnelle ou habitude institutionnelle n’a encore filtré, nous observons sur nous mêmes et sur notre équipe des effets bien connus. On tente de se protéger du public, ou de le fuir; on aimerait le tenir à distance.

Professionnels et stagiaires ont une tendance naturelle  à se concentrer dans les bureaux. Les portes se ferment. D’aucuns les claquent avec rage et énervement. On se met à crier: « Silence! »

C’est que tout cela est bien difficile. Comment ne pas avoir peur devant des faims de loup, des soifs incommensurables, des plaintes interminables, des attentes éternelles? Comment ne pas trembler devant des situations insolubles, des cumuls incroyables de difficultés, d’empêchements et de handicaps?

Nous retrouvons là tout ce qui a constitué la sédimentation des institutions actuelles; toute cette somme de tentative de mise à distance, de rationalisation réflexes de se défausser, de dire que ce n’est « pas à nous de faire », qu’on n’est « pas là pour ça », pas compétents, pas qualifiés. Que ce n’est pas notre travail.

Le problème c’est que celui qui s’enferme vis à vis du public se retranche également du Monde; celui-ci ne voit plus comment les choses se jouent, comment les malheurs se produisent et s’articulent.

Il lui échappe qu’il en rajoute à toute la somme des empêchements, des impossibles et des abandons. En s’empêchant d’agir, le professionnel s’empêche de comprendre; en s’empêchant de comprendre, il se désespère.

De même que les fantômes empêchent la Vérité de se perdre et que ainsi ils contribuent à garder espoir dans le Monde, nos publics empêchent que nous perdions de vue les vérités sociales, économiques, environnementales et politiques de notre temps.  On préfèrerait ne pas voir à travers eux, ne pas savoir. Mais il le faut bien.  La capacité d’agir est à ce prix et ce n’est pas cher payé.

Alors notre pédagogie nous conduit à réagir, à sortir du bureau à la porte mal fermée, à aller au devant de celui qui nous intimide ou nous effraie. A nous faire la violence qu’il faut pour aller demander à l’autre ce qu’il veut et ce qui l’amène.

C’est ce qu’apprennent de plus fondamental nos stagiaires , nos services civiques, nos volontaires et nos permanents dans notre organisation. « Porte toi au devant, adresse toi à l’autre, et pose lui les questions qui comptent. »

Samedi

Atelier de la Villa Saint Martin

Aujourd’hui, nous sommes allés au quartier de la Villa Saint Martin.

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Nous avons passé une très bonne après-midi en petit comité, nous avons pu apprécier chaque instant en compagnie des enfantsIMG_E0054

Nous avons proposé aux enfants une grande chaise musicale, un foot, un atelier peinture avec des fils qu’ils ont adoré, un espace petite enfance où les plus petits ont pu construire des grandes tours en bois, un atelier maquillage où ils ont pu repartir avec des drapeaux des pays de leur choix etc…

Ils ont adoré cet après-midi musical.

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Nous avons fini par prendre le goûter tous ensemble.

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Atelier du Balladins

Aujourd’hui à l’atelier de l’hôtel du Balladin à Chilly-Mazarin nous avions une équipe super motivé.

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Les enfants ont pu expérimenter la peinture sur un grand drap avec les pieds les mains et le corps. Un atelier cirque, un atelier petite enfance bien évidemment rempli d’enfants, de joie de cri de pleur et de fou rire ! Et dans un petit coin l’atelier bracelets brésiliens.

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C’était une journée super chouette, les mamans étaient comme d’habitude très présente et active durant tout l’atelier, nous avons noués depuis le temps des relations très fortes avec ses familles.

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Atelier du Parthénon

Nous avons proposé deux ateliers un dans l’hôtel pour les plus jeunes et un à l’extérieur de l’hôtel pour les adolescents.

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Une partie de UNO s’est engagée et ne s’est finit que pour le goûter. Les jeunes étaient à fond et ne voulaient plus arrêter leur partie. Mariama avait pensé à tout pour faire plaisir à cette jeunesse en mettant une petite musique d’ambiance.

Dans la salle de l’hôtel, nous avons accueilli 11 enfants, 2 papas et 2 maman.

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Un chantier « de construction » était proposé les enfants ont pu créer des tours géantes, pour ensuite BAM DA BOOM les faire tomber. Ils ont pu jouer à l’ouvrier. Aussi, en jeux d’imitation, il y avait de la dinette, des poupons…

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Pour finir l’atelier il y a toujours un petit rituel de fin avec des histoires et chansons, qui a eu encore fort succès aujourd’hui.

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A la fin nous avons fait un don de courgettes du jardin, c’était assez drôle car les adolescents n’en voulaient pas car je cite : « C’est vert ».

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Jardin de Saulx les chartreux

Très belle journée au jardin de Saulx-les-Chartreux, le soleil et la chaleur sont au rendez-vous.

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Six participants sont venus. Nous avons commencé par la préparation du repas : salade composée (tomates, radis, salade), de l’agneau cuit dans la marmite avec des poivrons et des échalotes et pour finir des beignets aux courgettes et aux piments. Moment très sympathique, discutions, rires, partage de savoirs.

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Tout le monde a donné de son énergie, on a donc utilisé la débroussailleuse pour enlever les hautes herbes, nos mains et quelques outils pour désherber puis la fourche pour pouvoir déterrer les pommes de terre.

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Notre récolte du jour est composée de pomme de terre, courgettes, poires, mures et de petites tomates.

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Vendredi

Atelier de la rocade

Cette journée sur l’atelier de la Rocade nous a permis de nous répartir entre la petite enfance, l’atelier maquillage, l’atelier peinture puis l’atelier badminton et tir à l’arc.

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Le temps mitigé et ponctué d’un soleil brûlant et de gros nuages, ne nous a pas empêché d’avoir des participants au cours des activités. Le tir à l’arc plaît toujours autant car il donne à l’enfant le goût du dépassement et de la maîtrise de soi.

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La queue-leu-leu n’en finissait pas. Le badminton avait déjà ses amateurs, dans le sens où les moins jeunes le pratiquent plus ou moins en milieu scolaire ; la maîtrise du mouvement est plus délicate à maîtriser mais à la longue, c’est avec un plaisir non-dissimulé qu’ils ont pu engager des échanges. Ils partagèrent leur temps entre l’un et l’autre, puis faisaient une pause à l’atelier maquillage pour pouvoir se déguiser en loup.

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Les enfants gouttèrent sous de gros nuages, tandis qu’en l’espace d’un instant une averse se déversa sur toute l’assemblée, trempée, qui déguerpirent tandis que nous fîmes le débriefing à l’abri de la pluie à l’intérieur du camion.

 

Bel-Air

Le jardin de Bel-Air est un endroit paisible où nous aimons nous rendre tous les vendredis. De jour en jour, ce jardin prend forme, s’habille de décorations diverses, fructifie.

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Aujourd’hui, Franck, Éric et Marie se sont occupés de la fabrication du prototype d’un hôtel à insectes. Ils ont ramassé différents types de bois et du paillage pour l’en agrémenter. C’est un projet que nous terminerons la semaine prochaine avec les intéressés.

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Pendant ce temps, Axel, Pauline et Abdel se sont occupés de retirer les feuilles mortes des potirons et des courgettes afin que les plantes puissent repousser et mieux respirer.

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Nicolae quant à lui, s’est investi dans la confection de délicieux beignets de courgettes du jardin. L’atelier cuisine a été perturbé par un orage. Les conditions météorologiques ont stoppé net toutes nos activités en cours. Nous nous sommes de facto tous réfugiés dans le local de rangement des outils ! Ce fût un moment inattendu mais convivial, durant lequel chacun essayait de trouver des solutions pour ranger le matériel afin qu’il ne soit pas trempé.

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Quel bel atelier, malgré la lourde pluie !

 

Cuisine

Ce matin en sortant pour venir à l’association, je craignais qu’il ne fasse pas beau puisque le ciel semblait couvert : un orage ? Mais une fois arrivé, l’atelier cuisine m’a revivifié par l’énergie et le dynamisme qui s’en dégageaient. C’était une première pour moi et je dois dire que cela a été une formidable surprise. Les discutions, les échanges sur les différentes cultures, les rencontres ont été un soleil dans cette journée qui s’annonçait pourtant maussade. J’ai par exemple apprécié les discussions que j’ai eues avec des mamans sur les recettes de nos plats préférés ; j’ai ainsi pu enrichir mon carnet de recettes du yassa que nous avons dégusté aujourd’hui et j’ai pu partager la recette du ndolé, un mets du Cameroun. Nous avons même fredonné quelques chansons du répertoire commun que nous partageons. Ce moment fut un délice. Cet atelier est un concentré du multiculturalisme et une parfaite illustration de la vie en communauté qui sont des valeurs si bien porté par l’association.

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Champlan

Aujourd’hui, à Champlan la bonne humeur était au rendez-vous, nous avons proposé des jeux de cartes qui ont permis au plus petit et au plus grand de jouer ensemble, une petite enfance était également accessible à tous où les mamans et même les papas ont pu jouer avec les membres de l’équipe et avec les enfants.

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Un atelier pâte à sel a beaucoup amusé les enfants et leur a permis de découvrir des sensations nouvelles au niveau du toucher, la pâte qui colle au doigt, la texture, le mélange des couleurs…

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Nous avons fini par un goûter partagé tous ensemble.

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Jeudi

Massy

Aujourd’hui, nous sommes allés au quartier de Massy. Nous avons passé une superbe après-midi.

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Nous avons commencé par faire un grand jeu collectif qui était police voleur et les enfants se sont amusés comme des fous.

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Nous avons aussi mis en place un atelier bracelet brésilien que les garçons ont adoré, un atelier jeux de société où nous avons pu nous amuser dans une ambiance paisible, un espace petite enfance pour les plus petit qui ont bien joué, la slackline était installée et les enfants ont aimé tester leur équilibre et se surpasser. Nous avons également proposé un atelier manuel où les enfants ont pu créer des pompons en laine pour décorer leur sac ou leur porte clé.

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Nous avons ensuite fait l’atelier philosophique et la question du jour était « A quoi ça sert les vacances ? » Les enfants ont pu débattre et donner leur avis sur ce sujet.

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Nous avons fini cet après-midi par prendre un bon goûter tous ensemble.

 

Skate-Park

Cet après-midi nous partons direction le skate parc, sous un beau soleil d’été. Comme c’est les vacances, nous faisons un tour du quartier après avoir installé nos activités. Le groupe d’enfants s’est constitué petit à petit et il y eu tout de même une quinzaine de participants à la fin.

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Le maquillage a rencontré beaucoup de succès, les filles étaient ravies.

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L’atelier peinture un peu moins, mais c’est parce que les autres activités étaient trop attirantes !

En effet, si la petite enfance n’a pas eu beaucoup de participants, les tapis ont servi à des parties de UNO endiablées !IMG_1961

La pétanque à elle aussi eu beaucoup de succès et c’était intéressant de faire découvrir les règles de ce jeu méconnu dans le quartier. Le jeu de quilles version frisbee a lui aussi attiré les enfants.

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Le goûter s’est bien passé, et nous nous sommes séparés content de cet après-midi passé ensemble.

 

Vacances familles – la Ferme du pas côté

Le jeudi « tout est permis » pour les vacances familles.

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Les rires des enfants, ivres de jeux libres au jardin communautaire résonnent encore.

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Chacun a pu cueillir et gouter des fruits et légumes de saison dans notre jardin ou chez nos voisins,
les maraîchers de la Ferme du pas de côté.

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Les poules et les œufs ont été comptés, contés et caressés.

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On  voudrait, recommencer dès demain !

Mercredi

Saint-Eloi

Aujourd’hui, à Saint Eloi, grand soleil, beaucoup d’enfants.

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Plusieurs ateliers ont eu lieu :

Un atelier slackline organisé par Isabelle, il nous semble important de permettre aux enfants de découvrir l’élément de l’air, les enfants ont donc pu passer chacun à leurs tours, sur la grande bande attachée entre deux arbres, en hauteur. Beaucoup de demandeurs pour cet atelier, à la fin les enfants se sont entraidés, petits et grands.

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Raphael présente un atelier peinture atypique, avec du fils, des encres de couleur et des feuilles, le résultat était stupéfiant, chacun découvrait cette technique avec adoration et amusement.

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Un atelier bracelets brésiliens animé par Gabriela et Marion. Cet atelier était plein de couleur, entre bavardages et explications, les liens se sont noués, les enfants ont adoré.

Eloise a compté une histoire avec des marionnettes, avec un castelet, sur la petite enfance. Les enfants ont pris exemple sur elle et ont ensuite créé leurs histoires.

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Sur un grand tapis, les jeux de société ont eu lieu, Dalinda et Lucie ont régulé ces jeux pour en faire des variantes. Les enfants ont décidé de faire de même et de proposer de nouvelles règles. Ils avaient plein d’imagination et étaient très participatifs.

Par la suite, nous avons fait un grand jeu collectif, tous ensemble, un lucky luck spécial prénoms. C’était une très bonne idée car il a permis un retour au calme.

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Et pour finir cette belle journée, nous avons pris un grand goûter en convivialité.

 

Bondoufle

Les ateliers à Bondoufle se sont agréablement déroulés.

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Il y avait un atelier maquillage, un atelier puissance 4, un atelier musique, un atelier petite enfance.

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Les enfants ont bien participé à tous les ateliers sans problème et l’atelier maquillage est celui qui a eu le plus de succès.IMG_20180718_152052

A la fin, juste avant le goûter, de la musique a été mise pour faire un grand jeu collectif : les statuts musicales. Puis ensuite, tout le monde, enfants comme adultes, est venu danser dans la bonne humeur et tout le monde a apprécié ce moment.

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Pour le goûter nous avons distribué des abricots.

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Jardin

Nous nous sommes rendus à l’atelier Jardin de ce jour encadré par Nicolae, en compagnie de Lionel, Mariama, Lucile puis Franck le bénévole. Nous nous sommes répartis autour des deux activités : l’une du jardin et l’autre de l’atelier créatif réalisé par Lucile. Les enfants assis autour de l’éducatrice étaient studieux et chacun concentrés à réaliser leur création. Autour des recommandations de Nicolae, nous nous sommes affairés en réalisant un nouvel espace, réservé à la future plantation des jeunes pousses de salades puis de Poirés. Nicolae et Lionel ont retourné la terre avec le motoculteur après avoir arrosé les lieux, ont ensuite creusé des tranchées, tandis qu’après avoir retourné la terre, Nicolae, Lionel et Franck ont participé à la plantation des jeunes pousses de salades et de poirés. Ensuite Mariama en compagnie de Franck ont recherché les solutions afin de faire tenir les plans de tomates droits ainsi que s’assurer que les feuilles mortes et les légumes abîmés ont été retirés. Durant cette dernière période, Lucile a rassemblé l’ensemble des enfants pour faire le goûter.

 

Bibliothéque Baladins

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Au Baladin, nous avons commencé par aller chercher les enfants dans les étages et nous nous sommes retrouvés fort nombreux, joyeux et bien dynamiques.

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Abdel a proposé aux enfants l’histoire de la carotte géante avec le Kamishibaï, puis un atelier lecture d’histoires par petit groupe : chaque enfant a choisi un livre, accompagné ou non d’un adulte.

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Les enfants étaient pour la plupart passionnés par les beaux-livres récoltés quelques mois plus tôt par l’association. Pour ceux qui avaient envie, Abdel a lancé un atelier dessin et écriture d’histoire pour agrémenter le Kamishibaï d’histoires plus personnelles.

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Comme William, Mohameign et plusieurs autres étaient demandeurs, nous avons fini l’atelier lecture par plusieurs jeux collectifs durant lequels d’autres enfants nous ont rejoints. Pour se calmer un petit peu, Abdel relaxe le groupe avec un exercice de sophrologie dans les nuages, parmi les oiseaux surplombant la mer. La journée s’est terminée par un bon petit goûter

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Mardi

Avec un fameux équipage de 35 adhérents parents, jeunes et enfants, les Vacances Familles des Robinsons ont abordé,
tout sourire aux lèvres à Paris plage sur le bassin de la Vilette.
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Une petite baignade dans les piscines d’eau de la Seine, un pique nique en commun et chacun se sépare.
Les plus grands s’équipent pour un tour de tyrolienne au dessus du canal
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Les jeunes pousses font du petit bateau à manivelle
Les familles expérimentent le pédalo
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Et tous se reposent au rythme des chevaux de bois
Haute en couleur cette journée restera longtemps vive dans l’esprit de chacun.
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