Faire un film en Pédagogie sociale

L’impact saisissant des réalités sociales que nous rencontrons dans le quotidien de notre structure, offre une matière considérable pour une œuvre cinématographique.

En Pédagogie sociale, l’objectivité et la subjectivité s’entremêlent. Les drames, les crises sociales s’incarnent dans des visages et des relations qui nous sont chères.

Convoqués par la beauté tragique du Social

Face à l’adversité, nous faisons communauté autour d’une expérience d’appropriation et de compréhension des situations et de la réalité.

Tout cela nous pousse à créer, à exprimer, à témoigner . Tout cela nous pousse à produire des œuvres ensemble; mais aussi à les partager et à faire de leur spectacle, de véritables rituels de notre quotidien.

Ainsi, au cours de nos « soirées conviviales », nous projetons régulièrement les photos de nos actions de nos ateliers.

Ainsi nous produisons toute l’année, grâce au talent et à l’énergie de nos volontaires, bénévoles ou pédagogues, de nombreux clips, des vidéos sur nos activités et nos événements.

Mais nous créons constamment aussi, des dessins, des peintures, des bandes dessinées, des journaux , des poèmes, de la musique, du chant , et… des textes.

Notre art est social. Nos actions sociales sont artistiques.

De toute évidence , cette connaissance si fine, si profonde, si poussée que nos enfants, comme les adultes ont de la réalité sociale nous pousse à explorer de nouveaux modes de narration, de discours et de présentation.

Insuffisance de la description du Monde

Le reportage est insuffisant ; la narration et le témoignage , quand ils sont distants et factuels, ne sont pas à la hauteur des enjeux et de ce qui se joue dans les vies.

C’est pour cela, qu’une fois de plus, en Pédagogie sociale, nous avons à explorer les frontières artificielles , les limites communément admises , entre le personnel , le collectif, l’art et le social, l’objectif et le subjectif.

Et c’est ainsi que nous avons entrepris de créer un film , qui serait à la fois nourri de réalité , et qui raconterait une histoire.

Et ce film serait joué par tous les acteurs de cette même réalité.

« Marie et les Invisibles »

En Juin 2020, nous avons en quelques semaines seulement, réalisé collectivement le scenario d’un court métrage de « docu/fiction », intitulé « Marie et les Invisibles ».

Celui-ci a été écrit collectivement par les enfants eux même, qui partageaient les mêmes conditions de vie que leurs personnages, avec l’aide de Martin, Viguié volontaire formé au Cinéma.

Les lieux de tournage s’imposent à nous, d’eux mêmes. Ils sont tirés du vécu et de l’environnement direct des enfants et de notre public.

Nous connaissons leur existence; nous connaissons leur potentiel , comme décors.

C’est ainsi que l’environnement quotidien peut révéler une toute autre dimension. On peut le voir autrement.

Transfiguration des paysages

Littéralement, on est mesure de la « transfigurer » , et de passer aussi facilement qu’un pas de côté du réalisme au « sur-réalisme ».

Magnifier la beauté des espaces relégués, déconsidérés ou communs, est un pouvoir particulier de la Pédagogie sociale.

On connaît bien ce phénomène et on en est saisi au travers des photos de Thomas Bérard ; on retrouve du similaire dans certaines œuvres de Tony Gatlif (notamment « Swing« ).

Les enfants ont donc fait ce film , de multiples manières; ils l’ont à la fois vécu, imaginé et joué.

Ils en seront les auteurs, les acteurs, spectateurs, les commentateurs, les témoins et ceux qui s’en souviennent.

Filmer l’invisible

Exprimer leur vécu réel et imaginaire , c’est ce qui leur permet de se construire, socialement, comme personnellement, en mettant des mots , des histoires et des images, sur l’indicible qu’ils ont vécu.

En Pédagogie sociale , on pratique la résilience sociale , en retournant les stigmates.

On rejoue, en le magnifiant, tout ce qui a fait mal ou ce qui a humilié.

On change ainsi les images, à la fois de soi, de ses souvenirs et de son environnement.

Spectateur acteur engagé

Tout le monde n’est pas engagé pareil. Tous les enfants ne contribuent évidemment pas forcément au scénario, aux dialogues, au script. Tous ne jouent pas les premiers rôles .

Mais, dans notre manière de filmer, de tourner, même le figurant est acteur et auteur de son propre rôle; il est lui-même.

Il y a une grande liberté à choisir la réalité, même quand on raconte une histoire.

Nous ne sommes pas pris dans cette lutte insensée à vouloir conformer le réel à nos idées.

Laisser entrer le réel – accepter l’inattendu

Nous ne construirons pas de décors factices. Nous n’emprunterons pas des plans ici ou là dans des lieux décousus entre eux.

Nous ne recomposerons pas de manière coûteuse un lieu, un monde imaginaires .

Nous tirerons au contraire ce qu’il y a d’essentiel et d’inouï dans les espaces que nous habitons pleinement.

Confiance au Hasard

Et nous pouvons travailler et filmer en confiance. Nous avons d’ailleurs filmé « Marie et les invisibles » en 3 jours seulement, car nous savions faire confiance au Hasard.

Le quotidien, l’inattendu, loin de perturber le cours de notre film, venaient l’enrichir et le nourrir d’une manière que nous n’aurions pas su anticiper, mais que nous savons accueillir.

Dimanche 5 Juillet:Concert avec Haidouthi au Parc Départemental

C’étaient des retrouvailles post- COVID.

Un concert, public! Et un concert ensemble, avec nosamis d’Haidouthi.

Certes, nous avions répété la semaine précédente; certe aussi , nous avions fait avec certains d’entre eux, un clip de confinement.

mais tout de même! Quel retour!

Un concert, un beau parc, une belle scène … et retour vers un public enthousiaste et nombreux

Une journée, en forme d’avant gfoût de tournée, d’avant goût d’été .

la vie est belle (:-))

Samedi 11 juin

JOUR DE FÊTE AU JARDIN DE BEL-AIR !!

Fête du jardin, le temps est au beau fixe !

Zohra et moi nous plantons des poireaux avec quelques enfants habitués du jardin, et les deux petits arrosent pour qu’ils puissent grandir.

Puis la fête bat son plein : chips, boissons, salades et gâteaux à foisons au menu en ce beau jour d’été, et la musique résonne dans le quartier.

Les enfants et parents sont nombreux à nous rejoindre, à l’ombre d’un barnum où nous avons disposé une petite enfance et des ateliers peintures, et maquillage au henné. Plus loin, une pétanque et un jeu de badminton sont animés par Martin et Abdel, tandis que Greta nous passe une playlist endiablée composée par Hafsatou. Nicolaé quant à lui, prépare des beignets de courgettes.

Merci à tous pour votre présence et rendez-vous mercredi prochain pour de nouveaux ateliers au jardin !

Vendredi 10 juillet

Il était une fois à Antony Pôle…

Nous sommes allées sur un avant dernier atelier sur le bidonville d’Antony Pôle avant l’expulsion de l’ensemble des familles qui y habitent et qui préparent leur départ avec le plus grand soin afin de ne rien oublier.

Quant aux enfants du bidonville, nous avons voulu leur apporter un dernier sourire avant de leur dire « Au Revoir » et en même temps, « A bientôt ».

Ils s’amusent en faisant de la peinture et du tir à l’arc dans une bonne ambiance et avec de la bonne musique , de D.J Selena qui s’en occupe de la playlist.

En fin d’après-midi, nous profitons tous d’un bon goûter, bien mérité.

A plus !

Les vacances du quartier sud

Aujourd’hui, nous sommes allés à Bel-Air avec les enfants de la Rocade afin de jardiner et de faire de la peinture, du badminton et écouter de la musique. Le temps était au beau fixe, une atmosphère de grande vacances, des enfants partout, bref… une super ambiance aujourd’hui !

Anita et Hafsatou jouent à des jeux de société avec les enfants, tandis qu’Ingrid fait peindre les plus petits sur de grandes et belles feuilles A3 jaune, couleur de l’été !

Marie, Dusko, Zohra et Kenza arrosent, plantent une cinquantaine de plants de poireaux et désherbent comme à leur habitude. A demain pour la fête du jardin de Bel Air !

Jeudi 9 juillet

Entre les murs du parc de la Corneille…

Aujourd’hui, nous commençons la journée avec un passage au jardin pour planter une cinquantaine de poireaux et deux plants de basilic. Ensuite, on enchaine sur un atelier à Massy où une quinzaine d’enfants nous rejoignent ! Un atelier henné se met en place, Marie dessine sur les mains des garçons et des filles volontaires.

Dusko et quelques enfants jouent au badminton, tandis que Jeanne-Eve a organisé un atelier philo et un quoi de neuf avec Cassian, Camélia, Eyden, et tous les autres.

Nous terminons la journée par un goûter, certains reprennent 5 fois des madeleines et la grenadine coule à flot. A la semaine prochaine !

Les lumières de la Villa Saint Martin

Aujourd’hui, nous commençons la journée avec des jeux collectifs. Mariama accueille les enfants sur un atelier petite enfance, tandis que Nicolae et Ingrid préparent leurs ateliers d’animations tels que : le tir à l’arc, le badminton, la course en sacs, des parties de frisbee… Les enfants d’âges différents sont ravis de participer, et tous passent d’un atelier à l’autre. Lors de cette journée étaient présents des clowns qui ont animé les différents moments avec les enfants, petits et adolescents.

A la fin de cette belle journée ensoleillée, nous nous réunissons tous pour le goûter.

Mercredi 8 juillet

Atelier de St Eloi : « à nous la liberté ! »…

Aujourd’hui comme souvent les enfants nous attendaient, ils nous ont aidé à décharger le camion puis nous leur avons expliqué notre intention : décorer le mur appelé par les habitants  « le mur de la honte » avec de la mosaïque et pas n’importe comment en inscrivant « I can’t breath » en hommage à Georges Floyd dont nous avons beaucoup parlé lors de notre dernier atelier philo. D’ailleurs ce sont les enfants qui ont inscrit « I can’t breath » sur les affiches que nous avions réalisé lors de notre dernier atelier philo. Nous nous sommes donc servis de cet élan !

Les enfants ont adoré cette activité qui a demandé à chacun beaucoup de minutie, de concentration mais petits et grands ont participé et se sont attelé à la tâche sans rechigner… bien au contraire ! Ils ont été très impliqués et motivés ! Le résultat était saisissant ! Nous étions fier du travail réalisé et nous nous souviendrons longtemps de ce travail collectif.

Nous avons fait une pause goûter car notre atelier a été long !

Nous avons aussi organisé notre prochaine sortie à Paris Plage ! Les enfants étaient ravis et nous nous sommes dit à mercredi prochain !

Maite

Bel-Air : Le jardin d’émeraude…

Aujourd’hui à Bel-Air on a profité de la belle journée et du jardin. D’abord, on a réalisé des cahiers qui nous ont servi de support pour créer notre propre herbier. On a donc décoré les cahier avec des motifs floraux.

Nous avons ensuite copié avec du papier calque les dessins des légumes qui ont poussé dans le jardin de Bel-air. En même-temps, Gratiella s’occupait de faire ses tatouages aux enfants avec du henné. Avant de prendre le goûter tous ensemble, nous nous sommes regroupés au milieu du jardin pour commencer une chasse au trésor ! Le but était de trouver les légumes que l’on avait dessinés.

Les enfants se sont mis à la compétition et ils ont pris confiance avec les plantes et leur position dans le jardin. Pour la prochaine fois, d’autre activités sont prévus autour du jardin de façon pour que les enfants puissent nous aider à l’embellir.

A la prochaine !

Chiara

400 coups aux Champs fous…

Aujourd’hui atelier Champs fous, on propose plusieurs jeux collectifs : du foot, des grandes parties de frisbee et du badminton.

On s’amuse aussi au billard contre notre championne Clémence qui est imbattable.

Abdel propose de grandes parties de tir à l’arc en inventant de nouvelles cibles avec des plots pour pimenter un peu le jeu.

Les enfants développent aussi leur sens de l’équilibre et leur concentration en s’entrainer au slackline.

Pour ceux qui veulent des ateliers plus calmes sont proposés à l’ombre notamment des parties de petits baccalauréat.

On termine cette belle après-midi en prenant un goûter tous ensemble.

A la semaine prochaine !