« La nasse » est le nom d’une technique policière , qui, quoi qu’ancienne, s’est largement répandue ces dernières années. La nasse est à l’origine, littéralement, un « piège à rat » qui a la particularité de laisser passer le rat dans un sens pour attraper un appât et de l’empêcher par la suite de sortir du piège.  Une nasse, symboliquement c’est  un passage irréversible.

La technique policière qui porte le même nom, consiste à regrouper, puis séparer, puis encore bloquer un groupe plus ou moins important d’opposants ou de manifestants agités, au sein d’une foule plus grande, pour ensuite appliquer différents types de répression collectifs et violents. Ce qui fait la particularité de cette technique répressive, c’est qu’elle tourne le dos aux principes traditionnellement admis quant au traitement à appliquer aux trublions et contestataires. Traditionnellement, l’effort policier consistait à empêcher ces individus de se regrouper, ou d’occuper une position dans la foule ou le cortège. Il s’agissait au maximum d’éviter toute situation  d’opposition frontale et collective.  Ici il s’agit exactement de l’inverse: le mouvement est provoqué, accompagné, puis bloqué jusqu’à ce qu’il soit réprimé collectivement.

Auparavant, il s’agissait de minimiser le phénomène, d’empêcher les militants désireux d’en découdre de se regrouper, et de se compter. Dans la logique policière, actuelle, de la nasse, on cherche au contraire à identifier et visibiliser le groupe, mais c’est  pour le couper des autres à la fois physiquement et symboliquement: il s’agit de désigner les moutons noirs et de les stigmatiser comme étant les instigateurs de la violence … qu’au final ils recevront contre eux mêmes.

Par un retournement de la logique répressive, « être nassé » constitue en soi même une sorte de délit et partant, une justification anticipée de la répression que l’on recevra probablement.  La nasse fait ainsi oublier qu’elle constitue comme inévitable l’affrontement qui en découlera. Que peuvent faire en effet les groupes « nassés » et bloqués sinon tenter d’attaquer le point de la nasse qui leur apparaît comme plus faible pour s’en sortir?   Par une inversion logique et temporelle c’est « cette attaque pour en sortir » qui justifie a posteriori la nasse qui a provoqué (ou au moins attisé) le phénomène. On constitue ainsi des ennemis intérieurs qui deviennent visibles et visiblement violents et qui peuvent donc participer à une politique générale de découragement, d’intimidation ou de stigmatisation.

Si on considère la technique de la nasse en dehors et de son contexte policier et qu’on s’intéresse à ce qu’elle exprime comme mode de traitement collectif des minorités indésirables, on peut aussi entrevoir que son registre n’est pas seulement sécuritaire, mais concerne aussi le social. Dans le social aussi , on est passé d’un mode de traitement basé sur le mouvement, l’accompagnement, la prévention de l’aggravation des situations et la dispersion dans la société globale, vers d’autres modalités d’action qui compartiment, bloquent et déterminent un parcours de confrontation violente et inégale.

Aujourd’hui, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre comment des catégories entières de la population se retrouvent « nassées », c’est à dire à la fois regroupées, bloquées et visées par l’évolution des politiques sociales. Etre Rrom aujourd’hui, jeune des citées, RSA-ste, ou chômeur de longue durée, constitue bien une position d’isolement au sein de la société et plonge chaque individu dans une catégorie désormais visée par nombre de mesures, ou projets de réformes « offensives » ou violentes en ce qu’elles ciblent leur catégorie.

Il ne s’agit plus de faire sortir les gens de leur catégorie mais qu’ils y restent et qu’en quelque sorte ils y pourrissent comme dans un piège. A force d’être bloqués, les groupes sociaux « nassés » perdent toute relation globale (et tout soutien) du reste de la société. Leur position, leur posture, leur situation perd progressivement tout sens. Ils ne font plus partie d’une catégorie sociale arbitraire, du fait de difficultés spécifiques ou de processus de marginalisation économiques et sociaux; ils font partie de la « nasse », par fatigue et décomposition: ils ont fait le mauvais choix; ils sont passés dans la nasse. Ainsi on décourage progressivement tout phénomène d’identification et de sympathie entre les catégories stigmatisées et le reste de la société.

Ainsi les « jeunes des cités » sont ils condamnés à rester « jeunes » pour tant d’entre eux jeunes jusqu’à 40 et 50 ans; ainsi les Rroms et les mal-logés, retombent -ils régulièrement à la rue et à l’insolvabilité ; ainsi les « sans-droits » sociaux reperdent le peu qu’ils ont acquis à toute occasion.

Bien entendu, une idéologie individualiste mettra toujours en avant des cas de promotion exceptionnelle, de sortie magistrale des situations socialement marginalisantes. Ce sont des « sorties » de la nasse, littéralement des exfiltrations, au cas par cas, qui ne changent rien au dispositif par lui même. Le but de la valorisation de la sortie de ces individus, sert à donner du poids à la « théorie du (mauvais) choix », qu’auraient fait tous les autres, pour rester dans une nasse dont la principale fonction reste cependant, bel et bien l’irréversibilité.

Aujourd’hui les catégories dans lesquelles on enferme les gens sont en effet tout autant irréversibles que promises à la dégradation de leur situation.

Après guerre, et jusqu’à la fin des années 60, on « excluait » les marginaux , c’est à dire qu’on les tenait « dans un ailleurs social », voire sociétal,  une irréductible altérité qui empêchait toute participation . On les mettait en quelque sorte dans un dehors dont on ne savait rien et dont on ne voulait rien savoir.  Les marginaux d’aujourd’hui, à l’inverse,  sont « inclus », c’est à dire qu’ils sont parqués, surveillés, connus, bloqués. C’est le véritable sens à retenir de cette notion d’inclusion souvent présentée comme l’aboutissement de la générosité sociale , mais qui dans les faits, constitue des « prisons de l’intérieur ».

On comprend où est le piège , ou la difficulté pour l’acteur social , désireux de lutter contre ces violences, ces blocages et ces enfermements.  Il ne peut en effet entrer en contact avec les groupes et les individus « nassés » qu’en contribuant indirectement à leur propre enfermement ou blocage.  Plus il les cible, plus il fait des projets pour eux, …plus il les enferme. Il peut, lui aussi, à force d’accompagnements affaiblir un point de la nasse, mais celle ci se reconstituera un peu plus loin , car « l’effort pour en sortir » justifie et provoque le renforcement du dispositif et de l’assignation.

Que faire alors? D’abord, il faut se reconnaître comme « nassé », apprendre à voir la nasse, pour ce qu’elle est: la condition irréductible, première , indispensable pour travailler à toute modification de la situation.

Comprendre les rouages des facteurs d’exclusion, apprendre à reconnaître comment ils s’agencent et se renforcement les uns, les autres, constitue le préalable à toute difficulté d’agir. On découvre pourquoi le désir de comprendre est tellement réprimé, découragé au nom de la vindicte d’une « pseudo culture de l’excuse »; car quand on commence à voir et à comprendre, on ne voit plus du tout le monde de la même manière que les journalistes, les politiques et les médias et tous ceux qui s’arrogent le monopole de sa représentation.

La Pédagogie sociale , depuis Freire, est école de compréhension de « sa » condition.  C’est la tâche même de tout ce que l’on met en oeuvre dans nos ateliers et auprès des publics les plus « nassés »: activités d’expression de soi (dans la dimension individuelle et collective du « soi »), propositions d’organisation.

On ne se sort pas de la nasse en attaquant ses limites mais en l’occupant, en l’organisant, en  en faisant un « centre désirable » par l’expression et la communication,  et en convainquant les autres de venir nous y rejoindre.

C’est comme cela que les clôtures cèdent toujours: quand elles sont simultanément attaquées des deux côtés.

Au jardin, aujourd’hui le dimanche 02 juillet 2017 :

Nous avons commencé par déjeuner, le temps était couvert et il pleuvait. Nous avons désherbé avec les enfants et une maman qui était présente avec Iasmina et Nathalie. Des concombres et courgettes ont été ramassés.

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Un temps d’échange s’est organisé naturellement entre les adultes et les enfants. La cabane a été réparée et on y a fait un ménage de printemps en été ! (sous une pluie d’automne).

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Le goûter nous a fait reprendre des forces pour reprendre la route vers d’autres aventures !

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A très vite Saulx-les-Chartreux 😉

Villa Saint Martin:

Aujourd’hui a la Villa Saint Martin, la pluie est tombée toute l’après midi et s’est arrêtée juste avant qu’on arrive, ouf !

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Des  enfants pointent le bout de leur nez, et nous allons faire un tour du quartier pour aller à la rencontre des autres!

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En revenant nous jouons au jeu des 100 pays, où il faut deviner le nom d’un pays a partir d’information que l’on a dessus, on fait de la balançoire, on joue au jeu des sept familles, et l’on va faire un petit tour au jardin, pour voir si ça pousse et faire des bouquets de fleur.

Atelier Vauhallan du 01.07.2017

Étaient présents sur l’atelier : Laura, Marion, Lari et Daniel

Il y avait un vingtaine d’enfants de tous âges.

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Nous avons commencés par une petite présentation en cercle suivi du légendaire « tomate-ketchup » sous les yeux amusés des parents.

Un atelier petit enfance a pu être installé avec de petits coloriages.

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Pour les plus grands, du match de foot. Les filles comme les garçons étaient réunis pour l’occasion.

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De plus, deux adolescents se sont joints à nous en cours de route.

Cette journée s’est achevée avec la distribution du goûter qui s’est faite dans le calme.

Atelier Parthénon:

Étaient présents sur l’atelier : Iasmina, Élodie, Mallaury, Nathalie et Céline, Annick.

Une petite trentaine d’enfants cet après-midi ont été accueillis par l’équipe sans compter les six parents qui ont tous joué avec leurs enfants.

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Nous avons proposé un atelier musique : tout le monde a participé, les petits et les plus grands. Nous avons aussi joué à des jeux de société. Les coloriages sur le thème du voyage ont bien plu.

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Le goûter s’est bien déroulé, nous étions nombreux ce jour car tous réunis au Parthénon.

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Merci à tous et à samedi prochain !

La Rocade :

Le 30/06/2017

Étaient présent sur l’atelier, Goundo, Mathilde, Nathalie, Julien, Abdel et Saman.

Entre les averses de pluie,  nous réalisons un atelier Marionnette sur la petite enfance, les enfants  se prennent au jeu.

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L’atelier Cerf-volant  se passe très bien, autour des constructions on discute et on s’amuse bien.

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Le jeu collectif se passe bien surtout en fin d’atelier.

Belle journée à la rocade

Skate park :

Le 29-06-2017

Aujourd’hui au Skate Park, la pluie est au rendez-vous, et pour cette fois-ci, il y a moins de monde que d’habitude. On s’abrite un peu avec l’espoir que la pluie s’arrêtera bientôt, et Laura accueil pour une courte durées quelques gamines qui veulent jouer avec elle sur la petite enfance.

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Les autres malgré ça, commence un match de foot sous la pluie avec les gamins pour s’échauffer et oublier le mauvais temps qui fait.

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A bientôt .

Au jardin de Saulx :

LE 29-06-2017

 Aujourd’hui le ciel est couvert des nuages, il fait un peu frais mais nous sommes présents au jardin comme d’habitude.

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Avant que la pluie commence à tomber on décide de mettre tous la main à la pâte et de commencer à butter le reste des pommes de terre  et avec l’occasion de désherber aussi. Larry s’apprête à débroussaillés tout au long des grillages et Franck avec la brouette suis Nicolae et Daniel pour charger les mauvaises herbes, et avec l’occasion on ramasse aussi quelques patates.

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Massy Parc  :

Quel vent aujourd’hui à Massy ! On installe la tente car le temps menace de virer au grain !

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A l’intérieur on installe la petite enfance, où l’on raconte des histoires, et l’on remplit des coloriages thématiques.

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Dehors on a sorti la Slake-line et le Molki. Sur les tapis on fait des crocodiles en perles.

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Tout à coup, c’est le drame ! Une pluie diluvienne s’abat sur nous ! Vite on se réfugie dans la tente, quelques courageux restent à la slake line et au molki ! Heureusement, l’averse est de courte durée et l’atelier reprend son cour.

Au potager :

Le 28-6-2017

Depuis ce matin la pluie s’impose et elle n’est pas prête pour s’arrêter.

Nous on prépare le camion et on charge le goûter puis on prend le chemin vers le jardin mais pas avant de passe à Epinay pour récupérer quelques gamins.

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Une fois arrivées au jardin nous allons cueillir les courgettes. Sous la serre comme on a libéré de la place Nicolae plant encore une quinzaine des pieds de tomates, et il complète les autres sur la parcelle du milieu.

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Les autres arrosent sous la serre car la pluie elle s’en occupe de l’arrosage du  terrain.

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Avant de partir on met les courgettes et quelques salades dans une cagette et nous partons.

Atelier Résidence Fontaine Augère Chilly Mazarin:

Aujourd’hui nous sommes allés à la résidence 3F Fontaine Augère à Chilly Mazarin.

Nous étions invités à faire une animation sur le développement durable et la citoyenneté pour la fête des HLM.

Nous avons mis en place 3 ateliers, très prisés par la quarantaine d’enfants qui nous attendaient pour l’évènement.

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Nettoyage des murs de la résidence avec des éponges et un sceau et des produits d’entretiens écologiques

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, mémory de l’éco-tri et grand tri des emballages avec épreuve de rapidité ont fait la joie de tous.

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Un gouter pris dans le parking a prolongé la fête malgré la pluie battante.

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Atelier d’Évry:

 

Aujourd’hui nous sommes allez voir les enfants du camp d’Évry en compagnie de : Daniel, Laura V, Lary, Elodie, Mariam et Nelson.

Nous sommes arrivés et avons commencé par se présenter puis par un « Tic-Tac Boom ! ».

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Puis nous avons installé plusieurs ateliers comme la petite enfance ou il y a eu 5-6 enfants qui se sont amusé à la dinette et au jeu de construction avec les kaplas.

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Comme autre atelier il y avait le coloriage et anti-coloriage et des dessins avec une suite de chiffres pour à la fin nous montre un animal ou il y avait beaucoup d’enfants qui tourner entre le coloriage et l’autre atelier.

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L’autre atelier qui est de la peinture sur des cartons ou les enfants ont écrit des mots et d’autres choses.

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Nous avons fini cette journée malgré le temps avec un petit jeu collectifs et le gouter.

 

Atelier d’Epinay

Aujourd’hui nous sommes allez à Epinay voir les enfants du bidonville en compagnie de Yassine, Laura V, Lary, Marion W, Mariam, Gundo et Nelson.

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Nous avons commencé cette journée par une présentation de chacun d’entre nous et avons enchainer sur un « Tic-Tac Boom ! »

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Nous avons installé un atelier coloriage et jeux de sociétés ou les enfants se sont amuser.

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Un atelier peinture ou les enfants ont pu montrer leurs créations.

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Et un atelier crêpes autant convier par les enfants.

Et nous avons fini par le jeu du « chef d’orchestre » avant de prendre le gouter et de finir cette journée et de dire au revoir aux enfants.

Saint Eloi :

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Aujourd’hui, le temps est menaçant à l’atelier de Saint-Eloi, aussi nous installons 2 tentes, Une pour la petite enfance, l’autre pour la peinture.

Les enfants nous attendent nombreux à l’atelier et nous aident a installer le matériel et monter les tentes

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A la petite enfance on fait des coloriages thématiques de différents pays.

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A la peinture, on fait de grandes fresques collectives qui finissent en gros gribouillage !

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Aux jeux collectifs, on fait du basket et de la boxe. Medhi, un nouveau bénévole, coach les enfants pour leur apprendre à jouer collectif.