Vacances: on n’abandonne pas que les chiens…

Vacances: on n’abandonne pas que les chiens…

Le mythe de l’entre soi

Les périodes d’été dans les institutions éducatives ou sociales, voient revenir régulièrement le même type de pratiques et de postures professionnelles ou occasionnelles.

C’est à peine si les nécessités liées à la période du COVID viennent bouleverser et compliquer tout cela. On se contentera de limiter les nombres de bénéficiaires, de réduire les temps ou de supprimer l’essentiel des programmes d’actions.

Mais on ne changera rien à l’essentiel ; on ne modifiera pas les habitudes, les attitudes, les croyances; tout ce qui fait la posture et la culture des acteurs sociaux en « vacances ».

Les temps de loisirs , dans la pensée des acteurs sociaux et éducatifs, sont toujours référés à un « idéal de Nature ».

Pendant les vacances, tout devrait venir naturellement: la bonne humeur, la bonne entente , les bonnes relations, les bonnes expériences…

… Et ce d’autant plus qu’il y aurait moins de contraintes (finie l’école! plus de quotidien à gérer) et davantage de soleil.

Qu’il s’agisse de séjours de rupture, de séjours collectifs, de sorties ludiques, le principe reste le même.

La rupture, le loisir, la suspension des supposées contraintes du quotidien , cela suffirait à constituer un projet, à produire du changement ou un bénéfice.

Il est là le socle de la croyance en « la Bonne nature des vacances ». Il suffirait de laisser faire , de laisser aller l’enfant, l’adolescent, la personne en difficulté dans un environnement , forcément chargé de positif pour qu’il en sorte du mieux.

Le mythe du lâcher prise

Et c’est ainsi, qu’avec si peu de doutes, tant d’animateurs, tant d’éducateurs, se contentent d’amener des individus et des groupes devant une quelconque étendue d’eau et estiment que leur travail est de rester en retrait, peut être en observation, en tout cas ailleurs.

Le travail éducatif se fera de lui même . Il serait forcément bon en soi que ces jeunes, que ces enfants interagissent entre eux ou avec l’environnement proche.

L’adulte, le tuteur, l’éducateur n’auraient aucun autre rôle que celui du recours.

A lui, de panser les plaies, les bosses, d’intervenir quand plus rien ne va, de gérer les accidents, les incidents, les clashs, les sorties, les déroutes… les conséquences en somme, de son propre abandon.

Mais en dehors de ces « réactions », cet animateur, cet éducateur n’auraient aucun rôle premier.

Ils ne savent et ne devraient que ré-agir; et non agir.

A contrario, en Pédagogie sociale, on comprend très vite que ce qui menace le temps des vacances, c’est justement, ce vide , le laisser-aller et l’abandon dont ces périodes sont synonymes.

Car pendant les « vacances », on n’abandonne pas que les chiens et parfois (paraît-il ) des belles mères sur les aires d’autoroute; on abandonne également les enfants, les jeunes, les collégiens … et en particulier les plus précaires et les plus pauvres d’entre eux en entretenant l’illusion qu’ils passent « certainement », du bon temps.

En Pédagogie sociale, on ne croit pas qu’il suffirait de remplir le vide des vacances par de supposées activités « de loisirs ».

Le déni de son rôle

On ne croit pas que la détente soit le remède à l’anomie. On ne croit pas que le séjour, que le voyage , que la sortie se suffisent pour amener réellement du changement; on ne croit pas qu’il suffise de mettre des enfants et des jeunes souffrants, en collectifs pour qu’ils se socialisent ; on ne croit pas qu’il y aurait des expériences bonnes en elle même, sans investissement, contact ou don humains, autour.

Il ne suffit pas de laisser des enfants entre eux, des journées entières, ou « de leur lâcher la bride » pour qu’ils vivent de bonnes expériences ; bien au contraire!

Il est curieux comment les institutions qui, dans leur fonctionnement ordinaire, tout au long de l’année, déploient toute leur énergie et tous leurs moyens, pour neutraliser toute influence extérieure à elles-mêmes, sont toujours capables du jour au lendemain, de tout laisser tomber , de tout laisser aller , avec pour seul viatique, quelques paroles et quelques réflexions d’une sidérante platitude: « ils vont vivre leur vie »; « A eux de jouer »; « ils se débrouillent entre eux », etc.

Au cours de mon expérience d’enseignant , déjà, je notais cette curieuse propension au retournement de situation et à l’abandon total.

Les mêmes instituteurs qui, pendant l’année scolaire, n’auraient pas lâché 5mn du temps collectif, pour une discussion de groupe, ou pour se saisir d’une initiative ou d’une idée d’enfants, pouvaient sans aucune réflexion, doute ou remords passer les derniers jours avant les vacances , à mettre les enfants devant des vidéos Disney.

Les collèges qui dramatisent 5mn de retard du jeune qui vient de loin, et qui a des problèmes, peuvent avec une grande légèreté dispenser tout le monde de la dernière semaine de classe , sans bien savoir où sont les uns et les autres, ni même si les parents en ont une idée.

Il y a un lien étroit entre la sur-dramatisation de ce qui se passe « dedans » et l’absence totale de pensée sur ce qu’il se passe « dehors », ou « ailleurs », ou « après ».

Chez les Robinsons, nous sommes convaincus de l’importance essentielle de la continuité, du « Non abandon », de la persévérance, et de l’attention portée à l’enfant ou au jeune, au delà de toutes ruptures et de toutes les « vacances ».

Des liens qu’on ne lâche plus

Nous sommes convaincus de l’enjeu de ne pas laisser les enfants et les adolescents seuls, fût-ce « seuls entre eux ».

Le Travail social, le changement social comme personnel, n’ont rien de naturels; ils supposent effort, et intervention.

Ils nécessitent de la conviction chez l’acteur social qui s’y investit , que ce qu’il fait est important et qu’il ne faut pas le lâcher.

Ce sont les nantis, les riches, les favorisés qui font l’apologie du lâcher prise.

Ceux là sont convaincus de la solidité des filets qui les soutiennent et qui les retiendront au final.

Pour les autres, nous avons à les construire.

Le nouveau sécuritarisme

Le nouveau sécuritarisme

En 2002 déjà, l’association précédente, Intermèdes, alertait sur le déclin de ambitions éducatives et sur le rétrécissement du champ d’action des « acteurs sociaux », à l’occasion de démultiplication des obstacles règlementaires, et sous couvert « de Sécurité ».

La suite des années n’a malheureusement fait que confirmer ce qui était déjà plus qu’un intuition à l’époque.

Le sécuritarisme comme « empêchement d’agir », affirmait on déjà , comporte deux visages; le premier est policier et lié à l’imprégnation pour toute la population, que nous vivons dans une société profondément insecure et que nous devons renoncer à notre liberté pour notre bien.

Le second est sanitaire , protocolaire et règlementaire et vise à mettre à l’abri toute action publique de toute récrimination possible. La peur du pire possible, la peur de mise en cause à tout propos de la responsabilité des uns et des autres a conduit à la mise en place d’une culture du renoncement, du défossement, du repli volontaire, du « droit de retrait », dont on a vu l’apogée lors de l’épisode COVID 19, entraînant la paralysie au moins momentanée de quasiment toute les structures et institutions éducatives, culturelles et sociales (qui se poursuit encore).

Ce qui n’était en 2002 , qu’une simple intuition, une sorte de pressentiment, à savoir que les préoccupations sanitaires (et règlementaires et juridiques qui l’accompagnent) et sécuritaires, « faisaient noeud », et constituaient un système qui rend progressivement impossible toute initiative éducative et sociale.

Empêchement, paralysie volontaires, ont ainsi lentement gangréné les institutions et les pratiques d’équipes de professionnels.

Mais il semble que le COVID 19 ait constitué une accélération sans précédent de ce phénomène.

Nombreuses sont les institutions et les organisations que ne rouvriront pas et ne reprendront pas si facilement les pratiques et les actions qui ont été trop rapidement abandonnées .

La promesse d’une « épidémie durable » vient encore renforcer cette impossible reprise à un état antérieur , qui était pourtant déjà bien défaillant.

La perspective d’une telle reprise est en effet fragilisée à trois niveaux différents:

  • sur le plan individuel, des acteurs , ceux ci sont invités à considérer la reprise de toute action , comme précaire , risquant à tout moment une annulation ou un retour en arrière; ce n’est certainement pas cela quo va encourager l’initiative et l’imagination,
  • Sur le plan de l’économie sanitaire et sociale, avec une incertitude totale sur la pérennité des moyens actuels, la continuité des actions et des investissements actuels
  • Sur le plan règlementaire , avec un risque perpétuellement renforcé d’être mis en cause , voire pénalisé par toute action publique ou dans les espaces publics et communs.

Et au dessus de ces éléments, liés à la période actuelle, on voit aussi s’esquisser une nouvelle logique, une nouvelle limitation de l’action publique, de longue durée, au nom des risques « sanitaires » .

Qui peut dire que la peur d’une pandémie ne sera pas perpétuellement remplacée par une autre? Ne risque t on pas de se retrouver dans un cas similaire du dispositif « Vigies pirates », créé il y a plus de 30 ans, à l’occasion d’événements sécuritaires particuliers, mais passé dans les mœurs et perpétuellement renforcé , depuis lors?

Qu’est ce qui est un accident et qu’est ce qui est un tournant?

Un tournant dans les mentalités, les pratiques,tellement radical que bientôt, on ne croira plus qu’il y a un an, à peine, tout était encore différent. On perdra encore un peu plus la mémoire du « vivre ensemble », de ce qui est réellement possible.

Nous serons pris dans l’évidence de l’Impossible et du renoncement.

Or, c’est le contact que nous sommes en train de prendre.

Le contact humain, en premier lieu, celui qui nous faire sentir proches et ensemble, en tout cas concernés, les uns par les autres. Celui qui nous permet de se sentir moins seuls et d’oser la confiance en autrui.

Mais aussi le contact avec les publics, les groupes, les enfants et les familles de plus en plus invisibles au fur et à mesure que l’éloignement des institutions le enfonce dans la précarité.

Et bien entendu la pire perte de contact est celle d’avec la réalité sociale , la réalité de ce qui nous entoure, de ce qui survient et de ce qui arrive.

Deux Mondes sont aujourd’hui en danger de faire durablement sécession; l’un se remplit et se gave de « discours », de protocoles, de programmes, de procédures, de règlements.

L’autre ne se sent déjà plus concerné ; abandonné il devient la proie de toutes les violences , à commencer par les pires: le silence et l’invisibilité.

MARDI

Bel Air

En passant par le jardin…

Deux heure d’arrosage et de nettoyage du jardin cet après-midi, afin de le rendre vivable pour les ateliers à suivre. A bientôt dans notre potager !

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Atelier Parc du chateau

Un super atelier ! Les ados étaient au rendez-vous, nous avons joué aux jeux de société et nous avons appris à mieux nous connaître !

Les petits ont profité de la petite enfance, nous avons lu plein d’histoires et fait plein de constructions.

Nous avons aussi fait parler notre imagination à travers une activité dessin.

De plus en plus de parent discutent avec nous et sont ravis de notre présence.

Maite

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MERCREDI

Atelier des Champs Fous

Un beau soleil cette après-midi au Parc des Champs Fou et un bel atelier tout au long de notre activité avec petits et grands.

Une fois arrivé sur place Nicolae et Lionel font le tour du parc pour récupérer les jeunes et familles qui veuillent partager une belle après-midi en notre compagnie et avec des activités comme : La peinture, les fléchettes, le tir a l’arc, les jeux de société, etc…

Une occasion de faire participer aux mêmes activités des enfants et des mamans pour le plus grand bonheur de tous.

A la fin de l’atelier nous finissons tous avec un bon goûter et sous le regard plaisant des parents.

A bientôt !

Atelier BEL AIR

Aujourd’hui, nous avions peu d’enfants sur notre atelier …

Cependant, nous sommes parvenus à captiver l’attention des enfants avec les jeux de société tels que le UNO et le TIC TAC qui a d’ailleurs eu énormément de succès.

Pour clôturer cet après-midi, nous nous sommes rassemblés autour d’un goûter.

A la fin de la journée, Mariama et penda s’occuperont de l’entretien du jardin.

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Atelier Fresque Massy – Jour 1

Début du stage de réalisation d’une fresque au parc de la Corneille à Massy, où nous accueillons dès 10h00 les premiers enfants, Cassian et Camélia, nos petits habitués des ateliers depuis 4 ans maintenant, et toujours fidèles au poste sur le parc pour nos ateliers !

Le thème de la fresque est : « Le monde d’après ». Un autre enfant nous suggère d’écrire à la suite de l’énoncé « … c’est le nôtre ! ». Cassian et Abdel dessinent une magnifique école pour tous et toutes, au dos de la fresque. La période de confinement a fait ressentir un vide aux enfants. L’école et l’apprentissage leur ont beaucoup manqué !

Ensuite vers 13h00 Lyam et Mélina nous rejoignent et décident que le monde d’après sera peuplé d’Intersports et de MacDonald’s où le masque serait obligatoire.

A 14h00, Marie va retrouver Anita et 6 enfants à l’hôtel Astoria de Massy pour qu’ils participent aussi à la fresque et profitent du parc. C’est le moment où la fresque devient la plus vivante : petits et grands s’essaient au dessin avec les bombes, chacun y va de sa petite idée du monde d’après : des fleurs, des aliens, du rose, du rouge, du vert !

Une fois la fresque bigarée terminée, nous nous rassemblons sous l’ombre du barnum pour l’éternel goûter de fin d’atelier. Merci à tous et à demain pour la suite du stage fresque !

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Atelier Saint Eloi

Très bel atelier cet après-midi. Tous les ateliers ont eu beaucoup de succès. Nous avons fait du dessin avec Rosie en laissant parler son crayon les yeux fermés !Le résultat est bluffant. Rosie a fait des portraits les enfants sont sous el charme et ils apprennent beaucoup à ses côtés.

Nous avons fait des jeux de société et des jeux en bois. Une grande petite enfance et un atelier « Quoi de neuf ? »  avec les pré-ados et ados. Cela nous a permis de faire connaissance car des enfants sont à St Eloi uniquement pendant les vacances. Nous avons ensuite pioché deux sujets pour notre atelier philo : « Qu’est-ce que la liberté? » et « qu’est-ce que grandir ? ». Ces sujets nous ont fait cogiter et nous avons passé encore une fois un moment fort en émotion et en partage.

Maite

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JEUDI

Atelier Fresque Massy – Jour 2

2e journée de graff à Massy, au parc de la Corneille ! Aujourd’hui on a décidé de faire expérimenter aux enfants la technique du pochoir. On dessine, on découpe, on colle, on bombe : le résultat en surprend plus d’un, et nous passons un bon moment à expérimenter. Ensuite, les enfants de l’hôtel Astoria nous rejoigne pour à leur tour essayer de confectionner leur propre pochoir.

Résultat des courses : une grue réalisée par Cassian et Abdel, plein de jolis cœurs, un nuage, des prénoms collés au scotch directement sur la fresque puis bombés.

De leur côté, Mélina, Lyam et Abdel écrivent « Le monde d’après » sur un cellophane tendu entre deux arbres avec une technique de pochoir très élaborée, multi-couches et multicolores. Le résultat est surprenant et très intéressant, nous prenons une belle photo de groupe tous ensemble.

Nous clôturons cette 2e journée de stage graff par un bon goûter sous le barnum ! A demain tout le monde.

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Atelier Olympiades Villa Saint Martin

Aujourd’hui nous préparons les rencontres et les activités inter-quartier pour notre futur évènements » Olympiades inter-quartiers », qui veut réunir des jeunes et adolescents de tous les milieux sociaux et culturels et des quartiers situés en zone urbaine sensible, comme à Chilly Mazarin, le quartier de saint Eloi, à Longjumeau les quartiers de La Rocade et Bel Air, et de Massy , du quartier Grand Ensemble, ou nous intervenons très régulièrement et ou nous essayons de mettre en place des rencontres pour permettre la libre expression, la réinsertion des jeunes dans les dispositifs du droit commun et de l’éducation et l’acceptation des uns et des autres. Nous luttons aussi pour aider les jeunes qui sont en décrochage scolaire et qui ne trouvent pas des formations nécessaires pour parvenir à s’émanciper.

Nous avons mis en place plusieurs activités qui réunissent en total une vingtaine d’enfants de tout âge et plusieurs parents qui accompagnent ces derniers dans leurs activités : Tir à l’arc, Fléchette,  Parcours du combattant avec des obstacles, Badminton, Atelier d’éveil de la petite enfance et plusieurs jeux d’équipe comme l’épervier, la balle au prisonnier et le berret.

Tout au long de l’activité nous déployons toutes nos forces à fabriquer avec les volontaires des brochettes de fruits pour le plaisir de tous. Du melon, du pastèque, des raisin, des pommes, des oranges et des fraises ont pu composer notre menu pour le goûter accompagnée d’un jus de fruit et la cerise sur le gâteaux, où plutôt le « tagada » sur le gâteaux.

L’animation des jeux a très bien fonctionné et petit comme grand a pu participer au parcours des obstacles , avec Nicolae et Chloé. Le berret animé par Ines et Jeanne Eve a bien plu à tout le monde qu’après cela nous étions tous fatigués. Heureusement que les tapis de la petite enfance étaient toujours déployés ce qui nous a permis de surpeuple et se reposer afin de recommencer une tournée de badminton et tir à l’arc avec Chloé et Jeanne Eve.

Ingrid, Inès, Pemba avec la petite Djadja  ont pu faire les brochettes de fruits avant de nous rejoindre pour une partie de balle au prisonnier.

L’atelier fléchette a mis à l’épreuve les plus futés afin de voir qui est le meilleur.

Une bonne ambiance et de la bonne humeur ainsi que de la joie ont régné tout au long de l’après-midi, surtout sous un soleil qui s’est montré plutôt généreux et nous a permis de profiter pleinement des activités.

La journée clos avec un bon goûter préparé sur place par les enfants et les pédagogues sociaux et un régal de brochettes a pu faire le bonheur de tout ceux qui était au rendez-vous.

A bientôt !

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JEUDI

Atelier Antony Pole

Anthony pole :

Nous revenons en force avec une autre activité qui donne envie aux petits et grands d’y participer et cette fois ci nous proposons de la peinture pour tous et des salades de fruits.

Entre temps l’atelier tir a l’arc fais l’unanimité parmi les jeunes et quelques adultes qui veulent à tout prix y participer.

Ines et Nicolae font les salades et avec Amir et Ariana qui s’intéresse aussi à cela.

Une bonne ambiance et de la joie et de la bonne humeur tout au long de notre activité.

Un bon goûter partagé avec les enfants et les parents malgré la chaleur insupportable.

A plus !

Atelier fresque Massy – Jour 3

Ce vendredi à Massy, nous clôturons notre stage graff ! Ce furent 3 magnifiques journées passées avec les enfants du quartier du parc de la Corneille, mais aussi avec les enfants de l’hôtel Astoria que nous avons ramenés mercredi et jeudi !

Aujourd’hui, nous décidons de réaliser 3 fresques avec 3 graphismes différents, afin d’embellir les revendications des enfants. En effet, pour le monde d’après, ils souhaitent des changements dans leur quartier. Qu’aimerions-nous voir dans ce quartier, en tant qu’enfants habitants ?

Cette idée séduit beaucoup les enfants. Au bout de deux heures de travail et un brainstorming autour de délicieux morceaux de pastèques, Mélina et Marcus, aidés d’Abdel, écrivent sur les 3 fresques les vœux de tous les enfants qui sont venus à l’atelier : avoir un ou plusieurs points d’eau dans leur quartier, ainsi que des toilettes publiques, mais également des vélos gratuits, des restaurants pour enfants gratuits (en effet, certains enfants viennent parfois aux ateliers le ventre vide), un parc aquatique gratuit, des piscines, des villas pour tous… Ces messages, certes éphémères, inscrit au parc de la Corneille nous l’espérons, retentiront et se feront entendre !

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SAMEDI

Atelier Olympiades à Massy avec Humanitaria

Aujourd’hui sous le beau soleil de Massy et en partenariat avec l’association Humanitaria nous mettons en place des rencontres autour des jeunes en situation de précarité, d’exclusion et de décrochage scolaire.

Dawari le coordinateur de l’association Humanitaria, ait installé au cœur du quartier un mur géant d’escalade pour le plaisir de tous.

Nos activités sont enfin installées et un bel atelier d’éveil de la petit enfance est mis en place et gérée par Grazzy et Ingrid , tandis que Nicolae et martin ont démarré les tournois inter-quartier avec les jeunes de 11-16 ans du quartier de Massy et ceux de Saint Eloi.

Plus loin les deux animateur sportifs d’humanitarisa récupèrent le reste du matériel ludique comme le tir à l’arc et le badminton et mets en place des tours et des compétitions entre les enfants.

Une bonne ambiance régné à l’horizon, les enfants sont plein de joie et les jeunes ont le temps de faire des blagues et de se marrer en faisant la course dans les sacs et puis le tournois de foot contre les plus jeunes.

Le mur à escalade à eu beaucoup de succès et tout le monde a pu le faire à plusieurs reprises sous les yeux bienveillants de Dawari et ses collègues.

L’après midi prend fin avec un super bon gouter pour une soixantaine d’enfants et jeunes.

A plus !

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Atelier Parthénon

Nous étions nombreux aujourd’hui à l’atelier. Nous avons beaucoup joué, lu des histoires, rigolé et nous avons fait connaissance de nouveaux enfants !

Une belle après-midi dynamique.

Maite

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Pathos!

Pathos!

Ceux qui connaissent Intermèdes-Robinson , savent avec quelle intensité nous nous occupons des enfants, comment nous organisons leur temps et leur espace, comment nous supprimons tout vide, comment nous donnons à vivre une présence intensive et constante, entre adultes et enfants.

Les passants, comme les spectateurs sont souvent témoins avec étonnement de la force et de la tension des moments que nous partageons COLLECTIVEMENT et entre nous.

Tout facilement est FÊTE et tout , aussi facilement est DRAME.

C’est comme si le temps s’était concentré; il faut « vivre vite » et à fond le moment qui passe, pour nous , ensemble, les uns avec les autres.

C’est l’environnement, le contexte qui s’estompent, tandis les instants vécus ensemble, selon la théorie, korczakienne, des « Moments« , prennent toute la place et toute leur importance.

Il y a en Pédagogie sociale , dans les moments les plus banals, dans la vie quotidienne elle-même , les mêmes principes que dans les tragédies de Racine, ou les poèmes de Musset.

Les deux principes de cette dramatisation des relations sont l’intensification et l’amplification.

Intensification

Le temps est rétracté; tout se joue à l’instant. Les enjeux de ce qui va advenir pour chacun, de ce qui devient en chacun de nous, sont devant nous.

Ce que nous vivons ensemble et à présent a valeur d’exemplarité, de modèle, de vérité peut être .

Et nous n’avons pas de temps à laisser filer, d’occasions à remettre. Ce qui changera changera ici et maintenant; ou ne changera pas.

Cette intuition, plutôt qu’une certitude, nous la partageons au quotidien avec les enfants et les adultes du groupe, avec lesquels nous vivons au jour le jour. Elle devient petit à petit notre évidence, comme un savoir que nous avons en commun.

Amplification

Il ne faut pas s’étonner alors que tout prenne une valeur exagérée; une valeur amplifiée. Pour le dire simplement, dans nos groupes « ça » crie souvent, « ça » pleure régulièrement, mais il y a aussi de la joie et des cris de toutes les sortes.

Là où les pratiques éducatives classiques, amènent les professionnels à prendre de la distance, à laisser passer du temps , à marquer des ruptures, nous faisons exactement le contraire. Nous revenons à la charge, nous associons de nouveaux protagonistes aux disputes; nous les rendons publiques, audibles et visibles… jusque dans leur résolution.

L’émotion est exprimée; elle est libérée. Autant dire que nous la rendons visible. Elle était déjà présente avant nos interventions, mais elle l’était au travers d’attitudes de replis, de rigidité et de fermeture.

Dans la fureur parfois, nous la libérons. C’est à dire que nous la rendons consciente pour ceux qui les vivent.

Nous revenons donc fatigués de nos jours vécus ensemble, de nos tournées de nos résidences, de nos « vacances familles », comme de nos ateliers.

Mais nous revenons heureux et plus déterminés, encore.

Enfants et adultes ont vécu une aventure émotionnelle, relationnelle , à la fois personnelle et collective.

Restitution

C’est une forme de culture commune à notre groupe, que tout se vive intensément et éprouve tout un chacun au moment même où on apprend à se connaître.

Nous ne sommes donc pas étonnées de voir les enfants se comporter quelques fois entre eux de la même manière dont nous les avons traités. Certains enfants surinvestissent tel autre qui est fragile ou en position difficile.

Plus un « camarade » risque de se rejeter et de s’auto-exclure, plus il est ramené au centre par le groupe.

Certains de « nos » enfants répliquent littéralement et quasi consciemment de la « Restauration narcissique » auprès de ceux qui en ont le plus besoins: Séances de photos, relooking, câlins, marques et gages d’engagement affectif, paroles et serments à demi-joués; tout est utile et tout est utilisé.

A ce compte , on n’est pas surpris que ces enfants grandissent vite, qu’ils gagnent une maturité étonnante, et qu’ils soient parfois même capables de théoriser et de l’exposer devant … des professionnels .

Conférence du 21 Juillet matin aux CEMEA (au 102), à Nantes, par L’ACAVALE

LUNDI

Tournée Aven Savore

Nous arrivons à Nantes ce lundi, accueilli par L’Acavale qui nous fait visiter la ville, on va au miroir d’eau en face du château et les enfants se rafraîchissent. Nous faisons un mini-clip dans les miroirs d’eau avec percutions corporelles.

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MARDI

Atelier Parc du Château

Un atelier tout en douceur aujourd’hui ! Le temps était doux et les enfants très attentifs et curieux de ce que nous proposions. Nous avons beaucoup joué et discuté en lisant des histoires, en réalisant des constructions et en jouant aux jeux de société. Nous avons rencontré de nouveaux enfants : Luciane, Liv, Giulia. Nous avons terminé par un bon gouter avec des crêpes au chocolat !

Pour le prochain atelier les enfants ont demandé de la peinture et des grands jeux !

Maite

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Tournée Aven Savore

Aujourd’hui nous sommes accueillis par Victoria dans le quartier du Breil pour un spectacle au sein du festival des Pataugeoires ! Nous répétons dans la magnifique salle allouée pour la journée. Après cette répétition, les enfants donnent tout et le public le leur rend bien, tout le monde est ravi de la performance de la troupe ! Les enfants rencontrent les autres enfants du quartier, et finissent par faire la fête tous ensemble !

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Vacances-familles Buno – 21 au 24 juillet 2020

Après des mois d’absences, le projet vacances-familles a repris ses quartiers au Château de Buno.

Une vraie bouffée d’air pur et frais, après le confinement.
Tout petits et très grands, se sont côtoyés dans une joie simple du quotidien partagé.
Que de retrouvailles!

Au sein de ce groupe plus restreint que d’habitude, nous étions 24, nous avons fêté 2 anniversaires, 5 et 6 ans. Les garçons été très fiers d’avoir fait eux même leur gâteau. C’est tout à l’image de l’ambiance qui a accompagné le séjour.
Journées bien rythmées, par de délicieux repas  fabriqués ensemble : couscous, tiep, tartes et quiches diverses, salades de fruits…
Quelques obligations comme la vaisselle et le ménage et le tri selectif que nous avons organisé dans nos assemblées des présents quotidiennes.
Et toutes sortes de temps libres bien remplis : jeux de société, baby-foot, veillée au feu de bois, baignade, tours de barque…

Nous avons laissé sur place quelques vivres et affaires pour le groupe d’août.

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MERCREDI

Atelier St Eloi

Quel Atelier !

Nous avons terminé de peindre le mur en bleu nuit avec Mamadou, Habi, Keni et Panati. Une sacrée aventure et nous sommes fiers du résultat. Nous avons été encouragés par un habitant du quartier tant cette activité lui semblait pleine de sens pour les enfants et pour les habitants.

Nous avons fait un très belle petite enfance avec des livres, des constructions et des jeux en bois.

Nous avons aussi fait comme à notre habitude un atelier QUOI DE NEUF ? et un atelier philo avec Kadidjatou et Aminata maman de deux petites filles ainsi qu’Habi.  L’atelier a été riche, les questions piochées ont été : Le monde serait-il meilleur si nous étions tous pareil et Qui suis-je ?

Rosie a fait un super atelier dessin, Djeneba, Chrismael et Fodi sont très attachés à cet atelier et ont très envie de poursuivre. Rosie les sensibilise au travail de l’autoportrait et plus généralement du dessin.

Maite

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Sortie Paris Plage

« Comme chaque été, nous avons fait notre habituelle sortie estivale à Paris plage.
Pendant nos ateliers hebdomadaires les mercredis, au quartier Saint Eloi, nous avions appris lors du jeu le « Quoi de neuf » qu’aucun des enfants ne partait en vacances cet été.
Alors on a fait cette sortie avec et pour eux.
C’était une chouette sortie avec pédalo, tyrolienne, douches de brume, glaces…
Mais, l’ambiance de fête que nous vivions habituellement a été amoindrie car le Covid 19 ne nous a pas permis de profiter de la baignade dans les bassins d’eau de la Seine car nous étions en groupe…
Et nous avons également peiné avec les transports en commun.
Il nous a fallu 2h30 pour rallier Chilly-Paris à cause des travaux sur le RER C. »

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Tournee Aven Savore

Aujourd’hui nous entamons la dernière journée de spectacle.

Un spectacle au quartier de Beaulieu sur l’île de Nantes, puis un spectacle au sein du festival des mini-spectacles de rue organisé par L’Acavale dans le quartier Clos Toreau. Magnifique ambiance, le public est très réceptif et tout se passe au mieux !

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JEUDI

Atelier Balladins

Quel après-midi extraordinaire !

Aujourd’hui, avec les enfants, nous avons réalisé trois ateliers : un atelier petite enfance, un atelier cuisine ( réalisation de brochettes de fruits) et un atelier jeux de société qui a été suivi d’une petite séance d’activités physiques, accompagnés d’un petit fond musical.

Les enfants étaient très réceptifs et vraiment ravis. Ils ont participé à tous les ateliers sans exceptions.

A la fin de cette superbe fin de journée, les enfants se sont rassemblés pour un goûter royal !! Au menu : brochettes de fruits, friandises, pains au chocolat…

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Tournée Aven Savore

Aujourd’hui, avant-dernier jour de tournée : nous partons à Pyriac-sur-mer afin de naviguer sur un magnifique voilier grâce à Jean-Claude ! 2 groupes composé de 6 enfants ravis partent en mer. Nous nous baignons et profitons de l’océan Atlantique, de ses bords de plage et ses churros, ses gigantesques glaces. Quelle expérience unique, inoublibable !

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VENDREDI

Atelier Antony Pôle

Aujourd’hui c’était un après-midi très agréable…

Grands, petits, enfants, parents ; tout le monde était de la partie ! Nous avions différents ateliers : peinture, jeux collectifs ( badminton et tir à l’arc) et un atelier cuisine ( avec des beignets de courgettes et des brochettes de fruits). C’était un moment très convivial ; les enfants étaient vraiment ravis. Tous les ateliers ont eu beaucoup de succès.

Pour clôturer ce bel après-midi, nous avons prit un grand goûter avec les enfants mais aussi avec les parents… Tout a été apprécié.

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Le projet individualisé – passion triste

Le projet individualisé est comme un idéal sans passion; il s’est présenté dans le secteur professionnel du Travail social, comme une évidence; comme un point d’arrivée, une sorte de destination finale.

Un idéal sans passion

Le projet individualisé dans son énoncé même est en effet un mixte entre une croyance, une injonction et une réduction.

Une croyance , car comment pourrait-on croire à autre chose? Quelle autre boussole, les équipes, les acteurs sociaux, les institutions, les politique sociales pourraient elles avoir qui serait plus précise et plus légitime qu’un projet pensé pour répondre aux besoins spécifiques d’individus?

Une injonction, car le projet individualisé ne peut pas être un outil parmi d’autres ; il est L’OUTIL, l’alpha et l’Oméga, juste par définition.

Une réduction, car dès lors, il n’est plus utile de penser autrement et d’autres objets: exit les expériences éducatives, les expériences collectives et communautaires; exit les expériences , les aventures, les expérimentations. Le travail social est désormais consigné dans un document unique.

L’individualisation , c’est le néant.

En Pédagogie sociale, nous connaissons les pièges de l’individualisme et de l’individualisation. Nous savons que l’individualisation des procédures d’une institution, mène à l’impuissance ; l’impuissance des acteurs à se saisir de leur métier et à augmenter leurs marges de créativité , d’initiatives et de pouvoirs d’agir; impuissance des bénéficiaires, renvoyés à eux mêmes, « leurs besoins », leur projet obligatoire et sommés de relier à toute création de lien véritable, au nom d’un idéal de mobilisation personnel et d’autonomisation.

Nous savons en Pédagogie sociale, en Pédagogie Freinet que plus u problème social, sociétal devient massif; plus il devient envahissant et destructeur, plus on tend à en individualiser le traitement et les procédures. Il n’y a plus de chômage, il y a des problèmes d’employabilité; plus d’échec de l’École, mais des décrocheurs et des décrochages; etc…

L’individualisation est un double leurre d’une part parce qu’elle enferme une problématique sociétale dans un individu qui n’a pas prise, mais aussi parce qu’elle égare à la fois cet individu et son acteur social de toute compréhension globale des enjeux.

On nous vend l’individualisation, la personnalisation comme une pratique respectueuse des différences de chacun alors qu’en réalité l’individualisation , la personnalisation des projets éducatifs et sociaux, nie toutes les différences.

Tout individu est sériel

Rien ne ressemble plus à un projet individualisé… qu’un autre . L’individualisation, la personnalisation en chaine , mènent tout droit à la standardisation des objectifs, des moyens, et des procédures d’accompagnement social.

L’individualisation, on le sait depuis Sartre , mène à la sérialisation, c’est à dire à la conception (et la fabrication) d’individus sériels, interchangeables, équivalents entre eux et parfaitement normalisés.

Dans nos pratiques, inspirées des grands pédagogues sociaux (Freinet, Freire, Korczak , Radlinska) , nous opposons la notion d’individualisation à celle de « personnalisation ». Contrairement au langage institutionnel courant qui mélange ces deux termes, nous définissons la personne comme le produit d’un croisement d’influences , liées à la petite et la grande histoire de tout un chacun.

Penser la personne contre l’individu

Pour nous la personne est forcément le produit mouvement et forcément inachevé de la synthèse et du conflit d’influences sociétales, familiales, culturelles , plurielles.

Dès lors, l’objectif , la particularité de toute entreprise socioéducative, vise à favoriser la conscience de cette diversité et de cette multiplicité , chez toute personne. cela passe par l’appropriation et l’utilisation, par le sujet, de tous les moyens d’expression artistique, sociale et politique.

Cette expérience , cette pratique même de la vie sociale , s’ancre et se déroule dans un collectif ou une ensemble de collectifs , inséparables du sujet.

Seul un travail social de type communautaire rend possible une telle entreprise et cela passe par la création et l’organisation de collectifs directement dans les milieux de vie « naturels » des personnes et des groupes.

(texte écrit pour la revue Lien Social)

Tournée Aven Savore ! Avion, Angers, Nantes 2020


En tournée depuis le jeudi 16 juillet, nous avons eu le bonheur de jouer dans les quartiers populaires et chaleureux d’Avion, sur des scènes magnifiques à Angers puis dans le coeur populaire de la ville de Nantes.


Nous sommes passés sur des scènes originales comme le Bistrot des Citoyens du Monde à Angers ou encore au Festival des Pataugeoires, au sein du quartier du Breil à Nantes.


Accueillis partout comme des reines et des rois, salués, applaudis, félicités comme des professionnels, les enfants ont réussi un tour de force en cette période post-confinement : insuffler la joie et l’énergie là où ces deux dernières ont déserté ! 
Que de beauté, que d’émotions lors de ces 8 jours et 7 soirées, avec au compteur 7 spectacles réussis qui ont beaucoup fait progresser les enfants, aussi bien au niveau de leur posture que de leur rôle dans la troupe, que ce soit en chantant ou en dansant.


Nous tenons à remercier l’équipe de l’Afertes Mandela, Pierre, Renaud, Patrick pour leur accueil magnifique. Un grand merci également à Pierre et Jenny des Yepce pour les spectacles inoubliables passés à Angers dans des lieux nouveaux pour les enfants. Merci Victoria pour ton accueil incroyable au Breil devant la pataugeoire pour cette énergie, pour la discussion après le spectacle entre les enfants du quartier et les Aven Savore ! Enfin, gros big up à L’Acavale, Kévin, Oussama, Aurélie et Max pour l’organisation de nos allées et venues qui nous a permis de réaliser des spectacles de qualité ! Comment ne pas se sentir en famille lorsque l’on est autant soutenu et entouré ? 
QUE VIVA AVEN SAVORE !

Dimanche 19 juillet

Suite de la tournée pour notre troupe Aven Savoré…

Aujourd’hui, direction Murs Erigné, au « Café des citoyens du Monde » à Angers.

Beaucoup de chaleur dans tous les sens du terme. Les enfants sont ravis.

Solo de chant de Kledjona, et toujours beaucoup d’émotions…

Ne cherchez pas le public il est avec AVEN SAVORE !

Un magnifique spectacle au Bistrot des Citoyens du Monde aujourd’hui où nous sommes reçus comme des reines et rois !

Bravo aux enfants qui ont dansé avec une énergie magnifique, et communicative !

Samedi 18 Juillet

Atelier de l’Hôtel Parthénon de Chilly

Un bel atelier cet après midi, nous sommes allés donner une valise complète à Aïcha qui s’apprête à accoucher d’une petite fille avec des vêtements de naissances et des jouets. Elle était ravie.

Nous sommes ensuite allés à l’hôtel du Parthénon, nous avons rencontré de nouvelles familles à qui nous avons expliqué notre travail et donné l’adresse de notre association. Nous avons fait un atelier très complet avec de la lecture (Audray Morelle a lu l’histoire des trois petits cochons toutes seule !), nous avons fait des constructions avec les briques et les puzzles. Nous avons joué avec les voitures et chanté des chansons.

Nous avons terminé par un goûter qui a beaucoup plu et nous nous sommes dit à très vite.

Maite

Troisième jour de tournée pour Aven Savoré…

… nous quittons le nord de la France et nos amis d’Avion… direction : Angers et les bords de Loire. Nous arrivons au camping des Ponts de Cé, tout prés de la ville ! Prêts à tout donner pour le spectacle de ce soir.

Arrivés à la « Grange » où le spectacle se met en place !

Pour une représentation au Pont de Cé à l’invitation de nos amis de Yepce.

Ambiance amicale et chaleureuse pour un concert de plein air !!

Vendredi 17 Juillet

Distribution de fournitures scolaires pour la rentrée

Comme chaque été, les grandes vacances ont leur pendant: préparer la nouvelle rentrée scolaire.
Nous organisé notre distribution annuelle de matériel à destination d’élèves de primaires et collèges.

Cette fois-ci, nous avions même pour certaines familles des tablettes et ordinateurs à leur donner.

Nous avons aidé plus de 70 enfants dans la constitution du contenu de leur cartable.
Avec cette attention particulière à chacun, le sourire était de mise !

Atelier de la Rocade

Aujourd’hui à la Rocade nous avons réalisé plusieurs activités dont un coin jeux de société gérés par JEANNE EVE, des activités de tresses et maquillage gérées par INGRID. De leur côté, MARIAMA a mis en place une petite enfance et NICOLAE les jeux collectifs .

Les enfants, au nombre d’une vingtaine, ont participé à tous les ateliers. Une très belle ambiance et une superbe journée que nous terminons par un goûter collectif.

2ème jour de tournée dans le nord de la France pour Aven Savoré.

C’est parti pour le second spectacle au kiosque des pataugeoires à avion !

Jeudi 16 Juillet

Récolte hebdomadaire à la Banque Alimentaire

Cette semaine, comme à notre habitude, une récolte à la Banque Alimentaire est prévue. Le mardi 14 étant férié, c’est donc jeudi 16 que Jean-Paul et Riadh partent de bon matin (6h00 !!) à Arcueil pour aller chercher les meilleurs produits que nous pourrons redistribués dans la journée. Aujourd’hui, Thomas les accompagne pour ramener de superbes photos. Cela tombe bien. Nous n’avons pas l’habitude d’écrire une chronique sur nos allers-retours à la BAPIF (Banque Alimentaire Paris Île de France). Il s’agit pourtant de rendez-vous hebdomadaires habituels et importants dans notre organisation.

La Banque Alimentaire est une association qui récolte les invendus des supermarchés pour les vendre ou les distribuer aux associations qui viennent en aide auprès des plus démunis. Notre agrément auprès de cette structure permet de nous approvisionner en stocks conséquents pour nos distributions. Jean-Paul et Riadh se sont lever tôt et sont les premiers pour pouvoir avoir le meilleur choix de fruits et légumes.

Après une inscription sur le tableau, il faut charger les gros caddies en frais, surgelés, produits de base et de première nécessité, passer sur la balance pour peser, pour enfin, remplir le camion et revenir au local. Il y a de tout, bien souvent d’excellents produits. Aujourd’hui, les melons, courgettes, pêches et brugnons sont magnifiques !!!

Pendant ce temps, au local, tout le monde attend le retour du « camion de la Bapif »… Hacen, de son côté, prépare le matériel de camping qui partira à Buno la semaine prochaine…

Atelier de Massy

Aujourd’hui à Massy, les enfants n’étaient pas nombreux. Cela ne nous a pas empêché de passer un après-midi très amusant entre un atelier peinture, un atelier petit enfance et un atelier « réalisation bracelets ». On a terminé notre après midi par un goûter sur les tapis.

A la semaine prochaine !

Jeudi matin, départ de Chilly de notre troupe Aven Savoré pour le nord de la France…

C’est parti pour le tournée d’été…

Préparation du premier concert de la tournée à Avion, Quartier République, avec nos amis de la municipalité…

Début du 1er spectacle de la tournée au quartier République dans le belle ville d’avion. Un joli public compose essentiellement des enfants du quartier se regroupé devant la scène !

Mercredi 15 Juillet

Atelier des champs fous

Aujourd’hui on s’est rendus aux champs fous avec des enfants venus comme d’habitude, au local. On avait prévu du badminton, de la peinture, des jeux de société et de la corde à sauter. L’ambiance festive a attiré des autres enfants qui nous ont rejoint dans le parc. Les ateliers ont très bien marché et les enfants sont restés avec nous jusqu’à la fin pour on a pris un délicieux goûter offert par l’association Alliance prévention.

A la prochaine !

Chiara

Atelier de St Eloi

Quel atelier ! Nous poursuivons notre appropriation du quartier. Nous voulions continuer à habiller le mur sur lequel nous avons travaillé la semaine dernière. Nous avons fabriqué du rouge orangé et dessiné des arbres très graphiques. Nous les avons coloriés et avons choisi un beau bleu pour peindre le mur.  C’est un travail très prenant, qui nous occupe beaucoup et qui nous ouvre plein de perspectives !

Rosie a initié les enfants à l’autoportrait. C’est une aventure aussi ! s’immobiliser pour poser, comprendre le travail de l’artiste, se voir représenté sur le papier. Les enfants ont adoré et se sont même essayé à faire eux même des autoportraits.

Il y a eu aussi des jeux collectifs qui nous rassemble et qui nous apprennent à mieux se connaître. Nous avons aussi fait un « quoi de neuf ? » et un atelier philo, une habitude maintenant.

Le goûter a été très convivial et nous avons organisé la sortie à Paris Plage de lundi prochain.

Maite

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui, à Bel Air, nous avons eu un très bon atelier !

Martin était en charge du foot, il y a eu plusieurs matchs avec parfois presque 15 enfants où l’ambiance était très bonne ! Grazzie et Ingrid étaient à l’atelier peinture qui s’est également très bien passé, avec des dessins variés de la part des enfants.

Mariama et Pemba étaient à l’atelier crochet avec les petits et les grands ! Puis nous avons pris le goûter tous ensemble dans la bonne humeur et sous le beau temps malgré les nuages.

Lundi 13 Juillet

Sortie Vacances familles au Port aux cerises de Draveil

Lundi, sous une chaleur intense, nous avons fait une super sortie vacances-familles avec les moins de 12 ans.

2 papas et 2 mamans étaient également de la partie.


Nous avons tous beaucoup, beaucoup marché, mais pas en vain.
Nous avons vu de beaux bateaux, couru et joué dans les grands espaces de verdure, partagé de bons pique-niques et goûters.
Les enfants se sont aussi défoulés au « Royaume des enfants » dans une grande structure de châteaux gonflables.
C’était vraiment une journée réussie.

Faire un film en Pédagogie sociale

Faire un film en Pédagogie sociale

L’impact saisissant des réalités sociales que nous rencontrons dans le quotidien de notre structure, offre une matière considérable pour une œuvre cinématographique.

En Pédagogie sociale, l’objectivité et la subjectivité s’entremêlent. Les drames, les crises sociales s’incarnent dans des visages et des relations qui nous sont chères.

Convoqués par la beauté tragique du Social

Face à l’adversité, nous faisons communauté autour d’une expérience d’appropriation et de compréhension des situations et de la réalité.

Tout cela nous pousse à créer, à exprimer, à témoigner . Tout cela nous pousse à produire des œuvres ensemble; mais aussi à les partager et à faire de leur spectacle, de véritables rituels de notre quotidien.

Ainsi, au cours de nos « soirées conviviales », nous projetons régulièrement les photos de nos actions de nos ateliers.

Ainsi nous produisons toute l’année, grâce au talent et à l’énergie de nos volontaires, bénévoles ou pédagogues, de nombreux clips, des vidéos sur nos activités et nos événements.

Mais nous créons constamment aussi, des dessins, des peintures, des bandes dessinées, des journaux , des poèmes, de la musique, du chant , et… des textes.

Notre art est social. Nos actions sociales sont artistiques.

De toute évidence , cette connaissance si fine, si profonde, si poussée que nos enfants, comme les adultes ont de la réalité sociale nous pousse à explorer de nouveaux modes de narration, de discours et de présentation.

Insuffisance de la description du Monde

Le reportage est insuffisant ; la narration et le témoignage , quand ils sont distants et factuels, ne sont pas à la hauteur des enjeux et de ce qui se joue dans les vies.

C’est pour cela, qu’une fois de plus, en Pédagogie sociale, nous avons à explorer les frontières artificielles , les limites communément admises , entre le personnel , le collectif, l’art et le social, l’objectif et le subjectif.

Et c’est ainsi que nous avons entrepris de créer un film , qui serait à la fois nourri de réalité , et qui raconterait une histoire.

Et ce film serait joué par tous les acteurs de cette même réalité.

« Marie et les Invisibles »

En Juin 2020, nous avons en quelques semaines seulement, réalisé collectivement le scenario d’un court métrage de « docu/fiction », intitulé « Marie et les Invisibles ».

Celui-ci a été écrit collectivement par les enfants eux même, qui partageaient les mêmes conditions de vie que leurs personnages, avec l’aide de Martin, Viguié volontaire formé au Cinéma.

Les lieux de tournage s’imposent à nous, d’eux mêmes. Ils sont tirés du vécu et de l’environnement direct des enfants et de notre public.

Nous connaissons leur existence; nous connaissons leur potentiel , comme décors.

C’est ainsi que l’environnement quotidien peut révéler une toute autre dimension. On peut le voir autrement.

Transfiguration des paysages

Littéralement, on est mesure de la « transfigurer » , et de passer aussi facilement qu’un pas de côté du réalisme au « sur-réalisme ».

Magnifier la beauté des espaces relégués, déconsidérés ou communs, est un pouvoir particulier de la Pédagogie sociale.

On connaît bien ce phénomène et on en est saisi au travers des photos de Thomas Bérard ; on retrouve du similaire dans certaines œuvres de Tony Gatlif (notamment « Swing« ).

Les enfants ont donc fait ce film , de multiples manières; ils l’ont à la fois vécu, imaginé et joué.

Ils en seront les auteurs, les acteurs, spectateurs, les commentateurs, les témoins et ceux qui s’en souviennent.

Filmer l’invisible

Exprimer leur vécu réel et imaginaire , c’est ce qui leur permet de se construire, socialement, comme personnellement, en mettant des mots , des histoires et des images, sur l’indicible qu’ils ont vécu.

En Pédagogie sociale , on pratique la résilience sociale , en retournant les stigmates.

On rejoue, en le magnifiant, tout ce qui a fait mal ou ce qui a humilié.

On change ainsi les images, à la fois de soi, de ses souvenirs et de son environnement.

Spectateur acteur engagé

Tout le monde n’est pas engagé pareil. Tous les enfants ne contribuent évidemment pas forcément au scénario, aux dialogues, au script. Tous ne jouent pas les premiers rôles .

Mais, dans notre manière de filmer, de tourner, même le figurant est acteur et auteur de son propre rôle; il est lui-même.

Il y a une grande liberté à choisir la réalité, même quand on raconte une histoire.

Nous ne sommes pas pris dans cette lutte insensée à vouloir conformer le réel à nos idées.

Laisser entrer le réel – accepter l’inattendu

Nous ne construirons pas de décors factices. Nous n’emprunterons pas des plans ici ou là dans des lieux décousus entre eux.

Nous ne recomposerons pas de manière coûteuse un lieu, un monde imaginaires .

Nous tirerons au contraire ce qu’il y a d’essentiel et d’inouï dans les espaces que nous habitons pleinement.

Confiance au Hasard

Et nous pouvons travailler et filmer en confiance. Nous avons d’ailleurs filmé « Marie et les invisibles » en 3 jours seulement, car nous savions faire confiance au Hasard.

Le quotidien, l’inattendu, loin de perturber le cours de notre film, venaient l’enrichir et le nourrir d’une manière que nous n’aurions pas su anticiper, mais que nous savons accueillir.

Dimanche 5 Juillet:Concert avec Haidouthi au Parc Départemental

C’étaient des retrouvailles post- COVID.

Un concert, public! Et un concert ensemble, avec nosamis d’Haidouthi.

Certes, nous avions répété la semaine précédente; certe aussi , nous avions fait avec certains d’entre eux, un clip de confinement.

mais tout de même! Quel retour!

Un concert, un beau parc, une belle scène … et retour vers un public enthousiaste et nombreux

Une journée, en forme d’avant gfoût de tournée, d’avant goût d’été .

la vie est belle (:-))

Samedi 11 juin

JOUR DE FÊTE AU JARDIN DE BEL-AIR !!

Fête du jardin, le temps est au beau fixe !

Zohra et moi nous plantons des poireaux avec quelques enfants habitués du jardin, et les deux petits arrosent pour qu’ils puissent grandir.

Puis la fête bat son plein : chips, boissons, salades et gâteaux à foisons au menu en ce beau jour d’été, et la musique résonne dans le quartier.

Les enfants et parents sont nombreux à nous rejoindre, à l’ombre d’un barnum où nous avons disposé une petite enfance et des ateliers peintures, et maquillage au henné. Plus loin, une pétanque et un jeu de badminton sont animés par Martin et Abdel, tandis que Greta nous passe une playlist endiablée composée par Hafsatou. Nicolaé quant à lui, prépare des beignets de courgettes.

Merci à tous pour votre présence et rendez-vous mercredi prochain pour de nouveaux ateliers au jardin !

Vendredi 10 juillet

Il était une fois à Antony Pôle…

Nous sommes allées sur un avant dernier atelier sur le bidonville d’Antony Pôle avant l’expulsion de l’ensemble des familles qui y habitent et qui préparent leur départ avec le plus grand soin afin de ne rien oublier.

Quant aux enfants du bidonville, nous avons voulu leur apporter un dernier sourire avant de leur dire « Au Revoir » et en même temps, « A bientôt ».

Ils s’amusent en faisant de la peinture et du tir à l’arc dans une bonne ambiance et avec de la bonne musique , de D.J Selena qui s’en occupe de la playlist.

En fin d’après-midi, nous profitons tous d’un bon goûter, bien mérité.

A plus !

Les vacances du quartier sud

Aujourd’hui, nous sommes allés à Bel-Air avec les enfants de la Rocade afin de jardiner et de faire de la peinture, du badminton et écouter de la musique. Le temps était au beau fixe, une atmosphère de grande vacances, des enfants partout, bref… une super ambiance aujourd’hui !

Anita et Hafsatou jouent à des jeux de société avec les enfants, tandis qu’Ingrid fait peindre les plus petits sur de grandes et belles feuilles A3 jaune, couleur de l’été !

Marie, Dusko, Zohra et Kenza arrosent, plantent une cinquantaine de plants de poireaux et désherbent comme à leur habitude. A demain pour la fête du jardin de Bel Air !

Jeudi 9 juillet

Entre les murs du parc de la Corneille…

Aujourd’hui, nous commençons la journée avec un passage au jardin pour planter une cinquantaine de poireaux et deux plants de basilic. Ensuite, on enchaine sur un atelier à Massy où une quinzaine d’enfants nous rejoignent ! Un atelier henné se met en place, Marie dessine sur les mains des garçons et des filles volontaires.

Dusko et quelques enfants jouent au badminton, tandis que Jeanne-Eve a organisé un atelier philo et un quoi de neuf avec Cassian, Camélia, Eyden, et tous les autres.

Nous terminons la journée par un goûter, certains reprennent 5 fois des madeleines et la grenadine coule à flot. A la semaine prochaine !

Les lumières de la Villa Saint Martin

Aujourd’hui, nous commençons la journée avec des jeux collectifs. Mariama accueille les enfants sur un atelier petite enfance, tandis que Nicolae et Ingrid préparent leurs ateliers d’animations tels que : le tir à l’arc, le badminton, la course en sacs, des parties de frisbee… Les enfants d’âges différents sont ravis de participer, et tous passent d’un atelier à l’autre. Lors de cette journée étaient présents des clowns qui ont animé les différents moments avec les enfants, petits et adolescents.

A la fin de cette belle journée ensoleillée, nous nous réunissons tous pour le goûter.

Mercredi 8 juillet

Atelier de St Eloi : « à nous la liberté ! »…

Aujourd’hui comme souvent les enfants nous attendaient, ils nous ont aidé à décharger le camion puis nous leur avons expliqué notre intention : décorer le mur appelé par les habitants  « le mur de la honte » avec de la mosaïque et pas n’importe comment en inscrivant « I can’t breath » en hommage à Georges Floyd dont nous avons beaucoup parlé lors de notre dernier atelier philo. D’ailleurs ce sont les enfants qui ont inscrit « I can’t breath » sur les affiches que nous avions réalisé lors de notre dernier atelier philo. Nous nous sommes donc servis de cet élan !

Les enfants ont adoré cette activité qui a demandé à chacun beaucoup de minutie, de concentration mais petits et grands ont participé et se sont attelé à la tâche sans rechigner… bien au contraire ! Ils ont été très impliqués et motivés ! Le résultat était saisissant ! Nous étions fier du travail réalisé et nous nous souviendrons longtemps de ce travail collectif.

Nous avons fait une pause goûter car notre atelier a été long !

Nous avons aussi organisé notre prochaine sortie à Paris Plage ! Les enfants étaient ravis et nous nous sommes dit à mercredi prochain !

Maite

Bel-Air : Le jardin d’émeraude…

Aujourd’hui à Bel-Air on a profité de la belle journée et du jardin. D’abord, on a réalisé des cahiers qui nous ont servi de support pour créer notre propre herbier. On a donc décoré les cahier avec des motifs floraux.

Nous avons ensuite copié avec du papier calque les dessins des légumes qui ont poussé dans le jardin de Bel-air. En même-temps, Gratiella s’occupait de faire ses tatouages aux enfants avec du henné. Avant de prendre le goûter tous ensemble, nous nous sommes regroupés au milieu du jardin pour commencer une chasse au trésor ! Le but était de trouver les légumes que l’on avait dessinés.

Les enfants se sont mis à la compétition et ils ont pris confiance avec les plantes et leur position dans le jardin. Pour la prochaine fois, d’autre activités sont prévus autour du jardin de façon pour que les enfants puissent nous aider à l’embellir.

A la prochaine !

Chiara

400 coups aux Champs fous…

Aujourd’hui atelier Champs fous, on propose plusieurs jeux collectifs : du foot, des grandes parties de frisbee et du badminton.

On s’amuse aussi au billard contre notre championne Clémence qui est imbattable.

Abdel propose de grandes parties de tir à l’arc en inventant de nouvelles cibles avec des plots pour pimenter un peu le jeu.

Les enfants développent aussi leur sens de l’équilibre et leur concentration en s’entrainer au slackline.

Pour ceux qui veulent des ateliers plus calmes sont proposés à l’ombre notamment des parties de petits baccalauréat.

On termine cette belle après-midi en prenant un goûter tous ensemble.

A la semaine prochaine !

X définitions de la Pédagogie sociale

X définitions de la Pédagogie sociale

Il nous est souvent demandé de définir la Pédagogie sociale; ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas. En quoi elle diffère des autres types de Pédagogie.

La définition de la Pédagogie sociale est d’autant plus nécessaire, que celle ci reste nouvelle dans la pensée éducative et sociale, comme dans les pratiques.

Pour autant aucune définition ne peut suffire. Aucune définition ne peut être définitive.

Il est sans doute logique que quand un concept est vivant, c’est à dire tant qu’il opère dans la réalité, tant qu’il inspire des acteurs, sa définition et son sens , restent ouverts vers d’autres possibilités, d’autres manières d’exprimer des mêmes idées.

Des axes reconnaissables:

Pour autant dans la diversité des manières que les auteurs et les acteurs peuvent employer pour tenter de définir la Pédagogie sociale, on reconnaît quelques « invariants », quelques repères fixes, quelques grands principes, que l’on peut s’efforcer de décrire et réfléchir ci-dessous.

Définitions mettant en avant l’abord l’approche globale des personnes

La première définition, historique, est l’œuvre de la créatrice même du concept de Pédagogie sociale , Helena Radlinska.

C’est elle qui en 1910, définit la Pédagogie sociale comme « une Pédagogie de la totalité de la personne et de l’expérience humaine ».

Une des premières caractéristiques de la Pédagogie sociale est donc bien celle ci: sa globalité.

La Pédagogie sociale concerne tous les champs de l’activité humaine et de la personne. Elle ne se limite ni à un âge,ni à une seule institution, ni à un seul domaine. Elle les excède tous.

Définitions mettant en avant l’inconditionnalité et le hasard

« La pédagogie sociale est une tentative de théorisation des effets de la mise en pratique de deux principes sociaux essentiels, que sont l‘inconditionnalité ( il n’y a pas de condition nécessaire ou d’aptitude préalable avant d’exercer une liberté ) et l’acceptation sans réserve de ce qui arrive , comme de l’environnement tel que c’est. Cette démarche implique de quitter définitivement tout point de vue sur les situations éducatives et sociales, qui serait constitué depuis les institutions actuelles. « 

Une des définitions les plus simples de la Pédagogie sociale est son caractère pragmatique et concret.

La Pédagogie sociale est une pédagogie du « faire avec » , de la prise en compte inconditionnelle de la réalité, que celle-ci soit des circonstances, de l’environnement, des gens ou des événements.

A ce titre, la Pédagogie sociale se différencie de toute démarche basée sur la recherche d’un idéal.

On ne travaille pas en fonction d’une fin, mais à partir d’une base , en tenant compte de la conflictualité et de la complexité qui sont à l’oeuvre dans toute situation, même locale.

A ce titre, la Pédagogie sociale est matérialiste, ce qui ne veut pas dire qu’elle serait froide, ou indifférente aux choses, aux gens, aux sentiments et aux émotions; mais qu’au contraire elle tient compte de toutes ses dimensions comme faisant partie d’une réalité dans laquelle il faut agir.

Définitions mettant en avant le « hors institution » et le « hors les murs »

« Le terme de pédagogie sociale s’inscrit dans l’héritage de Janusz Korczak ; très employé dans les pays de l’Est, relativement peu connu en France, ce terme se rapporte au travail éducatif effectué auprès d’enfants, dans leur environnement naturel et direct . »

Il est une manière très concrète et très parlante de décrire la Pédagogie sociale pour des acteurs ou des professionnels sociaux; c’est d’insister sur le fait que celle ci se déploie « en dehors des institutions ».

Une variante consiste à définir les actions de la Pédagogie sociale comme étant « hors les murs »; à situer les actions comme se déroulant dans les « espaces collectifs » ou « publics ».

-Tous les acteurs sociaux comprennent alors ce qu’implique une telle caractéristique:

-On se porte directement au devant des publics concernés. C’est l’acteur social qui prend sur lui de rejoindre les « bénéficiaires » de ces actions.

L’acteur social ne maîtrise ni l’environnement, ni le cadre de ses interventions puisque celles-ci interviennent dans un territoire qui n’est pas le sien.

Dès lors, on ne saurait penser son action comme découlant d’un projet prédéfini ou d’un programme. Il faudra tenir compte de ce qui arrive…

Les acteurs sociaux, ressentent et comprennent l’inconfort fondamental de cette situation. C’est ce qu’ils redoutent; ils ne prendront conscience que plus tard qu’il s’agit aussi d’une libération.

Définitions mettant en avant l’engagement politique et la recherche de changements

Si on ne dispose pas des catégories de concept adaptées , il est généralement admis de définir certains pédagogues sociaux, tels que Freinet et Freire, comme des « pédagogues politiques ».

Faute d’être définie comme sociale , et en la différenciant radicalement de la pédagogie nouvelle, la particularité de la pédagogie sociale est souvent pressentie par sa nature « politique » et « contestataire ».

La Pédagogie sociale serait une pédagogie politisée, c’est à dire aussi une pédagogie politique, voire une éducation à la politique.

Ce que l’on comprend d’elle, en l’abordant par cette voie, c’est qu’il n’y a pas de séparation possible dans la société entre l’éducation, et la pratique, entre les institutions et les institutions politiques, entre la vie personnelle et la vie sociale (et politique).

Définitions mettant en avant une sortie de la « binarité »

La Pédagogie du 3ème type , définie par B Collot, a le mérite d’insister sur une répartition des catégories de pédagogie (et des outils qui y sont associés) en 3 catégories et non pas en 2.

On ne peut en effet entrevoir aucune particularité ou spécificité de la Pédagogie sociale si on se borne à une pensée « binaire ». Il n’y a pas d’un côté une pédagogie traditionnelle, opposée à une pédagogie nouvelle, mais bel et bien 3 catégories bien distinctes de Pédagogie.

Nous empruntons à B Collot, cette pensée ternaire qui permet de différencier selon lui 3 types d’école ( l’Ecole de la leçon, l’école des compétences et l’école des langages).

Nous appliquons juste cette pensée ternaire à la pensée de la Pédagogie.

Il y aurait ainsi 3 TYPES de Pédagogie et chacune ressortirait de structures mentales différentes et identifiables; ainsi la Pédagogie traditionnelle pourrait être définie comme une pédagogie du « faire pour »; une pédagogie dans la quelle le bénéficiaire est passif; réduit à l’état d’objet ou de pur destinataire ( un agent).

La Pédagogie nouvelle pourrait être définie comme uen pédagogie du « faire avec » ; une pédagogie dans laquelle le bénéficiaire serait actif; il aurait un statut d’acteur.

Et de fait, une Pédagogie sociale que l’on pourrait définir comme une Pédagogie du « faire ensemble » (communautaire) , dans laquelle le bénéficiaire serait auteur de ses apprentissages et actions .

Sortir de l’institution ou de la manière de penser propre à l’institution?

On pourrait certainement et utilement tenter de définir également la Pédagogie sociale comme un effort de la part d’un acteur social, pour penser « en dehors de l’institution ».

Il s’agit pour lui de prendre de la distance avec tout ce qu’on présente comme « évident », « inévitable », « indispensable », « non négociable » et qui compose en général le décorum d’une institution donnée, sa base.

Aucune institution n’arrive à réformer ses postulats. Tout au plus se contente t elle de vouloir apporter des petites améliorations à sa marge.

On ne peut pas découvrir l’ampoule électrique, en perfectionnant la bougie. Il faut penser en « dehors ».

Vers une définition complète?

Quelles définitions retenir? Lesquelles exclure? Peut être faut il admettre qu’il ne peut exister aucune définition complète ou exhaustive de la Pédagogie sociale; que cette dernière peut être abordée sous différents aspects.

D’ailleurs, un concept qui se résume à sa définition est probablement un concept mort.

Qu’en fait, il n’y a pas de définitions; mais qu’il y a des entrées EN Pédagogie sociale.

Chacun d’entre nous , chaque acteur a son histoire en propre avec cette pédagogie . D’aucuns rentrent du côté de la recherche d’une pédagogie globale et harmonieuse; d’autres du point de vue de la contestation politique; d’autres encore en découvrant l’inanité des aprioris et des principes institutionnels.

Ce qui est sûr c’est qu’il y a malgré tout , une véritable logique commune de la Pédagogie sociale; indépendamment de la manière dont on y entre, inévitablement, on va petit à petit se débarrasser de tous les oripeaux de la manière de penser et de faire des institutions classiques.

Tout le monde n’ira pas à la même vitesse, tout le monde n’ira pas aussi loin; mais ce qui est rassurant est que la destination est commune et que même si on chemine lentement, on ne saurait revenir en arrière.

Dimanche 5 Juillet : Concert à Chamarande

Pour la réouverture des spectacles au Domaine départemental , c’est Aven savore , qui a répondu à l’appel, en invitant à son tour, nos amis de Haidouthi Orkestar.

Une belle journée au Parc , avec un public attentif et conquis ; l’occasion pour la troupe d’inaugurer quelques nouveaux chants et chorégraphies.

JEUDI 2 JUILLET « Journée étude Enfance, Précarité, et Education »

Grâce à la Municipalité de Massy, en lien avec celle de Chilly-Mazarin, Intermèdes Robinsona tenu à porter haut et fort, en cette période de Crise sociale et sanitaire, la question de l’enfance et des enfants (et familles précaires).

Plus de 80 personnes , acteurs sociaux, de tout âge et de tout statut, se sont retrouvés ce Jeudi 03 Juillet 2020, pour cette journée d’études sur le thème de la précarité.

Des participants et intervenants nous ont rendu visite d’un peu partout en France pour évoquer avec nous ce sujet vaste qui pourtant est si peu abordé dans le paysage médiatique. Intermèdes Robinson a fait le choix pendant cette journée de donner une place très importante aux jeunes et à leur témoignages.

Ainsi nous avons pu voir Hafsatou, Yaëlle, Kledjona, Rayane, Maïmouna, Ralouka, Soujoud, et bien d’autres enfants que nous connaissons bien, s’exprimer sur leur situation et notamment sur leur scolarité en période de confinement.


Des constats ont été établis, des institutions tantôt remises en question, tantôt défendues mais toujours dans le respect des avis et des expériences de chacun.

Nous avons par exemple pu voir des élues de la ville et Massy ou de Chilly-Mazarin s’exprimer, renforcer leur soutien, et nous prouver que les institutions sont capables d’agir pour aider les plus précaires.

Des membres de l’association ont également eu l’occasion de s’exprimer sur leur actions et leur quotidien.

Laurent Ott sur son expertise à propos de la précarité et sa façon de travailler avec et Abdelnasser Pochet sur la notion de peur souvent associée au travail social.

Génerali THSN, un de nos premiers soutiens, a également pris le temps de venir parler de notre action et de son importance à leurs yeux.

Un moment très émouvant a été offert par Hafsatou, à travers une performance corporelle et dansée , retraçant son parcours de transformation culturelle et sociale.


Nous avons enfin terminé cette journée en présentant ce que nous avions de plus beau à proposer :

Un magnifique concert des enfants d’Aven Savore, qui ravit tous les participants de cette journée qui fut une réussite.

(compte rendu et photos, de et par Martin )

Samedi 4 juillet

Atelier du Parthénon

Un atelier dynamique aujourd’hui ! Les enfants ont peint, les petits comme les grands, ils ont été maquillés aussi, un moment où on prend soin de soi !

On a joué aux billes et fait plein de petits jeux tous ensemble.

On a pris un bon goûter avant de se dire à très vite !

Maite

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui à Bel Air, atelier henné et tresses africaines ! Même Eddy s’est fait faire un joli tatouage au henné par Marie. Pendant ce temps, Hassan s’affaire au jardin et répare les barrières cassées. Mariama arrose avec les enfants.

Nous créons le temps d’un atelier un endroit chaleureux et sécurisant pour les enfants, qui se retrouvent avec et autour de nous. Nous terminons par un bon goûter !

Vendredi 3 juillet

Atelier Cuisine du matin…

Frites et poulet au menu de ce vendredi ! Mame et Mariama sont au fourneaux. Rapidement Mimade et Zohra les rejoignent.

Merci aux cuistots du jour pour leur travail ! A la semaine prochaine, et nous vous espérons nombreux à nous rejoindre autour d’un nouveau repas convivial.

Atelier de Bel-Air et de la Rocade

Ce vendredi, nous sommes allés dans un premier temps à Bel Air afin d’entretenir notre beau jardin. Chiara et Ingrid désherbent allègrement tandis que Mariama et Marie arrosent à tour de rôle et entreprennent d’éclaircir les plans de tomates et de fenouil.

Toutes les quatre, nous partons ensuite à la Rocade où des enfants sont déjà présents et attendent nos activités. Puis, en cette fin d’année scolaire, les enfants sont très excités d’être enfin en vacances. Nous sommes bientôt une vingtaine autour des ateliers maquillages de fête, tresses en tissus, pédalos et corde à sauter.

La plupart resteront au quartier cette année, nos ateliers seront d’autant plus les bienvenus.

Atelier du bidonville d’Antony

Aujourd’hui avec beaucoup d’impatience nous préparons le matériel éducatif que nous allons apporter avec nous pour travailler avec les enfants , les jeunes et les adultes roms du bidonville d’Antony.

Accompagnés par Eddy et son enceinte, et dans une bonne ambiance et de la bonne humeur on se lance pour l’activité de cette après-midi.

Nicolae et Lionel apporte une activité « peinture sur soie », qui a pu permettre a tous les enfants et les adultes de s’y coller pour créer des œuvres assez originales et en même temps, qui leur à permis de laisser vaquer leur imagination. A la fin de l’activité, les créateurs ont pu récupérer leurs œuvres.

Cependant Eddy avec quelques jeunes, mettent de l’ambiance pendant l’activité avec leur son. Pendant ce temps Alice défile les parties de « Puissance 4 » avec les jeunes ados Ana Maria et Larisa ainsi que quelques enfants en bas âge.

Le tir à l’arc à enfin trouver son meilleur archer, c’est Armando, un gamin de 6 ans qui pendant plusieurs minutes gagne les parties contre ses adversaires avec des tirs de dix points à plusieurs reprises. Antonio est bien surpris par ses aptitudes et Thomas ne tarde pas à immortaliser ce moment. Katy passe une bonne partie de l’atelier en s’occupant des filles/femmes du bidonvilles qui se mette à chanter et discuter des différentes soucis « de filles », ce qui à permis à Katy de recueillir quelques témoignages de leurs travail hebdomadaire au sein du bidonville.

A la fin de la journée, on finit par un bon goûter bien mérité.

A plus !

Nicolae

Jeudi 2 juillet

Journée d’étude « Enfance et Précarité Scolaire »

Ce jeudi, toute l’équipe se réunit pour animer une journée particulière d’étude sur le thème de la précarité, la scolarité et l’enfance des jeunes constituant notre public, à la Bourse du Travail de Massy.

Le soutien de Béatrice Beloqui, adjointe à l’éducation de la mairie de Massy, et son intervention du matin, nous fait chaud au cœur.

Une journée riche qui place les enfants au centre des débats. Hafsatou, Yaëlle et Kledjona, animent dans un premier temps la journée en nous racontant leur expérience de l’école pendant le confinement.

Ensuite, nous écoutons diverses interviews des enfants de l’association. Ils parlent de leurs difficultés à accéder à l’éducation durant le long confinement, et leur tristesse d’être écartés de la vie.

La journée se poursuit sur une magnifique performance qu’Hafsatou révise depuis des mois, et qui émeut beaucoup l’audience.

Nous clôturons sur un spectacle d’Aven Savore, puissant comme toujours.

Mercredi 1er juillet

Atelier de St Eloi

Aujourd’hui à l’atelier de Saint-Eloi, nous avons animé des ateliers de carrelage peint. Nous avons également organisé un « Quoi de neuf ? » qui est un atelier philosophie et un coin maquillage au henné.

L’atelier était bien encadré aujourd’hui avec une équipe dynamique et pleine de surprise ! Une artiste peintre dessine les enfants d’un côté, Maïté résout les problèmes que les enfants lui confient, Marie et Ingrid font découvrir la peinture sur carrelage aux enfants et Gratiela et Julie dessinent de magnifiques motifs au henné.

L’atelier se clôt par un bon goûter ! A la semaine prochaine !!

Atelier du parc des champs fous

C’est aujourd’hui le deuxième atelier du parc des champs fou !

Les enfants sont aux rendez-vous ! Nous partons du local pour nous rendre au parc ! Après avoir débuté par un béret tous ensemble, on installe les ateliers. On prépare l’atelier de tir à l’arc et les enfants se pressent pour montrer leur talent ! Sur les tables on installe la peinture et un peu plus loin la Slackline. De nombreux enfants nous rejoignent en cours d’atelier et nous sommes finalement une bonne vingtaine au moment du goûter. Beaucoup d’enfants découvrent les ateliers et sont ravis d’apprendre que nous venons toutes les semaines dans le parc de Chilly-Mazarin !

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui à Bel-air, nous avons une fois de plus créé une œuvre collective avec différents outils : crayons couleurs, feutres, et poscas. Les enfants ont expérimenté diverses techniques pour remplir toute la feuille et ils ont beaucoup apprécié cela.

Pour se bouger un peu, nous avons aussi sauté à la corde puis nous avons organisé des compétitions de limbo qui ont été très amusantes.

L’après-midi s’est terminée autour d’un goûter à l’intérieur de la salle à l’abri de la pluie. Pour la prochaine fois, nous pensons faire des ateliers plutôt dans le jardin pour que les enfants puissent découvrir la cueillette et apprendre plein de choses sur les plantes.

A la prochaine !

Chiara

La stratégie des poupées russes

Nouvelles leçons de Pédagogie sociale (I) :

La stratégie des poupées russes

Deux choses sont aujourd’hui particulièrement difficiles dans le cadre de l’intervention socioéducative: démarrer une action, et se sentir autorisés à la conduire.

Une forme d’hypersensibilité préventive vis à vis des groupes sociaux et de voisinage les plus bruyants est en passe de tarir et condamner toute initiative sociale.

Que vont dire les voisins? Les personnes âgées? Les groupes de pression réactionnaires sur FB et autres réseaux?

Une autocensure sans espoir

Aujourd’hui l’autocensure se pratique au nom « des autres » sans que l’on prenne vraiment le temps de se poser deux questions essentielles.

Ces autres qu’on entend tellement, beaucoup, ne sont ilspas jutsment aussi bruyants et virulents à force de connivence et de complaisance vis à vis de leurs propos outranciers?

Qui sont ils vraiment et combien sont ils? Qui les a institué comme représentatifs d’une expression populaire?

Ces groupes de pression de voisinage, hostiles aux initiatives sociales a priori, ne constituent-ils pas au contraire, un « anti peuple »; un ensemble de personne sans liens , sans but ni vie commune, réunis uniquement par le souci de préserver des intérêts privés ou supposés tels?

La seconde question essentielle à se poser face à cette opposition systématique qui se fait entendre « contre le social », en général pourrait être satisfaite, apaisée.

Cette « rage antisociale » a t elle une fin, c’est à dire une raison d’être ? Pourrait elle lisser la place à une autre forme de socialité , quand un équilibre serait trouvé?

C’est ce dont on peut douter le plus; il n’y en effet jamais de fond aux passions antisociales.; il n’y a que des paliers. Et la pente est là, lente souvent, mais bien raide et vertigineuse: on discrimine, on sépare, on exclue et puis un jour… on extermine.

Dans un tel contexte, il n’ y a pas beaucoup d’espoir pour les pratiques de développement social, pour développer un nouveau travail social « hors les murs », pour faire de l’Empowerment et de l’Education populaire.

Comment dès lors agir si on doit s’attendre à une levée de boucliers à chaque mouvement ou initiative?

Démarrer en terrain aride

Familiers de cette problématique pour l’avoir affrontée tant de fois, nos pratiques de Pédagogie sociale trouvent toujours à s’insérer dans leur environnement et petit à petit à s’installer et à se développer.

Comment faisons nous alors?

Ne pas attendre que les conditions soient réunies

Par définition si une initiative socioéducative ou culturelle a une quelconque pertinence , c’est bien parce qu’elle apporte du neuf; parce qu’elle tranche avec le contexte et qu’elle rompt avec le pratiques établies.

Alors jamais les conditions de son apparition et de son développement ne seront réunies , par définition, a priori.

Ce n’est que dans un second temps, après l’avoir réalisé que l’on considèrera comme possible, ce que nous avons initié de notre propre autorité.

Les conditions ne peuvent pas être réunies, car quend elles le sont ,c’ets que l’initiative qu’on s’apprête à réaliser n’a plus grande valeur et pas grand chose de neuf.

Commencer petit mais sans retour

Dans un jeu de poupées russes, la poupée la plus importante est la plus petite; elle ne peut pas se scinder; elle est ferme et solide.

Et c’est ainsi que nous commençons toujours en petit les actions que nous destinons au plus grand nombre et à l’environnement.

C’est une lézarde dans le mur , qui sert de point de démarrage à une opération de « Street-art »; c’est un petit goûter de pied d’immeuble qui deviendra, bien plus tard un grand atelier avec barnums et cuisine de rue.

Ce que nous faisons d’abord en petit, il est impossible de l’empêcher. De même qu’il sera dès lors impossible d’empêcher nos actions de fructifier, de faire des racines et de se développer.

C’est un peu comme une crémaillère; dès notre action lancée, il ne peut plus y avoir de développement que dans le sens du progrès; pas vite peut être, mais sans retour en arrière!

En Pédagogie sociale , le point de démarrage laisse ainsi périodiquement place à de nouvelles « Matriochkas » ; tel atelier de rue s’agrandit d’un atelier peinture, d’un atelier théâtre, ou de jardinage.

Tant de choses sont possibles; mais toutes reposent sur la graine initiale, cette petite action primordiale qui en s’autorisant d’elle même , a donné de l’autorité (sociale) à tout le monde.

MARDI

Une semaine qui débute avec, mardi après-midi, une journée consacrée à la distribution alimentaire et l’aide administrative. L’équipe composée de permanents et de bénévoles est maintenant rodée… de l’accueil à l’extérieur du local, jusque dans la cuisine, les différentes tâches sont définies pour que chacun puisse accueillir une par une, les 116 familles qui attendent sur le trottoir. Certaines d’entre elles sont là depuis le matin.

Dans les bureaux de notre local, une petite équipe est en place pour un accompagnement administratif des personnes qui en ont besoin.

Aujourd’hui encore, la file s’allonge jusqu’aux abords de la poste, une situation que nous connaissons maintenant, de semaine en semaine, depuis les débuts du confinement. Si nous avons dû réduire nos récoltes et distributions pour reprendre peu à peu notre organisation et nos ateliers hebdomadaires, les besoins sont toujours bien présents.

MERCREDI

Atelier de Bel-Air

Un très bel après-midi à Bel-Air. Le soleil nous a donné une joyeuse atmosphère et nous a inspiré dans les ateliers. On a réalisé un atelier peinture collective qui q très bien marché. Bien que les enfants voulaient tous amener leur propre création à la maison, après quelques hésitations , ils se sont lancés dans un chef d’œuvre collectif. Beaucoup des enfants ont expérimenté des techniques originales pour couvrir la surface de la feuille collective, qu’on a après accroché sur le mur de façon que tout le monde puisse l’admirer. Cependant l’atelier pétanque et la corde à sauter ont dynamisé notre après-midi . au même temps, on s’est occupé du jardin.

Nous nous sommes dit aurevoir après un goûter conviviale .

Chiara

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Atelier Champs Fous

Aujourd’hui sous le guide du beau roi Soleil nous nous rendons avec une dizaine d’ enfants de toute âgés au parc de Champs Fous pour l’inauguration d’un nouvel atelier social et éducatif qui permettra et donnera la possibilité aux enfants de s’exprimer lors de l’atelier par le biais des activités artistiques comme la peinture ou dessin et des ateliers collectifs et de coopération. Accompagné par nos amis d’Alliance Prevention de Chilly Mazarin on prépare un bel atelier dans la bonne humeur et dans la joie. L’ensemble des enfants étaient très contents de nous retrouver et de se retrouver de se retrouver de nouveaux lors des activités.

On finir par un bon goûter et par un « à Bientôt ».

A plus.

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Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui, à St Eloi, les enfants étaient nombreux dès le début de l’après-midi. Ils ont commencé par nous aider à décharger le camion.

En raison de cette chaleur accablante, nous avons proposé des ateliers réalisables à l’ombre sous les arbres.

Maité a commencé par un « quoi de neuf » avec les enfants qui avaient envie de discuter. Beaucoup de sujets ont été abordé notamment l’école avec le changement de classe qui s’approche et les vacances.

Marie a poursuivi son atelier « art graphique » en proposant aux enfants de combler les trous dans le sol qu’ils avaient repérés la semaine dernière. Beaucoup d’enfants ont voulu participer et ont bricolé une bonne partie de l’après midi avec le ciment, la colle et la mosaïque.

Un atelier d’expression artistique a également été proposé en parallèle autour du mouvement « black lives matter ». A partir de photos que nous avions imprimé à l’association, les enfants ont pu réfléchir collectivement sur ce thème afin de créer des affiches en lien avec ce mouvement. 

Pendant que nous finissions les affiches, Marie en a profité pour réaliser quelques interviews avec les enfants autour de l’école et de la précarité.

Nous avons fini cette belle après midi en prenant un gouté tous ensemble.

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JEUDI

Atelier de Massy

Aujourd’hui au quartier de Massy, c’est la canicule ! On propose par conséquent des activités reposantes, de précision et manuelles comme la peinture sur soie avec Lionel, le puissance 4 géant avec Marie, les atébas avec Chiara et le tir à l’arc avec Antonio et Luminitsa. C’est une réussite, malgré la chaleur nous accueillons une vingtaine de nos enfants habitués. Dalila qui vient toutes les semaines avec sa fille Camilia nous dit que c’est important qu’il y ait des activités sur le quartier, pour ceux qui ne vont pas pouvoir partir en vacances.

L’atelier se conclut à 17h30 par un bon goûter tous ensemble !

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Atelier Parthénon

Exceptionnellement, nous sommes allés au parthénon aujourd’hui pour combler le fait que nous ne pourrons pas nous y rendre samedi.

Encore une journée très chaude aujourd’hui à Chilly, alors nous avons opté pour des ateliers artistiques réalisables à l’ombre.

Les plus grands étant à l’école, nous avons commencé les ateliers avec les plus petits. Nous avons proposé un atelier feutrage durant lequel les enfants ont pu créer des objets selon leurs envies. Certains ont voulu faire des fleurs, d’autres des papillons et parfois des cœurs.

En parallèle, nous avons également proposé un atelier peinture que les enfants ont beaucoup apprécié.

Pour finir, Maité a proposé de faire quelques jeux collectifs avec l’ensemble du groupe d’enfants : killer, chef d’orchestre avant de prendre un gouter tous ensemble.

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Atelier Villa St Martin

Cette après-midi nous allons à la Villa St. Martin pour débuter des nouveaux façons de travailler avec les enfants et ados.

Nous ne tardons pas à démarrer les activités et les enfants se précipite à jouer au badminton avec Dusko. Cependant les autres faisait du boxe avec Nicolae avant de lire l’histoire du kamishibai pour les calmer. A la petite enfance des enfants de toute âgés participent et s’amusent  et Pepete leur offre des fous rires en jouant le clown.

On s’assois pour prendre à la fin un bon goûter et se dire a bientôt.

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VENDREDI

Atelier cantine

Ce vendredi, c’est la reprise de la cantine communautaire. Mimade et Zohra sont évidemment des nôtres, la cantine leur a énormément manquée pendant le confinement. Venez tous pour un bon repas préparé par l’équipe et les mamans volontaires tous les vendredis midi, à midi !

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Atelier Anthony 2

Aujourd’hui à Anthony 2 nous avons proposé des ateliers sportifs et des ateliers artistiques dans la bonne humeur sur le tempo de la musique.

Nous avons fait de nombreux matchs avec nos champions de badminton, même les plus jeunes se sont prêtés au jeu.

En parallèle un atelier dessin a été mis en place. Cet atelier a eu un grand succès en raison de cette forte chaleur. Les enfants ont donc pu colorier de nombreux dessins tout en s’entrainant à écrire leur prénom et le nom des objets qu’ils dessinaient.

L’atelier s’est fini en une petite bataille d’eau afin de se rafraichir avant de prendre un super gouter tous ensemble, dans le calme, à l’ombre.

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Atelier antony 1

Cet après-midi nous nous sommes rendus comme d’habitude dans un des bidonvilles d’Antony . Dès qu’on est arrivés au milieu du platz où on réalise nos ateliers, les gens ont commencé à sortir de leurs cabanes pour échanger avec nous et prendre part aux ateliers. On remarque qu’après le confinement, il y a beaucoup moins de monde.

L’atelier peinture a comme d’habitude attiré pas mal d’enfants qui se sont amusés à remplir leurs feuilles avec des très beaux dessins. La constance de cette activité a sans doute fait améliorer les enfants qui maintenant consacrent plus de temps à leur propres œuvres. Juste à côté, on a réalisé un atelier maquillage et Ateba avec des fils de coton de différents couleurs. Les garçons se sont montrés plus intéressés à ces activités que les filles et on les a maquillés de Spiderman ou on leurs a dessiné des moustaches pour jouer à faire « les grands » !

Nous nous sommes dit aurevoir avec un goûter très conviviale auquel aussi les adultes ont pris part.

A la prochaine !

Chiara

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Atelier Bel Air-Rocade

Nous commençons la journée par une virée au jardin de Bel Air avec notre fidèle Zohra qui nous aide à bien arroser intégralement le jardin et désherber. Nous plantons également les semis de piments, origan et thym citronné qui ont bien poussé depuis 1 mois. Zorha cueille les petits pois. Nous partons ensuite à côté sur le quartier de la Rocade pour des ateliers tir à l’arc, puissance 4 géant et… tricot ! Nous sommes accueillis par une quarantaine d’enfants, qui sont bien pressés de se désaltérer autour d’un gros goûter.

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SAMEDI

Atelier Balladins

Aujourd’hui nous sommes partis pour une belle aventure ludique et éducative en compagnie des enfants et jeunes de l’hôtel Balladins.

Avec plusieurs activités sur le présentoir les enfants ont pu choisir entre les jeux collectifs avec Katy et Nicolae, comme le tir à l’arc, les pédalos ou la passe a dix. Cependant au coin expression la peinture sur soie ou le feutrage à également eu beaucoup de succès.

A la fin de l’atelier on finit avec un bon gâteaux d’anniversaire pour le plaisir de tout le monde. A plus !

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Atelier Bel Air

Aujourd’hui à Bel Air, avec Mariama certains se sont occupés du jardin. C’est parti, on arrose, on désherbe, on entretien ce bel endroit.

De l’autre côté des clôtures, on s’amuse à créer toutes sortes de bracelets avec Chiara et Sophie. Des bracelets brésiliens, des bracelets en forme de natte, des colliers et des atébas qu’on s’attache dans les cheveux. En même temps, on passe voir Chiara au stand maquillage pour qu’elle nous dessine de super dessins sur le visage et des tatouages sur les mains. Les enfants choisissent le dessin qu’ils souhaitent, on retrouve des tigres, des lapins et mêmes des cœurs.

Pour finir cette belle après-midi, on prend un super gouter, bien mérité, tous ensemble.

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Nous savions avant

« NOUS SAVIONS AVANT… »

Nous savions avant l’épisode du COVID que de nombreuses personnes, et en particulier des enfants et des familles, étaient confinées A L’ANNEE.

Nous savions que de nombreuses famille vivent dans une seule pièce ; à l’hôtel, ou dans un squat ; ou dans un bidonville.

Et c’est parfois presque pire pour celles qui sont hébergées difficilement, conflictuellement, chez des tiers.

D’autres vivent dans des garages, chez des « vendeurs de sommeil »…

Nous savions avant le confinement que de nombreux groupes humains, groupes sociaux, familles et enfants précaires, ne sont pas visibles depuis l’espace public.

Elles ne sortent pas ; elles ne partent pas en vacances .

Et même dans les quartiers et cités, cela fait belle lurette que les enfants ne jouent plus joyeusement dans les espaces publics.

Nous savions avant le confinement que de nombreuses familles, n’ont plus personne parmi leurs membres, qui travaillent à l’extérieur et de manière durable.

L’emploi de qualité n’a jamais existé pour les adultes précaires. Ceux ci connaissent des situations invraisemblables, comme travailler sans salaire, au noir, avec l’identité de tiers. De travailler à temps plein pour un demi salaire ; de travailler rarement ; de travailler loin. De travailler deux heures par jour … sans garantie, ni avantages.

Nous savions avant le confinement que les Institutions vont mal.

Ce n’est pas seulement en telle période que les portes des CCAS et des Maisons des Solidarités sont fermées, ou entrouvertes, ou filtrées, ou déplacées par téléphone….

Nous savions avant le confinement que les Maisons de la Culture et les Conservatoires, sont souvent vides ; en tout cas vides des enfants et familles qui en auraient le plus de goût.

Nous savions avant le confinement que de nombreux enfants suivent leur scolarité avec distance,

… même quand ils sont « physiquement » présents en classe :

  • Il subissent cette « distance sociale », car on ignore tout de leur réalité de vie dans les écoles et les collèges ;
  • Ils subissent cette distance relationnelle, car ils ont peu de liens de qualité et de relations de confiance avec les enseignants et les éducateurs
  • Ils subissent cette distance affective; car cette scolarité ne les engage pas ; ne les enrichit pas ; ne les « nourrit » pas ; ne les attache pas. Ils ne conçoivent pour elle que crainte et intérêt raisonné , sans aucune passion .

Nous savions avant le confinement que nous vivions dans une Société de la distanciations sociale.

Nous savions le vide de la vie publique, de la vie culturelle, politique et sociale de nos rues, de nos quartiers, de nos Cités.

Ce que le confinement nous a appris c’est de saisir une fois de plus l’extraordinaire disparité, et inégalité au sein de la population et des familles.

Il en est des confinements, comme toutes les nécessités de la vie qui nous sont imposées.

Dans les milieux favorisés, tout est aventure, tout est récréation,

tout est changement, y compris le confinement.

Même les drames sociaux trouvent le moyen d’enrichir au moins personnellement, à l’intérieur pour soi même ce que l’on est et ce que l’on peut faire au Monde.

Il est des familles aisées, que le confinement a relié ; il est des milieux sociaux pour lesquels le confinement a été une source d’occasions d’exprimer réussites sociales, et personnelles.

A l’inverse pour les enfants et familles précaires, toute aventure , tout changement, constituent une perte.

Tout arrêt est abandon. Toute fermeture est exclusion.

On ne déconfinera pas pour elles , ce qui était déjà confiné.

A Intermèdes-Robinson, nous travaillons depuis longtemps hors de tous les murs ; hors de toutes les institutions.

Nous pratiquons depuis longtemps, la proximité sociale :

  • Dans la proximité géographique, car c’est nous qui prenons sur nous, de rejoindre nos publics ; les enfants et familles, directement dans les quartiers , les bidonvilles, et les hôtels sociaux, ou dans les quartiers prioritaires
  • dans la proximité relationnelle qui nous permet d’établir des relations qui durent avec ceux pour qui tout est fragile.
  • Dans la proximité affective, car ceux qui sont cachés nous sont chers ; ceux qui ont été ignorés, nous éblouissent , chaque jour
  • Dans la proximité culturelle, car la véritable culture qui compte ce n’est pas la culture morte, c’est celle que nous faisons et que nous ferons ensemble à partir des diversités et origines, les plus incroyables,
  • Dans la proximité politique ; car on ne peut pas se tenir aux côtés de ceux et celles qui subissent toutes les violences sociales, administratives, éducatives, politiques et policières, sans nous sentir nous aussi concernés et sans les ressentir (même atténuées ) pour nous mêmes.

(texte écrit pour Terrain d’Eveil – Enfance et musique- Juin 2020)

Samedi 20 juin

Atelier des Balladins

Avec les enfants, on a passé un très bel après-midi à l’hôtel Balladins aujourd’hui. On a réalisé des fleurs en frottant la laine plongée dans l’eau et le savon sur du papier à bulles. L’activité a eu beaucoup de succès entre les enfants qui avaient envie de créer quelque chose et de le ramener à la maison. A côté, un coin lecture avec des enfants qui pratiquaient et s’intéressaient aux histoires. L’ambiance a été très festive tout au cours de l’atelier … mais surtout à la fin ! pour fêter l’anniversaire de Rayan on avait amené des bonbons à distribuer au moment du gouter avec les madeleines et la grenadine. On a chanté tous ensemble « joyeux anniversaire » et Rayan s’est occupé de la distribution.

A la semaine prochaine !

Chiara

Vendredi 19 juin

Atelier du bidonville d’Antony Pôle

Au bidonville d’Antony Pole aujourd’hui, c’est Olympiades et confection de crêpes ! Eh oui, Chiara est revenue d’Italie il n’y a même pas 24 heures qu’elle a déjà envie de faire et surtout manger des crêpes avec les enfants du bidonville !

La pluie nous est tombée dessus en début d’atelier, nous nous sommes donc réfugiés sous une cabane qu’un habitant a bien voulu nous prêter pour mener à bien notre atelier crêpes. Cassiana est restée pendant tout l’atelier et nous a prêté main forte pour remplir les crêpes de délicieuse confiture. Les filles reviennent de l’école arrive à point pour le goûter !

En fin d’atelier, un rayon de soleil nous permet de sauter un peu à la corde. Allez, à la semaine prochaine !

Atelier du deuxième bidonville d’Antony Pôle

Aujourd’hui, nous avons commencé l’atelier par du badminton et du coloriage. Les enfants ont colorié les dessins que nous avions imprimés avant que la pluie s’invite sur notre atelier. Les dessins étant trempés, nous avons continué l’atelier avec des jeux collectifs : du foot, de la pétanque, du badminton.

Le soleil est revenu pile au moment du goûter, nous avons donc pu prendre un goûter tous ensemble dans le calme et sous les rayons du soleil.

Jeudi 18 juin

Atelier de Massy

Ce jeudi, à Massy, les ateliers créatifs sont à l’honneur : Katy à la laine bouillie accueille une dizaine d’enfants très enthousiastes qui créent leur propre fleur en laine. Maïté et Marie ont installé un atelier peinture et pochoirs à côté, et les enfants peignent durant tout l’atelier. De son côté, Antonio joue au mikado et enseigne l’art du pédalos aux enfants les plus énergiques du jour.

Nous clôturons l’atelier par un bon goûter autour des tables, les enfants adorent la grenadine et reprennent plusieurs fois du gâteau. A la semaine prochaine !

Atelier de la Villa Saint Martin

Nous sommes allés à la Villa St Martin. Nous avons attendu la sortie de l’école des enfants et Mariama est allée les chercher pour qu’ils viennent participer aux activités.

Nous avons commencé par faire des jeux de société avec les premiers enfants, nous avons joué au UNO et au Mikado.

Lorsque les autres enfants sont arrivés, certains ont voulu faire des parties de pétanque pendant que d’autres se sont défoulés sur le terrain de foot.

Nous avons ensuite pris un goûter tous ensemble avant que les premières gouttes de pluies arrivent.

Mercredi 17 juin

Atelier de Bel-Air

Aujourd’hui, nous sommes allés à Bel-air. Nous avons proposé deux ateliers manuels : du feutrage pour les plus grands, ils ont pu créer de belles fleurs qu’ils ont ramenées à la maison et du coloriage pour les plus petits. Les enfants étaient très contents. Les plus jeunes ont également pu essayer le feutrage avec Katy après avoir fini leur coloriage. 

Nous avons fini en prenant un super goûter tous ensemble : pain + confiture et du jus de pomme.

Atelier de Saint Eloi

Au quartier de Saint-Eloi aujourd’hui, Maïté a réunit les enfants autour d’un « Quoi de neuf ? ». Comment s’est passé le ramadan et la fête de l’Aïd pendant le confinement pour vous les enfants ? Une longue discussion s’amorce, puis on enchaîne sur un atelier philosophie autour d’une question d’actualité : le racisme et les violences policières, suite à l’affaire George Floyd aux États-Unis. Les enfants s’expriment beaucoup et lèvent le poing, cette histoire laisse beaucoup de marques. On s’apaise ensuite sur les tapis avec un moment de yoga, pour se détendre après toutes les histoires entendues.

En parallèle, Marie et Keratu sont parties faire un tour du quartier avec une dizaine d’enfants munis de leur carnet de croquis et de crayons de couleurs bariolés. C’est en fait une séance d’observation du quartier qui se trame ! On croque les trou dans le béton, on y imagine des formes, on voit des montagnes et des oiseaux, même des sirènes dans le béton. Tout ceci pour préparer le prochain atelier de « flacking ». C’est une pratique de street-art qui consiste à « réparer » les aspérités dans les chemins bétonnés, les routes.

On termine par un goûter avec une trentaine d’enfants réunis sur les tapis !

3 accélérateurs de précarité

3 accélérateurs de Précarité

Notre expérience auprès des personnes et groupes précaires; notre implication pour infléchir et renverser les tendances et les processus qui sont constamment à l’œuvre dans la généralisation et le développement de cette précarité,…

… nous amènent à identifier et repérer clairement des tendances, des constantes, des invariants, dans ce qui vient dégrader et accélérer le processus.

Nous avons défini la Précarité comme une pente, comme une tendance, une entropie, dont il est impossible de se sortir seul et par ses propres forces.

A l’inverse l’activité et la réactivité déployée par les personnes précaires, elles-mêmes, au motif « de s’en sortir » participe régulièrement de la dynamique de précarisation, elle même.

On peut être plus précis et identifier trois tendances caractéristiques que l’on repère fréquemment dans le fonctionnement et la pensée de « ceux qui plongent ».

La pensée clivante

La première de ces tendances, et peut être la plus redoutable, tant elle est irrationnelle et instinctuelle pourrait être qualifiée par l’expression de « pensée clivante ».

On pouvait recenser tous les empêchements et toutes les raisons rationnelles, sociales et d’autorité, qui poussaient à cesser toute activité et initiative.

La personne qui est aux prises avec cette tendance n’arrive à travailler, à produire et à se mettre en activité qu’au prix de le faire contre quelqu’un ou contre quelque chose, qui en général lui est proche.

La poursuite de l’initiative, de l’entreprise, du projet impliquent de constituer en ennemis et en dangers permanents , les personnes qui sont les plus proches et qui partagent en général les mêmes caractéristiques que soi: autres précaires de mêmes origines, sociale, culturelle, géographique et d’autant plus ennemis qu’elles sont en miroir ou en concurrence directe.

Cette pensée clivante aboutit à ce qu’on ne puisse jamais se perfectionner ou acquérir de nouvelles compétences ou habitudes , sans les faire dépendre d’une immense soif de déconstruire la réputation des autres.

On ne peut inclure sans exclure; toute collectivité, tout sentiment de solidarité seront bannis, alors même qu’au delà des autres, on travaille d’abord et avant tout contre ses propres intérêts et contre sa propre image.

L’incapacité à percevoir les événements comme problèmes

Le second accélérateur de la précarité pourrait être caractérisé par l’impossibilité ou la défaillance de saisir et d’apercevoir autour de soi, les problèmes ou ce qui cause ou va causer problème.

Le précaire ne voit pas venir les problèmes; cela peut paraître naturel puisqu’il en est envahi, mais cette incompétence vient évidemment nourrir encore et encore le processus de renouvellement de ces derniers.

En un mot , on ne voit rien venir. On ne voit pas de problème dans la situation qui se dégrade, dans le conflit qui sourd, dans la catastrophe qui s’avance ou bien dans la démotivation généralisée qui nous prend et qui sape tout avenir.

L’incapacité à saisir les tendances: le circonstancialisme

C’est une caractéristique de la précarité, que de ne pas saisir les processus; c’est dire que le sujet précaire reste piégé dans la perception d’un temps monotone et sans dynamique; du coup , le présent , comme l’avenir sont perçus comme un fil d’événements déliés entre eux sur lesquels on n’a pas prise.

Pour le dire en un mot, dans le fil des choses, on ne voit plus que des circonstances dont la somme épuise toute réalité.

Chaque élément qui devrait retenir notre attention comme l’expression d’une tendance ou d’une dégradation, se trouve neutralisé par un système d’explications, qui se contente d’épuiser la recherche de sens, par le détail, l’anecdote, l’aléa.

C’est un peu comme s’il était interdit, pour le précaire de penser ce qui vient; on ne peut pas aller au delà des événements, on ne peut rien en dire; on ne peut que les décrire, pas les comprendre.

On va dire « Il n’y avait personne parce qu’il faisait chaud »; mais tout autant « parce qu’il faisait froid », ou parce qu’il était trop tôt u trop tard.

Quand chaque circonstance devient explicative, il n’y a plus ni logique, ni liens, ni sens possibles, encore moins des tendances qu’on pourrait saisir et comprendre (avant d’agir).

Le fatalisme est intemporel

La pensée clivante revient à réduire les phénomènes dans les personnes; il n’y a plus rien à penser puisque tout s’explique par le fait que les gens sont comme ceci ou comme cela. L’essentialisme épuise toute existence possible.

De même , l’incapacité à saisir la diversité des événements comme étant en lien entre eux et comme « faisant problème » au sens de nœuds et d’interconnexions, renforce la croyance naïve qu’il n’est de problèmes que pour ceux qui les perçoivent.

C’est comme un aveugle qui commettrait l’erreur de na pas se sentir concerné par ce qu’il ne voit pas.

Et pour finir, l’incapacité à comprendre ce qui fait processus, c’est à dire le travail du Temps lui même, sur les choses et sur les gens, parachève la démission de toute velléité d’intervenir sur son monde , comme sur sa vie ou celle des autres.

Le précaire a abandonné le Temps; celui ci ne peut être plus perçu par lui que sur un mode étal, aléatoire et absurde.

On comprend alors que la lutte contre la Précarité passe à l’inverse des tendances décrites :

  • Par la dénonciation de la pensée binaire , clivante et manichéenne,
  • par la compréhension de ce qu’est un problème et de sa dynamique,
  • par l’apprentissage de voir au delà des événements, ce qui se joue à travers eux.

Aucune leçon ne nous préparera jamais à cette tâche. Cela ne peut se vivre qu’à travers une expérience de vie , vécue et pensée ensemble, qui seule peut venir modifier des tendances si profondes.

MERCREDI

Atelier de Bel-Air

Le mercredi à Bel-Air, on a organisé un tournoi de pédalos/parcours du combattant. Ça tombe bien, il fait beau et plein d’enfants motivés à remporter le tournoi sont présents. En parallèle, un puissance 4 géant se monte et Mariama, Pemba et Zohra s’occupe de jardiner avec les enfants : on débroussaille à la main, on coupe les herbes trop hautes avec une cisaille, on arrose bien évidemment et on plante de la bonne ciboulette. Zohra a plein de belles idées pour la semaine d’après : commencer à fleurir le beau jardin !

Le goûter se déroule dans un calme étonnant, tant les activités se sont écoulées dans l’énergie et le dynamisme. Signe que l’on a réussi à fatiguer les enfants ! Grenadine et gâteaux sont à présent bien mérités.

A la semaine prochaine !

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Atelier de Saint-Eloi

Aujourd’hui nous sommes allés à St Eloi, il y avait des nouveaux enfants qui n’étaient jamais venus participer aux ateliers.

Pour commencer nous avons proposé trois activités : des jeux sportifs (football, basketball), un atelier détente, yoga et un atelier manuel pour créer des bracelets brésiliens.

Les jeunes ont pu se dépenser en jouant au foot toute l’après-midi avec Anthonio pendant que d’autres ont confectionné leurs bracelets brésiliens. Les enfants sont repartis avec leur bracelet au poignet, ils étaient très contents.

Pendant ce temps, les plus petits ont pu s’entrainer à faire des dribles avec Maité. Ils ont ensuite découvert les avions qui avaient été confectionné par un des enfants. Ils se sont amusés à les lancer et à découvrir les différentes manières dont ils pouvaient voler.

Pour finir, les jeunes se sont répartis la distribution du gouter, ils avaient chacun une tâche bien précise (distribution des gâteaux, de la boisson, ramassage des déchets, des gobelets). Nous avons donc pu prendre un gouter tous ensemble avant de repartir.

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JEUDI

Atelier de Massy

Aujourd’hui à Massy, nous avons commencé par jouer à la pétanque avec les premiers enfants qui sont arrivés.

Nous avons également amené une enceinte pour passer l’après midi tous ensemble en musique.

Quand les autres enfants sont arrivés, nous avons proposé plusieurs jeux de société. Nous avons donc pu jouer au mikado géant, au jungle speed et au loup garou.

Nous avons ensuite pris le gouter tous ensemble en désignant certains enfants qui ont participé à la distribution des gâteaux, des gobelets et du sirop.

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Atelier Villa Saint-Martin

Aujourd’hui, nous avons commencé par jouer au foot avec les premiers enfants qui étaient venus nous rejoindre. Ensuite, nous avons proposé une activité manuelle aux enfants qui voulaient faire une activité plus calme, ils ont pu faire du coloriage.

Pour finir nous avons pris le gouter tous ensemble

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VENDREDI

Atelier Antony 2

Aujourd’hui à Anthony 2 nous faisons 2 ateliers :

Un ateliers peinture : On apprend à mélanger les couleurs primaire pour faire du violet du orange, du vert et du marron. On essaie de dessiner des oiseaux aussi !

Atelier sportif : On installe un parcours d’obstacle avec des cerceaux et des plots , et on fait du tir à l’arc !

A la fin de l’atelier, on se rassemble pour faire un jeux tous ensemble, le fameux « Pays ! pays ! Tu veux la moutarde ? » Que les enfants nous ont appris et qui fait un cartons !

Puis on installe tous ensemble le gouter, Mario et Mihaela nous servent le gouter, et on chante « A les crocos ! » pendant que l’on distribue les peintures des enfants !

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Atelier Antony Pôle

Nous sommes retournés à Anthony pôle après deux semaines. Les enfants étaient très contents de nous retrouver.

Nous avons débuté l’après-midi avec une partie de pétanque. Les petits et les plus grands ont beaucoup aimé, ils y ont joué une bonne partie de l’après-midi.

Pendant ce temps, nous avons fat de la corde à sauter avec les autres enfants. Nous avons également joué au limbo c’était super. Ensuite nous avons fait plusieurs jeux avec les enfants pendant que les autres continuer à faire des parties de pétanque. Nous avons joué à « un, deux, trois soleil » et au jeu des foulards. Les enfants se sont bien dépensés.

Pour clôturer l’après-midi, nous avons fait un jeu tous ensemble, le killer et nous avons terminé en chantant  la chanson « pirouette cacahouète » que les enfants n’avaient pas oubliés !

L’heure du gouter est arrivée, les enfants ayant sauter à la corde toute la journée avaient très faim. Ils se sont réparti les tâches pour distribuer les gâteaux, la grenadine et les gobelets dans la bonne humeur.

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SAMEDI

Atelier du jardin de Bel-Air

Aujourd’hui au jardin, nous passons une belle après-midi à jardiner. Au programme, arrosage, l’habituel désherbage et surtout : on plante des poivrons ! Munis de cisailles et de gants, les enfants fauchent les graminés qui deviennent un peu trop envahissants. Mais attention, pas touche aux coquelicots de Zohra sinon, ça va barder !

On cueille aussi les cassis bien mûrs pour les manger sur place. Il y a aussi beaucoup de petits pois, c’est le bon moment pour les récolter. Un habitant du quartier nous ramène son citronnier mal en point, on va essayer de le ramener petit à petit à la vie !

Nous terminons sur un bon goûter partagé sous le soleil qui point enfin son nez.

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le Masque et le bâillon

le Masque et le bâillon

Il est si difficile de trouver une logique à ce qui arrive. Comment les institutions ont-elles pu se fermer d’elles mêmes?

Quand et surtout à quel prix les individus ont ils gagné cet étrange pouvoir de se démettre, d’abandonner , de se retirer ?

Comment comprendre que ce qui semblait impossible hier, ne pose plus de problèmes le lendemain , comme ces longues périodes d’inactivité économiques, sociales, culturelles ou éducatives?

Peu de points communs, peu de repères pour s’orienter dans un présent qui semble devenu illisible.

Un élément pourtant retient notre attention.

Silence!

La logique du confinement, du désistement, du repli et de l’abandon, nous ramènent à une évidence commune : le silence , partout s’est imposé …

On n’entend plus ceux que l’on a enfermés. On n’entend plus les cris dans la rue; on n’entend plus les enfants dans les écoles; c’est le silence social et politique.

Quand on porte le masque, on se tait ; on renonce à s’entendre, à se faire comprendre.

Mais le masque est-il un bâillon comme un autre?

Et là, stupeur ! La réponse est négative; car il est évident que le masque est un bâillon qu’on choisit de s’appliquer à soi même.

Et comble de l’humour ; nous sommes invités à nous le fabriquer par nos propres moyens et à nos frais.

Œuvrer à se taire

Ce n’est même plus de la violence politique ordinaire; nous sommes dans l’asservissement volontaire.

Il y a une euphorie à s’enfermer, et il y a sans doute aussi un certain plaisir à sortir caché, masqué, à ne rien avoir à dire à ses contemporains , à ne communiquer avec personne , à se mettre à distance.

C’est que quand je me masque, je déchois l’autre, de la qualité d’être quelqu’un à qui je peux et dois parler.

C’est un peu comme si nos responsabilités sociales, politiques ou simplement personnelles, disparaissaient.

Nous ne sommes plus tenus d’échanger, ni de prendre position. Le bâillon nous en excuse par avance.

Œuvrer à sa disparition

Il y a une confusion entre l’imaginaire de la survie (favorisée par les récits, la culture post-apocalyptique) et la tentation de sa disparition.

De nombreux individus , mais aussi des professions toute entières , quoi qu’on en dise sur les réseaux sociaux, semblent avoir fait la preuve de leur superfluité.

Tous ceux qui croyaient assurer des continuités, voire tisser des liens ou entretenir des relations depuis Internet, pourraient bien demain butter sur une autre logique; est ce qu’ils n’ont pas plutôt fait la preuve de l’inutilité de leur propre présence?

Le piège se refermerait ainsi sur ceux qui se réjouissaient de le contourner, de gérer les circonstances, et d’inventer de nouvelles technicités.

C’est peut être bien le technicien, in fine , qui va disparaître … derrière l’outil qui se substituera.

La mise en scène de la continuité

L’erreur a ans doute consisté à vouloir donner des gages à sa propre administration, à ses collègues, son milieu professionnel, l’opinion publique et les réseaux sociaux. On n’a pas été avares de posts, annonces et mesures, sur l’organisation des cours à distance et des devoirs à la maison.

Mais les mêmes qui se payaient d’intentions, ont cessé d’exister purement et simplement, vis à vis des seuls qui comptent vraiment: les publics , les bénéficiaires, les enfants et les familles (et d’abord les précaires).

Il y a autant de différences entre l’éducation véritable, et « la continuité éducative » qu’entre un vivant et un fantôme; qu’entre un spectre et un humain.

Quelques bruits de chaîne, un souvenir d’existence , une porte qui claque!

Ce n’est plus la vie, ce n’est que son souvenir.

L’avenir de la confiance…

1/ Quelles preuves les enseignants ont ils donné dans la période récente et actuelle, aux enfants que ces derniers pouvaient compter sur eux?

2/ Quels gages , les travailleurs sociaux ont ils donné aux familles, aux territoires et aux quartiers , sur leur simple capacité à être là?

3/ Quelles confiances pourront à l’avenir subsister entre usagers, bénéficiaires et les professionnels censés être à leurs côté?

Il est probable qu’au bâillon succède une autre période où il n’y aura plus grand chose à se dire…

Mardi 2 Juin

Distribution:
Aujourd’hui comme chaque mardi depuis le début de la crise du covid, nous faisons une distribution alimentaire et une aide administrative. Plus de 120 personnes sont présente et font la queue pour recevoir une aide administrative, un colis alimentaire, ou un colis de petite enfance.

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Mercredi 3 juin

Atelier de Saint-Eloi

En arrivant à St Eloi, nous avons d’abord fait le tour du quartier pour prévenir les enfants que nous étions là.

Nous avons commencé l’après-midi par une partie de pétanque en attendant que les autres enfants arrivent.

Ensuite beaucoup d’entre eux ont voulu faire des dessins avec les craies. Nous les avons donc laissé proposer des thèmes, ils ont ensuite dû se mettre d’accord collectivement pour en retenir deux. Les enfants ont choisi le thème de l’hiver et de l’été. Nous leur en avons proposé un dernier : l’amitié.

Nous leur avons ensuite proposé plusieurs jeux collectifs tels que le Lucky Luck, des jeux de mime et le killeur.

Pour finir certains ont voulu refaire une partie de pétanque pendant que d’autres ont souhaité faire du yoga avec Maité.

Pour clôturer cette belle après-midi, nous avons pris un gouter tous ensemble.

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Atelier de Bel-Air
Nous avons mis en place avec Cathy l’activité Peinture, Badminton, Tir à l’arc, Jeux en bois d’adresse. Le badminton a rassemblé le premier dans le sens où les enfants se mettent à plusieurs pour jouer. Ensuite les jeux d’adresses ont autant d’adeptes chez les filles que chez les garçons. Cathy a eu beaucoup de participantes et chacun s’est représenté des éléments de la nature environnante ou de ce qui le touchait. Il y en a toujours un qui veut être partout à la fois et qui est insatisfait partout parce qu’il faut jouer tout seul avec lui. Le moment du goûter s’est passé dans l’herbe car en effet nous avions oublié les tapis. Mais la participation a été très intense, nous avons été chaque pédagogue, bien sollicité et nous sommes bien engagé ce jour à Bel Air. Nous avons proposé aux enfants de partir avec des légumes du jardin et déjà un plus grand en taille mais non moins enfant, voulait savoir comment gagner de l’argent le plus vite possible. Moi Lionel, je lui ai répondu qu’il profite de sa place d’enfant et qu’il demande à ses parents de s’occuper de ces choses là !

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Répétition Aven Savore

Aujourd’hui nous avons travaillé les chorégraphies du spectacle pour nous remettre à niveau en prévision des prochains spectacle, on a également travaillé le chant, et sur la fin de la répète Antonio nous à donné des conseils de chant.

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Jeudi 4 juin

Atelier de Massy

Aujourd’hui nous sommes allés à Massy, malgré le mauvais temps les enfants sont quand même venus participer aux ateliers.

Nous avons commencé par faire une partie de loup garou tous ensemble.

Ensuite Mariama a proposé un atelier lecture, Camélia a souhaité y participer elle était très contente.

Les plus grands ont voulu continuer à jouer au loup garou pendant que les plus jeunes ont fait une pétanque avec Maité.

Nous avons fini par une grande partie de pétanque tous ensemble avant de prendre un super gouter : cookies et grenadine.

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Vendredi 5 juin

Atelier d’anthony 2

Avec le temps menaçant, nous avons décidé de partir principalement avec des jeux collectifs. Nous avons donc pris le billard, la pétanque, le tir à l’arc et le puissance 4 géant.

Nous avons commencé l’après-midi par plusieurs parties de tir à l’arc. Les enfants connaissaient déjà et étaient très content de pouvoir y jouer.

En même temps, les plus jeunes ont voulu jouer au billard et au puissance 4.

Nous avons ensuite fait plusieurs parties de pétanques. Beaucoup d’enfants ne connaissaient pas ce jeu. Ils ont très vite compris les règles et ont beaucoup aimé.

Nous avons fini par prendre un gouté tous ensemble.

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Samedi 06 Juin

Atelier du Parthenon

Super après midi aujourd’hui au parthénon, les enfants étaient très contents de nous retrouver après deux semaines.

Nous avons commencé par deux activités manuels : la peinture sur soie et le feutrage. Les enfants étaient très contents de participer à ces deux ateliers qu’ils connaissaient peu.

Ils ont pu créer des supers fleurs et faire de très beau dessins.

Après pour ceux qui souhaitaient faire des jeux un peu plus sportifs nous avons proposé plusieurs activités : chef d’orchestre, un deux trois soleil, le gardien du musée. Les enfants se sont beaucoup amusés et ont pu se défouler pendant que certains sont restés concentrer sur leurs créations manuelles.

Nous avons fini l’après midi par un super gouter dans le calme.

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