La réalité frappe de l’extérieur (Kant)


Il faudra bien REQUALIFIER le social car il n’y a pas d’autre issue, si on veut que la vie et la Ville restent possibles.

Aujourd’hui certains discours continuent de tourner en creux et en boucle qui se proposent tour à tour de “moderniser”, de “requalifier les parents”, recentrer pour la millième l’école sur les fondamentaux, d’adapter les inadaptés, de rendre employable les sans emplois, de vider et de sécuriser les espaces publics…

Des professionnels croient parfois sincèrement que la réalité devrait se conformer aux cadres qu’ils imaginent être celui de leurs métiers ou institutions.

Certains espèrent même encore de mesures sans cesse plus autoritaires, violentes censées “rendre possible leur travail”, mais  … qui ne font pourtant qu’augmenter les problèmes.

On s’imagine toujours que les publics qui ne trouvent plus de place, plus de réponses dans le institutions, n’attendraient qu’un médiateur, ou un censeur.

Nous explorons au contraire une autre voie; le social est possible, il est là tout proche. Il suffit de sortir, “il suffit d’aller vers”, il suffit de construire et de produire avec tous ceux.. sur qui on parle, mais avec qui on ne parle plus.

C’est ce que vérifie par exemple Yuna, stagiaire dans l’association, quand elle crée tour à tour (et en partant des gens) , en deux trois semaines, de nouveaux  ateliers spontanés et partagés de tricot, couture… pétanque et palet breton!

Aujourd’hui réaliser un tel travail, qui permet de créer de la communauté et du lien est un enjeu fondamental, que l’on prenne les problèmes sociaux du point de vue de l’école, de la parentalité ou de la simple prévention. C’est la base, la nécessité.

Le travail social communautaire permet de refonder le travail social en lui redonnant son espace, en refusant son enfermement, sa fragmentation, sa “taylorisation”.

Mais comment le soutenir? Comment le pérenniser?

A Intermèdes Robinson nous sommes très inquiets sur les possibilité d’une action comme la nôtre de tout simplement continuer à exister… demain.

Comment continuer à solliciter des financements précaires de plus en plus faibles à mesure qu’ils deviennent aussi et en même temps de plus en plus ‘tracassiers” et “bureaucratiques”?

La limite du tolérable est ici en effet atteinte quaond on vous demande 5 exemplaires de “36″ documents tous originaux , mais identiques (on les comparera case à case) ; quand on vous demande 10 fois mais dans des tableaux différents les mêmes données; quand on vous demande l’année d’après de rendre compte d’un budget à partir d’un autre modèle budgétaire que celui sur lequel vous aviez sollicité; quand on vous demande de remplir informatiquement des tableaux non modifiables, formatés, non enregistrables… alors que vous travaillez à plusieurs?

Tout est fait pour que par défaut, le projet soit rejeté, sans réponse, négligé, renvoyé.

C’est tout le mouvement de création qui va du Bas vers le Haut qui ets aujourd’hui encore pénalisé.

Comment une association comme la nôtre, peut elle affirmer une identité globale, une unité d’action, quand dans la réalité celle ci est évidente, mais que cette unité ne rentre pas dans une certaine vision fragmentée ou cloisonnée, institutionnelle?

Nous entamons en ce moment un tour de rencontres des partenaires, institutions et collectivités. Nous mettons en partage et proposons des outils de grande créativité: “Crèche très sociale”, “Relais parentaux”, “Ateliers de rue”, “Université populaire de proximité”, “Cafés éducatifs”, ateliers de coproduction.

Il y a peu de temps encore, A Badiou demandait “que peut la pauvre réalité face aux représentations”?

Il semble que les choses changent , la réalité ne peut plus être contenue. Elle est têtue; elle “frappe de l’extérieur”. Il faudra bien y venir. Le plus tôt serait le mieux.

Notre réalité en ce moment, à l’association, c’ets le nombre étonnant de soutiens et d’appuis que nous recevons, c’est la mobilisation des parents, des enfants, mais aussi des bénévoles.

Vendredi, samedi, dimanche…, ça recommence

Et notre réalité du week end, c’est la succession des événements et “moments phares” que les enfants affectionnent particulièrement. Alors comme d’habitude, en rétro action:

Dimanche, notre “bio” dimanche

Soleil, soleil et encore soleil. Une nouvelle famille vient passer le dimanche au terrain, les ados de l’asso se mobilisent, les enfants s’organisent  et nous recevons des visites d’amis. Mais cela n’arrête nullement notre travail car nous détestons être distraits.

Parcelles retournées, pommes de terre plantées, fraisiers déplacés, serre arrosée tandis que les ados défrichent l’autre terrain, celui “des abeillles”, au point qu’ils en cassent les outils.


Bien sûr il y a aussi les jeux, le pique nique,  et toujours le soleil. Et puis , nous allons tous envahir nos amis d’Animakt … pour un “Beau dimanche”.

 Nos SamediS

Le samedi du Carnaval. Et oui, nous sommes de nouveau mobilisés pour le Carnaval de nos voisins de Saulx.

C’est toute une troupe de Robinsons qui envahissent Saulx; vêtus de rouge et de blanc selon leur groupe “d’appartenance”, les Robinsons composent la Batukada pour laquelle ils s’entraînent depuis des mois et patrouillent sur les routes de Saulx.

   Au moment final de regroupement dans le parc, à notre tous nos deux troupes donnent présentation de leur travail. La Batukada cette année changeait de style et jouait avec les rythmes.


Nous arrivons nombreux cet après-midi. Avec ce temps frais le défilé du carnaval nous réchauffe. Au groupe de Batucada s’ajoute des enfants qui sont présents pour la capoeïra. C’est au total un groupe d’une vingtaine de personnes adultes, ados et enfants qui défilent dans les rues de Saulx-les-Chartreux. Avec pour final, une représentation commune batucada et capoeira. Nous dégustons les beignets que nous à cuisiné Patrice et terminons la journée par un goûter à la Barakt d’animakt.

Pour finir cette belle après midi, un  goûter à Animakt …

Et en attendant… à la Villa Saint Martin

Cet après-midi avec moins de chaleur, on n’est pas nombreux car les enfants participent au Carnaval  de Saux-Charteux où ils jouent de la batucada et font de la capuera. Mais on réalise quand même des bons crumbles à l’atelier cuisine, deux chocolats, banane et un à la pomme !  Et d’autres essayent de viser avec précision une planche en bois avec des palets… c’est le palets breton, un jeu typique ! (importé par Yuna)

Vendredi

Au jardin de Chilly

C’est en petit comité que nous nous rendons au terrain de Chilly. De nombreuses visites en cet après-midi. Tout d’abord Anne Laure Jeffrard de la mairie et une artiste d’une compagnie artistique viennent nous présenter le projet de la future exposition sur le thème du jardin qui aura lieu au parc du château. Ensuite, nous recevons Samuel Girard éducateur spécialisé du centre soleil situé à côté du jardin. Il est venu avec un de ses groupes avec en prévision des actions sur le jardin en collaboration.

Atelier de rue à la rocade

Cette après-midi, on se croirait encore en été à la Rocade, le soleil tape ! On se met donc à l’ombre afin que les tous petits puissent s’installer aussi sur les tapis. Tout autour, assis dans l’herbe, de nombreuses mamans discutent pendant que certaines, un peu plus loin, jouent à la pétanque, tournoi animé par Sylvie qui compte et affiche les points !

A la Soirée conviviale

Ce soir, la cuisine africaine est à l’honneur ! Parallèlement, on s’exprime sur le thème de la famille en écrivant ou en dessinant sur une grande toile avec des feutres et des pastels ! Même les adultes y trouvent une petite place pour écrire un petit mot… Puis, en fin de soirée, la salle se transforme en cinéma et on regarde, tous ensemble, les vidéos réalisées par Sileks sur le projet « Art en Caravane » à Massy et au quartier et la vidéo réalisé par Emilie sur la capoeira au château de Buno…

Jeudi

A Massy

Aujourd’hui, c’est reparti pour les marionnettes ! Certains commence la fabrication et d’autres les finissent en leurs faisant un corps ou une belle robe afin qu’elles soient prêtent pour leur spectacle toutes ensemble. Les enfants imaginent pleins de façon de faire vivre leurs marionnettes et ils ont plein d’imagination ! On finit par faire un grand jeu tous ensemble où l’on coure, chante et même dance. Après le goûter et pour finir le projet « Art en Caravane »,  nous donnons des photos prises par Animakt et par les enfants aux familles en souvenir !

Au jardin de Saulx

Belle activité au terrain de l’équerre cet après-midi. Tout le monde jardine dans la bonne humeur et le groupe est dynamique. Les activités alternent entre arrosage complet de tous les semis, bêchage, désherbage. On éclaircit les petits plants de radis et en repiquons quelques uns.

Au skate parc

Un bel atelier cet après-midi au skate parc. Les mamans font du tricot, activité animée par Malika, autour d’un thé à la menthe pendant que les enfants s’éclatent sur les tapis autour de parties de mikado et uno !

Mercredi

Au jardin de Saulx

Il était temps d’arroser les pommes de terre, les radis, les fèves, les laitues et autres plants qui ont été mises en terre dernièrement. Puis nous avons pu mettre d’autres semis en terre telles que tomates marmandes et tomates cerises, avant de prendre un goûter bien mérité sous les premiers rayons de soleil ardents de ce début de printemps.

 

A la ludothèque 

Cette après midi à la ludothèque, trois grandes parties de Monopoly simultanées permettent aux enfants, sans se ruiner, d’expérimenter leur lecture et de bien rigoler ! Pendant ce temps, certains enfants, filles et garçons préparent un bon repas pour leurs poupons…  Après un petit gouter, tous ensemble, on sonne la cloche du parc Nativel !

À Moulin Galant

Coloriages et crayonnages puis parties de memory ont permis aux enfants de passer un bon début d’après midi. Juste à coté l’élastique fait son effet et permet à tous de rigoler. Certains devinent les noms d’animaux pendant que d’autre dessinent et lisent de jolis livre. L’après midi se termine doucement, il ne reste plus qu’a prendre la corde pour sautiller avant de prendre un bon gouter bien mérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Communiqué:

A l’heure où nous publions ces KroniKs, le camp Rrom de Massy a été “évacué”. Cette décision et cette évacuation se sont déroulés en 24 h 00 sans possibilité de recours suspensif. Nos associations impuissantes sont venues manifester leur amitié aux familles et aux enfants. Nous sommes désemparés et en colère, de cet  ”évènement” qui brise le travail éducatif établi, les projets en cours, les relations de confiance patiemment tissées, la scolarité d’enfants et d’adolescents et qui ne peut que renforcer la précarité et les difficultés vécues par les familles et enfants. Fidèles à nos principes pédagogiques, nous tenterons de rester en lien avec les familles et les enfants , quand ce sera possible.

Du coup, le titre de ces KroniKs, choisi avant ce “désastre”, prend bien entendu, un sens particulier…

 

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